lundi 28 septembre 2026

(FR) Pourquoi les forces houthies au Yémen sont-elles si difficiles à vaincre ?

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Les blocages et tensions autour des détroits stratégiques de Bab el-Mandeb et d'Ormuz.
(Infographie Bedirhan Demirel/Anadolu via AFP)

Les forces houthies (Ansar Allah) au Yémen sont particulièrement difficiles à vaincre en raison d'une combinaison unique de facteurs géographiques, de soutien asymétrique, d'endurance militaire et de divisions profondes au sein de leurs adversaires.

Voici les principales raisons qui expliquent la résilience de ce groupe armé :


1. Un terrain montagneux hautement défensif

Le bastion historique des Houthis se situe dans les régions montagneuses du nord du Yémen (notamment le gouvernorat de Saada). Ce relief accidenté et escarpé offre des protections naturelles exceptionnelles. Il limite considérablement l'efficacité des frappes aériennes occidentales ou saoudiennes et rend toute incursion terrestre extrêmement difficile et coûteuse pour des armées conventionnelles. Les Houthis y ont développé un réseau de tunnels et de caches pour abriter leurs arsenaux.


2. Le soutien stratégique et technologique de l'Iran

Bien qu'ils disposent d'une large autonomie locale, les Houthis sont un groupe politique et religieux armé qui défend la minorité musulmane chiite du Yémen, les Zaidis. Ils affirment faire partie de "l'axe de résistance" dirigé par l'Iran contre Israël, les États-Unis et l'Occident au sens large, aux côtés d'autres groupes armés du Moyen-Orient tels que le Hamas et le Hezbollah. L'Iran leur fournit un soutien technologique, logistique et financier crucial. Ce transfert de compétences leur permet de fabriquer ou d'assembler localement des missiles balistiques, des missiles de croisière et des drones d'attaque à longue portée. Avec un coût de fabrication dérisoire, ces armes asymétriques harcèlent efficacement des navires de guerre ou des infrastructures énergétiques valant des milliards de dollars.


3. La fragmentation et la faiblesse de la coalition adverse

Les forces qui s'opposent aux Houthis au Yémen ne forment pas un front uni. Le gouvernement yéménite reconnu internationalement est une alliance de factions rivales (loyalistes, séparatistes du Sud soutenus par les Émirats arabes unis, mouvements islamistes) ayant des agendas politiques divergents. Cette absence de chaîne de commandement unifiée sabote régulièrement les offensives militaires au sol. De plus, après des années d'enlisement, l'Arabie saoudite cherche avant tout à s'extraire de ce bourbier économique et militaire.



Les Houthis contrôlent Sanaa et le nord-ouest du Yémen, y compris le littoral de la mer Rouge.

4. Une maîtrise absolue de la guerre asymétrique

Ayant combattu le gouvernement central yéménite lors de six guerres successives entre 2004 et 2010, puis résisté à une coalition régionale menée par Riyad depuis 2015, les Houthis sont des combattants aguerris par plus de vingt ans de guérilla. Ils n'opèrent pas comme une armée régulière : ils dissimulent leurs lanceurs de missiles dans des zones civiles ou mobiles, ce qui rend l'identification des cibles presque impossible pour les services de renseignement étrangers.


5. Ancrage démographique et contrôle territorial

Les Houthis contrôlent la partie occidentale du Yémen, une zone géographique qui englobe la capitale Sanaa et le port stratégique de Hodeïda. C'est là que réside la grande majorité de la population yéménite. Cet ancrage leur donne accès à un immense bassin de recrutement forcé ou volontaire. Ils exploitent habilement le sentiment nationaliste et anti-impérialiste de la population, notamment en se positionnant comme les défenseurs du Yémen face aux interventions étrangères (saoudienne, américaine ou israélienne).


6. Le pouvoir de nuisance sur le commerce mondial

En contrôlant la côte ouest du Yémen, les Houthis se sont positionnés sur le détroit de Bab el-Mandeb, un verrou maritime par lequel passe une part majeure du commerce mondial et du transport d'hydrocarbures. Leurs attaques répétées de drones et de commandos en mer Rouge leur confèrent un levier de pression international disproportionné par rapport à leur taille. Bloquer les voies maritimes leur permet de faire peser un coût financier direct sur les puissances occidentales sans avoir à gagner une guerre conventionnelle.




