jeudi 29 octobre 2026

(FR) Nouvelle loi anti-squat 2026 : ce qui change vraiment pour les propriétaires.

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Depuis quelques mois, une question revient sans cesse dans les recherches des propriétaires : la loi anti-squat 2026 va-t-elle vraiment accélérer les procédures d'expulsion ?

La loi anti-squat 2026 marque un tournant majeur pour la protection des propriétaires en France. Issue du renforcement législatif voté par le Sénat, l'évolution textuelle redéfinit la notion même de squat et accélère drastiquement les délais d'expulsion forcée.

Voici les changements concrets et applicables qui modifient en profondeur les droits des propriétaires.


Pourquoi ce sujet est-il autant débattu en 2026 ?

Le renforcement de la législation contre l'occupation illicite de logements répond à une demande sociale forte : de nombreux propriétaires se retrouvent confrontés à des situations où un logement est occupé sans droit ni titre, avec des délais de procédure qui peuvent s'étendre sur plusieurs mois, voire plusieurs années dans les cas les plus complexes.

L'enjeu principal du dispositif anti-squat est de distinguer clairement deux situations juridiquement très différentes :

1. Le squat pur : occupation d'un logement par une personne qui n'a jamais eu de droit d'y résider (pas de bail, entrée par effraction ou via une serrure forcée).

2. L'impayé locatif classique : un locataire en place, avec un bail en cours, qui ne paie plus son loyer.

Ces deux cas ne suivent pas la même procédure, et c'est précisément la confusion entre les deux qui alimente beaucoup de recherches en ligne.




Qu’est-ce qu’un squat, juridiquement ?

Le squat correspond à l’occupation d’un logement ou d’un local sans droit ni titre, c’est-à-dire sans autorisation du propriétaire, et souvent après une intrusion illégale. Il peut s’agir :

- d’une résidence principale,

- d’une résidence secondaire,

- d’un logement vacant,

- ou même d’un local professionnel.

Point important : un locataire en impayé n’est pas un squatteur.

 📌Un locataire a un contrat de bail : les procédures juridiques sont donc différentes. (Des sanctions beaucoup plus lourdes depuis la loi anti-squat).

L’un des grands changements introduits par la loi de 2023 concerne les sanctions pénales. Désormais, l’occupation illégale d’un logement est punie jusqu’à :

- 3 ans de prison

- 45 000 € d’amende

Ces sanctions sont destinées à rendre le squat beaucoup plus dissuasif et à limiter les abus constatés ces dernières années.




Une expulsion plus rapide grâce à la procédure administrative

Avant la réforme, un propriétaire devait souvent engager une procédure judiciaire longue, pouvant durer plusieurs mois, parfois plus d’un an. Depuis la loi anti-squat, une procédure administrative accélérée est renforcée et plus clairement encadrée.

Concrètement, comment cela fonctionne ?

Lorsqu’un logement est squatté, le propriétaire peut :

- Faire constater l’occupation (police, gendarmerie ou commissaire de justice).

- Déposer une plainte.

- Saisir le Préfet du département.

- Le Préfet peut ensuite mettre en demeure les occupants de quitter les lieux.

En cas de refus, l’expulsion peut être mise en œuvre par les forces de l’ordre.

Cette procédure est aujourd’hui considérée comme l’un des leviers les plus efficaces pour récupérer rapidement un logement occupé illégalement.


Trêve hivernale : une règle essentielle à comprendre

Beaucoup de propriétaires pensent que la trêve hivernale empêche toute expulsion. En réalité, la loi clarifie un point fondamental :

=> la trêve hivernale ne protège pas les squatteurs.

L’expulsion d’un squatteur peut intervenir à n’importe quel moment de l’année.

En revanche : un locataire en impayé, lui, peut bénéficier de la trêve hivernale selon les cas, car il relève d’une procédure judiciaire distincte.


Conclusion

La loi dite « anti-squat » renforce clairement les droits des propriétaires en France. Elle permet une meilleure réactivité face à l’occupation illégale et met en place un cadre plus dissuasif.


