samedi 14 mars 2026

(FR) Guerre au Moyen-Orient : Déroulement du conflit américano-israélo-iranien depuis le 28 février 2026 - EN COURS -

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Cet article concerne une guerre en cours.




La guerre américano-israélo-iranienne de 2026 débute avec les frappes israélo-américaines sur l’Iran. Cette opération militaire conjointe américano-israélienne est lancée le 28 février 2026 contre l'Iran. Du côté israélien, l'opération est nommée opération Lion rugissant (Operation Roaring Lion), et du côté américain, elle est nommée opération Fureur épique (Operation Epic Fury). En réponse, l'Iran déclenche l'opération Promesse honnête 4, consistant en une vague de représailles massives à travers le Moyen-Orient.

Cette guerre intervient 6 semaines après une répression violente de manifestations antigouvernementales en Iran, au cours desquelles des milliers de civils sont tués, poussant le président américain Donald Trump à promettre une intervention imminente. Malgré la tenue de négociations nucléaires indirectes sous l'égide de Oman peu avant les hostilités, les États-Unis procèdent au plus important déploiement militaire dans la région depuis l'invasion de l'Irak en 2003. Cette guerre succède à la Guerre Iran-Israël en 12 jours (13 - 24 juin 2025) et à l'opération américaine de 2025.

Le 22 juin 2025, les États-Unis avaient mené l'opération Midnight Hammer, visant les installations nucléaires iraniennes de Fordow, Natanz et Ispahan à l'aide de bombardiers furtifs B-2 Spirit et de missiles de croisière Tomahawk. En réponse, l'Iran avait lancé une attaque de missiles sur la base américaine d'Al-Udeid au Qatar, sans faire de victimes américaines.

À partir de décembre 2025, des manifestations nationales anti-régime éclatent en Iran, provoquées par l'effondrement économique et la chute du rial. Le 27 février 2026, Donald Trump affirme lors d'un briefing presse que la République islamique « a tué au moins 32 000 manifestants ». Les autorités iraniennes ont pour leur part publié une liste officielle de 3 117 morts, dont environ 200 membres des forces de sécurité, tandis que des organisations de défense des droits humains évoquent environ 7 000 décès confirmés.

Le président Donald Trump définit les objectifs de l'intervention comme étant la destruction des capacités balistiques et militaires de l'Iran, la prévention de l'accès à l'arme nucléaire et, à terme, le renversement du régime. Bien que l'opération soit soutenue par certains alliés régionaux, elle suscite les condamnations des Nations Unies et de plusieurs États qui dénoncent une déstabilisation du Moyen-Orient. Des critiques juridiques s'élèvent également, qualifiant les frappes d'illégales au regard du droit interne américain et de violations de la souveraineté iranienne selon le droit international. Le 1er mars 2026, Donald Trump anticipe que les objectifs de l'opération pourraient être atteints dans un délai de 4 semaines.


Front israélo-américaines : 15e jour - samedi 14 mars 2026

Les Etats-Unis ont lancé vendredi un appel à informations assorti d’une récompense pouvant atteindre 10 millions de dollars pour toute donnée permettant d’identifier ou de localiser de hauts responsables iraniens, en particulier ceux liés aux Gardiens de la révolution.

Les Etats-Unis envisagent de renforcer leur dispositif militaire au Moyen-Orient, selon plusieurs médias américains vendredi. Le New York Times indique qu’environ 2.500 Marines et 3 navires supplémentaires ont été dépêchés vers la région.

Donald Trump menace de destruction les installations pétrolières iraniennes de l’île de Kharg.

Le président français a remercié le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani pour « son engagement à faire toute la lumière » sur la frappe de drone qui a tué un militaire français au Kurdistan irakien, « et à renforcer les mesures de protection » des forces françaises en Irak.

Le président américain a exhorté ce samedi d’autres pays à envoyer des navires de guerre pour sécuriser le détroit d’Ormuz, par où transite un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et qui est de facto bloqué par l’Iran.