COMMENTAIRE

On les pensait affaiblis par les campagnes de bombardement successives des États-Unis puis d’Israël. Plus discrets ces derniers mois alors que la guerre faisait rage en Iran. Mais depuis début septembre 2026, les Houthis du Yémen occupent à nouveau un rôle central dans le conflit qui se déroule au Moyen-Orient. Après avoir déclaré prendre le contrôle du détroit stratégique de Bab el-Mandeb le 11 septembre 2026, ils bombardent désormais activement l’Arabie saoudite et enchaînent les gains territoriaux à l’intérieur du Yémen.

Les États-Unis n’interviennent pas, pour le moment

Il semblerait néanmoins que, dans cette nouvelle offensive, les Houthis veillent à ne pas s’aliéner les États-Unis. Dès l’annonce de la prise de contrôle du détroit de Bab el-Mandeb, les responsables houthistes ont déclaré que seuls les navires saoudiens seraient visés.

Ryad a depuis demandé à plusieurs reprises à son allié américain d’intervenir pour contenir les dernières avancées des Houthis, selon des médias américains, mais sans succès pour l’heure. Pour justifier sa décision de ne pas intervenir, le président américain Donald Trump a affirmé que les Houthis avaient accepté de ne pas s’en prendre aux Etats-Unis.


LIENS EXTERNES

- BBC : Qui soutient les Houthis et comment se procurent-ils leurs armes ?

- Vietnam : Pourquoi les forces houthies au Yémen sont-elles si difficiles à vaincre ?

- Wikipédia : Houthis

- rtbf.be : Quel rôle jouent les Houthis dans le conflit au Moyen-Orient ? "Ce n’est pas une marionnette de l’Iran, ils ont leur propre agenda"








mercredi 23 septembre 2026

(FR) Règlement retour : le Parlement européen valide un durcissement majeur de la politique migratoire de l'Union européenne.

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Le Parlement européen a officiellement validé en juin 2026 un durcissement sans précédent de sa politique migratoire en adoptant le « règlement retour ». Ce texte législatif majeur vise principalement à accélérer et systématiser les expulsions de migrants en situation irrégulière ou déboutés du droit d'asile.


LES MESURES CLES DU TEXTE

Le nouveau règlement introduit des dispositions drastiques pour pallier le faible taux d'exécution des obligations de quitter le territoire au sein de l'Union :

- Création de « hubs de retour » : Possibilité d'externaliser la gestion des migrants en créant des centres de rétention en dehors des frontières de l'UE (avec des discussions évoquant des pays tiers comme le Rwanda, l'Ouganda ou l'Ouzbékistan) pour y envoyer les personnes en attente d'expulsion.

- Allongement de la rétention : La durée de rétention administrative des personnes refusant de quitter le territoire pourra être prolongée, atteignant potentiellement jusqu'à 24 mois.

- Fin de l'effet suspensif : Les recours judiciaires formés en cours de procédure d'expulsion ne bloqueront plus systématiquement le renvoi.

- Sanctions accrues : Durcissement des mesures à l'encontre des sans-papiers récalcitrants, incluant des saisies de documents d'identité, des visites domiciliaires et des interdictions prolongées de retour sur le territoire européen.


UN CLIVAGE POLITIQUE MARQUE

Ce texte vient compléter le Pacte sur la migration et l'asile entré en application en juin 2026. Son adoption par le Parlement européen s'est appuyée sur une alliance de la droite, des conservateurs (PPE) et de l'extrême droite, témoignant de la pression croissante de ces groupes sur l'agenda européen. À l'inverse, ce tournant suscite de vives protestations et l'indignation des partis de gauche et des organisations de défense des droits humains.

Le pacte européen sur l’asile et la migration est entré en vigueur le vendredi 12 juin 2026. Par ce pacte, les 27 États membres de l’Union européenne actent un durcissement sans précédent des politiques migratoires.


LIENS EXTERNES

- Toute l'Europe : Avec le règlement sur les retours, le Parlement européen valide un durcissement majeur de la politique migratoire de l'Union européenne

- Amnesty : Que va changer le nouveau pacte européen sur la migration et l’asile ?





(FR) The Deportation Project : les États-Unis ont expulsé plus de 25 000 étrangers vers des pays tiers.

