dimanche 1 mars 2026

(FR) Assurance auto : Vous avez l’intention de prêter votre voiture à un proche ?

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Vous avez l’intention de prêter votre voiture à un proche ?

Mais si ce dernier a un accident, qui doit payer ?

Pour commencer, il est important de distinguer les notions suivantes :
- conducteur principal ;
- conducteur secondaire ;
- conducteur occasionnel

Le conducteur principal est le propriétaire du véhicule assuré et la personne qui le conduit le plus souvent.

Le conducteur secondaire est identifié dans le contrat d’assurance automobile comme étant le deuxième conducteur régulier du véhicule. 

Le conducteur occasionnel (prêt de volant) n’est pas nommé dans le contrat d’assurance et utilise le véhicule, dont il n’est pas propriétaire, qu’en de rares occasions.


Conducteur occasionnel : qui paie en cas d’accident ?

Si vous souhaitez prêter votre véhicule à un proche, vérifiez au préalable que votre contrat d’assurance couvre le prêt de volant. Ainsi, en cas d’accident causé par votre proche, c’est votre assurance auto qui couvre les dépenses. Un accident causé par un conducteur occasionnel peut avoir des conséquences sur votre assurance auto. Il se peut ainsi qu’une majoration de franchise soit appliquée et que votre coefficient de bonus/malus soit modifié. Notez que cela ne sera pas le cas si le conducteur a pris votre voiture sans votre accord sauf s’il réside chez vous (il peut s’agir de votre enfant, par exemple). 

Si le conducteur occasionnel a eu un accident dont il n’est pas responsable, il ne devrait pas y avoir de conséquences négatives sur votre assurance auto. Attention, si le conducteur occasionnel était alcoolisé et/ou drogué lorsqu’il a conduit votre véhicule ou encore s’il conduisait sans permis et qu’il a causé un accident, votre compagnie d’assurance est en droit de refuser de couvrir le sinistre (hors indemnisation des victimes, une obligation légale). Elle peut ensuite vous demander de rembourser les sommes qu’elle a versées aux victimes. 

En cas de contrôle de police, le conducteur occasionnel doit pouvoir présenter un permis de conduire valide et les papiers du véhicule. Que faire en cas d’accident ? Il faut réagir rapidement en commençant par remplir un constat à l’amiable. Prenez aussi des photographies du lieu et des véhicules impliqués. C’est à l’assuré de prendre contact avec sa compagnie d’assurance afin de déclarer le sinistre. Le délai est de cinq jours ouvrés. Si le véhicule a besoin d’être transporté jusqu’au garage le plus proche, il faut appeler le numéro d’assistance.


Lisez bien votre contrat d’assurance

Il est possible qu’une clause de conduite exclusive soit incluse dans votre contrat. La conduite n’est alors autorisée qu’au propriétaire du véhicule et, possiblement, à un conducteur secondaire. Certains contrats n’autorisent le prêt de volant qu’aux membres de la famille. De même, certains assureurs refusent le prêt de volant aux conducteurs débutants. Les contrats d’assurance auto peuvent prévoir le prêt de véhicule avec majoration de franchise ou sans restriction/majoration de franchise. Il est important de bien lire un contrat avant de le signer afin de s’assurer que vous êtes en accord avec ce qu’il prévoit.






(FR) Frappes israélo-américaines sur l'Iran : Le détroit d'Ormuz, passage stratégique sous haute tension.

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Le détroit d'Ormuz, que des responsables iraniens ont souvent menacé de bloquer en cas d'attaque américaine, avant les frappes lancées samedi par les Etats-Unis et Israël, est un point de passage clé pour le commerce mondial de pétrole.


Détroit d'Ormuz

Le détroit d'Ormuz est un détroit du golfe Persique. Il permet la communication avec le golfe d'Oman et doit son nom à l'île iranienne Ormuz, située au sud-est de Bandar Abbas. Les pays frontaliers sont au nord l'Iran et au sud les Émirats arabes unis, suivis du sultanat d'Oman.


Le détroit d'Ormuz est long de 212 km avec un minimum de largeur de 55 km.


La voie d'accès au golfe Persique a une importance stratégique décisive : il constitue, en effet, une voie commerciale essentielle du trafic international, empruntée par plus de 30 % du commerce mondial de pétrole. Outre Oman, les Émirats arabes unis (EAU) et l'Iran, le détroit commande l'accès à d'autres pays producteurs d'hydrocarbures aussi importants que l'Irak, le Koweït, l'Arabie saoudite, Bahreïn et le Qatar. Selon le département américain de l'Énergie, environ 2 400 pétroliers y transitent chaque année, pour un volume d'environ 17 millions de barils de pétrole par jour. Les navires doivent suivre un rail (montant/descendant ou entrant/sortant).



Flux de pétrole traversant le détroit d'Ormuz par pays d'origine et de destination pour le premier trimestre 2025, d'après les données de l'US Energy Information Administration ( AFP / Jonathan WALTER )


Frappes israélo-américaines sur l'Iran

L'Iran, qui se considère comme le gardien du Golfe, dénonce régulièrement la présence de forces étrangères, notamment la Ve Flotte américaine stationnée à Bahreïn. Les Gardiens de la Révolution contrôlent les opérations navales dans le Golfe, et sont chargés d'assurer la sécurité du détroit.

