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Donald Trump regrette que ses alliés de l'Otan, notamment européens, refusent de venir en soutien de Washington pour sécuriser le détroit d'Ormuz. La fin de non-recevoir de l'Europe pourrait toutefois avoir des conséquences à plus long terme.
C'est une erreur monumentale, comment Trump a qualifié mardi 17 mars 2026 le refus de la plupart des alliés de l'Otan de s'impliquer dans l'opération militaire israélienne en Iran. Un peu plus tôt, ce week-end, le président américain avait exhorté plusieurs pays, dans un message sur son réseau Truth Social, à venir en soutien des Etats-Unis pour sécuriser le détroit d'Ormuz, aujourd'hui bloqué par l'Iran et par lequel transite un cinquième du trafic mondial de pétrole et de gaz liquéfié. Trump espère que la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et les autres pays enverront des navires dans la région afin que le détroit d'Ormuz ne soit plus menacé par Iran. Il avait également menacé l'Otan dans une interview au Financial Times : "S'il n'y a pas de réponse ou si celle-ci est négative, je pense que cela aura des conséquences très mauvaises pour l'avenir de l'Otan", avait mis en garde le dirigeant issu du Parti républicain.
"Ce n'est pas notre guerre"
Actuellement, aucun pays n'a répondu de manière favorable à sa demande, même si tous sont affectés par le blocus d'Ormuz, n'ayant visiblement aucune envie de se retrouver mêlés à une guerre pour laquelle ils n'ont même pas été consultés.
Certains lui ont même opposé une fin de non-recevoir, à l'image du ministre de la Défense allemand Boris Pistorius, qui a déclaré : "Ce n'est pas notre guerre ; nous ne l'avons pas déclenchée." Même froideur du côté d'Espagne, ouvertement opposée au déclenchement du conflit : "Nous ne devons rien faire qui puisse ajouter encore plus de tension ou aggraver la situation", a déclaré José Manuel Albares, le ministre des Affaires étrangères. Pas mieux du côté d'Australie : "Nous n'enverrons pas de navire dans le détroit d'Ormuz", a déclaré Catherine King, membre du cabinet du Premier ministre Anthony Albanese, lors d'une interview à ABC. Le Japon, lui, a jugé plus urgent de débloquer ses ressources stratégiques de pétrole.
L'Italie de Giorgia Meloni, proche de Donald Trump, serait-elle plus réceptive ? Pas vraiment. Son ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a déclaré lundi 16 mars 2026 que la diplomatie était la solution à privilégier pour résoudre la crise dans le détroit. Le Premier ministre britannique Keir Starmer, pour sa part, a déclaré que "son pays ne souhaitait pas être entraîné dans une guerre plus vaste". Deux semaines plus tôt, il avait proposé d'envoyer deux navires britanniques dans le golfe Persique, une suggestion que Donald Trump avait alors balayée d'un revers de main – "Nous n'avons pas besoin que des gens nous rejoignent pour des guerres qu'on a déjà gagnées", avait-il alors répondu. Message reçu.
La France reste prudente ; avant l'appel de Donald Trump, la ministre des Armées Catherine Vautrin avait déjà annoncé sur France 24 qu'il n'était pas question d'envoyer des navires de guerre dans le détroit d'Ormuz. Le président Emmanuel Macron a, lui, expliqué que la France cherchait à constituer une coalition pour sécuriser le détroit "une fois que la situation sécuritaire se sera stabilisée". Paris aurait mené des consultations à cet effet avec des pays asiatiques, européens ainsi que des Etats du Golfe la semaine dernière. Au niveau de l'Union européenne, une piste a été évoquée par sa diplomate en chef Kaja Kallas, lundi matin 16 mars 2026. Elle pourrait consister dans une extension de l'opération Aspides, actuellement déployée en mer Rouge afin d'assurer la protection du trafic maritime contre les attaques des milices houthistes. "Nous discuterons avec les Etats membres pour voir s'il est possible de réellement modifier le mandat de cette mission", a expliqué Kaja Kallas.
Donald Trump en a même appelé à la Chine, alliée de Téhéran, arguant qu'elle importait la majorité de son pétrole d'Iran et qu'"il est logique que les gens qui bénéficient du détroit doivent aider pour faire en sorte que rien de grave n'arrive là-bas". Le président américain menace de reporter sa rencontre avec le président Xi Jinping, prévue du 31 mars au 2 avril 2026 à Pékin si la Chine ne faisait pas pression sur l'Iran pour rouvrir le détroit d'Ormuz. Mais ses imprécations ne risquent pas d'avoir beaucoup d'effets puisque Téhéran serait en discussion avec Pékin pour laisser passer ses navires.
"Nous n'avons besoin de personne"
Les pays auxquels Donald Trump en appelle n'ont que n'avoir été en rien consulté en amont de l'intervention israélo-américaines. Dans une conférence de presse lundi 16 mars 2026 à la Maison-Blanche, Trump a alterné entre vexation et indifférence : "Vous voulez dire que ça fait quarante ans qu’on vous protège et que vous ne voulez pas vous impliquer dans une affaire qui est vraiment mineure ?" Il a même sous-entendu que son appel était surtout pour la forme : "Nous n’avons besoin de personne ; nous sommes la nation la plus puissante du monde (...). Dans certains cas, je le fais presque non pas parce que nous avons besoin d’eux, mais parce que je veux voir comment ils réagissent." Il a toutefois précisé que "de nombreux pays" lui avaient dit qu'ils "étaient en route", mais lorsqu’il lui a été demandé de les nommer, il a répondu : "Je préfère ne pas le dire pour l’instant, mais nous les annoncerons."
COMMENTAIRE
L'Amérique a perdu tout semblant de bon sens avec les menaces :
- d'annexer le Canada et de faire d'eux un 51e État.
- de prendre le Groenland par la force et, par extension, de commencer une guerre avec un allié de l'OTAN.
- de faire exploser complètement le commerce mondial avec les droits de douane (peu importe le pays d'origine).
- de manquer de respect pour les vies perdues des soldats pendant la guerre en Afghanistan.
- de cesser la mise à jour des avions F35 et de ne vendre que des unités déclassées et basiques aux alliés.
- de mettre fin à toute aide militaire et à tout soutien à l'Ukraine.
- la liste est longue ......
Vous parlez du côté de la Russie contre l'Ukraine. Vous insultez les dirigeants. Vous commencez une guerre. Vous dites que vous n'avez besoin d'aucune aide. Vous dites que vous avez gagné la guerre. Puis, vous demandez soudain de l'aide et vous vous fâchez quand vous ne l'obtenez pas. « Vous avez créé ce désordre. Vous vous en occupez. »

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