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The Deportation Project : Révélations sur les expulsions de masse de l'administration Trump ». © Forbidden Stories (organisation à but non lucratif fondée en novembre 2017 par Laurent Richard).

L'administration de Donald Trump a expulsé au moins 25 447 étrangers vers 28 pays tiers avec lesquels ils n'ont parfois aucun lien, selon une enquête mondiale intitulée « The Deportation Project » publiée le 21 septembre 2026 par le consortium Forbidden Stories.

Ce vaste système d'expulsions de masse repose sur des mécanismes financiers et diplomatiques précis :

- Des accords confidentiels : Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025, Washington a négocié des accords secrets avec 35 gouvernements d'Amérique latine, d'Afrique et du Pacifique. Au 31 août 2026, 28 de ces pays avaient concrètement appliqué le dispositif

- Le Mexique en première ligne : Une écrasante majorité des personnes expulsées — environ 20 000 migrants — ont été renvoyées vers le Mexique.

- Un financement massif : Le gouvernement américain a alloué au moins 410 millions de dollars pour indemniser les pays d'accueil ou subventionner des agences de l'ONU chargées de gérer ces transferts

- Des contreparties politiques : En échange de l'accueil de ces personnes, les pays tiers bénéficient de faveurs de la part des États-Unis, comme la levée de certaines restrictions sur les visas, des baisses de droits de douane ou des investissements économiques.

- Une structure dédiée : Pour piloter cette politique, l'administration a créé en mai 2025 un service spécifique au sein du département d'État : le « bureau de la remigration ».

Cette stratégie permet aux autorités américaines d'éloigner des personnes qu'elles ne peuvent légalement pas reconduire directement dans leur pays d'origine. Les associations de défense des droits humains dénoncent l'opacité totale de ces procédures et la précarité juridique extrême dans laquelle se retrouvent les personnes ainsi déportées.


LIENS EXTERNES

- RFI : The Deportation project: «Certains des migrants expulsés des États-Unis étaient des citoyens modèles»

- Agence Anadolu : États-Unis : une enquête recense plus de 25 000 étrangers expulsés vers des pays tiers

- Le Parisien : Les Etats-Unis ont expulsé plus de 25 000 étrangers dans des pays tiers, selon Forbidden Stories

- Le courrier de l'atlas : Chiffre de la semaine : les Etats-Unis ont expulsé plus de 25 000 étrangers 











mardi 22 septembre 2026

(FR) L'Iran a informé les États-Unis de ses conditions pour la réouverture du détroit d'Ormuz.

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Des navires naviguant près du détroit d'Ormuz, vus de Musandam, Oman, le 31 août 2026. Photo Stringer/Reuters

Le dimanche 20 septembre 2026, l'Iran a effectivement transmis ses conditions officielles aux États-Unis en vue d'une réouverture du détroit d'Ormuz. Les messages ont été acheminés par l'intermédiaire de pays médiateurs, principalement le Qatar et le Pakistan.

Téhéran a d'ailleurs précisé qu'il était techniquement en mesure de rouvrir cette voie maritime stratégique sous sept jours si un terrain d'entente diplomatique était trouvé à New York lors de l'Assemblée générale de l'ONU.

Selon les déclarations de Mohsen Rezaï, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, et de Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement, les principales exigences de Téhéran s'articulent autour de plusieurs axes majeurs :

- Fin de la guerre sur tous les fronts : L'arrêt complet des opérations et des hostilités militaires menées par les États-Unis et leurs alliés occidentaux contre l'Iran, ainsi que contre ses partenaires régionaux au Liban, en Palestine, au Yémen et en Irak.

- Levée du blocus naval américain : La fin du blocus imposé par Washington sur les ports du sud de l'Iran.

- Déblocage des avoirs financiers : La restitution inconditionnelle de l'ensemble des fonds et actifs iraniens gelés à l'étranger.

- Levée des sanctions économiques : L'annulation des sanctions visant l'Iran, notamment celles qui ciblent les exportations de pétrole et le transport maritime

- Retrait militaire et compensations : Le retrait des forces maritimes et aériennes américaines de la zone du Golfe, ainsi que le paiement de dommages et intérêts pour les préjudices causés par le conflit.

Tant que ces engagements ne seront pas honorés par Washington, les autorités iraniennes maintiennent que le trafic commercial de transit restera bloqué ou fortement restreint dans le détroit.