LIENS EXTERNES

- Homelike Home : Nouvelle loi anti-squat 2026 : ce qui change vraiment pour les propriétaires

- Capi France : Loi anti-squat 2026 : ce qui change pour les propriétaires et comment réagir

- Optimhome : Loi anti squat 2026, une protection renforcée pour les propriétaires

- RTL - YouTube : Squat et trêve hivernale : ce qui change pour les propriétaires




(FR) Le Sénat adopte le projet de loi « casseurs-payeurs » et le blocage administratif de certains contenus sur les réseaux sociaux.

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Dans la nuit du mardi 27 au mercredi 28 octobre 2026, le Sénat a adopté et nettement durci en première lecture le projet de loi « casseurs-payeurs ». Voté par 229 voix contre 105, ce texte présenté par le gouvernement se veut une réponse directe aux violentes dégradations qui ont émaillé les récentes manifestations contre la vie chère, notamment celles du 17 octobre 2026.

Conçue initialement pour dissuader les auteurs de pillages et sécuriser l'espace public, cette loi introduit des mécanismes financiers et sécuritaires rigoureux :


Les mesures phares du texte adopté

- Solidarité financière élargie : Le texte instaure une responsabilité civile pour toute personne ayant « sciemment participé » à un groupement ou s'étant maintenue dans un attroupement violent après sommations. L'État pourra réclamer des dommages et intérêts jusqu'à 10 000 euros par personne, sans avoir à prouver qu'elle a personnellement commis les dégradations.

- Saisie des prestations sociales : Pour garantir le recouvrement, le Sénat a durci le texte en autorisant la saisie d'un large panel d'aides : allocations familiales, RSA, APL, allocation de rentrée scolaire et prime d'activité. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a toutefois annoncé saisir le Conseil d'État pour vérifier l'équilibre juridique de ces extensions.

- Arsenal sécuritaire et numérique : Les sénateurs ont intégré de nouvelles interdictions administratives de manifester, facilité l'expulsion de logements sociaux pour les fauteurs de troubles, et élargi l'usage des drones et de la vidéosurveillance algorithmique. Une procédure d'urgence permet également d'exiger le retrait sous 24 heures des contenus incitant aux dégradations sur les réseaux sociaux.


Les vives réactions politiques et associatives

Le projet de loi fracture profondément l'échiquier politique et la société civile :

- Le gouvernement et la majorité sénatoriale défendent un texte de « bon sens » visant à protéger les commerces et à s'assurer que la collectivité ne paie plus pour les destructions. Le texte a également reçu le soutien du Rassemblement national.

- La gauche et les organisations de défense des droits, à l'instar d'Amnesty International, dénoncent une dérive « liberticide ». Ils estiment que la notion de responsabilité collective menace gravement le droit constitutionnel de manifester en pénalisant de fait les manifestants pacifiques.

Le texte est désormais transmis à l'Assemblée nationale, où l'absence de majorité absolue laisse présager des débats particulièrement électriques.


« Dérive autoritaire »

Le Sénat a adopté l’amendement numéro 94 du gouvernement permettant le blocage administratif de certains contenus sur les réseaux sociaux, provoquant une vive opposition de la gauche qui dénonce une « dérive autoritaire ». Ce vote s'est déroulé dans le cadre de l'examen du projet de loi dit « casseurs-payeurs ».

L'objectif recherche à donner le pouvoir à l'autorité administrative d'exiger des plateformes (comme TikTok, Snapchat ou X) le retrait, dans un délai très court (une heure évoquée pour les cas d'urgence), de contenus constituant une provocation à des atteintes à la vie, des vols, des dégradations ou des appels à l'insurrection créant un trouble grave à l'ordre public.



Capture d’écran  compte TikTok de Bon Pote.


