mercredi 27 mai 2026

(FR) Le plan B secret de l'Europe pour remplacer l'OTAN.

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Le plan B est la première alternative au plan principal A, auquel on recourra si les conditions nécessaires au premier plan ne sont pas réunies pour une raison quelconque, ne fonctionne pas.


Que se passerait-il si les États-Unis quittaient cette organisation ?


Début mai 2026, à Fort Hood, au Texas, des soldats de la brigade « Black Jack » ont procédé à la cérémonie de mise en berne de leur drapeau, tandis que 4.000 blindés se préparaient à être déployés en Pologne dans le cadre d'une mission de soutien aux forces de l'OTAN face à la menace russe. « Lorsqu'une brigade blindée avance, elle envoie un signal clair et sans équivoque », avait déclaré le général Thomas Feltey, commandant de la division, lors de la cérémonie. Moins de 2 semaines plus tard, les États-Unis envoyaient le signal inverse : le déploiement était annulé. C'était la deuxième fois ce mois-là que Donald Trump annonçait une réduction de la présence militaire américaine en Europe, signe de son mécontentement face au manque de soutien européen à la guerre menée par Washington en Iran. Selon Reuters, le 22 mars 2026, les États-Unis devaient annoncer une réduction du nombre de soldats engagés en cas d'attaque.

Depuis le début de son second mandat, Donald Trump a semé le doute quant à l'engagement des États-Unis envers l'OTAN et l'article 5 - la clause de défense mutuelle. Cette situation a conduit les pays européens à augmenter leurs dépenses de défense au-delà des prévisions initiales. Ces derniers mois, Trump est allé encore plus loin en annonçant de manière inattendue des réductions de troupes et en annulant le déploiement d'une unité de missiles de croisière en Allemagne, censée combler une lacune critique dans la défense européenne. Ce retrait précipité des troupes a remis en question les espoirs des Européens de disposer du temps nécessaire pour renforcer leurs forces et remplacer les éléments de soutien américains essentiels, tels que les ressources de renseignement et de surveillance. Les dépenses massives des États-Unis en missiles pour la guerre en Iran ralentissent également les livraisons aux alliés européens et à l'Ukraine.

Certains pays de l'OTAN, déjà ébranlés par la menace de Trump de s'emparer du Groenland danois en janvier 2026, craignent que les États-Unis ne se contentent pas de rester à l'écart d'une guerre contre la Russie, mais qu'ils n'entravent activement la riposte des autres États membres. Cette possibilité est jugée hautement improbable. Cependant, des entretiens avec de hauts gradés et des responsables de la défense de plusieurs pays de l'OTAN révèlent pour la première fois la gravité avec laquelle ils perçoivent ce risque. Certaines forces armées européennes élaborent secrètement des plans pour combattre non seulement sans le soutien américain, mais même sans l'infrastructure de commandement et de contrôle de l'OTAN. « La crise du Groenland a été un électrochoc », a déclaré un responsable suédois de la défense. « Nous avons compris qu'il nous fallait un plan B. »

Aucun des responsables interrogés n'a souhaité s'exprimer publiquement, craignant d'accélérer le retrait américain de l'OTAN. Selon une source interne, le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, « a pratiquement interdit à quiconque d'en parler, car il estimait que cela ne ferait qu'envenimer la situation ». Lorsque Matti Pesu, de l'Institut finlandais des relations internationales (FIIA), a cosigné l'an dernier un article plaidant en faveur du plan B, les autorités finlandaises ont nié l'avoir envisagé. Mais l'urgence de la menace a conduit certains pays à réfléchir à la manière dont l'Europe pourrait se défendre et sous quel commandement si l'OTAN « dysfonctionnait », selon les termes d'un responsable. « Quelle chaîne de commandement pourrait-on mettre en place si les États-Unis empêchaient l'OTAN de fonctionner ? », a demandé un autre responsable de la défense.

