mercredi 15 avril 2026

(FR) UE : la présidente de la Commission européenne veut en finir avec le droit de veto.

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Ursula von der Leyen à Bruxelles le 13 avril 2026. REUTERS

Faut-il en finir avec le droit de veto des États membres ? Face aux blocages répétés, la présidente de la Commission plaide pour le vote à la majorité qualifiée en politique étrangère. Une réforme qui divise au sein de l’UE.

La présidente de la Commission européenne a sauté sur l’occasion pour remonter sur son cheval de bataille. Moins de 24 heures après que la Hongrie a voté pour évincer Viktor Orban - son dirigeant anti-européen en poste depuis 16 ans - Ursula von der Leyen a de nouveau plaidé pour que l’Union européenne obtienne davantage de pouvoir sur les gouvernements nationaux, afin de pouvoir imposer certaines décisions en matière de politique étrangère. Comprendre : mettre fin au droit de veto, outil historique de l'UE.

Car sous Viktor Orban, proche allié du président américain Donald Trump et du président russe Vladimir Poutine, la Hongrie a souvent bloqué des décisions de politique étrangère. Chaque gouvernement peut actuellement exercer un droit de veto sur les décisions concernant les affaires étrangères, l’élargissement et le budget de l’UE, ou encore la souveraineté des Etats… Et donc bloquer les 26 autres membres concernant les projets qui ne répondent pas à ses intérêts nationaux. C’est ce qui complique, notamment, l'adoption de sanctions envers la Russie et Israël, ou de budgets supplémentaires pour soutenir l’Ukraine.


Grand combat d'Ursula von der Leyen

Ces dernières années, Ursula von der Leyen s’est fait la figure de proue d’une lutte controversée au sein de l’UE, l’appelant à mener un grand changement : se débarrasser du droit de veto en passant au vote par majorité qualifiée. Dès son arrivée à la tête de la Commission en 2019, la dirigeante allemande avait apostrophé les nations européennes : "Soyez courageux et passez enfin au vote à la majorité qualifiée". En septembre 2025, dans son grand discours sur l’Etat de l’Union européenne, elle avait relancé une énième fois le débat. "Il est temps de nous libérer des carcans de l’unanimité", avait-elle appelé, récoltant les forts applaudissements de partisans qui peinent encore à se faire entendre.

"Passer au vote à la majorité qualifiée en matière de politique étrangère est un moyen important d’éviter les blocages systémiques, comme nous l’avons vu par le passé", a-t-elle encore plaidé ce lundi 13 avril 2026. Et d'exhorter les gouvernements à "saisir dès maintenant l’opportunité", c'est-à-dire la fin du règne de Viktor Orban, plus grand utilisateur du droit de veto bloquant l'Europe jusqu'ici.

Mais même parmi les membres les plus favorables à l’UE, peu se sentent prêts à pousser pour cette révolution interne. Car nombreux sont ceux qui rechignent à l’idée de perdre le contrôle de leur politique étrangère et de devoir potentiellement entériner des décisions auxquelles ils pourraient s'opposer.


Divisions

Pour certains petits Etats, le veto constitue un outil crucial pour se faire entendre. En revanche, de puissantes nations européennes ayant moins à perdre, comme l’Allemagne ou la France, se sont déjà exprimées en faveur du vote à majorité qualifiée. Emmanuel Macron a par exemple appelé à plusieurs reprises à généraliser l’outil. "Nous avons laissé s’installer l’idée que l’Europe était devenue une bureaucratie impuissante", déclarait-il quelques mois seulement après sa première élection en 2017, estimant depuis à plusieurs reprises que le vote à majorité qualifiée était la solution à ces blocages.

En 2023, Berlin avait même lancé un "Groupe d’amis du vote à la majorité qualifiée en politique étrangère et de sécurité commune". Mais l’élan s’était vite essoufflé : cette initiative, qui réunissait alors la Belgique, la Finlande, la France, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Slovénie et l’Espagne, n’a depuis abouti à rien. Dans la réalité, même parmi les favorables, la vision diffère parfois, certains souhaitant voir le vote majoritaire généralisé, d’autres ne souhaitant le voir appliqué que sur certains sujets comme sur la fiscalité, mais non sur la politique étrangère.

Difficile donc aujourd’hui de savoir s’il existe une véritable dynamique pour la fin du veto derrière Ursula von der Leyen. Et même avec de forts soutiens, un problème demeure : pour passer de l’unanimité au vote à la majorité qualifiée, il lui faudra dans un premier temps récolter... l’unanimité.


SOURCE

L'EXPRESS : Après la défaite de Viktor Orban, Ursula von der Leyen veut en finir avec le droit de veto

Euronews : La vie après Orbán : comment sa défaite écrasante va transformer la dynamique du pouvoir au sein de l'UE








(FR) NATO - UE : L'Europe peut-elle se défendre sans les États-Unis ?

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Source: www.shutterstock.com/Pavlo Lys

Les deux dernières semaines ont été agitées par les multiples excès de langage et de provocation de Donald Trump. Une nouvelle façon d’envisager les relations internationales, sous-tendue par un principe simple : « je suis le plus fort donc j’impose ma politique par la force ». Sa dernière incartade, geler l’aide militaire à l’Ukraine pour amener ce pays à accepter les termes d’une négociation, est un non-sens dans la mesure où elle incite l’autre partie, la Russie, à aborder les négociations de paix avec une position maximaliste. À titre de comparaison, c’est comme si l’on démarrait un match de foot en ayant des joueurs exclus du terrain avant même le coup d’envoi. Les États-Unis sont en train de conduire seuls une négociation sur la sécurité de l’Europe alors même qu’ils ne cessent d’affirmer qu’ils ne sont plus impliqués dans la sécurité du continent européen. Il faut donc ouvrir les yeux et cesser d’implorer celui qui n’est plus l’ami américain. Continuer dans cette voie serait une position de faiblesse qui ne peut que fragiliser l’Europe encore un peu plus. Les Européens peuvent profiter de cette situation pour prendre en main leur destin. Il s’agit en réalité d’une chance et d’une opportunité pour l’Union européenne pour exister en propre, pour ne plus coller à l’image des États-Unis qui ne peut que se dégrader dans les semaines qui viennent aux États-Unis comme dans le reste du monde.