Front iranien : 15e jour - samedi 14 mars 2026

Le président iranien Massoud Pezeshkian a accusé vendredi Israël et les Etats-Unis de vouloir « désintégrer » l’Iran. Lors d’un entretien téléphonique avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, le chef de l’Etat iranien a affirmé que « l’Amérique et le régime sioniste poursuivent des intentions et des objectifs sinistres visant à affaiblir l’Iran et les principaux pays islamiques », selon des propos rapportés par la présidence iranienne.

Le ministère iranien du Patrimoine culturel et du Tourisme a fait état ce samedi de dégâts sur au moins 56 musées et sites historiques à travers l’Iran, au 15e jour de guerre contre Israël et les Etats-Unis.

Le chargé d’affaires iranien en Ukraine, Shahriar Amouzegar, a balayé le soutien promis par Kiev aux alliés des Etats-Unis dans le Golfe, le qualifiant de « blague » et de « geste purement symbolique » alors que le président Volodymyr Zelensky vante l’expertise de ses forces dans la lutte antidrone.

Près de 80 missiles et drones interceptés par la Jordanie cette semaine, selon l’armée.


Front libanais : 15e jour - samedi 14 mars 2026

Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a assuré vendredi que le mouvement libanais soutenu par l’Iran était prêt à poursuivre un affrontement prolongé avec Israël, affirmant que l’organisation ne « craint pas les menaces de l’ennemi ».

Des tirs imputés à Israël ont visé vendredi une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, a rapporté l’Agence nationale d’information libanaise.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait 826 morts depuis le 2 mars, selon les autorités.


Fronts kurdes iraniens : 15e jour - samedi 14 mars 2026



Région autonome du Kurdistan




Les dirigeants iraniens tués par les États-Unis et Israël

Voici une liste des responsables iraniens confirmés tués lors du conflit iranien de 2026 (en). D'autres rapports indiquent que 4 hauts responsables non identifiés du ministère du Renseignement ont également été tués, ce qui porte le total estimé à une quarantaine de responsables.


Engagement militaire français

Dans le même temps, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, annonce que des Rafale de l’armée de l’air française mènent des opérations de sécurisation au-dessus des bases françaises au Moyen-Orient, alors que Téhéran menace de viser directement l'Europe si la France, le Royaume-Uni ou l’Allemagne participent à des opérations contre l’Iran.

Dans la soirée, le président de la République française, Emmanuel Macron, s’adresse à la nation et annonce un renforcement du dispositif militaire français dans la région. Il déclare le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle (à son bord, une trentaine d'aéronefs et près de 2 000 hommes) en Méditerranée orientale ainsi que l’envoi de la frégate Languedoc au large de Chypre afin de contribuer à la protection de l’île face à d’éventuelles attaques iraniennes.

5.000 soldats français font partie des forces prépositionnées à Djibouti (1 550 hommes et femmes) et aux Émirats arabes unis (900). Ils servent sous le casque bleu onusien au Liban (opération Daman, 800). Ils contribuent à la lutte contre le terrorisme dans le cadre de l’opération Chammal (1 200 hommes, en Jordanie et Irak). Enfin, ils sont déployés en mer : en Méditerranée orientale, dans le golfe arabo-persique ou en mer Rouge (550 marins au total).




L’adjudant-chef Arnaud Frion du 7ème bataillon de chasseurs alpins de Varces

Le 13 mars 2026, L'adjudant-chef Arnaud Frion du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces est la première victime française depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Ce soldat, originaire de Roye dans la Somme, n'a pas survécu à une attaque de drones dans le Kurdistan irakien.


15e jour - samedi 14 mars 2026

Un militaire français est mort dans la nuit de jeudi à vendredi au Kurdistan irakien. Réagissant à cette attaque, Emmanuel Macron a affirmé que « nos soldats ont été frappés alors qu’ils luttaient contre le terrorisme », tout en rappelant que « la position de la France est purement défensive ».