Cette question touche au cœur même du succès de l'alliance. La plupart des alliances militaires fonctionnent comme une répétition de musique à l'école primaire : chaque pays arrive, joue du tambour en rythme, puis repart. L'OTAN, en revanche, est conçue comme un orchestre symphonique dirigé par un seul chef d'orchestre : le Commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR), un général américain qui commande également les forces américaines en Europe. Pour diriger cet orchestre, le SACEUR dispose de lignes de communication sécurisées reliées à un réseau de centres de commandement permanents, où des milliers de personnes sont prêtes à intervenir en cas de conflit. « Le leadership américain est le ciment de l'alliance », explique Luis Simón, directeur du Centre pour la sécurité, la diplomatie et la stratégie de l'Université libre de Bruxelles. « Sans lui, nous assisterions probablement à la fragmentation d'un écosystème initialement conçu pour la dissuasion. »

Le plan B exige donc bien plus que le simple stockage d'armes : il faut bâtir une structure permettant à l'Europe de se défendre. Pour les pays nordiques, cette structure reposerait vraisemblablement sur une alliance centrale regroupant les États baltes, les pays nordiques et la Pologne. Ces pays partagent des valeurs communes et une crainte commune de la Russie. Certains des plus grands membres de l'OTAN, comme le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne, exercent une influence considérable dans la région baltique et risquent donc fort d'être entraînés dans un éventuel conflit. Edward Arnold, du Royal United Services Institute RUSI, un think tank londonien, estime qu'environ un tiers des membres de l'OTAN entreraient en action dès le premier jour, que l'article 5 soit déclenché ou non. « Plus personne n'attendra que le Portugal prenne position au Conseil de l'Atlantique Nord, la plus haute instance décisionnelle de l'OTAN », a-t-il déclaré.

Une structure alternative souvent évoquée est l'alliance, dirigée par le Royaume-Uni, de dix pays baltes et nordiques, connue sous le nom de Force expéditionnaire conjointe britannique (JEF), dont le quartier général se situe près de Londres. Créée par le Royaume-Uni et six autres États membres de l'OTAN en 2014, la JEF était initialement conçue comme une force d'appoint à l'OTAN, capable de déployer rapidement des forces hautement opérationnelles pour des situations ne justifiant pas l'activation de l'article 5. L'alliance s'est renforcée avec l'adhésion de la Suède et de la Finlande en 2017, quelques années avant leur candidature à l'OTAN. Aujourd'hui, la JEF est perçue comme un moyen de pallier l'une des faiblesses de l'OTAN : l'impossibilité pour un membre d'empêcher l'activation de l'article 5, qui exige un consensus absolu. En 2023, le commandant de la JEF de l'époque, le général de division Jim Morris, a déclaré que « la JEF peut intervenir même sans consensus ». Ce mécanisme a été activé à plusieurs reprises lors d'exercices navals et de patrouilles.

« La Force expéditionnaire conjointe (JEF) est l’option la plus solide », a déclaré Edward Arnold, soulignant que le quartier général de l’alliance dispose de capacités de renseignement, de planification et de logistique. La JEF possède également son propre réseau de communications sécurisé, bien que limité, indépendant de l’OTAN. L’adhésion du Royaume-Uni renforce par ailleurs ses capacités de dissuasion nucléaire.

Cependant, la JEF reste principalement axée sur les régions nordiques et baltes, faute de la participation de grandes puissances comme la France, l'Allemagne et la Pologne. Certains responsables s'inquiètent des capacités de défense britanniques : le manque de financement a entraîné une pénurie de navires de guerre, de sous-marins et d'unités militaires déployables à court terme. « La Grande-Bretagne est l'oncle préféré », a déclaré un responsable. « Mais elle souffre du syndrome de Downton Abbey. Elle paraît impressionnante de l'extérieur, mais en réalité, elle est ruinée. »

Ces problèmes pourraient être partiellement résolus si l'alliance parvenait à attirer davantage l'Allemagne, un pays capable d'accroître significativement son budget de défense. Malgré ses faiblesses, le JEF représente peut-être la meilleure option si les États membres européens ne peuvent pas prendre le relais de l'OTAN actuelle. Cependant, l'Europe devra probablement trouver de nouveaux cadres de défense pour combler le vide laissé par les États-Unis. Une dissuasion fondée sur une seule entité, dont l'émergence est incertaine, sera totalement inefficace.


Source Europe’s secret Plan B to replace NATO







(FR) Quelles dimensions pour bien choisir la hauteur d’un lampadaire public ?

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L'unité de mesure lux (lx) indique l'intensité d'éclairage : 1 lux signifie qu'une surface de 1 m² est éclairée uniformément par 1 lumens. Ainsi, alors que la luminosité d'une ampoule s'exprime en lumens, le lux désigne la lumière qui arrive sur une surface.

La hauteur d’installation d’un lampadaire influence directement la surface éclairée, l’intensité lumineuse et le confort visuel. Un bon équilibre permet d’obtenir un éclairage efficace tout en limitant la consommation d’énergie et la pollution lumineuse.