L’acte fondateur consiste donc à dire que les Européens conduiront la négociation de paix avec la Russie et non les États-Unis, et qu’à l’inverse l’Europe ne sera pas tenue par un quelconque accord de paix négocié par les États-Unis avec la Russie sans les Européens. Par conséquent, il est nécessaire de :

- reprendre contact avec la Russie afin de faire passer le message que les Européens sont disposés à discuter d’un accord de paix et plus largement du futur de la sécurité en Europe ;

- montrer que les États européens sont prêts à se défendre, qu’ils ne sont pas prêts à se laisser imposer un accord de paix par la force par la Russie.

Dans ce contexte, les discours que l’on entend ici ou là laissent penser que les Européens sont trop faibles, qu’ils réagissent trop tard et qu’ils ne peuvent pas défendre l’Europe sans les Américains. Il faut combattre ce discours qui repose bien souvent sur des informations inexactes – le comble étant qu’aujourd’hui les fake news proviennent davantage des États-Unis que de la Russie – et notamment de combattre les idées reçues erronées qui fleurissent ici ou là. Il faut citer notamment


1ère idée reçue : L’OTAN ne peut survivre sans les États-Unis 

Le budget de l’organisation OTAN est aujourd’hui de 2,85 milliards d’euros, ce qui permet à cette organisation de fonctionner, d’établir des plans de défense, d’organiser la défense collective de l’Europe. Or les États-Unis contribuent à hauteur d’un peu moins de 16 % au budget de l’OTAN soit 450 millions d’euros. Cela veut donc dire que l’OTAN peut vivre sans les États-Unis et au profit des Européens. Comment peut-on en effet imaginer que les 31 autres pays membres de l’OTAN ne pourront pas pallier au manque de ces 450 millions d’euros sachant que les États-Unis se sont d’eux-mêmes mis en marge de l’alliance atlantique ? Les Européens peuvent donc prendre le contrôle de l’OTAN à leur profit.


2e idée reçue : Les Européens sont militairement faibles. Ils ne veulent pas dépenser suffisamment pour leur défense et ne peuvent se défendre contre la Russie.

Les Européens n’ont pas attendu l’élection de Donald Trump pour commencer à prendre en main leur sécurité. Le total des budgets de défense des pays membres de l’Union européenne est passé de 200 milliards d’euros en 2021 à 320 milliards d’euros en 2024. L’effort de défense est donc significatif et en dépensant 2 % du PIB pour leur défense, les Européens égalent au minimum le budget de défense de la Russie qui s’élève à hauteur de 7 % de son PIB.

Par ailleurs, on peut douter de cette parité des budgets de défense européens et russes affichée par le think tank britannique The International Institute for Strategic Studies (IISS). En effet, celui-ci applique un facteur correctif du budget de défense russe, qui est nominalement de 137 milliards d’euros, en le multipliant d’un facteur 3 et en le mesurant en parité pouvoir d’achat en Russie. Or personne n’utilise un tel facteur correctif entre pays européens ou entre l’Europe et les États-Unis. De plus, la Russie n’est pas totalement autonome puisqu’elle est dépendante d’autres pays en ce qui concerne la fourniture d’équipements militaires (Iran, Corée du Nord) et de composants (Chine). La réalité est donc que dès aujourd’hui, les Européens sont déjà en capacité de dissuader la Russie de les attaquer, même si une meilleure efficacité de la défense européenne est nécessaire et que l’Europe souffre de lacunes capacitaires dans certains domaines comme la défense aérienne ou la défense antimissiles.


3e idée reçue : En dépensant 3 % pour leur défense en 2025, les États européens vont affaiblir leurs économies

Cette affirmation est à nouveau sans fondement, tout simplement parce que cet objectif est impossible à atteindre dans les quelques années à venir.

Il est en effet impossible pour les États d’augmenter leur budget de défense d’un tiers en un an. L’augmentation des budgets de défense doit porter sur l’acquisition d’un nombre plus important d’équipements militaires et sur le développement de nouveaux équipements en établissant une priorité sur le comblement des lacunes capacitaires. Pour se faire, il est nécessaire d’adapter les rythmes de production des industries de défense européennes et de s’assurer que toute les chaines d’approvisionnement sont dimensionnées en conséquence. Or cela ne peut se faire du jour au lendemain comme on a pu l’observer avec les munitions depuis 2023 puisqu’il a fallu deux ans pour passer d’une production de 300 000 obus de 155mm à 1 million d’obus par an. De ce fait, la montée en puissance de l’industrie de défense, pour être efficace, ne peut être que progressive et régulière. On peut donc espérer que les Européens auront trouvé une solution à la guerre en Ukraine avant d’atteindre un jour ce seuil des 3 % du PIB affecté à la défense. Bien entendu, l’augmentation des budgets de défense doit être un objectif pour les Européens. Il faut l’afficher ne serait-ce que pour conduire les Russes à la table des négociations dans de bonnes conditions. Néanmoins, il ne faut pas effrayer inutilement les Européens sur le coût de cet effort. Ce qu’il faut éviter c’est de reproduire ce qu’on fait les Allemands avec la création d’un fonds spécial de 100 milliards d’euros pour la défense en 2022 : en procédant ainsi ils se sont contraints à dépenser très rapidement cet argent, ce qui ne pouvait se faire qu’en achetant des équipements américains (plus de 50 % de leurs dépenses d’armement depuis 2022.) Fallait-il vraiment que les Allemands substituent leur dépendance au gaz russe par une dépendance aux armements américains ?