Le chef de l’Etat a ajouté que la France « continuera à faire preuve de sang-froid, de calme et de détermination », en restant « fiable vis-à-vis de nos partenaires », tout en veillant à « protéger nos ressortissants et à défendre nos intérêts et notre sécurité ».



(FR) Pourquoi l'île de Kharg est-elle importante pour Iran ?

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Environ 90 % des exportations iraniennes de pétrole transitent par une petite île, située à une vingtaine de kilomètres des côtes, au nord du golfe Persique. Cette vulnérabilité n'a pas échappé à l'armée américaine, qui a lancé des frappes sur place vendredi soir 13 mars 2026. Mais elle retient pour l'instant ses coups, en épargnant les infrastructures pétrolières.


Kharg est une île du golfe Persique appartenant à l'Iran. Elle est située à 25 km de la côte de l'Iran et à 483 km au nord du détroit d’Ormuz. Administrée par la province de Bouchehr adjacente, l'île étend les eaux territoriales iraniennes vers les gisements pétroliers du golfe Persique. L'île de Kharg possède un port permettant d'exporter le pétrole.

Longue d’à peine quelques kilomètres, l’île reçoit par oléoducs le pétrole des grands champs du sud-ouest du pays avant qu’il ne soit chargé sur des superpétroliers. La plupart des côtes iraniennes étant trop peu profondes pour ces navires géants, Kharg constitue un passage quasiment incontournable pour les exportations du pays. Autrement dit : si Kharg tombe, l’essentiel du pétrole iranien ne peut plus quitter le pays.




L’enjeu est considérable. L’Iran est le quatrième producteur de brut de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et, malgré les sanctions internationales, il exporter une capacité maximum de 4 millions de barils par jour. Une grande partie de ces revenus alimente les finances de l’État iranien et celles des Gardiens de la Révolution, pilier sécuritaire du régime. Certains responsables israéliens estiment qu’une telle opération priverait l’Iran de sa principale source de revenus.

Ce passage maritime est l’un des plus stratégiques au monde : environ un cinquième du pétrole transporté par mer y transite habituellement. Chaque jour, des dizaines de superpétroliers y transportent également du gaz naturel liquéfié et des produits pétroliers vers l’Asie, l’Europe et les États-Unis. Depuis le début de la guerre 28 février 2026, les combats et les frappes iraniennes perturbent déjà fortement le trafic dans la zone.





vendredi 13 mars 2026

(FR Shahed-136, un drone iranien au cœur des conflits américano-israélo-iranienne.

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(Infographie d'un drone Shahed-136. - Yasin Demirci/Anadolu/AFP)
Lancés par salves depuis une plateforme terrestre ou un camion, les Shahed saturent les défenses adverses, contraintes parfois d’utiliser de coûteux missiles pour les détruire.


Téhéran a déjà tiré plus de 3.000 drones Shahed vers le Moyen-Orient depuis le début des frappes américaines et israéliennes en Iran, le 28 février 2026.

L’Iran utilise et fabrique un drone, parfois qualifié de missile de croisière, nommé le Shahed-136, est un drone d'attaque unidirectionnel de conception iranienne, aussi appelé drone kamikaze ou drone suicide, sous la forme d'un drone autonome à propulsion par hélice propulsive. Il est conçu et fabriqué par la société d'État iranienne HESA (Iran Aircraft Manufacturing Industrial Company) en association avec Shahed Aviation Industries.  

le Shahed-136 est actuellement en service et son prix unitaire est varie entre 20.000 et 50.000 euros l’unité, selon le modèle. Aucun équipage n’est nécessaire à bord du drone. Il est équipé d’un seul moteur à pistons MD550.

