vendredi 29 mai 2026

(FR) À quoi ça sert la créatine ?

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La créatine est une substance composée de 3 acides aminés  : arginine, glycine et méthionine. Dans le muscle, elle est transformée en phosphocréatine pour fournir de l’énergie lors d’efforts brefs et intenses (pendant les 10 premières secondes). Les besoins du corps sont de 1,5 à 3 g par jour; ils sont couverts par la créatine que produisent le foie et les reins, et par celle qu’apporte l’alimentation, en particulier les viandes et les poissons.


Usages et propriétés supposées de la créatine

Certains sportifs professionnels (sports de ballon, ski, tennis, athlétisme, etc.) ont ouvertement recours à des compléments de créatine en espérant augmenter leur force et leur volume musculaire. Par ailleurs, la créatine est proposée comme traitement complémentaire de l’insuffisance cardiaque.


Quelle efficacité pour la créatine ?

Plusieurs études ont montré que l’ingestion de créatine s’accompagne parfois d’une augmentation de la capacité à répéter des exercices musculaires brefs et intenses. Cet effet ne se retrouve que dans des conditions d’intensité extrême, très éloignées de la pratique sportive courante. Aucun effet n’a été démontré sur les capacités cardiaques.

Les autorités sanitaires européennes ont reconnu l'intérêt de la créatine pour améliorer les performances lors d'efforts rapides, intenses et répétés, sous certaines conditions. Elles ont interdit les allégations portant sur l'endurance, le volume musculaire ou les effets sur le psychisme.


Précautions à prendre avec la créatine

La prise de compléments de créatine ne serait pas sans danger, en particulier pour l’intestin et les reins.

  Elle ne doit être utilisée
- ni par les femmes enceintes,
- ni par celles qui allaitent,
- ni par les enfants et les adolescents,
- ni par les personnes qui souffrent de problèmes rénaux.

Ses éventuels effets indésirables sont les nausées, les diarrhées et les maux de ventre. Les deux premières semaines de prise s’accompagnent d’un gain de poids de 500 grammes à 2 kilos, probablement lié à une accumulation d’eau dans le corps.


Formes et dosage de la créatine

En France, la créatine est souvent disponible dans les boutiques de diététique sportive, voire dans certaines pharmacies. Elle se présente sous forme de comprimé ou poudre à diluer dans de l’eau ou dans des jus non acides, comme les jus de pomme et de raisin.

Les doses utilisées vont de 20 g par jour, répartis en quatre prises pendant les cinq premiers jours, à 2 g par jour les jours suivants. La prise de créatine implique de boire au moins un litre et demi d'eau par jour.


Décision des autorités de santé européennes

En 2012, les autorités de santé européennes (EFSA, European Food Safety Authority et la Commission européenne) se sont prononcées sur certaines allégations santé des aliments et compléments alimentaires contenant de la créatine. Après examen des données scientifiques, elles ont estimé que ces produits peuvent prétendre augmenter les performances physiques lors d’efforts courts, intenses et répétés, si et seulement si la dose journalière recommandée est de 3 grammes de créatine. Cette allégation n’est valable que pour les adultes qui font des efforts intenses, par exemple des sportifs.


L'avis du spécialiste sur la créatine

La créatine n'est pas inscrite sur la liste des produits dopants. Néanmoins, la Fédération française de rugby l'interdit à ses membres et le Ministère de la Jeunesse et des Sports a formulé de sérieuses réserves à son encontre.


SOURCES et REFERENCES

Le point sur la créatine avec le Dr Jacques Pruvost

Créatine et dosage : ce qu'il faut savoir pour bien l'utiliser

Créatine : à quoi sert cette protéine pour le muscle ?


COMMENTAIRE

La créatine n’est pas efficace pour améliorer les performances des personnes pratiquant des sports d’endurance comme la course de fond, le marathon et le ski de fond. En outre, elle augmente les risques de crampes et de déshydratation au cours de ce genre de sports. Elle n'est pas adapté pour une visée de perte de poids.

L'augmentation de la masse musculaire et des performances - sportives, exercices intenses et de courte durée seulement - Prendre de 2 g à 3 g par jour 13 semaines de prise maximale. L'EFSA a donné la dose de 3g maximum par portion journalière. 