4e idée reçue : On ne peut se défendre qu’en achetant des armements aux États-Unis

Une nouvelle fois, cette affirmation est fausse. Depuis le début de la guerre en Ukraine, les pays européens ont acheté des armements aux États-Unis (63 % de leurs acquisitions sur la période 2022-mi 2023) pour 3 raisons :

- Pour acheter la garantie de sécurité des États-Unis : on sait aujourd’hui que celle-ci n’existe plus ;

- Parce que les stocks supérieurs de l’armée américaine permettaient d’acheter rapidement des armements américains : les Américains ont épuisé leurs stocks d’armement qu’ils ne peuvent plus fournir rapidement aux Européens ;

- Parce qu’ils fabriquent des équipements qu’on ne fabrique pas en Europe : c’est vrai pour quelques équipements mais c’est loin d’être la majorité des cas et l’objectif des Européens est bien de combler ces lacunes.

Il faut ajouter à cela deux autres arguments qui militent aujourd’hui pour l’achat d’équipements militaires auprès de la BITD européenne :

- En premier lieu, les États-Unis vont diriger leur production pour la fourniture de l’armée américaine avec sans doute une accélération du pivot de l’outil militaire sur l’Asie : nous ne serons pas prioritaires quand il faudra commander des armes aux États-Unis ;

Sur une note plus grave, qu’est-ce qui garantit aujourd’hui que les Européens pourront acheter des armes aux États-Unis pour fournir l’Ukraine ? Pire, qu’est-ce qui garantit que Washington n’interdira pas aux États européens d’utiliser les armements américains contre la Russie si un jour l’Europe était obligée de se confronter militairement à Moscou ?

Sur la période 2022-2024, le taux de dépendance aux États-Unis en matière d’armement est tombé à 44 %. Les Européens ont commencé à réagir mais le niveau de cette dépendance est encore trop élevé, beaucoup trop élevé. Cela fait peser un risque pour la sécurité européenne qu’il ne faut plus prendre. Et ici pas de crainte de subir des mesures de rétorsion de Donald Trump : le marché américain est déjà fermé. Les Européens fournissent moins de 5 % du marché américain. La fermeture de ce marché n’aurait aucun effet pour les Européens : dans la défense le Buy European Act doit en réalité devenir un Buy European Security Act.


SOURCES

IRIS : Europe, Union européenne, OTAN

tdhj.org : Exploring the Benefits of NATO-EU Cooperation: The Case of Estonia, Kosovo and Colombia

Le Parisien : L’Europe peut-elle « se défendre sans les États-Unis » ? Passe d’armes entre le chef de l’OTAN et la France

Jean-Pierre Maulny (Directeur adjoint de l’IRIS) : 
Défendre l’Europe sans les États-Unis : yes we can !








mardi 14 avril 2026

(FR) Hongrie : Le futur Premier ministre hongrois Peter Magyar s'oppose à une adhésion rapide de l'Ukraine à l'UE.

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Peter Magyar, chef du parti Tisza, répond aux questions lors d'une conférence de presse internationale à Budapest le lundi 13 avril 2026. Photo : AP.


Selon BBC, Kyiv Post, Euro News - Peter Magyar qui deviendra très probablement Premier ministre de Hongrie, a déclaré que le plan visant à intégrer rapidement l'Ukraine à l'UE dans un délai de 10 ans n'est pas réalisable.


« Il serait absurde de permettre à un pays en état de guerre d’être admis dans l’Union européenne (UE) », a déclaré Peter Magyar, chef du parti Tisza qui a remporté les élections législatives hongroises le dimanche 12 avril 2026, en faisant référence à l’Ukraine lors d’une conférence de presse internationale de plus de trois heures à Budapest le 13 avril 2026.

Le parti Tisza ayant remporté plus des deux tiers des sièges au Parlement, Peter Magyar est quasiment assuré d'être élu prochain Premier ministre de Hongrie, succédant à Viktor Orbán, chef du parti Fidesz, au pouvoir depuis 16 ans. Son entrée en fonction est prévue pour le mardi 5 mai 2026.

Peter Magyar a fait campagne sur des politiques très différentes de celles du Premier ministre Orban, mais ses dernières déclarations laissent entendre que la position de la Hongrie sur l'Ukraine pourrait rester inchangée. Il a annoncé qu'il accepterait le plan de l'Union européenne visant à prêter 90 milliards d'euros à l'Ukraine.

Il a refusé de commenter davantage la question de savoir si la Hongrie soutiendrait une adhésion accélérée de l'Ukraine à l'UE une fois les combats terminés, mais a déclaré que la perspective de voir Kiev rejoindre l'Union dans les 10 prochaines années était « irréalisable ».

Cette déclaration laisse entendre que l'approche de la Hongrie différera de celle de nombreux pays européens, alors que l'UE examine la possibilité d'élargir le bloc, y compris un scénario impliquant l'adhésion rapide de l'Ukraine.

Néanmoins, Peter Magyar a déclaré soutenir le droit de l'Ukraine à décider de son propre avenir dans les négociations avec la Russie, affirmant qu'aucun pays n'a le droit de forcer l'Ukraine à accepter un accord de paix défavorable, surtout un accord qui exige des concessions territoriales.

« Personne ne devrait dicter les conditions dans lesquelles l'Ukraine doit signer un accord de paix. Nous ne pouvons exiger d'aucun pays qu'il cède son territoire », a-t-il déclaré.

Alors que le Premier ministre Orban est connu pour sa position pro-russe, Magyar est considéré comme plus pro-UE.

L'homme politique de 45 ans a déclaré être prêt à dialoguer s'il recevait un appel du président russe Vladimir Poutine, ajoutant que son premier message lors de cet appel serait d'exhorter la Russie à mettre fin aux hostilités en Ukraine et à ouvrir la porte au dialogue.

Concernant la politique énergétique, Peter Magyar a déclaré que la Hongrie continuerait d'acheter de l'énergie à la Russie à court terme, tout en cherchant à diversifier ses sources d'approvisionnement. « La Russie est toujours là, la Hongrie est toujours là. Nous rechercherons toujours les sources de pétrole les moins chères et les plus sûres », a-t-il affirmé.

Il a exprimé son souhait de maintenir des relations amicales avec les pays voisins, notamment l'Ukraine, et a laissé ouverte la possibilité de rencontrer le président Volodymyr Zelensky à l'avenir.

