lundi 15 juin 2026

(FR) USA : Donald Trump est-il en train de débiliter les Etats-Unis d'Amérique ?

 Cliquez ici pour consulter la documentation la plus récente. 




Ce que beaucoup de personnes ne semblent pas comprendre c'est que pour un grand nombre d'américains la vie est de plus en plus dure. Pour nombre d'entre eux, un travail ne suffit plus, il faut en trouver un second voir un troisième. Le coût de la vie grimpe très vite et de plus en plus de jeunes ont du mal à trouver un boulot qui leur permette de vivre correctement. Quand aux personnes âgées, ça devient de plus en plus difficile de pouvoir prendre la retraite et il est habituel de voir des personnes âgées de plus de 70 ans travailler par nécessité.


Le coût de la vie aux Etats-Unis est 12,5 % plus élevé qu'en France. Le pouvoir d'achat local y est cependant 35 % plus élevé


Soyons clairs cependant, la vie aux USA n'est pas plus dure que celle des mexicains ou des pakistanais, mais les américains étaient habitués à vivre une belle vie, il y a encore pas très longtemps, sans avoir à travailler autant. De plus, même si la vie aux États-Unis est encore relativement bonne, il est difficile pour les américains d'accepter que le pays est sur un pente descendante. Le résultat est une grande colère, spécialement entre les blancs (et particulièrement entre les blancs sans études universitaires).

La différence avec l'Europe c'est qu'au lieu d'exiger l'aide de l'état (c'est mal vu aux USA de demander de l'aide, résultat direct de la culture protestante) la colère se dirige vers ceux que l'on perçoit comme des "freeloaders" (parasites), des personnes qui ont une belle vie sans trop travailler grâce aux aides de l'état. Dans la mire, les fonctionnaires et les bénéficiés par l'aide sociale. La colère gronde et beaucoup d'américains exigent que l'état réduise ses dépenses pour pouvoir réduire les impôts. Les américains, paupérisés, ne veulent ni demander de l'aide ni critiquer les milliardaires (ce serait mettre fin au rêve américain) mais ils veulent payer moins pour finalement disposer de plus d'argent.

Le raisonnement est incompréhensible pour les européens, qui en général demandent l'aide de l'état quand ils en ont besoin, mais il est logique pour les américains car ils ont été élevés dans un environnement où le capitalisme est un dogme et où tous espèrent pouvoir s'en bénéficier pour combler leur rêves. Comme il est impossible de critiquer le système capitaliste et de demander de l'aide, la seule sortie consiste en demander la réduction de l'État, ce qui est accepté socialement dans un pays individualiste, égoïste et libertaire.

C'est cette colère qui à permis à Trump d'arriver au pouvoir et c'est elle aussi qui lui permet de prendre des décisions absurdes que son public applaudira tant qu'ils croiront qu'il est en train de détruire un système qui selon eux bénéficie une minorité de "privilégiés".

Évidement, la réalité est beaucoup plus complexe, et beaucoup de ceux qui ont voté Trump ont commencé à voir les conséquences de ce qu'il avait promis et commencent à souffrir les conséquences. Éventuellement il y aura un grand nombre de déçus de Trump, c'est inévitable. Le problème c'est qu'il est improbable que ces personnes décident de se calmer et d'accepter leur situation. Cette colère peut continuer à grandir et si le gouvernement se montre incapable de trouver des solutions, elle peut se transformer en émeutes difficiles à contrôler, surtout avec le nombre d'armes en circulation aux US. Si la colère ne diminue pas, les supporters de Trump devront trouver de nouveaux ennemis et ce sont probablement les milliardaires américains qui risquent bien d'être la prochaine cible. Dans un Town Hall organisé par un député républicain du Nebraska, un état très conservateur, les présents ont commencé á chanter "Tax the rich" (Imposez plus d'impôts sur les riches). C'est du jamais vu. Les extrémistes de droite commencent à virer à gauche.