Le 28 février 2026, les frappes israélo-américaines sur l’Iran sont une opération militaire conjointe américano-israélienne lancée contre l'Iran. Elles sont annoncées par le département de la Défense sur le réseau X le même jour. Du côté israélien, l'opération est nommée opération Lion rugissant (Operation Roaring Lion), et du côté américain, elle est nommée opération Fureur épique (Operation Epic Fury). L'Iran réplique le même jour avec l'opération Promesse honnête 4.

Donald Trump déclare que l'opération vise à « défendre le peuple américain en éliminant les menaces imminentes du régime iranien » et que l'Iran « ne pourra jamais avoir d'arme nucléaire ». Il annonce également l'intention de « détruire les missiles iraniens et raser son industrie missilière ». S'adressant directement au peuple iranien, il déclare : « Votre heure de liberté est arrivée. Quand nous aurons fini, reprenez votre gouvernement. »

Frappes israélo-américaines sur l'Iran (juin 2025)

Le 22 juin 2025, les États-Unis avaient mené l'opération Midnight Hammer, visant les installations nucléaires iraniennes de Fordow, Natanz et Ispahan à l'aide de bombardiers furtifs Northrop B-2 Spirit et de missiles de croisière Tomahawk. En réponse, l'Iran avait lancé une attaque de missiles sur la base américaine d'Al-Udeid au Qatar, sans faire de victimes américaines[

Répressions des manifestations iraniennes (janvier 2026)

À partir de décembre 2025, des manifestations nationales anti-régime éclatent en Iran, provoquées par l'effondrement économique et la chute du rial (Rial iranien). 

Le 27 février 2026, Donald Trump affirme lors d'un briefing presse que la République islamique « a tué au moins 32 000 manifestants ». Les autorités iraniennes ont pour leur part publié une liste officielle de 3 117 morts, dont environ 200 membres des forces de sécurité, tandis que des organisations de défense des droits humains évoquent environ 7 000 décès confirmés.

Frappes israélo-américaines sur l'Iran (février - mars 2026)

L'Iran, qui se considère comme le gardien du Golfe, dénonce régulièrement la présence de forces étrangères, notamment la Ve Flotte américaine stationnée à Bahreïn. Les Gardiens de la Révolution contrôlent les opérations navales dans le Golfe, et sont chargés d'assurer la sécurité du détroit.

Le 28 février 2026, les frappes israélo-américaines sur l’Iran sont une opération militaire conjointe américano-israélienne lancée contre l'Iran. Elles sont annoncées par le département de la Défense sur le réseau X le même jour. Du côté israélien, l'opération est nommée opération Lion rugissant (Operation Roaring Lion), et du côté américain, elle est nommée opération Fureur épique (Operation Epic Fury). L'Iran réplique le même jour avec l'opération Promesse honnête 4

- L'agence de presse iranienne Mehr a affirmé qu'une attaque dans l'ouest de l'Iran contre un bâtiment des gardes-frontières près de l'Irak avait tué dimanche 43 membres des forces de sécurité.

- Un navire de la flotte iranienne a été coulé par les Etats-Unis dans le golfe d’Oman (Centcom)

- L’armée de défense d’Israël Tsahal va appeler 100.000 réservistes dans le cadre de l’offensive contre l’Iran


Riposte iranienne

Le 28 février 2026, l'armée israélienne signale des tirs de missiles balistiques depuis l'Iran en direction d'Israël peu après le début des frappes. Des sirènes retentissent à Tel Aviv et dans d'autres régions du pays. Les médias d'État iraniens annoncent que le pays se prépare à une riposte « écrasante ». D'autres pays du Moyen-Orient sont visés par le régime Iranien dans le but de détruire les différentes bases américaines qui s'y trouvent.



Ali Khamenei (04 juin 1989 – 28 février 2026)

Le 01 mars 2026, l'Iran a appelé dimanche à venger la mort du guide suprême, Ali Khamenei, tué dans l'attaque israélo-américaines lancée la veille, Donald Trump menaçant de frapper avec une force "sans précédent" si Téhéran continue ses frappes de représailles. 

La nouvelle de la mort Ali Khamenei est confirmée par les médias d'État iraniens le 1er mars 2026 à 5 h heure locale. Les autorités de la république islamique d'Iran qui décrète 40 jours de deuil national et plusieurs jours fériés. Plusieurs manifestations ont alors lieu dans le monde chiite appelant à la vengeance et s'en prenant à des intérêts américains.



Alireza Arafi devient l'un des trois membres du Conseil de direction intérimaire aux côtés du président de la république islamique d'Iran, Massoud Pezechkian, et du chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejei.

Après la mort du Guide suprême iranien Ali Khamenei, la transition politique se met en place en Iran. L’ayatollah Alireza Arafi, directeur des séminaires islamiques d’Iran, a été nommé au sein du triumvirat assurant la transition après la mort d’Ali Khamenei, ont annoncé les médias d’Etat iraniens.