Dès ce mercredi 28 octobre 2026, TikTok envoyait des messages d’alerte. Voici le message qui s’affichait sur le compte de Bon Pote après avoir publié une vidéo révélant la complicité entre la police et des milices d’ultradroite à Nice : « La situation évolue rapidement dans ton pays. Fais attention à ce que tu publies, signale tout contenu potentiellement en infraction… »


LIENS EXTERNES

- Public Sénat : Le Sénat adopte le projet de loi « casseurs-payeurs » après l’avoir largement durci

- YouTube : Le Sénat adopte le projet de loi "casseurs-payeurs"

- Bon Pote : Blocage des réseaux sociaux : le gouvernement en pleine dérive sécuritaire

- YouTube : Le Sénat adopte un amendement pour bloquer certains contenus sur les réseaux sociaux




mercredi 28 octobre 2026

(FR) ISRAEL : Les élections législatives israéliennes du 27 octobre 2026 pour renouveler la 26e Knesset.

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Des Israéliens saluent les premières estimations des résultats des législatives lors de la soirée électorale du parti Yashar de Gadi Eisenkot, le 27 octobre 2026 à Tel-Aviv ( AFP / Jack GUEZ )

Les élections législatives israéliennes du 27 octobre 2026 pour renouveler la 26e Knesset n'ont dégagé aucun vainqueur clair, plongeant le pays dans l'impasse politique. D'après les résultats partiels publiés le 28 octobre 2026 par la Commission électorale centrale d'Israël (avec plus de 55 % des suffrages dépouillés), aucun des deux grands blocs n'atteint la majorité absolue de 61 sièges indispensable pour gouverner.

Le scrutin a été marqué par une participation historique de 77,7 %, un record depuis 1999.


Performance des blocs et partis principaux

-  Le bloc pro-Netanyahu : Mené par le Likoud du Premier ministre sortant Benyamin Nétanyahou, il obtiendrait entre 55 et 56 sièges selon les décomptes provisoires. Bien que le Likoud demeure la première formation du pays avec environ 27 sièges, ce résultat marque un recul sensible par rapport aux 68 sièges de sa majorité sortante.



Benyamin Netanyahou en 2023

- Le bloc de l'opposition : Emmené par le centriste Gadi Eisenkot et son parti Yashar, il est crédité d'environ 49 à 50 sièges. Gadi Eisenkot a revendiqué un « désaveu complet » de son rival, bien que ses chances de composer un gouvernement s'annoncent particulièrement complexes.



Gadi Eisenkot en 2026

- Les listes arabes : Portées par une mobilisation sans précédent, les formations arabes (dont la Liste unifiée et le parti conservateur Ra'am) enregistrent une percée historique en obtenant 16 à 19 sièges selon les estimations.


Prochaines étapes politiques

La publication des résultats définitifs est attendue d'ici le 30 octobre 2026, avant leur proclamation officielle fixée au 4 novembre 2026. Le président Isaac Herzog entamera ensuite des consultations avec l'ensemble des partis politiques afin de désigner le candidat le plus apte à négocier une coalition stable. Faute d'accord sous quelques semaines, les électeurs israéliens pourraient être rappelés aux urnes.




LIENS EXTTERNES

- Le HuffPost : Législatives en Israël : Netanyahu en tête mais sans majorité, ce qu’il faut retenir des premiers résultats

- Courrier International : Pas de majorité après les législatives en Israël, le pays “dans l’impasse politique”

- Boursorama : Israël : Eisenkot et Netanyahu tous deux prêts à former un gouvernement, pas de majorité









mardi 27 octobre 2026

(FR) Guerre en Ukraine : L'offensive ukrainienne de drones baptisée « Opération M&M’s » a provoqué la fermeture à répétition des aéroports de Moscou.

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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le 20 février 2026 à Kiev. (GENYA SAVILOV / AFP)

L'offensive ukrainienne de drones baptisée « Opération M&M's » a provoqué la fermeture à répétition des aéroports de Moscou, atteignant le chiffre symbolique de 3 000 interruptions de trafic en huit mois.