Trump a su capitaliser la colère. Saura-t'il maintenir son électorat ? Tout dépendra de ses résultats économiques. Les taxes imposées sur les importations du Canada et du Mexique ont comme but d'obliger les grandes entreprises à produire aux Etats-Unis (l'histoire du fentanyl c'est juste un prétexte). En principe ce n'est pas une mauvaise idée (pour les américains). Le problème c'est qu'il n'y a pas de main d'œuvre disponible aux US (il n'y a pas vraiment de chômage et Trump chasse les émigrants clandestins). Le résultat de chercher à rapatrier ces usines sera une inflation des salaires et donc les produits américains vont s'enchérir fortement. Avec les taxes sur les produits étrangers ces produits vont aussi s'enchérir. De plus, les américains vont avoir de plus en plus de difficultés pour vendre leurs produits à l'étranger. Donc, la situation économique va se détériorer, au moins dans le court terme. C'est pourquoi Trump demande de la patience et indique que la situation empirera avant de commencer à s'améliorer. Cependant il est peu probable que ce plan fonctionne. D'une part on doute que ses électeurs soient très patients et de l'autre, Les prochaines élections de mi-mandat aux États-Unis auront lieu le 3 novembre 2026. Pour que la réindustrialisation des États-Unis fonctionne il faudrait maintenir le cap de la politique économique pendant au moins six ans pour pouvoir commencer à voir les premiers résultats. Il est improbable que les républicains puissent la maintenir pendant aussi longtemps. Les électeurs vont probablement faire basculer le gouvernement bien avant et les États-Unis se retrouveront alors avec une économie plus faible et sans alliés. Alors oui, Trump et ses électeurs, qui veulent des solutions simples à des problèmes économiques et politiques complexes, vont débiliter fortement l'économie des États-Unis.

Pour ce qui est des institutions, Trump cherche évidement à les débiliter pour consolider son pouvoir. C'est d'autant plus facile que la constitution est très ancienne et que les fondateurs des États-Unis ne s'attendaient pas à un président aussi peu respectueux des normes. Le passage de Donald Trump au pouvoir ait pour résultat que les américains prennent conscience que leur constitution à besoin d'être revue et corrigée.



L'Europe continue de grandir parce qu'elle demeure un espace de liberté, de démocratie, de prospérité et de paix que des millions de citoyens considèrent encore comme un horizon d'espoir.


COMMENTAIRES sur  la doctrine Monroe de Trump

Depuis son élection pour un second mandat le 5 novembre 2024 et en fonction depuis le 20 janvier 2025, Donald Trump manifeste également son désir d’annexer le Canada et le canal de Panama. Il suggère également d’envahir le Venezuela, d’annexer le Mexique, de prendre le contrôle de la bande de Gaza et d’influencer l’orientation de l’Église catholique. La détermination de Trump à traiter l’hémisphère occidental comme une sphère d’influence américaine a été caractérisée comme une renaissance de la doctrine Monroe. Cette doctrine est notamment évoquée comme « trop longtemps oubliée » par Donald Trump pour justifier l'opération Absolute Resolve le 3 janvier 2026 dans laquelle les États-Unis bombardent plusieurs sites du nord du Venezuela, dont la capitale Caracas, puis capturent le président Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores avant de l'exfiltrer vers le territoire américain. À cette occasion, Donald Trump la renomme « Donroe », un mélange entre « Monroe » et « Donald ».

En réactualisant la doctrine Monroe, sur fond de slogan « Make America Great Again » MAGA, exposé dans la stratégie de sécurité nationale (NSS), Donald Trump bouleverse l'ordre du monde, fustige les organisations internationales telles que les Nations unies ou l'OTAN, souhaite annexer le Groenland et lance le processus de vassalisation de l’Union européenne.



SOURCES

Budget voyage et coût de la vie aux États-Unis

Élections de mi-mandat aux États-Unis

Doctrine Monroe

Make America Great Again - MAZGA






dimanche 14 juin 2026

(FR) Nutrition : Comment repérer les aliments ultratransformés ?

 Cliquez ici pour consulter la documentation la plus récente. 


Source de l'image : Freepik @master1305


Alléchants, présentés comme pratiques et faciles à préparer, souvent peu chers, les aliments ultratransformés occupent une large part dans les rayons des supermarchés et s’invitent régulièrement à la table des Françaises et des Français. Il convient pourtant de les consommer avec modération car ils ne sont pas sans risque pour la santé et ont un impact non négligeable sur l’environnement. Lire la liste des ingrédients est le meilleur moyen de les repérer, car certains ingrédients peuvent nous alerter. Quels sont-ils ?


Qu’est-ce qu’un aliment ultratransformé ?