« Les Etats-Unis ont des indications selon lesquelles l'Iran se prépare à lancer de manière imminente une attaque de missiles balistiques contre Israël », a déclaré le responsable. « Nous soutenons activement les préparatifs défensifs pour défendre Israël contre cette attaque. Une attaque militaire directe de l’Iran contre Israël aurait de graves conséquences pour l’Iran. »

ALERTE INFO 

États-Unis :
3 soldats américains ont été tués et 5 autres grièvement blessés dans le cadre de l'opération contre l'Iran, a annoncé dimanche le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom)

Israël : 9 morts, plus de 45 blessés et 11 personnes étaient encore portées dans le centre d'Israël

France : 60 navires sous pavillon français ou avec des capitaux français bloqués dans le Golfe (Armateurs de France)

Inde : Les transporteurs indiens ont annulé plus de 850 vols depuis hier samedi. Les aéroports de Mumbai et de Delhi sont les plus impactés. Les liaisons vers le Golfe, mais aussi vers l’Europe et l’Amérique sont annulées. Les passagers, comme le personnel à l'aéroport de Delhi, sont désemparés.

Arabie saoudite : 
Ryad (capitale) a intercepté des missiles visant son aéroport et une base militaire.

Émirats arabes unis :
3 morts et 58 blessés
Une base accueillant des forces françaises a bien été touchée à Abou Dhabi (capitale)
Explosions en série à Dubai (grande ville)

Qatar : Explosions en série

Bahreïn : 4 blessés mais pas de victimes à Manama (capitale)

Oman : Le ministre des Affaires étrangères d'Oman, pays médiateur, appelle à un cessez-le-feu

Jordanie








jeudi 26 février 2026

(FR) Financial Times sur la catastrophe économique imminente de la Fédération de Russie.

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La Russie tente de convaincre le monde que les sanctions ne lui font pas peur, mais la réalité s'avère complètement différente : Poutine est assis sur une bombe financière à retardement qu'il a lui-même créé.

Poutine continue d'affirmer que le temps joue en sa faveur et appelle l'Occident à accepter ses conditions pour mettre fin à la guerre entre la Fédération de Russie et l'Ukraine.

Cependant, la stabilité de l'économie russe, n'est-elle pas si fière, s'avère n'être qu'une illusion. Comme l'écrit le Financial Times (FT), les fondements financiers de l'économie militaire russe ressemblent à un château de cartes qui menace de s'effondrer. Même des représentants de haut rang de l’institution russe commencent à exprimer ouvertement leur inquiétude. Le chef de la société d'État Rostec, Sergueï Tchemezov (ancien agent du KGB puis un homme d'affaires russe), a déclaré que les taux de crédit élevés étaient les exportations d'armes.

Elvira Nabioullina, directrice de la Banque centrale, a également mis en garde à plusieurs reprises contre les risques. Leurs propositions contrastent avec les déclarations officielles sur la « croissance économique » et le « faible chômage ». "Les dettes des entreprises peuvent conduire à l'effondrement du système bancaire russe, ce qui détruirait non seulement la légitimité des banques, mais aussi celle du gouvernement. Poutine n'a pas le temps. Il est assis sur une bombe financière à retardement qu'il a lui- créé même", écrit l'observateur du Financial Times.

Selon une étude de l'analyste Craig Kennedy (ancien président de la fondation américaine German Marshall Fund of the United States), la dette des entreprises russes a augmenté de 71% depuis 2022 . Il s'agit de prêts d'État sous couvert de prêts privés, émis par les banques par décret du Kremlin à des conditions préférentielles. Ainsi, la Russie "imprime de l'argent" via le système bancaire, en contournant le bilan officiel. Selon les estimations, ces prêts cachés représentent environ 20% du PIB du pays. Le gouvernement tente de trouver un équilibre entre le maintien des finances publiques « saines » et la maîtrise de l'inflation, mais cela ne fait qu'aggraver le problème. Au taux de 21%, les entreprises incapables de couvrir le coût des prêts deviennent non rentables. Le système de crédit accumule des « mauvaises » qui menacent le secteur bancaire. Contrairement au budget de la défense, qui a été maintenu à un niveau stable, il est devenu beaucoup plus difficile de maintenir le programme de financement hors budget de la défense russe au cours du deuxième semestre 2024, note Craig Kennedy.

Si un retrait massif des dépôts commençait, le système pourrait s'effondrer, détruire non seulement les banques, mais aussi la confiance dans le gouvernement. À la fin de l'année 2025, Moscou a pris conscience des risques systémiques de crédit provoqués par le programme de financement hors budget de la défense, estime Craig Kennedy, faisant référence à des réunions réunies au thème des prêts aux entreprises au Kremlin. 

Les sanctions occidentales sont un facteur clé L'Occident a déjà restreint l'accès de la Russie à 300 milliards de dollars de réserves, imposées des restrictions sur le commerce du pétrole et interdit l'importation de technologies clés. Le renforcement des sanctions et le transfert des avoirs russes gelés vers l'Ukraine à titre de réparations porteront un nouveau coup d'État à l'économie militaire russe.

Selon le Financial Times, l'économie militaire russe est une bombe financière à retardement. Conserver le pouvoir dans le pays devient une priorité absolue pour Poutine, et il cherche des moyens d'atténuer la pression des sanctions. Tout cela ne permet pas à la Russie de consacrer tous ses revenus étrangers à pallier le manque de ressources à l'intérieur du pays. Le renforcement des sanctions et le transfert définitif des réserves vers l'Ukraine comme premier paiement des réparations renforceront ces restrictions. L'obsession de Poutine est un effondrement soudain du pouvoir.