1. Une hauteur plus élevée couvre une plus grande surface : Plus le lampadaire est installé haut, plus la zone éclairée devient large. Cela permet de réduire le nombre de points lumineux nécessaires sur une voie.

2. Une intensité lumineuse qui diminue avec la distance : Lorsque la hauteur augmente, la lumière se répartit sur une surface plus grande et l’éclairement au sol devient moins intense.

3. Exemple à 6 mètres de hauteur : Un lampadaire installé à 6 mètres éclaire une surface plus réduite avec une intensité plus forte, adaptée aux zones nécessitant plus de visibilité.

4. Exemple à 8 ou 10 mètres : Ces hauteurs offrent un bon compromis entre couverture lumineuse et uniformité d’éclairage pour les rues et parkings.

5. Installation à 12 mètres : À cette hauteur, la zone couverte est beaucoup plus large, idéale pour les grands espaces ouverts et certaines infrastructures routières.

6. Les lux mesurent l’éclairage au sol : Le lux représente la quantité de lumière reçue sur une surface. Plus la valeur est élevée, plus l’éclairage est intense.

7. Trouver le bon équilibre : Un éclairage performant ne consiste pas uniquement à augmenter la puissance, mais à adapter la hauteur, l’orientation et l’espacement des luminaires.

8. Réduire la pollution lumineuse : Des hauteurs et angles bien étudiés permettent de limiter la lumière perdue vers le ciel et les zones inutiles.

9. Optimiser la consommation d’énergie : Une conception intelligente améliore l’efficacité lumineuse tout en réduisant les coûts d’exploitation et de maintenance.

10. Adapter l’éclairage à chaque environnement : Les rues résidentielles, routes, parkings ou zones industrielles nécessitent des hauteurs de montage différentes selon les besoins de sécurité et de visibilité.


Un éclairage public bien conçu améliore la sécurité, le confort visuel et les économies d’énergie. La hauteur des lampadaires joue un rôle essentiel dans la qualité et l’efficacité de l’éclairage urbain.


SOURCES

- Hauteur des lampadaires : guide de hauteur, d'espacement et de placement

Quelles dimensions pour un lampadaire selon l'usage ?













(FR) Conflit au Moyen-Orient : Les cargos bloqués dans le golfe Persique se font bouffer par les coquillages et les algues.

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La faible profondeur du fond marin, sablonneux, ainsi que la chaleur de l'eau rendent les navires particulièrement vulnérables à l'encrassement. | Aaron Smulktis via Unsplash


Coincés dans des eaux chaudes et peu profondes, des centaines de navires accumulent dépôts biologiques et problèmes mécaniques, pendant que les marins vivent dans une incertitude grandissante.

Des centaines de navires marchands restent bloqués dans le golfe Persique alors que le conflit au Moyen-Orient s'enlise et que les températures commencent à grimper. Pris au piège dans une zone stratégique devenue instable, ces bâtiments voient leurs conditions d'exploitation se dégrader, ce qui complique d'autant leur future sortie de la région. Selon les informations du Financial Times, au moins 800 navires y seraient immobilisés depuis le début des affrontements le 28 février 2026.

Environ 20.000 marins demeureraient à bord pour assurer l'entretien courant, mais leur mission se heurte à des conditions de plus en plus difficiles : 
- la faible profondeur du fond marin, 
- sablonneux
- ainsi que la chaleur de l'eau rendent les navires particulièrement vulnérables à l'encrassement. 
À l'ancre ou à la dérive, ils accumulent coquillages, algues et méduses, qui peuvent obstruer les grilles protégeant les circuits internes du navire et perturber plusieurs systèmes essentiels.

Les équipages doivent aussi composer avec des pannes et une autre difficulté majeure: l'accès aux pièces détachées. Dans un contexte normal, certaines réparations prendraient un ou deux jours, mais les délais s'allongent considérablement quand les navires sont bloqués dans la région et que l'acheminement du matériel devient complexe.

Lasse Kristoffersen, directeur général de Wallenius Wilhelmsen, un leader du marché du transport maritime, explique que l'immobilité des navires, combinée à la chaleur des eaux, favorise fortement le développement de ces dépôts biologiques. Son entreprise, spécialisée dans le transport de véhicules, a elle-même un navire coincé dans le golfe et observe déjà les effets de cette situation.