Avec au moins 138 sièges sur 199 au Parlement détenus par le parti TiszaPeter Magyar disposera d'un pouvoir considérable, capable de modifier les lois et même la Constitution, ce qui lui permettra de remodeler la politique intérieure et étrangère de la Hongrie lors de son prochain mandat.








(FR) L'Iran réclame des compensations à cinq pays du Moyen-Orient.

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Les États-Unis et l'Iran envisagent de tenir un deuxième cycle de pourparlers après l'échec du premier cycle à Islamabad, au Pakistan.

Le représentant de l'Iran auprès des Nations Unies, Amir-Saeid Iravani, a exigé des compensations de plusieurs pays du Moyen-Orient. 

Selon les médias iraniens du 14 avril 2026 , il s'agit de cinq pays : Bahreïn, l'Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis (EAU) et la Jordanie. Par ailleurs, le gouvernement iranien a indiqué à l’agence RIA Novosti que les bombardements des États-Unis et d’Israël ont causé des dommages estimés à 270 milliards de dollars américains.

Amir-Saeid Iravani a soutenu que ces pays avaient violé le droit international en se joignant aux États-Unis dans la campagne militaire contre l'Iran. Il a insisté sur le fait que ces pays devaient indemniser « tous les préjudices matériels et moraux » subis.



Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif (deuxième à partir de la droite) a accueilli le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, à Islamabad le week-end dernier. – Photo : Ministère des Affaires étrangères du Pakistan.

Selon des responsables américains, Islamabad a de nouveau été proposée comme lieu des pourparlers. Genève, en Suisse, est également envisagée.

Dans une interview diffusée sur Fox News le 13 avril 2026, le vice-président américain J. D. Vance a déclaré que les pourparlers à Islamabad « avaient fait des progrès » concernant le retrait des matières nucléaires d'Iran ainsi qu'un mécanisme visant à garantir que l'uranium ne puisse pas être enrichi à l'avenir.

Selon le vice-président américain, les négociateurs iraniens ne peuvent pas prendre de décision car ils ont besoin de l'approbation d'« autres personnes à Téhéran ».

Par ailleurs, Axios, citant un responsable américain anonyme et une source proche du dossier, a rapporté que les États-Unis avaient proposé à l'Iran de suspendre temporairement l'enrichissement d'uranium pendant 20 ans. L'Iran aurait cependant demandé une période plus courte, inférieure à 10 ans.




lundi 13 avril 2026

(FR) Hongrie : la victoire de Péter Magyar redonne le sourire à l’Europe.

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Peter Magyar, leader du parti Tisza, célèbre sa victoire ce dimanche soir 12 avril 2026 à Budapest. REUTERS/Leonhard Foeger



Les Hongrois ont choisi dimanche de tourner la page de l’ère Orbán. Place à un jeune Premier ministre conservateur Peter Magyar qui a été longtemps un fidèle, mais s’en distingue au moins sur un point : son attachement à l’Europe.



Le dessin de Chaunu : la défaite de Viktor Orban en Hongrie.


La Hongrie a vécu un tournant politique majeur le dimanche 12 avril 2026. Peter Magyar, chef du parti pro-européen Tisza (Parti Respect et liberté), a remporté les élections législatives face au premier ministre sortant Viktor Orbán. Cette victoire a suscité une vague de réactions à travers le continent.

Le 12 avril 2026, Tisza remporte les élections législatives avec environ 52 % des suffrages, contre 38 % pour le Fidesz. Après dépouillement de près des deux tiers des bulletins, le parti de Magyar détenait déjà 137 des 199 sièges de l'Assemblée nationale, soit plus que les deux tiers nécessaires à la majorité qualifiée. Viktor Orbán a reconnu sa défaite et contacté personnellement Péter Magyar pour le féliciter de sa victoire. Le scrutin a été marqué par une participation record, dépassant 77,8 %.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a résumé le sentiment général : « La Hongrie a choisi l’Europe », écrivait-elle dimanche 12 avril 2026 au soir sur X, estimant qu’« un pays a repris son chemin européen ».

Le président Emmanuel Macron a indiqué s’être entretenu directement avec Peter Magyar pour le féliciter, saluant « une victoire de la participation démocratique, de l’attachement du peuple hongrois aux valeurs de l’Union européenne et pour la Hongrie en Europe ».

« Ensemble, faisons avancer une Europe plus souveraine, pour la sécurité de notre continent, notre compétitivité et notre démocratie », a ajouté le président français.

Le chancelier allemand Friedrich Merz, de son côté, a invité le nouveau dirigeant hongrois à « unir les forces pour une Europe forte, sûre et unie ». Le premier ministre britannique Keir Starmer a parlé d’« un moment historique, non seulement pour la Hongrie, mais aussi pour la démocratie européenne », tandis que son homologue espagnol Pedro Sánchez a salué la victoire « des valeurs européennes ».

Le premier ministre polonais Donald Tusk, dont le pays entretient des relations historiquement tendues avec la Hongrie d’Orbán, s’est montré le plus direct, lançant en hongrois : « Ruszkik haza ! », « Les Russes rentrez chez vous ! », en référence aux liens étroits qu’Orbán entretenait avec Moscou.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a également félicité Peter Magyar pour sa « victoire éclatante », se disant prêt à un « travail constructif conjoint » dans l’intérêt « de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Europe ».


Hongrie : Le palais à 15 millions d’euros de la famille de Viktor Orbán ciblé par des accusations de corruption. (article 24/03/2026)



Cette datcha d'Hatvanpuszta était autrefois la propriété des Habsbourg. DR/Facebook/Hadházy Ákos

À trente kilomètres de Budapest, la datcha d’Hatvanpuszta est devenue le symbole de la fortune du clan du dirigeant hongrois, menacé de chuter aux élections d’avril 2026 prochain

(*) Une datcha est, en Russie, une sorte de résidence secondaire à la campagne.

La datcha à Hatvanpuszta, manoir de luxe présenté comme une exploitation agricole par le pouvoir. Cette ferme de 13 ha avait été rachetée en 2011 par le père de Viktor Orbán, qui était alors un jeune chef de gouvernement, en poste depuis un an.