 Cette stratégie de harcèlement aérien s'est considérablement intensifiée en octobre 2026, paralysant régulièrement l'aviation civile et brisant le sentiment de sécurité de la capitale russe


Les aéroports de Moscou à l'arrêt

L'armée ukrainienne cible délibérément les infrastructures aéroportuaires russes pour forcer le déclenchement automatique du plan d'urgence « Kover » (Tapis).

- Les 4 terminaux touchés : Les aéroports internationaux de Vnoukovo, Domodedovo, Cheremetièvo et Joukovski subissent des fermetures simultanées. Les passagers sont régulièrement évacués vers des zones sécurisées.

- Une paralysie quotidienne : Rien qu'au cours du mois d'octobre, les pistes ont cumulé plus de 101 heures de fermeture complète, représentant une moyenne de plus de trois heures de paralysie par jour.

- Impact économique massif : Ces suspensions forcées, déroutements et annulations en cascade ont déjà coûté plus de 2,5 milliards de dollars aux compagnies aériennes russes.


La stratégie ukrainienne : L'opération « M&M’s »

Derrière ce blocus aérien progressif se cache une tactique de saturation de la défense antiaérienne russe.

- Essaims de drones et IA : L'Ukraine déploie jusqu'à 6 225 drones par mois, guidés par l'intelligence artificielle.

- Saturation des radars : En submergeant les systèmes de défense onéreux (comme les S-400 et Pantsir) avec des nuées d'appareils légers indétectables, Kiev parvient à paralyser l'espace aérien à moindre coût. Des drones lourds à long rayon d'action, comme le modèle Flamingo capable de parcourir 3 000 km, complètent ce dispositif.

- Objectif psychologique et logistique : Le but avoué de Kiev est d'éloigner la guerre du front pour frapper le cœur économique de la Russie, perturbant le quotidien des élites moscovites et forçant même l'avion présidentiel de Vladimir Poutine à se dérouter.


La réaction de la Russie

Face à la multiplication des attaques en profondeur, Moscou tente de s'adapter :

- Les défenses antiaériennes ont été réorientées pour sanctuariser la capitale et les sites stratégiques.

- L'armée russe a notamment érigé 16 nouvelles tours de défense antiaérienne pour protéger la résidence secondaire de Vladimir Poutine à Valdaï, concentrant des moyens militaires considérables au détriment d'autres régions.


Chiffres clés & Impact (Octobre 2026)

- Fréquence des fermetures : 3 000 interruptions de trafic en 8 mois.

- Temps d'arrêt (Octobre) : 101 heures cumulées (plus de 3h par jour).

- Pertes financières : Plus de 2,5 milliards de dollars pour les compagnies russes.

- Aéroports concernés : Vnoukovo, Domodedovo, Cheremetièvo, Joukovski.

- Volume de drones (Ukraine) : Jusqu'à 6 225 drones lancés par mois (Opération M&M’s).



LIENS EXTERNES


- TF1 Info : Guerre en Ukraine : 50 miradors entourent la villa de Poutine à Valdaï, "il n'a pas seulement peur de Kiev"

- YouTube : Ukraine Just PARALYZED Moscow... Airports Shut Down 3,000 Times






lundi 26 octobre 2026

(FR) La présence du patron d’Audi à un meeting de Donald Trump provoque un tollé en Allemagne.

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© AFP, AFP - Gernot Döllner, patron d'Audi, aux côtés de Donald Trump lors d'un meeting électoral en Géorgie, le 24 octobre 2026.

Le patron d'Audi, Gernot Döllner, fait face à un violent tollé politique et syndical en Allemagne après être apparu publiquement aux côtés de Donald Trump lors d'un meeting électoral américain le 24 octobre 2026.

Cette participation, qualifiée de « spectacle de propagande » et de démarche « politiquement inacceptable », passe très mal outre-Rhin. Au cours de cet événement, un investissement massif de 4,2 milliards de dollars pour implanter une usine Audi aux États-Unis a été annoncé.