Des conditions difficiles pour les équipages

Une autre société de transport, Hapag-Lloyd, constate également un impact visible sur ses paquebots. Son directeur général, Rolf Habben Jansen, indique qu'un des navires de la compagnie ayant pu franchir le détroit d'Ormuz a dû réduire sa vitesse en raison de la forte résistance provoquée par les coquillages accrochés à la coque. Selon lui, le navire avait passé 6 à 8 semaines dans une eau à environ 30 °C, suffisamment longtemps pour que la salissure marine devienne importante.

La compagnie précise que cette prolifération biologique recouvrait l'hélice et une grande partie des flancs verticaux du navire, avec environ 40% de la partie inférieure touchée. Hapag-Lloyd anticipe désormais des opérations de nettoyage lourdes pour les autres bâtiments encore coincés dans le golfe.

Outre l'aspect économique - recouverts de coquillages, les navires consomment plus de carburant pour avancer - la situation inquiète surtout pour des raisons humaines. La perspective d'un enlisement durable du conflit entre les États-Unis et l'Iran entretient l'incertitude, tandis que la chaleur estivale, les tempêtes de sable et les vents comme le chammal aggravent encore les conditions de vie à bord. Les syndicats et les organisations du secteur alertent sur la pression croissante qui pèse sur les marins, coincés sur les navires sans aucune perspective de départ à court terme.

Certains équipages peinent à organiser des relèves et les conditions de vie à bord se dégradent. Isolés, certains n'ont qu'un accès limité à internet, et la situation pèse sur le moral. Même si quelques compagnies parviennent à effectuer des changements d'équipage, la plupart des opérateurs redoutent de voir des professionnels refuser d'embarquer sur des navires dont la situation reste trop incertaine.











lundi 25 mai 2026

(FR) Terre et eau : des formes opposées fascinantes

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La géographie regorge de formes naturelles qui se répondent entre terre et eau. Certaines formations semblent être le reflet inversé les unes des autres et permettent de mieux comprendre les paysages de notre planète.


- Péninsule - Golfe : une péninsule est une avancée de terre entourée d’eau sur plusieurs côtés, tandis qu’un golfe est une avancée de la mer à l’intérieur des terres.

- Isthme - Détroit : l’isthme est une bande de terre reliant deux espaces terrestres, alors que le détroit est un passage d’eau reliant deux mers.

- Île - Lac : une île est une portion de terre entourée d’eau, tandis qu’un lac correspond à une étendue d’eau entourée de terre.

- Archipel - Système de lacs : un archipel rassemble plusieurs îles, alors qu’un système de lacs regroupe plusieurs étendues d’eau proches les unes des autres.

- Cap - Baie : un cap s’avance dans la mer, tandis qu’une baie forme une courbe d’eau entrant dans les terres.


Comprendre ces formes géographiques permet de mieux observer les paysages naturels et de découvrir l’équilibre fascinant entre la terre et l’eau.




(FR) L'Iran veut taxer les câbles Internet & Télécom sous-marins du détroit d'Ormuz.

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Presque tout le trafic mondial de données passe par des câbles sous-marins.

L'Iran menace de faire payer une taxe aux opérateurs étrangers utilisant les câbles sous-marins posés au fond du détroit d'Ormuz, par lesquels passe internet. D’autres mises en garde iraniennes font craindre l’hypothèse d’une attaque ou d’un "accident" sur ces infrastructures.


Après les navires, voici venu le tour des câbles à fibres optiques. L'Iran, qui veut imposer un péage au trafic maritime qui transite par le détroit d'Ormuz, réfléchit désormais à un moyen de taxer le passage des câbles Internet déployés dans ces eaux. Ces câbles à fibre optique, posés sur les fonds marins, assurent une importante partie du trafic Internet entre les pays du Golfe, l’Asie et l’Europe. CNN les décrit comme l'une des "artères invisibles" de l’économie mondiale. Si la majorité des opérateurs ont pris la précaution de faire passer leurs câbles de l’autre côté du détroit, deux câbles essentiels traverseraient les eaux territoriales iraniennes, indique Mostafa Ahmed, chercheur au Centre de recherche émirati Habtoor à la chaîne américaine.



1,2 million de kilomètres de câbles de télécommunication tapissent le fond des océans (trois fois la distance de la Terre à la Lune). Composés de fibres optiques, ils rendent possible une grande partie de nos échanges par téléphone, SMS ou courriel. Et ils pourraient bientôt acquérir une nouvelle fonction : capter les ondes acoustiques et sismiques.