Attention : il est recommandé de boire 2 litres d’eau par jour afin de contrer la déshydratation que la prise de créatine peut causer. La forme recommandée, la seule qui a été étudiée et qui a montré les effets décrits est la créatine monohydrate. Mais il existe différents degrés de pureté.





jeudi 28 mai 2026

(FR) La Coupe du monde de football 2026.

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La plus grande édition de l'histoire du tournoi planétaire voit pour la première fois 48 équipes participer. Un total record de 104 matches sont amenés à être disputés dans 16 villes hôtes de trois pays, le Canada, le Mexique et les États-Unis.

La Coupe du monde de football 2026 est la 23e édition de la Coupe du monde de football masculin, compétition organisée par la Fédération internationale de football association FIFA et qui réunit les meilleures sélections nationales. Elle se déroulera du 11 juin au 19 juillet 2026 et sera organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, pour une première triple organisation en Coupe du monde. Le projet est initialement nommé « United 2026 ». 

C'est la première fois que 48 équipes doivent se retrouver en phase finale de la Coupe du monde, à la suite de la décision de la FIFA, promue par Gianni Infantino et adoptée le 10 janvier 2017, d'élargir le tournoi de 32 à 48 participants.


NOUVELLES REGLES

Le 28 février 2026, l'IFAB (International Football Association Board), l'organisme régissant les règles du football, annonce l'introduction de nouvelles règles qui seront effectives dès cette édition de la Coupe du monde. 

L'assistance vidéo à l'arbitrage en football VAR pourra intervenir lorsqu'un carton rouge n'est pas justifié, qu'un carton est donné au mauvais joueur ou qu'un corner est sifflé à tort.

Pour limiter les pertes de temps, l'arbitre peut indiquer un compte à rebours de 5 secondes lors des remises en jeu, un joueur aura 10 secondes pour quitter le terrain quand il est remplacé et les joueurs blessés devront sortir du terrain pendant au moins une minute si le staff médical est intervenu.


BALLON OFFICIEL

Le 2 octobre 2025, Adidas et la FIFA dévoilent le ballon de la compétition qui se nomme Trionda. Selon la FIFA, « Librement traduit de l’espagnol, son nom signifie « trois vagues ». Le Canada est représenté sous la forme d’une feuille d’érable, le Mexique sous celle d’un aigle, tandis que les États-Unis sont symbolisés par une étoile. Les dorures rappellent, quant à elles, le trophée de la Coupe du monde de la FIFA™. »



Ballon officiel Trionda.


La FIFA annonce que le ballon bénéficie de plusieurs innovations avec des coutures profondes afin d’optimiser la stabilité en vol et d’assurer une traînée suffisante et uniformément répartie. Les icônes en relief, visibles uniquement de près, augmentent l’adhérence au moment de la frappe ou du dribble par temps humide. Grâce à un capteur de mouvement 500 Hz, cela permettra de suivre le moindre de ses déplacements et le capteur enverra des données précises en temps réel au système d’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) afin d’améliorer la prise de décision, notamment en cas de hors-jeu.








SOURCES

- Wikipédia : Coupe du monde de football 2026

- Wikipédia : Gianni Infantino - le président de la FIFA

- Wikipédia : Fédération internationale de football association FIFA

- Wikipédia : Conseil international du football association IFAB

- Wikipédia : Assistance vidéo à l'arbitrage en football VAR





mercredi 27 mai 2026

(FR) Le plan B secret de l'Europe pour remplacer l'OTAN.

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Le plan B est la première alternative au plan principal A, auquel on recourra si les conditions nécessaires au premier plan ne sont pas réunies pour une raison quelconque, ne fonctionne pas.


Que se passerait-il si les États-Unis quittaient cette organisation ?


Début mai 2026, à Fort Hood, au Texas, des soldats de la brigade « Black Jack » ont procédé à la cérémonie de mise en berne de leur drapeau, tandis que 4.000 blindés se préparaient à être déployés en Pologne dans le cadre d'une mission de soutien aux forces de l'OTAN face à la menace russe. « Lorsqu'une brigade blindée avance, elle envoie un signal clair et sans équivoque », avait déclaré le général Thomas Feltey, commandant de la division, lors de la cérémonie. Moins de 2 semaines plus tard, les États-Unis envoyaient le signal inverse : le déploiement était annulé. C'était la deuxième fois ce mois-là que Donald Trump annonçait une réduction de la présence militaire américaine en Europe, signe de son mécontentement face au manque de soutien européen à la guerre menée par Washington en Iran. Selon Reuters, le 22 mars 2026, les États-Unis devaient annoncer une réduction du nombre de soldats engagés en cas d'attaque.