LIENS EXTERNES

- Le Devoir : L’Iran dit avoir fait part de ses conditions aux États-Unis pour rouvrir le détroit d’Ormuz

- L'orient Le Jour : L’Iran prêt à rouvrir Ormuz sous condition, Rubio « ouvert » à une rencontre avec les Iraniens à l’ONU

- Sud Ouest : Guerre au Moyen-Orient : l’Iran pose ses conditions pour rouvrir le détroit d’Ormuz






 

(FR) Pourquoi Poutine ne met-il pas fin à la guerre en Ukraine ?

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Russian President Vladimir Putin, Moscow, September 2026
Maxim Shipenkov / Pool / Reuters


Le président russe Vladimir Poutine ne met pas fin à la guerre en Ukraine principalement parce que son avenir politique et la structure socio-économique actuelle de la Russie dépendent désormais entièrement de la poursuite du conflit. Arrêter la guerre sans une victoire totale ou une capitulation ukrainienne exposerait le régime russe à des risques intérieurs majeurs.

Voici les raisons structurelles et géopolitiques avancées par les experts pour expliquer ce choix :


1. La dépendance de l'économie russe à l'effort de guerre

- Le piège de la "militarisation" : Le budget de la défense et de la sécurité de la Fédération de Russie s'est élevé à 12 900 milliards de roubles (environ 157 milliards de dollars), représentant plus d'un tiers des dépenses totales de l'État. Une grande partie de l'industrie et des emplois russes tourne désormais uniquement pour l'armée.

- Le risque de récession massive : Selon une analyse partagée par The Economist, stopper brutalement le conflit provoquerait un choc économique immédiat. Reconvertir l'appareil industriel militaire vers le secteur civil et réintégrer des centaines de milliers de vétérans sur le marché du travail menacerait le pays d'une récession et d'un chômage de masse.


2. La survie politique du régime

- L'impossible reddition des comptes : L'invasion a entraîné un coût humain colossal (estimé par les services de renseignement occidentaux à plusieurs centaines de milliers de morts et de blessés russes). Si Poutine gelait le conflit sans gains décisifs, la population russe et les élites ultra-nationalistes exigeraient des explications sur ce sacrifice immense, menaçant directement l'autorité du Kremlin.

- Une légitimité basée sur le conflit : Le pouvoir central utilise la rhétorique d'une guerre existentielle contre l'OTAN pour justifier la répression interne et maintenir la cohésion nationale. La fin des hostilités déplacerait l'attention des citoyens vers les graves problèmes intérieurs, tels que l'inflation rampante et la baisse du niveau de vie.


3. Des objectifs idéologiques et territoriaux inchangés

- Des revendications maximalistes : Lors de ses prises de parole publiques, Vladimir Poutine réaffirme constamment que la guerre ne prendra fin que lorsque la Russie aura atteint ses objectifs initiaux. Il exige la capitulation de Kiev et la reconnaissance internationale de l'annexion des quatre oblasts ukrainiens (Donetsk, Louhansk, Zaporijjia et Kherson).


Bien que l'armée ukrainienne continue de mener des frappes de drones profondes sur les infrastructures pétrolières russes pour saper la logistique du Kremlin, Vladimir Poutine refuse tout compromis. Le système politique russe s'est refermé autour de cette guerre, rendant une désescalade impossible sans un effondrement ou une contrainte militaire extérieure majeure.



LIENS EXTERNES

- La Press : Zelensky affirme que Poutine n’a plus « l’initiative »

- Aei : 7 Reasons Putin Doesn’t Want to End the War in Ukraine

- Cepa : What If Putin Can’t End the War?

- Foreign Affairs : Putin Will Not Yield







 

(FR) Donald Trump et Xi Jinping : l’âne rencontre le renard.

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Donald Trump et Xi Jinping (AFP).

L’expression « Trump-Xi : l’âne rencontre le renard » fait référence au titre d'une chronique politique de Loïc Tassé, publiée le 21 septembre 2026 dans le Le Journal de Montréal et le Le Journal de Québec.

Cette formule satirique sert à analyser le rapport de force déséquilibré entre le président américain Donald Trump (qualifié ici d'« âne », têtu et imprévisible) et le président chinois Xi Jinping (qualifié de « renard », fin stratège et pragmatique). Le texte s'inscrit dans le contexte de leur rencontre officielle prévue à Washington.