La semaine dernière, le Parlement iranien a débattu d'un projet de loi contraignant les opérateurs étrangers à payer un droit de passage sur ces infrastructures Internet. En plus de cette taxe, le projet de Téhéran obligerait les entreprises concernées à demander une autorisation préalable et à se conformer à la législation iranienne. Les opérations de maintenance et de réparation des câbles seraient en outre réservées à des entreprises iraniennes. Parmi les géants de la tech potentiellement concernés : Google, Meta, Microsoft et Amazon.

Téhéran assure qu'une telle taxe serait conforme au droit de la mer, en particulier à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Les médias iraniens brandissent notamment l'exemple du canal de Suez, par où transitent de nombreux câbles reliant l'Europe et l'Asie, et qui rapporte chaque année plusieurs centaines de millions de dollars de droits de transit au Caire.



Détroit d’Ormuz : L’Iran veut taxer le passage des câbles Internet.


Des conséquences néfastes sur tous les secteurs

Toutefois, si la loi aboutissait, il resterait difficile d'envisager comment la théocratie parviendrait à imposer de telles mesures à des entreprises américaines qui ont, suite aux sanctions de Washington contre Téhéran, interdiction d'effectuer des paiements à l’Iran.

Conscients du caractère critique de ces infrastructures, des médias proches du gouvernement iranien n'ont pas hésité à agiter la menace de dommages aux câbles sous-marins. Et d'assurer que de tels dommages pourraient avoir "des répercussions sur une partie des milliers de milliards de dollars générés par la transmission mondiale de données et affecter la connectivité Internet à l’échelle mondiale", détaille CNN. Une telle attaque aurait des conséquences bien au-delà d'un ralentissement du débit Internet. Tous les services en ligne seraient affectés : systèmes bancaires, communications militaires, intelligence artificielle. Elle pourrait empêcher l'accès au télétravail, aux jeux en ligne et aux services de streaming, indique la chaîne américaine.



Lorsque la guerre a éclaté, la réparation des câbles sous-marins est devenue quasiment impossible. Photo : SSC.


Un arsenal sous-marin apte au sabotage

Ces menaces ne sont pas purement théorique. Malgré leur importance stratégique, ces câbles bénéficient d'une faible protection. "Dotés de plongeurs de combat, de petits sous-marins et de drones sous-marins", le corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) seraient en mesure de mener une attaque contre le réseau Internet maritime, précise Mostafa Ahmed à CNN. L'expert qui craint une "catastrophe numérique", assure que les pays du Golfe, voisins de l'Iran pourraient être confrontés à de graves perturbations de leur connexion Internet. Une telle situation aurait des répercussions sur les exportations de pétrole, de gaz et sur le secteur bancaire.

Des enjeux auxquels Téhéran n'est pas étranger. Le pays compte bien continuer à user du détroit comme un levier économique et stratégique durable. "Ormuz est notre arme nucléaire", aurait déclaré le vice-président du Parlement iranien, Ali Nikzad, selon les informations de CNN.


COMMENTAIRE

Il y a une limite à cette stratégie, car le Qatar est une place financière mondiale qui investit une partie de l'argent de l'Iran pour contourner les sanctions américaines. Reste aussi la question de savoir quel câble serait coupé. Il s'agit avant tout d'avoir un nouveau levier dans les négociations.

Enfin, il existe tout de même des solutions de secours aux câbles du détroit d’Ormuz, notamment des câbles terrestres ou d’autres routes sous-marines. Mais elles pourraient toutefois vite saturer et plomber les économies du Golfe et leur secteur énergétique et par répercussion, le reste du monde.



Environ 430 câbles sous-marins sont déployés dans le monde sur plus de 550.000 miles, soit environ 800.000 km, ce qui représente plus de 20 fois le tour de notre planète.

Actuellement, les Etats-Unis, la Russie et la Chine disposent de ces capacités de grande profondeur, jusqu'à 6000 mètres. La France a également ce genre de technologie, mais les robots utilisés ne sont pas purement destinés au domaine militaire. Ils servent également à la recherche.

Au niveau mondial, de nombreux Etats manifestent désormais leur intérêt dans ce secteur, que ce soit par des discours, en mettant en place de nouvelles législations ou tout simplement en renforçant leurs capacités. L'Otan également s'est emparée du sujet.