Pourquoi cette situation provoque-t-elle la colère en Allemagne ?

La vive polémique repose sur plusieurs facteurs économiques et politiques majeurs :

1. Le timing social désastreux : Cette annonce intervient alors que le groupe Volkswagen (la maison mère d'Audi) traverse une crise historique. Le constructeur prévoit un plan d'économies drastique menaçant jusqu'à 100 000 emplois en Allemagne et la fermeture de plusieurs sites nationaux, dont l'usine Audi de Neckarsulm (15 000 salariés)

2. L'accusation d'ingérence électorale : Plusieurs responsables politiques allemands, notamment la députée SPD Isabel Cademartori, reprochent au grand patron d'avoir apporté une « aide électorale directe » à Donald Trump dans le cadre de sa campagne.

3. Une humiliation pour les syndicats : Christiane Benner, présidente d'IG Metall, et Daniela Cavallo, cheffe du comité d'entreprise de Volkswagen, ont qualifié la prestation de Gernot Döllner d'« extrêmement embarrassante ». Elles rappellent que cet investissement reste formellement soumis au feu vert du conseil de surveillance du groupe.

4. Le chantage aux droits de douane : Bien que l'idée de produire localement aux États-Unis fasse sens pour contourner les barrières protectionnistes américaines, la méthode est perçue comme une soumission de l'industrie allemande face aux menaces économiques de Donald Trump.


LIENS EXTERNES

- Orange : "Marionnette" de Trump: le patron d'Audi provoque un tollé en Allemagne

- Le Figaro : «Politiquement inacceptable» : la présence du patron d’Audi à un meeting de Donald Trump provoque un tollé en Allemagne


















(FR) Serbie : Aleksandar Vucic concède sa défaite aux législatives anticipées.

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Défaite du dirigeant nationaliste Aleksandar Vucic aux législatives du 25/10/2026.


Après avoir dirigé à différents postes la Serbie pendant 14 ans, le dirigeant nationaliste Aleksandar Vucic a reconnu dimanche 25 octobre 2026 soir sa défaite aux législatives anticipées. Le mouvement étudiant, qui a présenté une liste avec des candidats issus de la société civile, sans tête d'affiche, a remporté une victoire historique.


Les résultats et chiffres clés

- Victoire de la « Liste des étudiants » : Portée par la société civile et soutenue par la majorité de l'opposition, elle obtiendrait entre 135 et 140 sièges (dont 138 confirmés par les premières estimations du CeSID), franchissant ainsi la majorité absolue au Parlement qui compte 250 députés.

- Le parti de Vučić (SNS) en net recul : La formation nationaliste sortante s'effondre et ne décrocherait qu'environ 104 à 105 sièges.

- Participation record : Mobilisation historique frôlant les 65 %, un niveau inédit depuis plus de trois décennies dans le pays.


Les raisons du séisme politique

Ce scrutin, transformé par les contestataires en un véritable « référendum anti-Vučić », est l'aboutissement de deux ans de mobilisations massives menées par la jeunesse.

La contestation avait débuté en novembre 2024 à la suite de l'effondrement tragique d'un auvent à la gare de Novi Sad, qui avait causé la mort de 16 personnes. Ce drame était devenu le symbole de la corruption endémique et de la dérive autoritaire reprochées au pouvoir. Pour tenter de reprendre la main alors qu'il ne pouvait plus constitutionnellement briguer un troisième mandat présidentiel, Aleksandar Vučić avait démissionné afin de mener la liste de son parti dans l'espoir de devenir Premier ministre.


Les réactions

- Aleksandar Vučić : Devant ses partisans, il a déclaré : « Il est clair que nous avons perdu ces élections ». Fidèle à sa ligne géopolitique proche de Moscou, il a imputé sa défaite à des influences extérieures, dénonçant une révolution validée par « l'État profond américain » et plusieurs pays européens.

- Le mouvement étudiant : Mené symboliquement par Ilija Srdanović, le mouvement a célébré l'événement par d'immenses scènes de liesse populaire et de concerts de klaxons dans les rues de Belgrade.