Depuis le début de son second mandat, Donald Trump a semé le doute quant à l'engagement des États-Unis envers l'OTAN et l'article 5 - la clause de défense mutuelle. Cette situation a conduit les pays européens à augmenter leurs dépenses de défense au-delà des prévisions initiales. Ces derniers mois, Trump est allé encore plus loin en annonçant de manière inattendue des réductions de troupes et en annulant le déploiement d'une unité de missiles de croisière en Allemagne, censée combler une lacune critique dans la défense européenne. Ce retrait précipité des troupes a remis en question les espoirs des Européens de disposer du temps nécessaire pour renforcer leurs forces et remplacer les éléments de soutien américains essentiels, tels que les ressources de renseignement et de surveillance. Les dépenses massives des États-Unis en missiles pour la guerre en Iran ralentissent également les livraisons aux alliés européens et à l'Ukraine.

Certains pays de l'OTAN, déjà ébranlés par la menace de Trump de s'emparer du Groenland danois en janvier 2026, craignent que les États-Unis ne se contentent pas de rester à l'écart d'une guerre contre la Russie, mais qu'ils n'entravent activement la riposte des autres États membres. Cette possibilité est jugée hautement improbable. Cependant, des entretiens avec de hauts gradés et des responsables de la défense de plusieurs pays de l'OTAN révèlent pour la première fois la gravité avec laquelle ils perçoivent ce risque. Certaines forces armées européennes élaborent secrètement des plans pour combattre non seulement sans le soutien américain, mais même sans l'infrastructure de commandement et de contrôle de l'OTAN. « La crise du Groenland a été un électrochoc », a déclaré un responsable suédois de la défense. « Nous avons compris qu'il nous fallait un plan B. »

Aucun des responsables interrogés n'a souhaité s'exprimer publiquement, craignant d'accélérer le retrait américain de l'OTAN. Selon une source interne, le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, « a pratiquement interdit à quiconque d'en parler, car il estimait que cela ne ferait qu'envenimer la situation ». Lorsque Matti Pesu, de l'Institut finlandais des relations internationales (FIIA), a cosigné l'an dernier un article plaidant en faveur du plan B, les autorités finlandaises ont nié l'avoir envisagé. Mais l'urgence de la menace a conduit certains pays à réfléchir à la manière dont l'Europe pourrait se défendre et sous quel commandement si l'OTAN « dysfonctionnait », selon les termes d'un responsable. « Quelle chaîne de commandement pourrait-on mettre en place si les États-Unis empêchaient l'OTAN de fonctionner ? », a demandé un autre responsable de la défense.

Cette question touche au cœur même du succès de l'alliance. La plupart des alliances militaires fonctionnent comme une répétition de musique à l'école primaire : chaque pays arrive, joue du tambour en rythme, puis repart. L'OTAN, en revanche, est conçue comme un orchestre symphonique dirigé par un seul chef d'orchestre : le Commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR), un général américain qui commande également les forces américaines en Europe. Pour diriger cet orchestre, le SACEUR dispose de lignes de communication sécurisées reliées à un réseau de centres de commandement permanents, où des milliers de personnes sont prêtes à intervenir en cas de conflit. « Le leadership américain est le ciment de l'alliance », explique Luis Simón, directeur du Centre pour la sécurité, la diplomatie et la stratégie de l'Université libre de Bruxelles. « Sans lui, nous assisterions probablement à la fragmentation d'un écosystème initialement conçu pour la dissuasion. »

Le plan B exige donc bien plus que le simple stockage d'armes : il faut bâtir une structure permettant à l'Europe de se défendre. Pour les pays nordiques, cette structure reposerait vraisemblablement sur une alliance centrale regroupant les États baltes, les pays nordiques et la Pologne. Ces pays partagent des valeurs communes et une crainte commune de la Russie. Certains des plus grands membres de l'OTAN, comme le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne, exercent une influence considérable dans la région baltique et risquent donc fort d'être entraînés dans un éventuel conflit. Edward Arnold, du Royal United Services Institute RUSI, un think tank londonien, estime qu'environ un tiers des membres de l'OTAN entreraient en action dès le premier jour, que l'article 5 soit déclenché ou non. « Plus personne n'attendra que le Portugal prenne position au Conseil de l'Atlantique Nord, la plus haute instance décisionnelle de l'OTAN », a-t-il déclaré.