Au-delà des attaques physiques sur ces infrastructures, chercheurs et militaires s'interrogent aussi sur les potentialités de ces câbles en matière d'espionnage. Pourraient-ils par exemple permettre d'écouter l'activité maritime, mettant à mal la dissuasion nucléaire ?









samedi 23 mai 2026

(FR) Application gratuite "LibreOffice", une alternative complète à Microsoft Office.

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Si vous recherchez une solution gratuite, open-source, et personnalisable, LibreOffice est un excellent choix. En revanche, si vous avez besoin de fonctionnalités avancées, d'une intégration cloud robuste, et d'un support technique professionnel, Microsoft Office est probablement la meilleure option.

Si vous avez du mal à trouver une alternative à Microsoft Office sous licence, voici une option à laquelle beaucoup font confiance.

Microsoft Office demeure un logiciel indispensable pour de nombreux utilisateurs. Cependant, la plateforme ne propose plus de licences perpétuelles comme auparavant ; Microsoft a opté pour un modèle d’abonnement avec des frais récurrents pour l’utilisation de la suite Office.

Les coûts élevés peuvent constituer un obstacle pour de nombreuses personnes, et le piratage de logiciels ne doit pas être encouragé.

L'une des solutions les plus adaptées actuellement consiste à opter pour des applications bureautiques gratuites comme Google Workspace ou Microsoft Word Online. Cependant, elles présentent l'inconvénient de nécessiter une connexion internet et, parfois, de manquer de fonctionnalités essentielles.

Et c'est là que LibreOffice excelle. LibreOffice est une suite bureautique libre et open source réputée et établie de longue date, plébiscitée par de nombreux utilisateurs à travers le monde pour ses fonctionnalités complètes et sa gratuité.



Si vos besoins s'articulent autour de l'utilisation de Microsoft Word pour la création de documents, de PowerPoint pour la conception de diapositives de présentation à usage professionnel et personnel, et d'Excel pour le suivi des dépenses mensuelles, LibreOffice est véritablement le choix idéal.

La principale motivation de nombreuses personnes pour acheter une licence Microsoft 365 est généralement de lire et de modifier des documents qui leur sont envoyés par d'autres personnes – des personnes qui utilisent déjà des applications familières comme Word ou Excel.

Bien que LibreOffice enregistre et exporte par défaut les données au format ouvert Open Document Format (ODF), le logiciel gère néanmoins de nombreux types de fichiers différents sans problème, notamment les fichiers Word (.docx) et les feuilles de calcul Excel (.xlsx).

Bien que quelques problèmes mineurs de compatibilité d'affichage subsistent occasionnellement, la situation s'est considérablement améliorée. Autre avantage majeur : la plupart des raccourcis clavier habituels de Microsoft Word sont également compatibles avec LibreOffice.


LibreOffice possède toutes les fonctionnalités nécessaires.



Un détail intéressant : l’équipe de développement de LibreOffice semble comprendre la psychologie des utilisateurs qui viennent de passer d’un autre logiciel. Dès le lancement du traitement de texte, une notification vous propose de personnaliser l’interface pour qu’elle vous soit plus familière.

Curieux de découvrir les paramètres, les utilisateurs seront véritablement surpris de constater que la description n'était pas que du vent : l'interface de LibreOffice Writer peut être complètement transformée pour devenir quasiment indiscernable de celle de Microsoft Word.

L'un des arguments les plus convaincants en faveur de LibreOffice réside dans la richesse des fonctionnalités intégrées à cette suite logicielle gratuite. Elle ne se limite pas au traitement de texte et aux tableurs avec Writer et Calc ; cet écosystème offre bien plus encore.

Bien que l'interface graphique de LibreOffice ait un aspect un peu rétro, rappelant les années 90, elle recèle une multitude de fonctionnalités performantes. C'est pourquoi cette suite d'outils a su gagner la confiance des utilisateurs au fil des ans.


Le parcours de LibreOffice, marqué par une croissance constante depuis 15 ans.



Si un logiciel libre bénéficie d'une communauté de fans suffisamment importante et fidèle pour le maintenir et le développer pendant plus de 15 ans, les utilisateurs peuvent être sûrs de tenir entre leurs mains un produit de qualité.

En examinant de plus près la feuille de route des mises à jour, il apparaît clairement que l'équipe derrière LibreOffice a maintenu un rythme extrêmement constant au fil des ans : des mises à jour majeures sont publiées tous les six mois, ainsi que des correctifs mineurs publiés mensuellement.

L'une des caractéristiques les plus appréciées de LibreOffice au fil des ans a été sa compatibilité multiplateforme. Application indispensable sur les ordinateurs Linux, elle fonctionne également de manière très fluide sous Windows.