Selon leur degré de transformation, on peut distinguer 4 grands groupes d’aliments (selon la classification NOVA, élaborée en 2009 par des chercheurs brésiliens, et utilisée notamment par l’Organisation mondiale de la santé OMS) :


Aliments peu ou non transformés

1. les aliments bruts ou peu transformés n’ont pas ou peu subi de traitement et leurs propriétés nutritionnelles n’ont pas ou peu été modifiées : les fruits et légumes frais ou surgelés nature, la viande crue, les poissons, les œufs, le lait, les graines, etc. ;


Ingrédients culinaires

2. les ingrédients culinaires sont obtenus par des transformations simples (pressage, broyage, concassage, etc.) des aliments du premier groupe. Ils servent généralement à cuisiner ces derniers et sont rarement consommés seuls : le sel, le sucre, les huiles végétales, les beurres et graisses animales, les farines traditionnelles, etc. ;


Aliments transformés

3. les aliments transformés sont constitués de denrées des deux groupes précédents et qui ont subi des transformations simples dans le but d’améliorer ou de modifier leur goût ou de mieux les conserver. Ce groupe comprend les plats cuisinés de manière traditionnelle à la maison, ou chez un traiteur, un artisan-boucher ou un boulanger de quartier ;  


Aliments ultratransformés

4. les aliments ultratransformés contiennent des ingrédients qui ont subi d’importantes transformations industrielles : par exemple, le cracking, qui consiste à décomposer un ingrédient en plusieurs autres ingrédients, le chauffage à haute température ou l’hydrogénation. En outre, ces aliments renferment également des additifs réservés à l’usage industriel destinés à modifier leur goût, leur texture ou leur durée de conservation. Les préparations obtenues n’ont donc plus grand chose à voir avec les matières premières d’origine. Ce sont souvent des aliments prêts-à-consommer.

Quelques exemples d’aliments ultratransformés

- la plupart des plats industriels prêts à réchauffer ;

- les produits destinés à accompagner un apéritif ;

- les cordons bleus, nuggets et autres produits à base de viande reconstituée, de volaille ou de poisson ;

- les nouilles instantanées et les soupes déshydratées ;

- la plupart des pains, viennoiseries et gâteaux industriels ;

- les produits dits « minceur » tels que les substituts de repas ou les plats « en poudre » à reconstituer.

 

Pourquoi limiter sa consommation d’aliments ultratransformés ?

Il est recommandé de limiter notre consommation d’aliments ultratransformés à moins de 15 % de notre alimentation (alors qu’ils représentent plutôt 30 % de celle-ci aujourd’hui). En effet, de larges études issues notamment de la cohorte française NutriNet ont mis en évidence un lien entre leur consommation et un risque accru de développer certaines maladies :

- les maladies métaboliques (surpoids et obésité, diabète de type 2, excès de cholestérol, hypertension artérielle) ;

- les cancers - notamment du sein ; 

- les maladies cardiovasculaires - dont l’infarctus du myocarde et l’accident vasculaire cérébral ;

- la maladie de Crohn ;

- les intolérances et les allergies alimentaires.

Ces effets négatifs seraient liés à plusieurs caractéristiques de ces aliments. Tout d’abord, ce sont souvent des aliments très caloriques, riches en sel, en sucres et en graisses saturées et pauvres en fibres, en vitamines et en minéraux. En outre, les transformations industrielles peuvent dénaturer les nutriments contenus dans les matières premières et modifier leur absorption intestinale et leur digestion. La présence de sirops de sucre combinée à une quasi-absence de fibres peut notamment augmenter l’index glycémique du produit. Ce qui contribue à réduire la sensation de satiété, peut participer à la prise de poids et accroît le risque de maladies métaboliques. 

Enfin, ces aliments contiennent des additifs, et notamment des émulsifiants, dont les risques sont encore mal connus. Ils sont notamment suspectés de perturber le microbiome intestinal et ce faisant, d’augmenter les risques de certaines maladies, notamment digestives. Ces émulsifiants semblent également augmenter le risque de développer des maladies cardiovasculaires ou un diabète de type 2


Comment repérer les aliments ultratransformés au supermarché ?

Il n’existe pas, à l’heure actuelle, d’étiquetage spécifique sur les produits permettant de connaitre le degré de transformation des produits. Les labels alimentaires tels que l'AOP, l’IGP ou le Label Rouge n’apportent aucune information en la matière, pas davantage que la mention « agriculture biologique » - un produit bio peut tout à fait être un produit ultratransformé. 


Le Nutri-score « A » désigne les aliments les plus sains.