Cette ancienne propriété des Habsbourg (la famille impériale dont le règne s’est éteint pendant le conflit de 14-18), puis délaissée après la Seconde Guerre mondiale sous le glacis communiste, a des allures de palais. Ce « mini Versailles » du Premier ministre hongrois est épinglé par une vidéo diffusée par un député indépendant. D’où vient l’argent ?


Un mini Versailles

Le domaine s’étale sur 6.000 m2 et comporte aussi une bibliothèque, une salle des fêtes et un parking souterrain. « C’est un mini Versailles à la campagne », disait le député Akos Hadhazy sur France 2 en 2024. Estimation : 15 millions d’euros.

Ces dernières années, de nombreux articles de presse ont suggéré que Viktor Orbán utilisait ce manoir dit d’Hatvanpuszta comme lieu de retraite privé. Le  palais se situe près de sa ville natale de Felcsut, à environ 34 kilomètres à l’ouest de Budapest.


Une corruption galopante

Le succès viral de ces images intervient dans un contexte de frustration généralisée face à la corruption en Hongrie. L’entourage de Viktor Orbán est soupçonné de s’être enrichi de manière spectaculaire grâce à des appels d’offres publics.

Les soupçons de corruption dans les marchés publics ont justement conduit l’UE à geler 19 milliards d’euros de fonds destinés à la Hongrie. Depuis le retour au pouvoir de Viktor Orbán en 2010, le pays a rétrogradé de la 50e à la 82e place dans le classement de l’ONG Transparency International sur la corruption, arrivant dernière parmi les membres de l’UE en 2024.



Viktor Orban - Premier ministre de Hongrie en fonction depuis le 29 mai 2010.

Relations internationales depuis 2022

Durant la campagne pour l'élection présidentielle française de 2022, Orbán affirme ouvertement son soutien à Marine Le Pen. C'est de plus grâce à une banque hongroise qui appartient à Lőrinc Mészáros, un ami d'Orbán, que Marine Le Pen peut financer sa campagne électorale et donc participer à l'élection.

Devenu proche de Vladimir Poutine, Viktor Orbán tient une ligne pro-russe à partir des années 2010. Après avoir condamné l'invasion de l'Ukraine par la Russie et s'être rallié aux sanctions occidentales contre la Russie en 2022, il estime l'année suivante qu'il faut négocier avec cette dernière pour ramener la paix en Europe. Cette ligne génère des tensions au sein de l'Union européenne, qui soutient majoritairement l'Ukraine.

Après les élections européennes de 2024, Viktor Orban initie le troisième groupe du Parlement européen « Patriotes pour l’Europe ». Il lui donne pour objectifs de se positionner « contre le soutien militaire à l’Ukraine » et « contre l’immigration illégale » et « pour la famille traditionnelle » et « alléger les contraintes environnementales ». Jordan Bardella prend la tête de ce groupe d’extrême droite, l'Italien Roberto Vannacci est un des six vice présidents du groupe.

Fervent soutien de Benyamin Netanyahou, Viktor Orban apporte un appui total à la guerre menée à Gaza par Israël depuis 2023, en dépit des accusations de génocide visant cet État. Il annonce qu’il n’appliquerait pas le mandat d’arrêt pour crimes contre l’humanité émis le 21 novembre 2024 contre le premier ministre israélien par la Cour pénale internationale (CPI), puis reçoit celui-ci en Hongrie en avril 2025. Il annonce lors de cette visite que son pays allait se retirer de cette instance internationale. La Hongrie vote fin 2025 pour la suppression de l’Agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens.


Viktor Orbán maintient son veto sur le prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine

Réunis à Bruxelles, les dirigeants européens n'ont pas réussi à convaincre le Premier ministre hongrois de débloquer l'aide promise à Kiev. À la peine dans les sondages pour les prochaines élections législatives, ce dernier conditionne toujours son feu vert à la reprise des livraisons de pétrole russe via l'oléoduc Droujba.

Viktor Orbán avait pourtant accepté en décembre 2025 le principe de ce prêt, tout en obtenant, avec la Slovaquie et la République tchèque, de ne pas y contribuer directement. Or ces fonds sont jugés essentiels par Kiev pour financer son effort de guerre contre la Russie en 2026 et 2027.


COMMENTAIRE

Le 19 mars 2026, au-delà du prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine, Budapest bloque également d'autres dossiers clés, comme :

-  l'adoption d'un 20e paquet de sanctions européennes contre la Russie

- et l'ouverture de nouvelles étapes dans le processus d'adhésion de Kiev à l'UE. 

Faute de consensus, les dirigeants européens devront revenir sur ces questions lors d'un prochain sommet.


Péter Szijjártó est depuis 2014 ministre des Relations économiques extérieures et des Affaires étrangères de Hongrie.

Péter Szijjártó s'est rendu 16 fois à Moscou depuis que la Russie a lancé son invasion à grande échelle de l'Ukraine en février 2022. Son dernier voyage a eu lieu le 4 mars 2026, lorsqu'il a rencontré le président russe Vladimir Poutine au Kremlin.

De plus, le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, a reconnu qu'il contactait régulièrement son homologue russe, Sergueï Lavrov, lors de réunions privées de l'UE sur les affaires étrangères.


En 2024, Péter Magyar rejoint le Parti Respect et liberté (Tisza), l'opposition historique à Viktor Orbán. Il est élu député européen en 2024, puis continue son ascension jusqu'à devenir l'opposant principal à Viktor Orbán.

Ce bras de fer s'inscrit dans un contexte politique tendu pour Viktor Orbán, engagé dans une campagne pour un cinquième mandat consécutif lors des élections du 12 avril 2026. Fragilisé dans les sondages face à son rival Péter Magyar, il adopte une ligne particulièrement critique vis-à-vis de l'Ukraine, accusée de vouloir entraîner la Hongrie dans son conflit avec la Russie. WAIT AND SEE.