Une structure alternative souvent évoquée est l'alliance, dirigée par le Royaume-Uni, de dix pays baltes et nordiques, connue sous le nom de Force expéditionnaire conjointe britannique (JEF), dont le quartier général se situe près de Londres. Créée par le Royaume-Uni et six autres États membres de l'OTAN en 2014, la JEF était initialement conçue comme une force d'appoint à l'OTAN, capable de déployer rapidement des forces hautement opérationnelles pour des situations ne justifiant pas l'activation de l'article 5. L'alliance s'est renforcée avec l'adhésion de la Suède et de la Finlande en 2017, quelques années avant leur candidature à l'OTAN. Aujourd'hui, la JEF est perçue comme un moyen de pallier l'une des faiblesses de l'OTAN : l'impossibilité pour un membre d'empêcher l'activation de l'article 5, qui exige un consensus absolu. En 2023, le commandant de la JEF de l'époque, le général de division Jim Morris, a déclaré que « la JEF peut intervenir même sans consensus ». Ce mécanisme a été activé à plusieurs reprises lors d'exercices navals et de patrouilles.

« La Force expéditionnaire conjointe (JEF) est l’option la plus solide », a déclaré Edward Arnold, soulignant que le quartier général de l’alliance dispose de capacités de renseignement, de planification et de logistique. La JEF possède également son propre réseau de communications sécurisé, bien que limité, indépendant de l’OTAN. L’adhésion du Royaume-Uni renforce par ailleurs ses capacités de dissuasion nucléaire.

Cependant, la JEF reste principalement axée sur les régions nordiques et baltes, faute de la participation de grandes puissances comme la France, l'Allemagne et la Pologne. Certains responsables s'inquiètent des capacités de défense britanniques : le manque de financement a entraîné une pénurie de navires de guerre, de sous-marins et d'unités militaires déployables à court terme. « La Grande-Bretagne est l'oncle préféré », a déclaré un responsable. « Mais elle souffre du syndrome de Downton Abbey. Elle paraît impressionnante de l'extérieur, mais en réalité, elle est ruinée. »

Ces problèmes pourraient être partiellement résolus si l'alliance parvenait à attirer davantage l'Allemagne, un pays capable d'accroître significativement son budget de défense. Malgré ses faiblesses, le JEF représente peut-être la meilleure option si les États membres européens ne peuvent pas prendre le relais de l'OTAN actuelle. Cependant, l'Europe devra probablement trouver de nouveaux cadres de défense pour combler le vide laissé par les États-Unis. Une dissuasion fondée sur une seule entité, dont l'émergence est incertaine, sera totalement inefficace.


Source Europe’s secret Plan B to replace NATO







(FR) Quelles dimensions pour bien choisir la hauteur d’un lampadaire public ?

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L'unité de mesure lux (lx) indique l'intensité d'éclairage : 1 lux signifie qu'une surface de 1 m² est éclairée uniformément par 1 lumens. Ainsi, alors que la luminosité d'une ampoule s'exprime en lumens, le lux désigne la lumière qui arrive sur une surface.

La hauteur d’installation d’un lampadaire influence directement la surface éclairée, l’intensité lumineuse et le confort visuel. Un bon équilibre permet d’obtenir un éclairage efficace tout en limitant la consommation d’énergie et la pollution lumineuse.


1. Une hauteur plus élevée couvre une plus grande surface : Plus le lampadaire est installé haut, plus la zone éclairée devient large. Cela permet de réduire le nombre de points lumineux nécessaires sur une voie.

2. Une intensité lumineuse qui diminue avec la distance : Lorsque la hauteur augmente, la lumière se répartit sur une surface plus grande et l’éclairement au sol devient moins intense.

3. Exemple à 6 mètres de hauteur : Un lampadaire installé à 6 mètres éclaire une surface plus réduite avec une intensité plus forte, adaptée aux zones nécessitant plus de visibilité.