Il mesure 3,50 m de longueur et 2,50 m d’envergure. Le drone pèse 200 kg et peut contenir une charge explosive de 40 kg. Il peut atteindre une vitesse de plus de 185 km/h. Son rayon d’action peut atteindre 2.500 km selon le constructeur. Il aurait déjà parcouru plus de 1.700 km lors de l’Opération Promesse honnête.



Le Shahed-136 est rebaptisé par les Russes "Gueran-2" ou "Géranium-2" passant du gris au noir.

Il a également été aperçu dans le conflit russo-ukrainien en septembre 2022. Utilisé par les forces russes, le Shahed-136 est rebaptisé par les Russes "Gueran-2" ou "Géranium-2". Il est modifié afin de s’adapter aux besoins de l’armée russe.

Selon une enquête réalisée en février 2023, la chaîne de télévision CNN indique que l’ogive du Shahed-136 utilisée par les Russes a été modifiée pour avoir un effet plus dévastateur, notamment avec l’ajout de morceaux de métal dans l’ogive. Une autre modification apportée au drone consiste à changer sa couleur, passant du gris au noir afin de le rendre moins visible lors des attaques nocturnes.

Le Shahed-136 est lancé depuis une plate-forme terrestre ou un camion lanceur, tirant des sortes de roquettes appelées salves. Chaque salve peut contenir jusqu’à 5 drones à la fois.


Le Shahed-136 utilise un système de navigation et de positionnement par satellite (GNSS) ainsi qu’un système de guidage inertiel pour attaquer des coordonnées géographiques précises.

Le Shahed-136 n’a pas été utilisé dans un seul conflit mais dans plusieurs :

- Au Yémen, au cours de la guerre civile,

- Lors de l’attaque d’un pétrolier en juillet 2021,

- Lors de l’invasion de l’Ukraine par la Russie,

- Durant la crise de la mer Rouge en 2023,

- Lors de la vaste attaque de l’Iran contre Israël en avril 2024.


YouTube : Les drones Shahed: l'arme redoutable de l'Iran

YouTube : Shahed 136 - Le Drone Iranien qui Surprend les Armées du Monde


COMMENTAIRE

Iran a déjà tiré plus de 3.000 drones Shahed vers le Moyen-Orient depuis le début des frappes américaines et israéliennes en Iran, le 28 février 2026.

Le Shahed-136 est petit, discret, presque anodin... aux allures de maquette d'avion, mais capable de délivrer une charge explosive avec une précision mortelle. Ce n'est pas un mythe, c'est une réalité.

Comment une telle arme, dépourvue de la technologie de pointe que l'on trouve dans les missiles coûteux, parvient-elle à atteindre des cibles à des centaines de kilomètres de distance ?







jeudi 12 mars 2026

(FR) Le « Dôme de fer » israélien face aux « bombes à fragmentation » iraniennes : un problème se pose-t-il pour Tel Aviv ?

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Iran utilise des bombes à fragmentation, une bombe très très dangereuse.

Selon un communiqué du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), des bases militaires américaines dans la région du Golfe persique ont été attaquées à l'aide de missiles à têtes multiples Ghadir, de missiles à têtes multiples Khorramshahr et de missiles Emad.

L'agence de presse iranienne WANA a rapporté le 11 mars 2026 que le CGRI avait annoncé le lancement de la 39e attaque dans le cadre de l'« Operation True Promise 4 » ciblant des positions américaines dans la région.

Dans le communiqué n° 32, le bureau des relations publiques du CGRI a écrit : « La 39e frappe de l'Operation True Promise 4 a été menée contre des cibles américaines dans la région en mémoire des Martyrs de la Force ».

Selon un communiqué du GRI, lors de cette attaque, des bases militaires américaines dans la région du Golfe persique ont été ciblées par des systèmes de missiles à têtes multiples Ghadir, des missiles à têtes multiples Khorramshahr et des missiles Emad.

Le GRI a également déclaré qu'il poursuivait des attaques de grande envergure par missiles et drones.