Fin de règne pour Viktor Orbán et pari réussi pour Péter Magyar

Ingérences étrangères

La large défaite de Viktor Orban, après 16 ans au pouvoir, est d’abord celle d’un homme qui a incarné ce qu’il a lui-même appelé l’« illibéralisme », c’est-à-dire le contraire de la démocratie libérale qui constituait la norme en Europe. Un homme qui a polarisé l’UE comme nul autre, s’érigeant en adversaire déclaré de Bruxelles assimilée à la Moscou du temps où la Hongrie faisait partie du bloc soviétique. A lui seul, il bloque à ce jour l’aide européenne de 90 milliards d’euros à l’Ukraine.

Enfin, c’est la défaite de ses puissants soutiens, qu’il s’agisse de Vladimir Poutine à Moscou, dont il était en quelque sorte le cheval de Troie au sein de l’UE ; ou de Donald Trump qui a tweeté en sa faveur quelques jours avant le scrutin. Son vice-président, JD Vance, a même fait le voyage de Budapest pour le soutenir en personne ; cette défaite est donc aussi la sienne, révélatrice de l’effet repoussoir que constitue désormais l’administration Trump en Europe.


SOURCES

Conseil européen : Viktor Orbán maintient son veto sur le prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine

Conseil européen 19 mars 2026 : Les Vingt-Sept, à l'exception de la Hongrie et de la Slovaquie, ont toutefois réaffirmé leur volonté d'avancer dans un communiqué commun

Le Monde : A Felcsut, en Hongrie, la vie de château des proches de Viktor Orban

Le Parisien : Hatvanpuszta, ce « mini-Versailles » qui pourrait coûter cher à Viktor Orbán

Wikipédia : Viktor Orbán et Péter Magyar

YouTube - Le Parisien : Hongrie : le château du clan Orban dans le collimateur

Euronews : Le ministre hongrois des Affaires étrangères reconnaît avoir appelé Sergueï Lavrov lors de réunions clés de l'UE







samedi 11 avril 2026

(FR) Comment Donald Trump bouleverse-t-il l'ordre mondial ?

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Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a bouleversé l’ordre mondial et fragilisé comme jamais les institutions de son propre pays.

Depuis un peu plus d'un an, le monde a la tête sous l’eau, le crâne fermement tenu par un homme qui, avec une insupportable frivolité, inonde la terre entière de sidération par ses décisions invraisemblables, ses discours erratiques, et la folle capacité de nuisance que lui confère la présidence de la première puissance mondiale. 

Donald Trump s’est encore démarqué ce week-end en menaçant plusieurs pays européens de nouveaux droits de douane parce qu’ils s’opposaient à sa volonté de s’accaparer le Groenland, une déflagration qui sera au cœur d’une réunion d’urgence de l’UE jeudi 22 janvier 2026. La veille, il sera venu narguer chez eux ses anciens alliés au forum économique de Davos, en Suisse, où l’on s’attend à un discours à son image "tout en outrance".

Pendant ses deux présidences des États-Unis, la première du 20 janvier 2017 au 20 janvier 2021 et la seconde depuis le 20 janvier 2025, Donald Trump propose divers plans et idées qui permettraient d'étendre l'influence politique et territoriale des États-Unis.

Selon un sondage YouGov de février 2025, seulement 4 % des Américains soutiennent l'expansion américaine si elle nécessite la force militaire, 33 % des Américains soutiennent l'expansion sans recours à la force militaire ou économique, et 48 % des Américains s'opposent totalement à cette expansion.


Expansionnisme américain depuis 2026 sous Donald Trump


Canada

Trump a déclaré son intention d’imposer un tarif de 25 % sur toutes les marchandises en provenance du Canada afin de permettre au gouvernement canadien de mettre fin à ce qu’il considère comme une crise de migration illégale et une crise de la drogue à la frontière canado-américaine. 


Mark Carney, le premier ministre du Canada, depuis le 14 mars 2025.

Le premier ministre du Canada Mark Carney et les responsables canadiens ont réagi en menaçant les États-Unis de mesures de rétorsion tarifaire et de l’arrêt de l’approvisionnement en énergie canadienne du nord des États-Unis. Trump a déclaré à plusieurs reprises son désir d'annexer le Canada aux États-Unis en tant que 51e État, réfutant l'insistance de certains selon laquelle il plaisantait. Trump a parfois lié l'annexion à l'allègement des droits de douane.


Groenland (Danemark)

Le 4 janvier 2026, Donald Trump, a déjà déclaré à plusieurs reprises, réaffirme son souhait de voir le Groenland passer sous la coupe américaine, au lendemain de l'opération militaire américaine surprise pour prendre le contrôle du Venezuela.

Le 17 janvier 2026, une enquête de l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP) indique que les motivations américaines à l’égard du Groenland ne se limitent pas aux considérations sécuritaires, mais incluent des intérêts économiques privés liés aux minerais critiques, notamment les terres rares. L’enquête révèle que d’anciens proches collaborateurs de Donald Trump détiennent des participations dans GreenMet (Greentech Minerals Holdings Inc.), impliquée dans un projet d’exploitation de terres rares au Groenland avec Tanbreez Mining Greenland A/S, bénéficiant d’un soutien politique et financier d’institutions fédérales américaines.

Le Premier ministre du Groenland Jens Frederik Nielsen répond que celui-ci n'est « pas à vendre »



A 33 ans, Jens-Frederik Nielsen est devenu le plus jeune Premier ministre du Groenland. Ici à Copenhague le 15 janvier 2026. (Sebastian Elias Uth/AP)ParNelly Didelot.

Le 19 janvier 2026, The Guardian, pour contester l'affirmation de Donald Trump qu'il n'y a aucun écrit reconnaissant la souveraineté du Danemark sur le Groenland, signale que le 4 août 1916, le secrétaire d'État Robert Lansing a signé un document déclarant que le gouvernement des États-Unis d'Amérique n'élèverait aucune objection à ce que le gouvernement danois étende ses intérêts politiques et économiques à l'ensemble du Groenland.