4. Exemple à 8 ou 10 mètres : Ces hauteurs offrent un bon compromis entre couverture lumineuse et uniformité d’éclairage pour les rues et parkings.

5. Installation à 12 mètres : À cette hauteur, la zone couverte est beaucoup plus large, idéale pour les grands espaces ouverts et certaines infrastructures routières.

6. Les lux mesurent l’éclairage au sol : Le lux représente la quantité de lumière reçue sur une surface. Plus la valeur est élevée, plus l’éclairage est intense.

7. Trouver le bon équilibre : Un éclairage performant ne consiste pas uniquement à augmenter la puissance, mais à adapter la hauteur, l’orientation et l’espacement des luminaires.

8. Réduire la pollution lumineuse : Des hauteurs et angles bien étudiés permettent de limiter la lumière perdue vers le ciel et les zones inutiles.

9. Optimiser la consommation d’énergie : Une conception intelligente améliore l’efficacité lumineuse tout en réduisant les coûts d’exploitation et de maintenance.

10. Adapter l’éclairage à chaque environnement : Les rues résidentielles, routes, parkings ou zones industrielles nécessitent des hauteurs de montage différentes selon les besoins de sécurité et de visibilité.


Un éclairage public bien conçu améliore la sécurité, le confort visuel et les économies d’énergie. La hauteur des lampadaires joue un rôle essentiel dans la qualité et l’efficacité de l’éclairage urbain.


SOURCES

- Hauteur des lampadaires : guide de hauteur, d'espacement et de placement

Quelles dimensions pour un lampadaire selon l'usage ?













(FR) Conflit au Moyen-Orient : Les cargos bloqués dans le golfe Persique se font bouffer par les coquillages et les algues.

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La faible profondeur du fond marin, sablonneux, ainsi que la chaleur de l'eau rendent les navires particulièrement vulnérables à l'encrassement. | Aaron Smulktis via Unsplash


Coincés dans des eaux chaudes et peu profondes, des centaines de navires accumulent dépôts biologiques et problèmes mécaniques, pendant que les marins vivent dans une incertitude grandissante.

Des centaines de navires marchands restent bloqués dans le golfe Persique alors que le conflit au Moyen-Orient s'enlise et que les températures commencent à grimper. Pris au piège dans une zone stratégique devenue instable, ces bâtiments voient leurs conditions d'exploitation se dégrader, ce qui complique d'autant leur future sortie de la région. Selon les informations du Financial Times, au moins 800 navires y seraient immobilisés depuis le début des affrontements le 28 février 2026.

Environ 20.000 marins demeureraient à bord pour assurer l'entretien courant, mais leur mission se heurte à des conditions de plus en plus difficiles : 
- la faible profondeur du fond marin, 
- sablonneux
- ainsi que la chaleur de l'eau rendent les navires particulièrement vulnérables à l'encrassement. 
À l'ancre ou à la dérive, ils accumulent coquillages, algues et méduses, qui peuvent obstruer les grilles protégeant les circuits internes du navire et perturber plusieurs systèmes essentiels.

Les équipages doivent aussi composer avec des pannes et une autre difficulté majeure: l'accès aux pièces détachées. Dans un contexte normal, certaines réparations prendraient un ou deux jours, mais les délais s'allongent considérablement quand les navires sont bloqués dans la région et que l'acheminement du matériel devient complexe.

Lasse Kristoffersen, directeur général de Wallenius Wilhelmsen, un leader du marché du transport maritime, explique que l'immobilité des navires, combinée à la chaleur des eaux, favorise fortement le développement de ces dépôts biologiques. Son entreprise, spécialisée dans le transport de véhicules, a elle-même un navire coincé dans le golfe et observe déjà les effets de cette situation.


Des conditions difficiles pour les équipages

Une autre société de transport, Hapag-Lloyd, constate également un impact visible sur ses paquebots. Son directeur général, Rolf Habben Jansen, indique qu'un des navires de la compagnie ayant pu franchir le détroit d'Ormuz a dû réduire sa vitesse en raison de la forte résistance provoquée par les coquillages accrochés à la coque. Selon lui, le navire avait passé 6 à 8 semaines dans une eau à environ 30 °C, suffisamment longtemps pour que la salissure marine devienne importante.