Quant au Nutriscore, il ne concerne que la composition nutritionnelle indépendamment du niveau de transformation, même s’il peut donner quelques indices en permettant de repérer les produits trop gras, trop salés ou trop sucrés - ce qui est souvent une caractéristique des produits ultratransformés. 

Autres mentions qui peuvent mettre la puce à l’oreille, celles mettant en avant que le produit est « allégé en sucre », « allégé en matière grasses », etc. : bien souvent les produits dits « light » nécessitent souvent l’ajout d’additifs pour que le consommateur puisse retrouver le goût et la texture du produit original. 

Le meilleur moyen de repérer les aliments ultratransformés est de regarder la liste des ingrédients, obligatoire sur les emballages. Si elle ne renseigne pas sur les techniques de transformation utilisées, elle permet de dénombrer les ingrédients (les aliments ultratransformés en contiennent souvent plus de 5) et de repérer ceux que l’on n’utilise pas pour cuisiner à la maison : ce sont eux qui signent l’aliment ultratransformé. 


Les ingrédients qui doivent vous alerter 

Parmi les ingrédients qui signalent une ultratransformation, on peut citer :

- les glucides, lipides, protéines et fibres ultratransformés, généralement issus du cracking : huiles hydrogénées ou trans, amidons modifiés, gluten, protéines de lait, isolats de fibres ou de protéines, lécithine de soja, etc. ;

- des produits sucrants élaborés industriellement : sirops de glucose, de fructose, de glucose/fructose, dextrose, etc. ;

- les arômes artificiels. S’il est préférable de privilégier les produits sans arômes, les arômes artificiels sont repérables au fait que la mention « arôme » dans la liste des ingrédients n’est pas suivie de « naturel de X ».

De plus, il est intéressant de repérer les additifs. Ceux-ci sont tantôt identifiés sous la forme de la lettre « E » suivie d’une série de chiffres, tantôt sous leur nom : 

- les émulsifiants, stabilisants, gélifiants et épaississants (E322 à 399, E400 à 499). Par exemple, E322 pour la lécithine, E407 pour la carraghénane, E412 pour la gomme de guar, etc. ;

- les exhausteurs de goût (E600 à 699) et notamment le glutamate (E621 ou monoglutamate de sodium) ;

- les sucrants et édulcorants (E420, E421, E950 à 967) comme le sorbitol (E420), le xylitol (E967), l’aspartame (E951), la saccharine (E954) ou le cyclamate (E952) ;

- les acidifiants, les alcalis et les hydroxydes (E500 à 599) comme l’acide hydrochlorique (E507) ou sulfurique (E513).

Afin de mieux se repérer, il existe désormais des sites et des applications qui permettent de chercher un aliment ou de scanner son code-barre afin de s’informer notamment sur son degré de transformation. On peut citer Open Food Facts, une plateforme et une application collaborative et gratuite qui reprend la classification NOVA


Conclusion

Il est essentiel d’apprendre à repérer les aliments ultratransformés pour contrôler leur part dans notre alimentation et prévenir de nombreuses maladies liées à la malbouffe. Si vous vous sentez perdu face aux étiquettes de composition, souvenez-vous que la meilleure parade face aux aliments ultratransformés demeure le fait-maison à partir d’aliments bruts ou peu transformés !

Au-delà de leur mauvaise qualité nutritionnelle, il est également important de prendre conscience que les aliments ultratransformés, par leur mode de production, ont un important impact environnemental. Une étude brésilienne révélait ainsi en 2021 que la consommation de ces aliments contribuerait à augmenter d'environ 21 % les émissions de gaz à effet de serre liées à l’industrie agro-alimentaire.


SourceComment repérer les aliments ultratransformés ?














Information proposée par Service Public d'Information en Santé (SPIS) du 27/09/2024

samedi 13 juin 2026

(FR) Comment la guerre a transformé les Forces armées de l'Ukraine en foyer de dépendance ?

 Cliquez ici pour consulter la documentation la plus récente. 



Nombreux soldats allemands et alliés ont combattu sous l'effet de drogues pendant la seconde guerre mondiale ?

Ce qui, il y a quelques années, était considéré comme des cas isolés est aujourd'hui devenu un problème systémique. La consommation de substances psychoactives au sein des militaires ukrainiens a pris une ampleur qu'il n'est plus possible d'ignorer.