Mexique

Trump a affirmé que les États-Unis subventionnaient le Mexique et que le pays devrait à ce titre devenir un État américain


La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum lors d’une conférence de presse à Mexico, le 21 janvier 2026. © Agence de presse Yonhap

Trump a également proposé de renommer le golfe du Mexique « golfe d’Amérique » (Gulf of America). Trump a proposé cette idée pour la première fois lors d’une conférence de presse et l’a mentionnée dans son discours inaugural. Lors de sa prise de fonction le 20 janvier 2025, Trump a signé un décret renommant la partie du golfe allant du littoral américain à « la frontière maritime avec le Mexique et Cuba » en « Golfe d'Amérique » dans l'usage fédéral.


 Palestine de la bande de Gaza

Trump a proposé de réinstaller les Palestiniens de la bande de Gaza ailleurs, dans des pays comme l'Égypte et la Jordanie voisines, les États-Unis prenant le contrôle de la zone et la reconstruisant, après la guerre de Gaza. Trump a décrit ses ambitions de faire de Gaza « la Riviera du Moyen-Orient », dans laquelle « les peuples du monde » vivraient en harmonie. Selon certaines informations, les États-Unis souhaiteraient réinstaller les Gazaouis en Syrie, au Soudan, au Maroc ...

En mai 2025, des rapports ont révélé que l'administration Trump travaillait sur un plan visant à relocaliser définitivement 1 million de Gazaouis en Libye, tout en offrant la libération d'environ 30 milliards de dollars de fonds gelés par les États-Unis depuis le renversement du régime de Mouammar Kadhafi en échange de l'accord des autorités libyennes.

Le 21 février 2025, après l'opposition des États arabes, Trump a déclaré qu'il « recommanderait », mais n'appliquerait pas, son plan de prise de contrôle de Gaza par les États-Unis et de réinstallation de la population palestinienne. 




Le 15 mai 2025, lors de sa visite présidentielle au Qatar, Trump a réitéré son désir de voir les États-Unis prendre le contrôle de la bande de Gaza et « en faire une zone de liberté ».

Le 26 février 2025, Trump a publié une vidéo générée par IA sur le média Truth Social. La vidéo s'ouvre sur des images de Gaza déchirées par la guerre avant de passer à des vidéos d'une station balnéaire, comprenant des plans d'Elon Musk en train de manger et de danser, des danseuses du ventre barbues, et Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou - tous deux torse nu - buvant au bord d'une piscine. Les créateurs de la vidéo ont déclaré qu'ils ne savaient pas comment Trump avait obtenu la vidéo et ont critiqué Trump pour avoir publié la vidéo sans crédit ni permission, ajoutant qu'ils ne soutenaient pas la « machine de propagande » de Trump.


Venezuela

L'enlèvement de Nicolás Maduro par les États-Unis survient le 3 janvier 2026 lorsque les forces américaines bombardent plusieurs sites du nord du Venezuela, y compris la capitale Caracas, sous le nom de code opération Absolute Resolve (en français : « opération Détermination absolue »). Cet événement est considéré comme une aggravation majeure de la crise américano-vénézuélienne en cours, voire comme un coup d'État.

Le président vénézuélien Nicolás Maduro déclare l'état d'urgence national après le début des explosions. Le gouvernement promet de se défendre contre les actions militaires américaines visant à changer le régime politique. Il les qualifie d'« agression impérialiste » et appelle à la convocation du Conseil de sécurité des Nations unies.

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Le président déchu vénézuélien Nicolas Maduro et on épouse Cilia Flores est arrivé ce lundi 5 janvier 2026 pour comparaître devant un tribunal de New York

Après les frappes, le président américain Donald Trump annonce sur Truth Social à 5 h 21 du matin (UTC−04:00) que Maduro et son épouse Cilia Flores ont été capturés et emmenés aux États-Unis. La procureure générale des États-Unis, Pam Bondi, déclare qu'ils seront tous deux mis en accusation pour narcoterrorisme.


Guerre d'Iran de 2026

La guerre d'Iran de 2026 est un conflit qui débute le 28 février 2026 par une opération militaire conjointe américano-israélienne consistant en des frappes aériennes ciblées sur l'Iran. Du côté israélien, l'opération est nommée opération Lion rugissant (en anglais : Operation Roaring Lion) et, du côté américain, opération Fureur épique (en anglais : Operation Epic Fury). En réponse, l'Iran déclenche l’opération Promesse honnête 4, consistant en une vague de représailles massives à travers le Moyen-Orient, sur l'île de Chypre et au Caucase.

Cette guerre débute six semaines après une répression violente de manifestations antigouvernementales en Iran, au cours desquelles des milliers de civils sont tués. Le président américain Donald Trump menace alors d'une intervention militaire imminente. Malgré la tenue de négociations nucléaires indirectes sous l'égide d'Oman peu avant les hostilités, les États-Unis procèdent au plus important déploiement militaire dans la région depuis l'invasion de l'Irak en 2003. Cette guerre succède à la guerre des Douze Jours et à l'opération américaine de 2025.


Ali Khamenei né le 19 avril 1939 à Machhad - Iran et tué lors d'une frappe aérienne israélo-américaines le 28 février 2026 à Téhéran - Iran.

Les premières frappes sont ciblées en Iran sur Téhéran, Ispahan, Qom, Karadj et Kermanchah. Un nombre important de figures clés du pouvoir sont tuées, dont le guide suprême Ali Khamenei, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Shamkhani et le ministre de la Défense Aziz Nasirzadeh. Les médias iraniens font aussi état de la mort de la fille, du gendre et de la petite-fille du guide suprême.

La riposte iranienne se manifeste par le lancement de centaines de drones et de missiles balistiques non seulement vers Israël, mais aussi vers les bases militaires américaines situées en Jordanie, au Koweït, à Bahreïn, au Qatar, en Irak, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis. Téhéran cible également des infrastructures civiles, notamment les aéroports internationaux du Koweït et des Émirats.