- L'Union européenne : Par la voix d'Ursula von der Leyen, l'UE s'est dite prête à travailler avec les nouvelles autorités pour faire avancer l'avenir européen de la Serbie, notamment sur les chantiers de l'État de droit et de la lutte contre la corruption.


LIENS EXTERNES

- France 24 : En Serbie, Aleksandar Vucic concède sa défaite aux législatives anticipées

- 20 Minutes : Serbie : Défaite du dirigeant nationaliste Aleksandar Vucic aux législatives









(FR) Brésil : Luiz Inacio Lula da Silva a été réélu pour un quatrième mandat.

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Luiz Inácio Lula da Silva a remporté l'élection présidentielle au Brésil le dimanche 25 octobre 2026, décrochant ainsi un quatrième mandat historique à la tête du pays.

À l'issue du second tour, le président sortant de gauche Lula (qui fête ses 81 ans ce mardi 27 octobre) a déjoué les pronostics après avoir été devancé au premier tour.


Les points clés du scrutin

- Les résultats : Selon les données publiées au lendemain de l'élection, Lula l'a emporté avec 51,8 % des suffrages contre 48,2 % pour son rival de droite, le sénateur Flavio Bolsonaro.

- Scrutin contesté : Flavio Bolsonaro (fils de l'ex-président Jair Bolsonaro) a dénoncé une « magouille » et annoncé son intention de déposer un recours pour faire annuler le vote. Une querelle a notamment éclaté concernant des problèmes de transport pour les électeurs et une extension de deux heures du scrutin décidée par la Cour suprême.

- Un Congrès d'opposition : Ce quatrième mandat s'annonce complexe pour le leader de gauche Lula. Les élections législatives survenues trois semaines plus tôt ont été marquées par un raz-de-marée conservateur, laissant à l'opposition de droite de confortables majorités au Congrès.



En janvier 2026, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'était rendue au Brésil pour rencontrer Luiz Inácio Lula da Silva, le président brésilien - Photo : Commission européenne 


COMMENTAIRE

Au lendemain de sa réélection surprise du 25 octobre 2026, la liaison et les relations entre le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva et l'Union européenne (UE) affichent une convergence politique forte, bien que teintée d'enjeux commerciaux complexes. Le Brésil a franchi une étape historique en ratifiant officiellement l'accord commercial UE-Mercosur en mars 2026.

L'élection de Lula face à Flavio Bolsonaro a été accueillie avec un enthousiasme immédiat par les institutions européennes et les dirigeants des États membres :

- Ursula von der Leyen : La présidente de la Commission européenne a publiquement salué la victoire de son « ami » Lula, déclarant que « la démocratie et le multilatéralisme ont gagné au Brésil ». Elle a réaffirmé la volonté de l'UE de rester aux côtés du Brésil pour défendre un ordre mondial fondé sur des règles.

- Emmanuel Macron : Le président français a félicité Lula sur le réseau social X, soulignant que « la France et le Brésil ont beaucoup à construire ensemble » pour relever les grands défis mondiaux.

- Pedro Sánchez : Le Premier ministre espagnol a salué cette victoire comme le marqueur de la « remontada du progressisme mondial ».

La relation entre l'ancien président brésilien Jair Bolsonaro et Donald Trump repose sur une profonde affinité idéologique, politique et personnelle, marquée récemment par une tentative d'ingérence active de Washington pour le faire libérer de prison.


LIENS EXTERNES

- Le Dauphiné : Présidentielle : Lula a réussi sa remontada et décroche un quatrième mandat

- Boursorama : Lula remporte un quatrième mandat à la présidence du Brésil... et fait plonger la bourse

- Orange : Brésil : Lula réélu président à la surprise générale, Bolsonaro veut faire annuler le scrutin

- Toute l'Europe : "La démocratie et le multilatéralisme ont triomphé" : les réactions européennes se multiplient après l'élection surprise de Lula au Brésil