BFM Business : Un bonus de 100.000 euros pour s'enrôler à la guerre en Ukraine: la Russie tient depuis 4 ans en surpayant ses soldats et en vidant le pays de ses bras (et tant pis s'il n'y a plus aucun chauffeur de bus en Sibérie)



En Sibérie et plus globalement dans 30 régions russes, les chauffeurs de bus ont déserté pour l'armée. © BFM Business



Jusqu'à 100.000 euros de bonus la première année pour un soldat russe. © BFM Business









lundi 23 février 2026

(FR) La fin des cryptomonnaies est-elle proche ?

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L'avenir des monnaies et des paiements sera une évolution progressive, et non une révolution comme l'ont promis les escrocs du secteur des cryptomonnaies. La récente chute du Bitcoin et des autres cryptomonnaies souligne une fois de plus l'extrême volatilité de ce « pseudo-actif » ; il ne peut qu'espérer que les décideurs politiques prendront conscience des risques avant qu'il ne soit trop tard.


Qu'est-ce qu'une cryptomonnaie ?

Une cryptomonnaie ou crypto-monnaie, dite aussi cryptoactif, cryptodevise, monnaie cryptographique, cybermonnaie ou encore jeton numérique, est une monnaie électronique (actif numérique) émise de pair à pair, sans nécessiter de banque ou de banque centrale ni d'intermédiaire humain. Elle est utilisable au moyen d'un réseau informatique décentralisé basé sur une blockchain intégrant des technologies de cryptographie pour les processus d'émission et de règlement des transactions.

Il existe des milliers de cryptomonnaies. Exemples de cryptomonnaies connues :

- Bitcoin : Fondée en 2009, Bitcoin a été la première cryptomonnaie et reste la plus échangée. La monnaie a été mise au point par Satoshi Nakamoto, qui serait le pseudonyme d'une personne ou d'un groupe de personnes dont l'identité précise reste inconnue.

- Ethereum : Développée en 2015, Ethereum est une plateforme blockchain dotée de sa propre cryptomonnaie, appelée Ether (ETH) ou Ethereum. Il s'agit de la cryptomonnaie la plus populaire après Bitcoin.

- Litecoin : Cette monnaie ressemble le plus à Bitcoin, mais a évolué plus rapidement pour développer des innovations, notamment des paiements plus rapides ainsi que des processus permettant un plus grand nombre de transactions.

- Ripple : Ripple est un système de registre distribué qui a été fondé en 2012. Ripple peut être utilisé pour suivre différents types de transactions, et pas seulement les cryptomonnaies. L'entreprise qui en est à l'origine a travaillé avec diverses banques et institutions financières.

- Tether (USDT) : Lancé en 2014, Tether est un stablecoin conçu pour maintenir une parité de 1:1 avec le dollar américain, offrant ainsi une stabilité sur le marché volatil des cryptomonnaies. Il est largement utilisé comme paire de trading sur les plateformes d'échange.

- Binance Coin (BNB) : Le Binance Coin a été créé en 2017 en tant que jeton natif de la plateforme d'échange de cryptomonnaies Binance. Il offre des frais de trading réduits et peut être utilisé à diverses fins au sein de l'écosystème Binance.

- Solana (SOL) : Développée en 2017, Solana est une plateforme blockchain haute performance qui utilise les mécanismes de consensus de preuve d'historique (PoH) et de preuve d'enjeu (PoS) pour atteindre des vitesses de transaction élevées et des frais bas.

- US Dollar Coin (USDC) : L'US Dollar Coin, lancé en 2018, est un stablecoin adossé au dollar américain et émis par Circle. Il est entièrement garanti par des réserves en dollars américains détenues dans des institutions financières réglementées.

- Dogecoin (DOGE) : Créé en 2013 en tant que cryptomonnaie inspirée des mèmes, le Dogecoin a gagné en popularité grâce à son prix bas et aux soutiens de personnalités éminentes. Il est souvent utilisé pour récompenser les créateurs de contenu et pour les dons caritatifs.

- Cardano (ADA) : Lancé en 2017, Cardano est une plateforme blockchain de troisième génération qui vise à résoudre les problèmes d'évolutivité, d'interopérabilité et de durabilité. Il utilise un mécanisme de consensus de preuve d'enjeu appelé Ouroboros.

Les cryptomonnaies autres que Bitcoin sont communément appelées « altcoins » pour les distinguer de la monnaie originale.


L'apocalypse crypto à venir

En 2025, sous la présidence de Donald Trump le plus favorable aux cryptomonnaies revenait au pouvoir après avoir pris parti pour des investisseurs individuels mal informés et bénéficié d'un soutien financier massif de personnalités influentes du monde des cryptomonnaies. Le second mandat de Donald Trump était perçu comme une aube nouvelle pour les cryptomonnaies, incitant de nombreux « évangélistes » opportunistes à prédire que le Bitcoin deviendrait de l'« or numérique », atteignant au moins 200 000 $ d'ici fin 2025.

Fidèle à sa parole, Donald Trump a supprimé la plupart des réglementations sur les cryptomonnaies. Il a également signé la loi GENIUS Act (Guiding and Establishing National Innovation for U.S. Stablecoins Act), promu la loi CLARITY Act (Digital Asset Market Clarity Act), tiré profit personnellement d'opérations douteuses sur les cryptomonnaies, tant au niveau national qu'international, promu sa propre cryptomonnaie sans valeur, gracié des criminels du secteur accusés de soutenir des organisations terroristes et organisé des dîners privés à la Maison-Blanche pour des spécialistes des cryptomonnaies.