Le 1er mars 2026, le Hezbollah au Liban attaque Israël, ce qui mène Tsahal à lancer une campagne de bombardements sur le territoire libanais, marquant l’ouverture d’un nouveau front. La fermeture de facto du détroit d'Ormuz par l'Iran provoque une perturbation immédiate des livraisons mondiales de gaz et de pétrole. Par ailleurs, le conflit s’exporte aux frontières de l’Union européenne lorsque la base britannique d’Akrotiri, sur l'île de Chypre, est attaquée par un drone du Hezbollah.

Donald Trump définit les objectifs de l'intervention comme étant la destruction des capacités balistiques et militaires de l'Iran, la prévention de l'accès à l'arme nucléaire et, à terme, le renversement du régime des mollahs. Bien que l'opération soit soutenue par certains alliés régionaux, elle suscite les condamnations des Nations unies et de plusieurs États qui dénoncent l'enfreinte au droit international et une déstabilisation du Moyen-Orient. Des critiques juridiques s'élèvent également, qualifiant les frappes d'illégales au regard du droit interne américain et de violations de la souveraineté iranienne. Le 1er mars 2026, Donald Trump anticipe que les objectifs de l'opération pourraient être atteints dans un délai de quatre semaines, mais la durée de la guerre reste très incertaine........


Trump renouvelle ses critiques envers le Japon et la Corée du Sud pour leur inaction face à la guerre contre l'Iran.

Le président américain Donald Trump a renouvelé lundi 6 avril 2026 ses critiques à l’encontre du Japon, de la Corée du Sud, de l’Australie et de l’OTAN, leur reprochant de ne pas fournir d’assistance navale pour rouvrir le détroit d’Ormuz dans le contexte de la guerre israélo-américaines contre l’Iran.

Voir Trump renews criticism of Japan, S. Korea for not helping U.S. in Iran war



COMMENTAIRE

Donald Trump s'en prend désormais à la Corée du Sud, au Japon, à l'Australie et L'OTAN. Il critique lourdement ses alliés et chante les louanges de Kim Jong Un.

À quel moment est-ce que les États-uniens vont-ils se réveiller et se rendre compte que Trump est en train de détruire toute la sphère d'influence de leur pays ? En venir à complimenter le leader nord-coréen seulement parce qu'il l'a flatté est inquiétant.

En seulement une année, Trump a fait énormément de mal et il est difficile de prévoir ce qui restera de l'OTAN, l'AUKUS et tout le reste lorsqu'il quittera le pouvoir.



L'avantage, au moins, c'est qu'il tape sur tout le monde, certes, mais pour l'instant on en reste largement à des paroles en l'air et des menaces dans le vent. S'il finit par en arriver aux actes concrets, là par contre il y aura une vraie crise.

Pour le moment, tout le monde attend sagement que l'orage passe en serrant les dents et en espérant passer à travers les gouttes. Terrible de voir que même en 2026, un seul homme peut avoir autant le champ libre pour saboter son pays et détruire petit à petit l'ordre mondial.



L'OTAN compte 12 pays fondateurs à l'origine (Belgique, Canada, Danemark, États-Unis, France, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni).

Trump a de nouveau qualifié l’Alliance de "tigre de papier" dans une interview au Telegraph, après que ses États membres ont refusé de se joindre à sa guerre contre l’Iran et d’intervenir dans le détroit d’Ormuz.

En réponse aux critiques répétées de son partenaire USA, le premier ministre britannique Keir Starmer a défendu l’Alliance : "L’Otan assure notre sécurité depuis plusieurs décennies et nous sommes pleinement engagés dans cette union".

Les dirigeants insultés ne sont pas des idiots. Ils attendent la première occasion pour rendre à Trump la monnaie de sa pièce. Comme disait Napoléon Bonaparte : "N'interrompez jamais un ennemi qui est en train de faire une erreur." Autrement dit, si vous laissez quelqu'un se débrouiller seul, il se détruira de lui-même.







samedi 4 avril 2026

(FR) les 5 clés pour avoir une famille solide.

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Une famille harmonieuse repose sur des rôles complémentaires et un équilibre entre responsabilités, soutien et valeurs. Chaque membre contribue à sa manière à créer un environnement stable et épanouissant.


Jetez un rapide coup d’œil sur les livres consacrés à la réussite individuelle d’une librairie, et vous en trouverez probablement plusieurs sur la manière d’avoir un foyer réussi. Appartenir à une famille unie et stable dans laquelle règne l’amour  est un désir humain fondamental. On apprécie généralement la valeur d’un bon foyer.

Quand c’est ce qu’on connait, on jouit généralement d’un soutien émotionnel, de beaucoup d’amour, de sécurité et de protection, et cela rend les épreuves de la vie de tous les jours plus faciles à affronter. Les enfants sont heureux et équilibrés quand ils se sentent aimés, soignés, et soutenus par leurs parents et leurs frères et sœurs. Une bonne vie de famille peut également affecter positivement votre santé physique et mentale, améliorer votre pression sanguine et augmenter votre longévité.



Voici les 5 clés ci-dessous pour avoir une famille solide


1. Le rôle du mari : protection et direction

Assurer la sécurité, prendre des décisions réfléchies et subvenir aux besoins permettent de poser un cadre rassurant pour toute la famille.


2. Le rôle de l’épouse : équilibre et développement

Apporter du confort, veiller à l’éducation et favoriser l’épanouissement contribue à construire un foyer chaleureux et structuré.


3. Le rôle des enfants : lien et valeurs

À travers l’amour et le respect, les enfants participent à la dynamique familiale et apprennent les bases du vivre-ensemble.


4. Créer une complémentarité

Lorsque chacun assume son rôle avec bienveillance, la famille devient un espace d’entraide et de stabilité.


5. Favoriser l’harmonie au quotidien

Des actions simples, du respect mutuel et une communication saine permettent de renforcer les liens et d’éviter les déséquilibres.


La famille, c'est le lieu où l'amour, le soutien et la compréhension sont inconditionnels. Les liens familiaux, forgés à travers les moments heureux, les défis surmontés et les sacrifices consentis, sont une source inestimable de bonheur et de réconfort.


Une famille équilibrée ne repose pas sur la perfection, mais sur la coopération et l’engagement de chacun à faire grandir les autres dans un cadre serein et durable.