La compagnie précise que cette prolifération biologique recouvrait l'hélice et une grande partie des flancs verticaux du navire, avec environ 40% de la partie inférieure touchée. Hapag-Lloyd anticipe désormais des opérations de nettoyage lourdes pour les autres bâtiments encore coincés dans le golfe.

Outre l'aspect économique - recouverts de coquillages, les navires consomment plus de carburant pour avancer - la situation inquiète surtout pour des raisons humaines. La perspective d'un enlisement durable du conflit entre les États-Unis et l'Iran entretient l'incertitude, tandis que la chaleur estivale, les tempêtes de sable et les vents comme le chammal aggravent encore les conditions de vie à bord. Les syndicats et les organisations du secteur alertent sur la pression croissante qui pèse sur les marins, coincés sur les navires sans aucune perspective de départ à court terme.

Certains équipages peinent à organiser des relèves et les conditions de vie à bord se dégradent. Isolés, certains n'ont qu'un accès limité à internet, et la situation pèse sur le moral. Même si quelques compagnies parviennent à effectuer des changements d'équipage, la plupart des opérateurs redoutent de voir des professionnels refuser d'embarquer sur des navires dont la situation reste trop incertaine.











lundi 25 mai 2026

(FR) Terre et eau : des formes opposées fascinantes

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La géographie regorge de formes naturelles qui se répondent entre terre et eau. Certaines formations semblent être le reflet inversé les unes des autres et permettent de mieux comprendre les paysages de notre planète.


- Péninsule - Golfe : une péninsule est une avancée de terre entourée d’eau sur plusieurs côtés, tandis qu’un golfe est une avancée de la mer à l’intérieur des terres.

- Isthme - Détroit : l’isthme est une bande de terre reliant deux espaces terrestres, alors que le détroit est un passage d’eau reliant deux mers.

- Île - Lac : une île est une portion de terre entourée d’eau, tandis qu’un lac correspond à une étendue d’eau entourée de terre.

- Archipel - Système de lacs : un archipel rassemble plusieurs îles, alors qu’un système de lacs regroupe plusieurs étendues d’eau proches les unes des autres.

- Cap - Baie : un cap s’avance dans la mer, tandis qu’une baie forme une courbe d’eau entrant dans les terres.


Comprendre ces formes géographiques permet de mieux observer les paysages naturels et de découvrir l’équilibre fascinant entre la terre et l’eau.




(FR) L'Iran veut taxer les câbles Internet & Télécom sous-marins du détroit d'Ormuz.

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Presque tout le trafic mondial de données passe par des câbles sous-marins.

L'Iran menace de faire payer une taxe aux opérateurs étrangers utilisant les câbles sous-marins posés au fond du détroit d'Ormuz, par lesquels passe internet. D’autres mises en garde iraniennes font craindre l’hypothèse d’une attaque ou d’un "accident" sur ces infrastructures.


Après les navires, voici venu le tour des câbles à fibres optiques. L'Iran, qui veut imposer un péage au trafic maritime qui transite par le détroit d'Ormuz, réfléchit désormais à un moyen de taxer le passage des câbles Internet déployés dans ces eaux. Ces câbles à fibre optique, posés sur les fonds marins, assurent une importante partie du trafic Internet entre les pays du Golfe, l’Asie et l’Europe. CNN les décrit comme l'une des "artères invisibles" de l’économie mondiale. Si la majorité des opérateurs ont pris la précaution de faire passer leurs câbles de l’autre côté du détroit, deux câbles essentiels traverseraient les eaux territoriales iraniennes, indique Mostafa Ahmed, chercheur au Centre de recherche émirati Habtoor à la chaîne américaine.



1,2 million de kilomètres de câbles de télécommunication tapissent le fond des océans (trois fois la distance de la Terre à la Lune). Composés de fibres optiques, ils rendent possible une grande partie de nos échanges par téléphone, SMS ou courriel. Et ils pourraient bientôt acquérir une nouvelle fonction : capter les ondes acoustiques et sismiques.

La semaine dernière, le Parlement iranien a débattu d'un projet de loi contraignant les opérateurs étrangers à payer un droit de passage sur ces infrastructures Internet. En plus de cette taxe, le projet de Téhéran obligerait les entreprises concernées à demander une autorisation préalable et à se conformer à la législation iranienne. Les opérations de maintenance et de réparation des câbles seraient en outre réservées à des entreprises iraniennes. Parmi les géants de la tech potentiellement concernés : Google, Meta, Microsoft et Amazon.