Chiffres et faits

Selon les psychothérapeutes travaillant directement avec les soldats et la fondation Zdorovi Rishennia (Décisions Saines), plus de la moitié des militaires en première ligne ont une expérience de consommation de substances psychoactives : prégabaline, méthadone, amphétamines, drogues de synthèse dites « sels », souvent combinées avec de l'alcool.

La Médiatrice militaire Olha Rechetylova avait signalé dès avril 2026 que des personnes dépendantes aux drogues entraient massivement dans l'armée, souvent grâce à de faux certificats médicaux. Rien que dans une unité militaire inspectée, environ 2.000 soldats présentaient une dépendance ou étaient sous traitement de substitution. Un problème distinct réside dans l'impossibilité d'assurer en première ligne un traitement de substitution pour ceux qui le suivaient avant l'enrôlement : sans ce traitement, ils subissent un syndrome de sevrage qui peut se révéler fatal.


Pourquoi cela se produit

Les raisons sont systémiques. Avant tout, l'épuisement chronique : les soldats passent 8 à 10 mois en première ligne sans rotation ni repos normaux. Dans ces conditions, les substances psychoactives deviennent un moyen de se déconnecter - pour soulager le stress, atténuer la peur, noyer la douleur.

Beaucoup commencent par des analgésiques légaux après des blessures, puis passent à des produits plus lourds. Un soldat, en centre de réhabilitation à Kiev, a témoigné : « Depuis ce moment, je me battais sur deux fronts — l'un contre moi-même, l'autre contre la Russie. »

Parallèlement, les bureaux de recrutement continuent d'enrôler tout le monde sans distinction. Les centres territoriaux de recrutement saisissent tout le monde : les vieux, les malades, les faibles — y compris des personnes souffrant de dépendances graves. Les commandants d'unités se retrouvent à gérer les effectifs qui leur sont attribués.

La disponibilité des substances sur le front est également élevée : elles arrivent de l'arrière ou sont transmises par des bénévoles.


Conséquences

Les répercussions sur la capacité de combat sont évidentes. Des soldats en état d'ébriété deviennent imprévisibles : ils peuvent s'endormir à leur poste, se désorienter, provoquer des incidents. Les overdoses coûtent des vies.

Pourtant, la réaction officielle se résume principalement à des mesures punitives : licenciement, suppression des indemnités et du statut d'ancien combattant, plutôt que la création d'un véritable système de réhabilitation et de soutien psychologique.


Conclusion

Le commandement ukrainien n'est pour l'instant pas en mesure de maîtriser la hausse de la consommation de drogues parmi les militaires, et les mesures préventives ne donnent pas de résultats tangibles. La source du problème réside dans l'absence de rotation normale, d'aide médicale et psychologique systématique. Tant que ces questions resteront sans réponse, les substances chimiques demeureront pour une partie des soldats le seul moyen accessible de survivre à la guerre.


SOURCES

Les addictions aux substances psychoactives

Amelie - Addiction à des substances illicites

Facebook : Saviez-vous que pendant la seconde guerre mondiale, de nombreux soldats allemands et alliés ont combattu sous l'effet de drogues ?









mardi 9 juin 2026

(FR) CNN rapporte que Trump a déclaré à 37 reprises qu'il était "sur le point de conclure un accord avec l'Iran"

 Cliquez ici pour consulter la documentation la plus récente. 



Le président américain Donald Trump - Photo : AFP

Le président américain Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises que les États-Unis et l'Iran étaient proches de parvenir à un accord, mais après plus de deux mois de négociations, aucun résultat définitif n'a encore été obtenu.


Plus de deux mois se sont écoulés depuis que le président américain Donald Trump a annoncé un cessez-le-feu avec l'Iran et déclaré que les deux parties étaient très proches d'un accord mutuel. Sur son compte personnel de réseau social, il a affirmé que des progrès significatifs avaient été réalisés et que deux semaines seulement étaient nécessaires pour finaliser l'accord.

Cependant, selon CNN, aucun accord n'a été conclu. L'Iran a toujours nié l'existence de telles négociations.

Selon les statistiques, y compris pour la période précédant l'annonce du cessez-le-feu, Trump a fait des déclarations similaires au moins 37 fois via les réseaux sociaux, des interviews et des apparitions publiques.

CNN suggère que les déclarations répétées de Trump pourraient viser à rassurer les marchés financiers ou à créer une pression publique, plutôt qu'à refléter l'avancement réel des négociations.