De plus, les cryptomonnaies devraient idéalement profiter des risques macroéconomiques et géopolitiques, tels que la bulle de la dette et l'augmentation des déficits budgétaires des États-Unis et d'autres économies avancées ; la dévaluation du dollar et des autres monnaies fiduciaires ; les nouvelles guerres commerciales ; et l'escalade des tensions entre les États-Unis et l'Iran, la Chine et de nombreux autres pays. C'est d'ailleurs dans ce contexte de haut risque que le prix de l'or a bondi de plus de 60 % en 2025.

Mais l’« or numérique » devrait chuter de 6 % en 2025. Au moment où nous écrivons ces lignes, le Bitcoin a perdu 35 % de sa valeur depuis son pic d’octobre 2025, atteignant un niveau inférieur à celui enregistré lors de la première élection de Trump, tandis que les cryptomonnaies dérivées de mèmes comme $TRUMP et $MELANIA ont dégringolé de près de 95 %. À chaque flambée des cours de l’or en réaction à des événements commerciaux ou géopolitiques au cours de l’année écoulée, le Bitcoin a plongé. Loin de constituer une protection contre le risque, il l’amplifie, présentant une forte corrélation avec d’autres actifs risqués tels que les actions spéculatives.

Qualifier le Bitcoin ou toute autre cryptomonnaie de « monnaie » est intrinsèquement trompeur. Il ne s'agit ni d'une unité de compte, ni d'un moyen de paiement évolutif, ni d'une réserve de valeur stable. Même si le Salvador reconnaissait le Bitcoin comme monnaie légale, il ne représenterait que moins de 5 % des transactions de biens et services. La cryptomonnaie n'est même pas un actif, car elle ne génère pas de flux de trésorerie, n'a aucune fonction et n'a aucune utilité pratique dans l'industrie ou la vie quotidienne (contrairement à l'or et à l'argent).

17 ans après le lancement du Bitcoin, l'application la plus fulgurante des cryptomonnaies a été celle des Stablecoins : une version numérique des monnaies fiduciaires traditionnelles, que les secteurs financier et bancaire ont numérisées il y a plusieurs décennies. Certes, la question de savoir si les monnaies numériques et les services financiers devraient fonctionner sur la blockchain (registre distribué) ou sur des plateformes traditionnelles à double registre reste ouverte. Mais 95 % des monnaies et services numériques étiquetés « blockchain » ne le sont qu'à tort. Ils sont privés et non publics, centralisés et non décentralisés, nécessitent une licence et ne sont pas gratuits, et sont validés par un petit groupe d'individus de confiance (comme dans la finance et la banque numériques traditionnelles) plutôt que par des acteurs décentralisés dans des zones sans contrôle légal.

La finance décentralisée ne pourra jamais être véritablement mise en œuvre à grande échelle. Aucun gouvernement sérieux – pas même l'administration Trump – n'autoriserait des transactions monétaires et financières totalement anonymes, car cela profiterait grandement aux criminels, aux terroristes, aux États voyous, aux organisations non gouvernementales, aux trafiquants d'êtres humains, aux escrocs de toutes sortes et aux fraudeurs fiscaux.

De plus, étant donné que les portefeuilles numériques et les plateformes d'échange réglementés doivent se conformer à des normes strictes en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et d'identification des clients (LCB-FT/KYC), il reste à voir si les coûts de transaction via les blockchains privées diminueront, d'autant plus que les registres financiers traditionnels ont été améliorés grâce à des outils de paiement en temps réel et à une compensation plus rapide. L'avenir de la monnaie et des paiements sera une évolution progressive, et non une révolution comme l'ont promis les escrocs du secteur des cryptomonnaies. La récente chute du Bitcoin et des autres cryptomonnaies souligne une fois de plus l'extrême volatilité de cette classe d'actifs spéculatifs.

Quant au GENIUS Act, ayant ouvert la voie à une nouvelle expérience désastreuse de banque libre – semblable à celle qui s'était soldée par un échec au XIXe siècle  il restera probablement dans les mémoires comme la loi des fous. En vertu de cette loi, les Stablecoins n'étaient pas réglementés comme les banques traditionnelles (les dépôts et les paiements étant dissociés des prêts et des investissements risqués), et n'avaient pas accès aux mécanismes de prêteur en dernier ressort ni à la garantie des dépôts émise par la banque centrale.

Il suffit donc que quelques institutions mal réglementées, dans les États pseudo-libéraux américains, fassent de mauvais investissements ou déposent leur argent dans des établissements fragiles comme la Silicon Valley Bank pour déclencher une panique et une vente massive. À l'instar du XIXe siècle, l'approche actuelle des États-Unis – alimentée par la cupidité et l'ignorance de Trump, et conjuguée aux pratiques corrompues d'achat d'influence du secteur des cryptomonnaies – est une recette pour l'instabilité économique et financière.