Si vous recherchez toujours une expérience de stockage cloud similaire à Google Docs ou Microsoft 365, la version commerciale de Collabora Online vous apportera entière satisfaction.

Si l'accès aux documents sur plusieurs appareils s'avère nécessaire, les utilisateurs peuvent facilement configurer un service de stockage distant pour récupérer leurs données à tout moment. Tout est maîtrisé et configurable avec précision selon leurs préférences.

Cette suite logicielle est disponible sur la plupart des appareils du marché. Ainsi, que vous ayez besoin de prendre des notes rapidement sur votre ordinateur portable ou de modifier des documents en déplacement sur une tablette, LibreOffice répond à vos besoins.

Une autre raison pour laquelle LibreOffice est préféré à Microsoft 365 ou Google Docs est que, par défaut, il ne se connecte à aucun service cloud.

Même en cas de coupure soudaine de la connexion internet, le travail peut se poursuivre normalement jusqu'au rétablissement du réseau. Bien que ces deux plateformes cloud prennent désormais en charge le fonctionnement hors ligne, la conception minimaliste et indépendante de LibreOffice reste plus attrayante.

Par défaut, les données personnelles sont stockées localement sur l'ordinateur, ce qui offre une tranquillité d'esprit totale contre les risques de fuites d'informations ou d'intrusions extérieures.

Cela ne signifie pas pour autant que LibreOffice est totalement isolé d'Internet. La synchronisation des fichiers est personnalisable. Les utilisateurs peuvent choisir des services de stockage tiers comme Dropbox ou Google Drive.

L'habitude de sauvegarder les données dans le cloud est maintenue afin de garantir un accès flexible sur plusieurs appareils en cas de besoin, au lieu de s'appuyer entièrement sur le mécanisme « tout ou rien » imposé par Office 365 ou Google Docs.


LibreOffice n'est peut-être pas la solution idéale pour tout le monde.



Bien que LibreOffice ait de nombreuses raisons de convaincre les utilisateurs de quitter Microsoft Office, il est juste de dire qu'il ne constitue pas le remplacement idéal pour tout le monde.

Ce n'est pas un hasard si Microsoft Office a conservé sa position dominante sur ce marché pendant si longtemps. Pour les grandes entreprises ou les particuliers ayant consacré des milliers d'heures à l'optimisation de feuilles de calcul complexes, LibreOffice risque de ne pas répondre à leurs exigences élevées.

Microsoft Office excelle dans de nombreux domaines, mais c'est au niveau de ses fonctionnalités collaboratives qu'il brille véritablement. La possibilité de modifier simultanément des documents en temps réel offre d'immenses avantages aux grandes organisations.

Cependant, pour les utilisateurs individuels, LibreOffice s'est révélé un outil incroyablement utile.

Dans un contexte où Microsoft Office intègre constamment de nouvelles fonctionnalités d'IA – ce qui, involontairement, éloigne les utilisateurs –, la véritable surprise réside dans le fait que LibreOffice n'ait été découvert que maintenant.

Les utilisateurs peuvent non seulement créer et partager facilement des documents avec d'autres personnes à l'aide de Word ou d'Excel, mais ils peuvent également migrer des référentiels de données entiers vers la nouvelle plateforme sans avoir à réapprendre à utiliser les fonctionnalités à partir de zéro.


SOURCES

Version vietnamienne : Đừng "dùng lậu" nữa, đây là phần mềm văn phòng thay Microsoft Office đủ hết tính năng mà miễn phí hoàn toàn

LibreOffice FR : LibreOffice est une suite open source créée par vous, pour vous

Ubuntu : LibreOffice contre OpenOffice: deux options, même objectif

Libre-office : Comparaison entre LibreOffice et Microsoft Office : Quel est le meilleur choix ?








vendredi 22 mai 2026

(FR) Opération Epic Fury en Iran : les Etats-Unis ont eu 39 aéronefs détruits ou perdus...

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Un rapport du Congrès liste les appareils militaires détruits ou endommagés dans le conflit entre les États-Unis et l'Iran. 42 avions américains ont été détruits, perdus ou endommagés depuis le début du conflit


Le député démocrate américain Ed Case a déclaré mardi 12 mars 2026 que les États-Unis avaient perdu 39 avions depuis le début de la guerre contre l'Iran le 28 février 2026, citant un rapport d'une publication américaine spécialisée dans la Défense.