Le communiqué ajoute que ces attaques ont provoqué une peur généralisée, obligeant les Israéliens à vivre en état d'alerte aérienne constante et à se réfugier dans des bunkers depuis 11 jours.

Par ailleurs, selon l'agence WANA, le porte-parole du commandement central iranien, Khatam al-Anbiya, a déclaré : « Notre politique de représailles est terminée. Nous poursuivons désormais une politique d'attaques continues. »

Le New York Post a rapporté que des responsables israéliens ont déclaré que l'Iran utilise des bombes à fragmentation lors d'attaques contre des villes israéliennes, ce qui rend plus difficile la prévention de telles attaques pour le système de défense aérienne déjà surchargé du pays.

Les images des attaques de représailles de Téhéran contre Israël montrent des missiles iraniens explosant dans le ciel et dispersant de petites ogives sur une vaste zone en contrebas, ce qui correspond aux caractéristiques des bombes à fragmentation.



Ces types d'armes sont plus difficiles à intercepter, même pour le système de défense israélien « Dôme de Fer », et au moins trois personnes ont été tuées le 10 mars 2026 après l'explosion d'une bombe sur un chantier de construction dans le centre d'Israël.


Que sont les bombes à fragmentation ?

Selon The Week (Inde), les bombes à fragmentation contiennent de multiples sous-munitions. Après leur lancement, elles libèrent des sous-munitions plus petites à une altitude de 7 à 10 kilomètres. Ces sous-munitions se dispersent sur une vaste zone, de quelques centaines de mètres à plusieurs kilomètres, causant des dégâts importants. La bombe sacrifie donc la précision au profit d'une large zone de couverture. Par conséquent, les dégâts qu'elles peuvent causer dans des zones restreintes et densément peuplées de pays comme Israël peuvent être très graves.



Les bombes à fragmentation contiennent plusieurs sous-munitions qui se dispersent à l'approche du missile vers sa cible. Photo : X.

Ce type d'arme a été utilisé pour la première fois par le Troisième Reich (aussi appelé Allemagne nazie) lors de son attaque éclair contre la Grande-Bretagne pendant la Seconde Guerre mondiale.

Bien que les bombes à fragmentation ne soient pas interdites par le droit international, leur utilisation dans les zones civiles est prohibée par la Convention de Genève, plus de 120 pays ayant accepté de ne pas utiliser ce type d'arme.


Trop de bombes à désamorcer

Yehoshua Kalisky, chercheur principal à l'Institut israélien de recherche sur la sécurité nationale, a déclaré à l'Associated Press que si le système « Dôme de fer » d'Israël et d'autres systèmes de défense aérienne sont capables d'intercepter la plupart des types de projectiles, il est très difficile de contrer les bombes à fragmentation une fois que les ogives se sont séparées.

Les missiles intercepteurs israéliens sont spécifiquement conçus pour détruire les petits missiles tirés à courte portée et à basse altitude – une capacité qui s'est avérée efficace contre des groupes armés comme le Hamas et le Hezbollah dans les pays voisins.

Cependant, le système « Dôme de fer » avait du mal à détruire les bombes à fragmentation une fois qu'elles s'étaient dispersées en des dizaines de bombes plus petites.








mercredi 11 mars 2026

(FR) Guerre en Iran : Les mines dans le détroit d’Ormuz ?

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Le minage du détroit d’Ormuz par l’Iran, qui aurait déjà débuté, selon des sources américaines citées par CNN, pourrait constituer un tournant dans la guerre en cours au Moyen-Orient. Les mines marines, par leurs caractéristiques, constituent un instrument de déni d’accès remarquablement efficace. Faciles à déployer, disponibles en nombre, elles sont très difficiles à neutraliser.

Mais elles constituent pour l’Iran une option à double tranchant, incapable de discriminer les pétroliers selon leur pavillon.