Téhéran assure qu'une telle taxe serait conforme au droit de la mer, en particulier à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Les médias iraniens brandissent notamment l'exemple du canal de Suez, par où transitent de nombreux câbles reliant l'Europe et l'Asie, et qui rapporte chaque année plusieurs centaines de millions de dollars de droits de transit au Caire.



Détroit d’Ormuz : L’Iran veut taxer le passage des câbles Internet.


Des conséquences néfastes sur tous les secteurs

Toutefois, si la loi aboutissait, il resterait difficile d'envisager comment la théocratie parviendrait à imposer de telles mesures à des entreprises américaines qui ont, suite aux sanctions de Washington contre Téhéran, interdiction d'effectuer des paiements à l’Iran.

Conscients du caractère critique de ces infrastructures, des médias proches du gouvernement iranien n'ont pas hésité à agiter la menace de dommages aux câbles sous-marins. Et d'assurer que de tels dommages pourraient avoir "des répercussions sur une partie des milliers de milliards de dollars générés par la transmission mondiale de données et affecter la connectivité Internet à l’échelle mondiale", détaille CNN. Une telle attaque aurait des conséquences bien au-delà d'un ralentissement du débit Internet. Tous les services en ligne seraient affectés : systèmes bancaires, communications militaires, intelligence artificielle. Elle pourrait empêcher l'accès au télétravail, aux jeux en ligne et aux services de streaming, indique la chaîne américaine.



Lorsque la guerre a éclaté, la réparation des câbles sous-marins est devenue quasiment impossible. Photo : SSC.


Un arsenal sous-marin apte au sabotage

Ces menaces ne sont pas purement théorique. Malgré leur importance stratégique, ces câbles bénéficient d'une faible protection. "Dotés de plongeurs de combat, de petits sous-marins et de drones sous-marins", le corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) seraient en mesure de mener une attaque contre le réseau Internet maritime, précise Mostafa Ahmed à CNN. L'expert qui craint une "catastrophe numérique", assure que les pays du Golfe, voisins de l'Iran pourraient être confrontés à de graves perturbations de leur connexion Internet. Une telle situation aurait des répercussions sur les exportations de pétrole, de gaz et sur le secteur bancaire.

Des enjeux auxquels Téhéran n'est pas étranger. Le pays compte bien continuer à user du détroit comme un levier économique et stratégique durable. "Ormuz est notre arme nucléaire", aurait déclaré le vice-président du Parlement iranien, Ali Nikzad, selon les informations de CNN.


COMMENTAIRE

Il y a une limite à cette stratégie, car le Qatar est une place financière mondiale qui investit une partie de l'argent de l'Iran pour contourner les sanctions américaines. Reste aussi la question de savoir quel câble serait coupé. Il s'agit avant tout d'avoir un nouveau levier dans les négociations.

Enfin, il existe tout de même des solutions de secours aux câbles du détroit d’Ormuz, notamment des câbles terrestres ou d’autres routes sous-marines. Mais elles pourraient toutefois vite saturer et plomber les économies du Golfe et leur secteur énergétique et par répercussion, le reste du monde.



Environ 430 câbles sous-marins sont déployés dans le monde sur plus de 550.000 miles, soit environ 800.000 km, ce qui représente plus de 20 fois le tour de notre planète.

Actuellement, les Etats-Unis, la Russie et la Chine disposent de ces capacités de grande profondeur, jusqu'à 6000 mètres. La France a également ce genre de technologie, mais les robots utilisés ne sont pas purement destinés au domaine militaire. Ils servent également à la recherche.

Au niveau mondial, de nombreux Etats manifestent désormais leur intérêt dans ce secteur, que ce soit par des discours, en mettant en place de nouvelles législations ou tout simplement en renforçant leurs capacités. L'Otan également s'est emparée du sujet.

Au-delà des attaques physiques sur ces infrastructures, chercheurs et militaires s'interrogent aussi sur les potentialités de ces câbles en matière d'espionnage. Pourraient-ils par exemple permettre d'écouter l'activité maritime, mettant à mal la dissuasion nucléaire ?