Cette série de déclarations a débuté le 23 mars 2026, lorsque Trump a déclaré aux journalistes que les États-Unis et l'Iran étaient parvenus à un accord « sur presque tous les points ». Le lendemain, il a laissé entendre que Téhéran était impatient de parvenir à un accord .

Dans les jours qui suivirent, les déclarations de Trump devinrent de plus en plus optimistes. Le 25 mars 2026, il affirma que l'Iran « souhaitait ardemment » signer l'accord

Le 26 mars 2026, il a souligné que Téhéran « implorait » un accord. Le 29 mars 2026, il a déclaré entrevoir la possibilité d'une signature prochaine d'un accord.

Début avril 2026, il a également indiqué que les parties étaient « très proches » d'un accord avant de rencontrer des obstacles.

Après avoir annoncé le cessez-le-feu le 7 avril 2026, Trump a déclaré à plusieurs reprises que le processus de négociation touchait à sa fin. Le 15 avril 2026, il a réaffirmé que la situation était « très proche d'un accord ».

Deux jours plus tard, lors de trois interventions distinctes, il a déclaré que l'Iran avait « accepté tout », a prédit qu'un accord serait conclu dans les « un ou deux jours suivants » et qu'il n'y avait plus beaucoup de désaccords importants entre les deux parties.

En mai 2026, Trump a réaffirmé que les négociations progressaient de manière positive. Les 18, 19, 23 et 28 mai 2026, il a déclaré à plusieurs reprises que les parties étaient sur le point de parvenir à un accord et qu'une annonce officielle serait faite prochainement.



Illustration de François Boucq. FRANCOIS BOUCQ

Il a néanmoins reconnu que Washington avait parfois cru qu'un accord était sur le point d'être conclu, mais qu'il avait finalement échoué. Il a toutefois souligné que cette fois-ci, « c'est un peu différent ».

Plus récemment, lors d'une interview accordée à Axios le week-end dernier, Trump a réaffirmé que les États-Unis et l'Iran étaient « très proches d'un accord définitif ». Le lendemain, il a déclaré que Téhéran souhaitait parvenir à un accord et était même « prêt à tout nous donner ».






lundi 8 juin 2026

(FR) Le 8e sommet UE-Balkans occidentaux s'est tenu le 5 juin 2026 à Tivat, au Monténégro.

 Cliquez ici pour consulter la documentation la plus récente. 




Le président du Conseil européen Antonio Costa, le président monténégrin Jakov Milatovic et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen participent à une conférence de presse conjointe lors du sommet UE-Balkans occidentaux à Tivat, au Monténégro, le 5 juin 2026.


Le 5 juin 2026, le huitième sommet entre l'UE et les pays des Balkans occidentaux s'est tenu moins de six mois après le précédent, au lieu d'une année complète comme convenu en 2018. Cette précipitation laisse penser que l'UE tente d' "éteindre l'incendie".


La raison en est que 5 pays de la péninsule balkanique occidentale – le Monténégro, l’Albanie, la Serbie, la Bosnie-Herzégovine, la Macédoine du Nord et le Kosovo – s’impatientent de ne pas avoir encore rejoint l’UE. L’Union européenne a désormais des raisons légitimes de s’inquiéter de la perte progressive de confiance de ces partenaires, qui ne sont plus aussi déterminés à renforcer leurs liens avec elle et se tournent plutôt vers des partenaires hors de la région, notamment la Russie et la Chine.


Carte topographique de la péninsule des Balkans.


Ces candidats ont également deux autres raisons d'être sceptiques quant à leurs chances d'adhérer à l'UE:

- Premièrement, l'UE est actuellement profondément divisée en interne sur la direction, les critères et la feuille de route de son élargissement.

- Deuxièmement, l'UE privilégie actuellement les pays limitrophes de la Russie, tels que l'Ukraine et la Moldavie, ce qui entraîne une discrimination manifeste entre les partenaires de cette région et ceux des Balkans occidentaux dans sa stratégie d'élargissement.

Par conséquent, l'UE doit organiser de toute urgence cette réunion de haut niveau afin de maintenir le dialogue avec ses partenaires, de les encourager à rester fermes dans leur engagement envers l'intégration européenne et de les empêcher de s'isoler ou de se rapprocher exclusivement de la Russie et de la Chine. Cependant, ce dialogue doit se poursuivre à distance, sans garantie d'acceptation immédiate, et surtout sans acceptation immédiate. Ce serait une vaine tentative d'étouffer l'affaire par de vaines promesses.








vendredi 5 juin 2026

(FR) Kyōichi Sawada : La photographie montre une mère vietnamienne traversant une rivière avec ses enfants en 1965.