Le récent conflit entre les banques traditionnelles et le secteur des cryptomonnaies au sujet de la loi CLARITY Act confirme une fois de plus que Trump ne maîtrise pas les principes fondamentaux de la monnaie et de la finance. Il ne s'agit pas pour les banques de conserver un quasi-monopole sur le marché des changes. Dans un système bancaire fondé sur les réserves, les banques participent à la fois aux paiements et à la création de crédit en convertissant les dépôts à court terme en prêts et crédits à long terme. Elles fournissent ainsi un service public essentiel.

Il est clair que les dépôts à court terme ne rapportent pas d'intérêts car ils sont à peu près équivalents à des liquidités. Or, le secteur des cryptomonnaies encourage le versement d'intérêts sur les Stablecoins – directement ou indirectement via les plateformes d'échange – sapant ainsi les fondements du système bancaire que nous tenons tous pour acquis. Par conséquent, nous devons transformer radicalement le système financier afin de dissocier les paiements de la création de crédit (via des banques spécialisées dans les paiements et des institutions financières pour octroyer des crédits), ou interdire aux Stablecoins de verser des intérêts et supprimer le rôle d'intermédiaire des banques.

Il s'agit d'une question de stabilité politique et financière, et rares sont ceux qui la prennent aussi au sérieux. Jamie Dimon, PDG de JPMorgan Chase, a eu tout à fait raison de tirer la sonnette d'alarme quant aux changements que souhaite opérer le secteur des cryptomonnaies, tandis que Brian Armstrong, de Coinbase, a commis une grave erreur en ignorant ces inquiétudes de manière irresponsable. Si Trump compte parmi ses conseillers des personnes qui n'ont pas été manipulées par les cryptomonnaies, espérons qu'elles pourront lui expliquer le fonctionnement du système bancaire avant que ses intérêts personnels n'en détruisent les fondements. Monsieur le Secrétaire au Trésor, Scott Bessent, m'entendez-vous ?


SOURCE : Nouriel Roubini, « The Coming Crypto Apocalypse » (L’apocalypse crypto à venir), Project Syndicate , 03/02/20260

La version vietnamienne de l'article : "Ngày tàn sắp đến của tiền mã hóa?

Nouriel Roubini est conseiller principal chez Hudson Bay Capital Management LP et professeur émérite d'économie à la Stern School of Business de l'Université de New York. Il a auparavant occupé le poste d'économiste principal en affaires internationales au Conseil des conseillers économiques de la Maison-Blanche sous l'administration Clinton et a travaillé pour le Fonds monétaire international (FMI), la Réserve fédérale (Fed) et la Banque mondiale


COMMENTAIRE

Le bitcoin subit la plus forte chute de son histoire pour un début d'année et voit sa capitalisation fondre de 424 milliards de dollars

La reine des cryptos a perdu 23% de sa valeur depuis le début de l'année 2026, réalisant la plus forte chute depuis sa création.

A 15h30 heure française le vendredi 20 février 2026, le bitcoin s'échange sous les 67.000 dollars. La reine des cryptos a perdu 47% de sa valeur depuis son pic à 126.000 dollars le 6 octobre 2025. Depuis quelques semaines, le bitcoin est entré dans une phase baissière, dont les prémices ont débuté le 10 octobre 2025 lors d'un crypto krach qui a vu s'envoler plus de 19 milliards de dollars en quelques heures.


620.000 bitcoins envoyés par erreur à des clients : l'incroyable bévue à 34 milliards d'euros lors du krach des cryptos

Le 06 février 2026, une rocambolesque erreur commise par la plateforme coréenne Bithumb a contribué à la nervosité des marchés lors du krach mondial du bitcoin (BTC) et des cryptos. Les autorités enquêtent sur les « bitcoins fantômes » et crise de liquidité.


Pire début d'année depuis sa création: le bitcoin rechute sous les 65.000 dollars ce lundi, Trump et de mauvais indicateurs tendent les investisseurs

Un nouveau vent de panique souffle sur le marché des cryptomonnaies. Ce lundi 23 février 2026 au matin, le bitcoin a subi une chute brutale, perdant 5% de sa valeur en une heure pour toucher un point bas à 64.416 dollars. Un tel niveau n'avait pas été observé depuis le début du mois. Le bitcoin a perdu 47,5% de sa valeur depuis son pic à 126.000 dollars le 6 octobre 2025.







(FR) Guerre russo-ukrainienne : Les pertes humaines et matérielles de l'armée russe en Ukraine ( 24 février 2022 - 23 février 2026 )

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Le 24 février 2022, la Russie a lancé une invasion à grande échelle de l'Ukraine, déclenchant le plus grand conflit en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Depuis le début de sa guerre en Ukraine, la Russie a subi environ 1.260.500 pertes humaines et perdu plus de 308 994 pièces d’équipement au 23/02/2026.


Depuis février 2022, la guerre en Ukraine a plongé l’Europe dans son conflit le plus dévastateur depuis la Seconde Guerre mondiale (1939-1945). Les images de chars calcinés, de villes réduites en cendres et de soldats épuisés ont marqué les esprits, tandis que les chiffres des pertes russes, souvent invoqués pour illustrer l’ampleur du désastre, alimentent débats et polémiques. Alors, est-il vrai que la Russie a perdu 80 % de ses chars, de ses hélicoptères et de ses soldats en Ukraine, sous l’effet d’une folie destructrice de Poutine brandissant la menace nucléaire ?