Ed Case a fait ces remarques lors d'une audition spéciale devant une commission du Sénat, interrogeant le directeur financier du Pentagone, Jay Hurst, sur l'ampleur des dégâts subis pendant le conflit.

"Nous avons perdu environ 39 avions, selon un rapport de The War Zone, et ce rapport date d'il y a presque un mois", a déclaré Ed Case, demandant à Jay Hurst si le Pentagone avait calculé "le coût de maintien en état de tous ces avions".

Jay Hurst a répondu : "Il y a des coûts, Monsieur, mais je souhaite vous les communiquer par écrit et vous donner des détails précis, car, comme vous pouvez l'imaginer, la réparation des avions est quelque chose de très difficile à chiffrer."

"Nous souhaitons effectuer un diagnostic complet de l'appareil avant d'estimer les coûts", a-t-il ajouté.

Le rapport cité par Ed Case, publié par le média américain spécialisé dans la défense The War Zone, indique que l'US Air Force a effectué près de 13.000 vols durant le conflit avec l'Iran.

Selon ce rapport, 39 appareils ont été détruits et 10 autres ont subi des dommages de gravité variable.

Le rapport affirme également qu'un chasseur F-35A Lightning II a été touché dans l'espace aérien iranien et qu'un avion Boeing E-3 Sentry a été détruit.

Ces affirmations n'ont pu être vérifiées de manière indépendante et les responsables du Pentagone n'ont pas confirmé publiquement les pertes alléguées lors de l'audience.




Les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l'Iran le 28 février 2026, provoquant des représailles de Téhéran contre Israël et les alliés américains dans le Golfe, ainsi que la fermeture du détroit d'Ormuz.

Un cessez-le-feu est entré en vigueur le 8 avril 2026 grâce à la médiation du Pakistan, mais les pourparlers à Islamabad n'ont pas abouti à un accord durable.

La trêve a ensuite été prolongée par le président américain Donald Trump sans fixer de date limite.


COMMENTAIRE

Entre le triomphalisme de son Président et les données du Congrès américain et de l’institut ‘The War Zone’ - données validées lors d'auditions au Sénat mi-mai 2026 -.

Le bilan réel s'élève à 39 aéronefs détruits ou perdus, et 10 autres endommagés.

Bien noter que la liste établie ci-dessous ne couvre pas totalement les chiffres indiqués dans le bilan validé. Tous les détails ne sont pas révélés.

a) Environ 24 drones MQ-9 Reaper ont été abattus par les défenses antiaériennes iraniennes alors qu'ils menaient des missions de reconnaissance à haut risque.

b) 1 avion d'attaque au sol A-10 Warthog a été abattu en vol alors qu'il couvrait une mission de sauvetage.

c) Un avion radar (AWACS) Boeing E-3G Sentry a été entièrement détruit au sol lors d'une frappe de missile iranienne sur la base saoudienne de Prince Sultan.

d) Lors du sauvetage du responsable des systèmes d’armes d’un F-15E abattu début avril 2026 au-dessus du territoire iranien, les appareils américains embourbés ou endommagés sur une piste abandonnée ensablée (ou qui ne pouvaient pas revenir d’Iran en toute sécurité) ont été détruits par l’armée américaine pour éviter qu'ils ne tombent aux mains de l'ennemi : 2 avions de transport MC-130J Hercules et 4 hélicoptères légers d'opérations spéciales MH-6 ou AH-6 Little Bird.

e) Un F-35A Lightning II a été touché par des tirs de DCA (Armement léger de Défense contre avions) au-dessus de l'espace aérien iranien le 19 mars 2026. Le pilote a tenté de ramener son avion sur une base américaine d’un pays ami non cité, mais il a dû effectuer un atterrissage d'urgence -hors territoire iranien- endommageant gravement l’appareil. Le pilote a eu la vie sauve.

f) 4 chasseurs-bombardiers F-15E Strike Eagle ont été perdus : un abattu au-dessus de l'Iran occidental début avril et 3 autres perdus à cause de tirs fratricides de la défense koweïtienne.

g) Et aussi, 7 avions ravitailleurs KC-135.


SOURCES

Wikipédia : Le député démocrate américain Edward Espenett Case, dit Ed Case

Facebook : https://www.facebook.com/reel/1365942738690176

Business AM : Les États-Unis ont déjà perdu 39 avions militaires dans le conflit avec l’Iran

BFMTV : Guerre au Moyen-Orient: des pertes militaires considérables pour les États-Unis