 Cliquez ici pour consulter la documentation la plus récente. 



Cette photographie montre une mère vietnamienne traversant une rivière avec ses enfants en 1965, tentant d'échapper à un raid aérien mené par les forces américaines pendant la guerre du Vietnam. Prise par le photojournaliste japonais Kyōichi Sawada, cette image est devenue l'une des plus emblématiques du conflit.



Kyōichi Sawada (1965)

La scène illustre le désespoir des civils qui luttent pour survivre aux bombardements et aux combats qui ravagent différentes régions du pays. Cette photographie a reçu le prix World Press Photo de l'année 1965 et a contribué à faire connaître au monde entier les conséquences de la guerre sur la population civile vietnamienne.

Kyōichi Sawada a remporté le prix Pulitzer en 1966 pour ses photographies de la guerre du Vietnam. Cette image, intitulée « Fuite vers la sécurité », demeure l'un des témoignages les plus emblématiques des souffrances endurées par les familles durant le conflit.


À propos de Kyōichi Sawada

Après avoir obtenu son diplôme du lycée préfectoral d'Aomori, Kyoichi Sawada (Aomori, Japon, 1936 - Cambodge, 1970) travailla dans un magasin de photographie sur la base militaire américaine de Misawa, tout en étudiant la photographie. 

En 1961, il s'installa à Tokyo où il devint photographe pour la branche tokyoïte de l'agence de presse United Press International (UPI), après avoir été présenté par un officier américain de la base aérienne. Alors que la guerre du Vietnam s'intensifiait, Sawada demanda à plusieurs reprises à UPI sa mutation en Indochine, mais sa demande fut refusée au motif que le conflit était considéré comme un « conflit américain ». 

En février 1965, il profita de ses congés pour se rendre au Vietnam et couvrir le conflit à son compte. Ses photos convainquirent UPI de l'affecter à son bureau de Saïgon. La même année, il remporta le prix World Press Photo de l'année, le prix Pulitzer, un prix de l'Overseas Press Club et le US Camera Achievement Award pour sa photographie d'une famille vietnamienne fuyant les bombardements en traversant une rivière à la nage. 

En 1968, l'UPI affecta Sawada à son bureau de Hong Kong, où il devint rédacteur photo. Mais Sawada n'était pas fait pour le travail de bureau et retourna régulièrement au Vietnam, alors que la guerre s'étendait au Laos et au Cambodge

En mars 1970, il commença à documenter la situation au Cambodge, suite à un coup d'État qui plongea le pays dans le chaos. Le 26 octobre de la même année, Sawada se porta volontaire pour accompagner le nouveau chef du bureau de l'UPI à Phnom Penh, Frank Frosch, lors d'un voyage sur la route nationale 2 jusqu'à Chambak, l'avant-poste le plus méridional de l'armée cambodgienne. Le magazine Time rapporta le 9 novembre 1970 : « Vers 17h30 cet après-midi-là, des soldats cambodgiens entendirent des coups de feu et partirent enquêter. Ils trouvèrent la voiture bleue criblée de balles et encastrée contre un arbre. Le lendemain matin, les corps de Frosch et Sawada furent retrouvés. Ils avaient été sauvagement battus au cou et à la tête, puis criblés de balles dans la poitrine. » Aucune trace de sang n'a été retrouvée dans la voiture, ce qui indique que l'exécution a eu lieu après l'accident. Selon le magazine Time, Sawada était l'un des photographes les plus audacieux travaillant pour l'UPI en Indochine. Il semblait prêt à tout pour un reportage, n'hésitant pas à se faire transporter en hélicoptère au cœur des combats et à s'attirer des réprimandes en traversant un champ de mines pour photographier des soldats américains. D'autres le décrivaient comme un homme prudent, qui calculait soigneusement ses risques et portait toujours un casque. 