Sauf imprévu, le grand événement de la semaine sera la rencontre à Washington de ce jeudi 24 septembre 2026 entre Donald Trump et Xi Jinping. Avec un président américain imbu de lui-même, mentalement malade et qui refuse d’entendre les spécialistes, le résultat de cette réunion ne peut être que mauvais pour les États-Unis.

Selon l'analyse développée par le chroniqueur Loïc Tassé, plusieurs grands enjeux internationaux mettent en évidence ce contraste de leadership :

- Le dossier Taïwan : L'auteur estime que l'administration américaine actuelle, affaiblie par la dette et l'épuisement de ses stocks militaires, montre des signes d'hésitation à défendre militairement l'île. Il évoque le risque que Washington finisse par marchander ses intérêts avec Pékin contre des concessions économiques temporaires.

- La situation en Iran : Face aux perturbations énergétiques au Proche-Orient, la Chine cherche à stabiliser la région pour sécuriser ses importations massives de pétrole et de gaz. Xi Jinping est dépeint comme un dirigeant soucieux de préserver ses alliances, notamment en demandant à Téhéran de faire pression sur les Houthis afin de dégager les voies maritimes.

- La rivalité technologique : Les perspectives d'un accord ou d'une réglementation commune sur l'intelligence artificielle (IA) sont jugées quasi nulles, en raison d'une méfiance mutuelle profonde et d'un manque de vision stratégique côté américain.

- La guerre commerciale : Le texte souligne la compétitivité croissante des produits chinois face à des entreprises américaines en perte de vitesse, tout en pointant du doigt les risques de contournement diplomatique au profit d'intérêts strictement privés.


LIENS EXTERNES

- Le Journal de Montréal & Québec : Trump-Xi: l’âne rencontre le renard












samedi 19 septembre 2026

(FR) Canada et l’Union européenne vers un partenariat stratégique inédit.

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Le Canada et l’Union européenne traversent une accélération géopolitique majeure marquée par l'ambition de forger un rapprochement stratégique totalement inédit. Poussées par les tensions commerciales avec l'administration de Donald Trump aux États-Unis, les deux puissances cherchent à diversifier leurs alliances économiques et sécuritaires.

Voici les faits marquants de cette alliance en construction :



Le concept disruptif de « membre associé »

- La proposition européenne : Lors de son discours annuel sur l'état de l'Union le 16 septembre 2026, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a proposé d'« ouvrir la porte au Canada pour qu’il devienne le premier membre associé de l’Union européenne »

- La réponse canadienne : Présent à Strasbourg le lendemain, le Premier ministre canadien Mark Carney a salué cette initiative. Bien que ce statut de « membre associé » n'existe pas encore juridiquement, il traduit une volonté d'intégration politique et économique très poussée


Les piliers de la coopération

Cette alliance dépasse largement le cadre de l'accord économique et commercial global AECG (en anglais : Comprehensive Economic and Trade Agreement, CETA) signé en 2017. Les discussions menées par le Canada, notamment avec l'appui de la France, s'articulent autour de secteurs critiques :

- Défense et Sécurité : Création d'un Conseil de sécurité européen associant directement le Canada et le Royaume-Uni. L'accès aux minéraux critiques canadiens servira à renforcer l'industrie européenne de la défense.

- Numérique et Tech : Collaboration renforcée sur l'intelligence artificielle, la cybersécurité, la construction conjointe de centres de données et la pose de nouveaux câbles sous-marins entre les deux continents.

- Mobilité des travailleurs : Des négociations explorent la possibilité de faciliter l'expatriation et l'obtention de permis de travail sans visa pour les Canadiens dans certains secteurs clés en Europe.


Réactions internationales

Cette annonce a immédiatement provoqué de vives réactions. Le président américain Donald Trump a qualifié cette démarche de « ridicule » et a proféré de nouvelles menaces de sanctions économiques à l'encontre du Canada et de l'UE. De leur côté, certains analystes européens soulignent la complexité juridique qu'un tel statut va imposer au sein des institutions de l'Union.




LIENS EXTERNES

- LEDEVOIR : Un nouveau partenariat «unique» entre le Canada et l’UE se met en place 

- Wikipédia : Accord économique et commercial global

- consilium.europa.eu : Échanges commerciaux UE-Canada 2025: faits et chiffres

- Le monde : Europe-Canada : une nouvelle alliance