Tirant parti de l’opacité du milieu naturel, les mines marines sont des engins explosifs pouvant fonctionner au contact d’un navire ou à l’influence de son passage (influence magnétique et/ou acoustique).

Si le principe de la mine de contact a peu évolué depuis la Première Guerre mondiale, les mines à influence ont bénéficié des avancées technologiques pour mieux discriminer leurs cibles et devenir plus difficiles à détecter.

Les Iraniens disposeraient de 5.000 à 6.000 mines, mais seulement 5 % de cet arsenal suffirait à complètement bloquer le détroit d’Ormuz, par lequel transite 20 % de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Il suffirait de 300 mines pour bloquer le détroit d’Ormuz.



Wikipédia

Comment retire-t-on ces mines ?

Autant cela va vite à les mettre à l’eau, autant c’est très galère à relever, d’autant plus qu’une fois qu’elles sont actives, il y a des dispositifs anti-manipulations. Les mines de fond, elles, sont cachées dans les fonds marins, il faut donc des bateaux chasseurs de mines spécialisés, sachant que la côte iranienne est bardée de batteries de missiles antinavires… Et l’US Navy avait depuis très longtemps 4 bateaux chasseurs de mines à Bahreïn, qu’elle vient de retirer - ils sont arrivés mardi aux Etats-Unis pour être démantelés. Donc, s’il faut déminer, cela va être aux Européens, qui ont encore de vrais chasseurs de mines équipés pour certains de drones sous-marins, d’y aller. Mais cela prendrait des années à déminer.


Comment évite-t-on que les Iraniens n’effectuent ce minage du détroit  ?

Aujourd’hui, c’est une vraie course contre-la-montre qui est donc engagée pour éviter que les Iraniens n’effectuent ce minage du détroit. Même si c’est aussi une arme à double tranchant pour les Iraniens, car une fois qu’ils auront fait cela, le détroit sera bloqué y compris pour les bateaux chinois et pakistanais. Ils se couperont donc complètement du monde. Ils auront encore des ports à l’Est de leur côte pour du trafic normal, mais les terminaux de pétrole sont dans le Golfe. C’est pourquoi on les crois capables de mettre quelques mines à l’eau, pour faire stresser les armateurs du transport maritime, et mettre ainsi une pression maximale sur Donald Trump pour qu’il arrête de bombarder l’Iran, mais sans s’engager pour autant dans une action massive de minage du détroit.



mardi 10 mars 2026

(FR) La taxe « sur les petits colis » (TPC) est entrée en vigueur le 1er mars 2026.

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A compter du 1er mars 2026, pour tout envoi inférieur ou égal à 150 €, une taxe « petits colis » (TPC) d’un montant de 2 euros par article est mise en place dans le cadre de la Loi de Finances 2026

Cette taxe s'applique aux marchandises en provenance d’origines exclusivement hors-UE, destinées à la France métropolitaine, de Monaco, de La Réunion, de la Martinique et de la Guadeloupe.


QUELS SONT LES ENVOIES CONCERNES ?

Tous les envois vers  la France métropolitaine, de Monaco, de La Réunion, de la Martinique et de la Guadeloupe, exclusivement en provenance d’un pays hors UE, d’une valeur inférieure à 150 euros, seront soumis à une taxe « petit colis » de 2€ minimum.

Cette taxe ne s’applique pas :

- aux importations de biens en provenance de pays tiers à l’UE à destination de la Guyane, Mayotte et Saint-Martin,

- aux échanges entre l’Hexagone et les départements et régions d’Outre-mer.


QUEL EST LE MONTANT DE CETTE TAXE ?