À titre posthume, Kyoichi Sawada a reçu la médaille d'or Robert Capa de l'Overseas Press Club. Il faisait partie des quelque 50 photographes japonais envoyés en Indochine pour couvrir la guerre. Après la Seconde Guerre mondiale, les médias japonais s'étaient concentrés presque exclusivement sur l'actualité nationale. Cependant, les Jeux olympiques d'été de 1964 à Tokyo ont stimulé l'intérêt du public pour le monde extérieur, et davantage de journalistes japonais se sont intéressés à la couverture d'événements internationaux.


SOURCES

Kyōichi Sawada

Guerre du Vietnam

Indochine

World Press Photo

117 photos et images haute résolution de Kyoichi Sawada





jeudi 4 juin 2026

(FR) « Fuir » le Bitcoin

Cliquez ici pour consulter la documentation la plus récente. 




Les cours du Bitcoin ont chuté à leur plus bas niveau depuis le début du conflit en Iran, dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient et de vagues de retraits continues des ETF.


Selon Bloomberg , le prix du Bitcoin est tombé à son plus bas niveau depuis février 2026, lorsque la reprise des affrontements au Moyen-Orient a pesé sur le moral des marchés financiers mondiaux.

La plus importante cryptomonnaie au monde a perdu plus de 5 % de sa valeur à un moment donné, tombant sous la barre des 62 000 $ /BTC lors des échanges asiatiques le matin du 4 juin 2026, son niveau le plus bas depuis le 6 février 2026. Ce repli prolonge une semaine difficile pour le Bitcoin, la monnaie numérique ayant perdu environ 16 % de sa valeur au cours des derniers jours.



La vente massive a commencé après que la société MicroStrategy de Michael J. Saylor a vendu pour environ 2,5 millions de dollars de bitcoins provenant de ses importantes réserves.

Depuis de nombreuses années, Strategy est considérée comme l'un des plus importants acheteurs de Bitcoin au monde. L'entreprise fonctionne selon un modèle de « trésorerie d'actifs numériques », utilisant son bilan pour accumuler et conserver des Bitcoins à long terme. Par conséquent, le cours de l'action Strategy est depuis longtemps considéré comme un indicateur clé de la performance du Bitcoin sur le marché boursier.

La décision de Michael Saylor de vendre une partie de ses avoirs en Bitcoin a suscité l'inquiétude des investisseurs, même si l'homme d'affaires avait auparavant indiqué que l'entreprise pourrait envisager de vendre des actifs à l'avenir.

« Le cours du Bitcoin a chuté brutalement cette semaine après que Strategy a rompu son engagement de ne jamais vendre de Bitcoin. Cela a ébranlé la confiance du marché », a déclaré Josh Du, directeur des investissements d'Animoca Brands.

Selon cet expert, dans un contexte de hausse des prix du pétrole et de resserrement de l'environnement macroéconomique, le Bitcoin risque de perdre le niveau de soutien crucial de 62 000 $ qu'il a maintenu depuis le début du conflit en Iran.

Le récent repli met également en lumière la divergence croissante entre le Bitcoin et les valeurs technologiques. Alors que de nombreux indices boursiers technologiques ont atteint à plusieurs reprises de nouveaux sommets, le Bitcoin continue de s'affaiblir.

Comparée à son record historique de plus de 126 000 dollars atteint en octobre 2025, cette cryptomonnaie a désormais perdu plus de la moitié de sa valeur.

Le bitcoin subit également les conséquences négatives des risques géopolitiques. Les frappes aériennes nocturnes ont accentué les inquiétudes quant aux perspectives de négociations entre les États-Unis et l'Iran en vue d'un accord de paix temporaire.

Le Bitcoin, les marchés boursiers asiatiques et les contrats à terme sur les indices boursiers américains ont également chuté simultanément lors de la séance de bourse du matin le 4 juin 2026.

Les cryptomonnaies à faible capitalisation ont également subi d'importantes pressions à la vente. L'Ether, la deuxième cryptomonnaie mondiale, a chuté à son plus bas niveau depuis avril 2025.

D'après les données de CoinGlass, près de 1,5 milliard de dollars de positions acheteuses ont été liquidées au cours des dernières 24 heures, dont près de la moitié au cours des quatre dernières heures seulement. Le Bitcoin a été la cryptomonnaie la plus touchée par ces liquidations.

Par ailleurs, les investisseurs ont retiré près de 4 milliards de dollars des ETF Bitcoin au comptant cotés aux États-Unis au cours des 12 dernières séances consécutives. Il s'agit de la plus longue série de pertes depuis le début de la cotation des ETF Bitcoin.