La réalité, aussi brutale soit-elle, est plus nuancée que ces affirmations chocs. Les données issues du Renseignement d'origine sources ouvertes (OSINT), comme celles compilées par des plateformes indépendantes telles qu’Oryx ou UkraineWarLosses, révèlent une hécatombe matérielle sans précédent, plus de 295.000 pièces d’équipement militaire russe, chars, blindés, avions, hélicoptères ont été détruites, endommagées ou capturées en quatre ans de guerre. Parmi elles, près de 2.000 chars d’assaut, soit plus de la moitié du parc moderne dont disposait Moscou avant l’invasion, gisent désormais dans les champs de bataille ukrainiens. Les hélicoptères, symboles de la puissance aéroportée russe, ont subi un sort similaire, avec plus de 1.200 appareils hors de combat. Ces pertes représentent bien plus qu’un simple revers logistique, elles ont forcé la Russie à puiser dans ses réserves soviétiques, parfois vieilles de plusieurs décennies, et à accélérer une production militaire déjà sous tension. Pour un pays qui misait sur une victoire éclair, le constat est accablant, l’armée russe a perdu plus de la moitié de ses équipements lourds, un seuil critique qui remet en cause sa capacité à mener des offensives de grande envergure au-delà de 2026.




Côté humain, le bilan est tout aussi effroyable. Les estimations varient selon les sources, mais toutes convergent vers un même vertige, entre 300.000 et 1,2 million de soldats russes auraient été tués, blessés ou portés disparus depuis le début du conflit. Le Center for Strategic and International Studies (CSIS) avance le chiffre de 325.000 morts, tandis que des investigations comme celles de la BBC ou de Mediazona confirment près de 160.000 décès documentés, prouvés. Ces chiffres, difficiles à concevoir, font de cette guerre la plus meurtrière pour la Russie depuis 1945. Chaque vie perdue, chaque famille endeuillée, rappelle l’abîme dans lequel le Kremlin a précipité son propre peuple, au nom d’une "Opération militaire spéciale" devenue un bourbier sanglant.

Pourtant, parler de 80 % de pertes, que ce soit pour les hommes ou le matériel, relève davantage de l’hyperbole que de la réalité vérifiée. Si l’armée russe est profondément affaiblie, elle n’a pas été anéantie. Quant à la menace nucléaire, brandie à plusieurs reprises par Vladimir Poutine, elle reste avant tout un outil de dissuasion, une carte jouée pour semer la peur et limiter l’aide occidentale à l’Ukraine. Les experts s’accordent à dire que le recours à l’arme atomique serait un suicide stratégique pour Moscou, isolant définitivement la Russie sur la scène internationale. Les frappes sur les centrales ukrainiennes, les discours belliqueux et les exercices nucléaires sont autant de signaux envoyés à l’Occident, mais aucun fait concret ne prouve une volonté réelle de franchir le seuil ultime. La "théorie du fou", chère à certains analystes, semble ici moins une folie assumée qu’un calcul cynique, faire croire à l’imprévisibilité pour mieux contrôler l’adversaire.

Derrière ces chiffres, se dessine une vérité plus large, cette guerre a exposé les failles d’une Russie sure d’elle-même, révélant une armée moins invincible qu’elle ne le prétendait, un commandement militaire souvent inepte, et une société civile de plus en plus lasse. Les soldats russes, mal équipés et mal commandés, paient le prix fort d’une aventure militaire sous-estimée. Les Ukrainiens, eux, résistent avec une détermination qui a surpris le monde entier, soutenus par une aide occidentale sans laquelle leur survie serait improbable.

Alors, Poutine est-il devenu fou ? Peut-être pas au sens clinique du terme, mais il a certainement sous-estimé la résilience ukrainienne et surestimé la puissance de son propre régime. Les menaces nucléaires, les frappes aveugles sur les civils et le mépris affiché pour les vies humaines, russes comme ukrainiennes trahissent une logique de pouvoir où la rationalité cède souvent le pas à la brutalité. Pourtant, malgré l’ampleur des destructions, l’Ukraine tient toujours. Et c’est peut-être là le plus grand échec de Poutine : avoir cru que la terreur suffirait à plier un peuple.


COMMENTAIRES

Les résistances de l’Ukraine ont permis de tenir tête depuis 4 ans, même si elle ne peut espérer gagner cette guerre d’autodéfense avec l’aide de ses seuls drones. Les Forces armées de l'Ukraine ont ainsi infligé à l’envahisseur, au loin sur son territoire, de lourdes et humiliantes déconvenues : la destruction d’un tiers de la flotte de la mer Noire, et de près d’un tiers de la force de bombardiers stratégiques basée notamment en Sibérie, l’attaque d’une soixantaine d’infrastructures pétrolières, usines d’armement, dépôts de munitions, etc., « mais sans jamais viser les civils, contrairement aux Russes dont 9 cibles sur 10 sont civiles. Nous ne sommes pas des barbares », tient au commandant d’un bataillon chargé d’une grande partie des attaques en profondeur des drones ukrainiens. Leur arme principale et la plus chère, pour atteindre les cibles de haute valeur stratégique, est le drone Liutyi, de près de 7 m d’envergure, au rayon d’action de 1.500 kilomètres, fabriqué pour l’essentiel en Ukraine.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré vendredi 20 février 2026 lors d'un entretien exclusif à l'AFP.