Différente des droits de douanes et de la TVA, cette taxe est de 2 euros par article, selon les exemples suivants : 

- Si un envoi contient plusieurs exemplaires d’un même article douanier (même code SH), il sera taxé 2€. En d’autres termes, si vous achetez 4 tee-shirts identiques, vous paierez un total de 2€ de taxe petits colis sur votre envoi de marchandises ;

- Si un colis contient plusieurs articles douaniers différents (codes SH différents), chaque type d’article déclaré sera taxé 2€, peu importe le nombre d’exemplaires. En d’autres termes, si vous achetez 4 tee-shirts identiques, 2 pulls identiques et un pantalon, vous paierez un total de 6€ de taxes petits colis sur votre envoi de marchandises.


À SAVOIR

- La taxe sur les petits colis est applicable jusqu’à l’entrée en vigueur du dispositif similaire de frais de gestion qui devrait être déployé au niveau de l’UE en novembre 2026.

- Elle est différente de la mesure provisoire prise au niveau de l’Union européenne (UE) dans le cadre de la suppression de la franchise de droit de douane sur les envois de moins de 150 euros et qui prévoit la mise en place de droit de douane forfaitaire de 3 euros par article à compter du 1er juillet 2026.


SOURCES

- Bercy infos Particuliers : Tout savoir sur la taxe sur les petits colis

- La Poste : Qu'est-ce que le code SH ?

- Douanes européennes Positions tarifaires et code douanier 












lundi 9 mars 2026

(FR) Le milliardaire Ahmad Al Habtoor vient de publier une lettre ouverte au président américain Donald Trump.

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Khalaf Ahmad Al Habtoor

Dans ce texte publié sur les réseaux sociaux, le milliardaire éminent des Émirats arabes unis, Khalaf Ahmad Al Habtoor, vient de publier une lettre ouverte au président américain Donald Trump.  Et il est furieux.

« Qui vous a donné le pouvoir d'entraîner notre région dans une guerre avec l'Iran ?
   Qui vous a donné la permission de transformer notre région en champ de bataille ? »

Al Habtoor est une figure majeure : milliardaire, ancien diplomate, voix politique influente dans le Golfe. Quand il parle, les dirigeants des Émirats arabes unis l'écoutent.


Ses questions principales :

🔹 Était-ce votre appel, ou la pression de Netanyahu ?

🔹 Avez-vous calculé les dommages collatéraux avant d'agir ?

🔹 Vous avez mis les nations du CCG en danger qu'elles n'ont jamais choisi

🔹 Les États du Golfe ont financé votre initiative du Conseil de la Paix. Maintenant, des missiles iraniens atterrissent près de nos villes. Où est passé cet argent ?

🔹 Vous avez mené des opérations militaires dans 7 pays en un mandat : Somalie, Irak, Yémen, Nigéria, Syrie, Iran, Venezuela

🔹 658 frappes aériennes dans la première année, équivalentes à l'ensemble du mandat de Biden (celui que vous avez passé des années à critiquer)

🔹 Votre taux d'approbation a chuté de 9 % en 400 jours

🔹 Vous avez promis aux Américains la paix. Ils obtiennent la guerre, payée par leurs impôts


Pourquoi cette lettre est importante :

Al Habtoor n'a jamais critiqué Trump publiquement. Il a soutenu la normalisation avec Israël. Sa société a été parmi les premières aux Émirats à poursuivre des partenariats commerciaux israéliens. Dans une région où la critique politique passe par des canaux privés, et non par des publications publiques, cette lettre est extraordinaire.

Les États du Golfe ont silencieusement accueilli l'affaiblissement des proxies de l'Iran. Mais ils ont également géré avec précaution leur propre relation avec Téhéran, précisément pour éviter de devenir des dommages collatéraux dans la guerre de quelqu'un d'autre. Maintenant, leur infrastructure, leurs capitales et leur peuple se trouvent dans la ligne de mire d'un conflit dans lequel ils n'ont eu aucune voix pour commencer.


La phrase qui dit tout :

"Avant que l'encre ne sèche sur l'initiative du Conseil de la Paix, nous nous retrouvons face à une escalade militaire qui met en danger toute la région."