"On ne peut pas dire que nous perdons la guerre, honnêtement, nous ne sommes certainement pas en train de la perdre. La question est de savoir si nous allons gagner".



Les dirigeants européens présents à Kiev pour les quatre ans de la guerre en Ukraine se recueillent devant un mémorial en hommage aux soldtas ukrainiens tués sur la place Maïdan, le 24 février 2026. AP - Mads Claus Rasmussen 

Voilà quatre ans, ce mardi 24 février 2026, que Kiev résiste à l’invasion lancée par Vladimir Poutine. En Ukraine, 4 ans de résistance et d’usure face à la Russie.







vendredi 20 février 2026

(FR) Décès d’un proche : les démarches administratives à réaliser rapidement.

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Décès d’un proche : les démarches administratives à réaliser rapidement / iStock.com - juststock

À la disparition d’un proche, le chagrin envahit tout et laisse difficilement la place à la clarté d’esprit. Pourtant, au cœur même de cette douleur, les familles doivent, malgré elles, se confronter à une série de contraintes logistiques et administratives, souvent strictement encadrées et parfois urgentes. Déclarations, organisation des obsèques, formalités auprès des organismes publics et privés… Les délais sont courts, les obligations nombreuses, et le rythme imposé peut, par moments, étouffer ou suspendre la peine, comme si l’enchaînement des tâches anesthésiait temporairement la souffrance. Pour traverser cette période sans se laisser totalement submerger, il est précieux de connaître les étapes essentielles et l’ordre dans lequel les accomplir.


Sans délais : déclarer le décès et organiser les obsèques

La première des formalités consiste à faire constater le décès par un médecin, qui délivre un certificat indispensable pour la suite. Si le décès survient à l’hôpital ou en maison de retraite, l’établissement s’en charge. À domicile, il faut contacter un médecin ou le SAMU. Dans les 24 heures, le décès doit être déclaré à la mairie du lieu où il s’est produit. Cette déclaration peut être faite par un proche, un voisin ou l’entreprise de pompes funèbres. L’acte de décès, délivré par la mairie, servira pour toutes les démarches ultérieures. Vient ensuite l’organisation des obsèques, qui doivent avoir lieu dans un délai de 6 jours ouvrables. Les volontés du défunt priment : inhumation ou crémation, lieu, cérémonie… En l’absence d’instructions laissées par le défunt, la famille décide. Les pompes funèbres peuvent également accompagner dans les premières formalités administratives.


Dans les jours qui suivent : prévenir les organismes et sécuriser la situation

Une fois les obsèques organisées, diverses démarches s’imposent auprès de différents types d’interlocuteurs. La priorité est de prévenir l’employeur du défunt ou sa caisse de retraite, afin de suspendre les versements et d’ouvrir les éventuels droits (capital décès, pension de réversion...). Il est également nécessaire de contacter la banque, qui bloque les comptes individuels mais laisse fonctionner les comptes joints. Les prélèvements automatiques peuvent être suspendus ou ajustés selon la situation. Si le défunt était locataire, la famille doit informer le bailleur. Si le logement est occupé par un conjoint ou un enfant, le bail peut être transféré. Si le défunt est propriétaire, il faut signaler le décès au syndic. Les assurances (habitation, auto, mutuelle, assurance-vie...) doivent être prévenues rapidement. Certaines prévoient des garanties utiles, comme la prise en charge des frais d’obsèques.


À moyen terme : succession, impôts et organisation patrimoniale

Dans les semaines qui suivent, il faut s’occuper de la succession. Même en l’absence de biens importants, il est recommandé de contacter un notaire. Ce dernier devient d’ailleurs obligatoire dès lors qu’existent un bien immobilier ou un testament. Il établit l’acte de notoriété, inventorie les biens et organise le partage. La famille doit également informer l’administration fiscale : déclaration des revenus du défunt, taxe foncière, taxe d’habitation si applicable... Les héritiers deviennent responsables des obligations liées au patrimoine transmis. Enfin, il peut être nécessaire de résilier ou transférer certains contrats : abonnements, téléphonie, énergie, assurances, services divers...


 SOURCE : Boursorama - Décès d’un proche : les démarches administratives à réaliser rapidement








vendredi 6 février 2026

(FR) Quel fait est intéressant sur les pays scandinaves ?

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Un fait pertinent est à propos de la Scandinavie elle-même. Beaucoup pensent à tort que la Scandinavie est composée des trois pays suivants : la Norvège, la Suède et la Finlande. C'est faux.


Carte de la Scandinavie.

La Scandinavie est une région historique et culturelle regroupant trois monarchies constitutionnelles d'Europe du Nord : la Norvège, la Suède et le Danemark. La Finlande n'est pas un État scandinave, avec une culture et une histoire différentes.

Pour le coup, il convient de différencier deux ensembles :

- La Scandinavie, ensemble historique et culturel : Norvège, Suède et Danemark.

- Les Pays Nordiques, composés des trois pays scandinaves + la Finlande et l'Islande.

Comme éventuel moyen mnémotechnique, souvenez-vous que le Scandinavie est composée uniquement de pays monarchiques. Au contraire, la Finlande et l'Islande sont des États républicains.



En bleu, les pays de culture nordique en Europe du Nord : scandinaves (bleu clair), fenniques (bleu foncé). En vert, la Lettonie et la Lituanie, deux pays baltes.