vendredi 3 avril 2026

(FR) 10 phrases qui peuvent nuire à votre image.

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Les mots que l’on utilise ont un impact direct sur la perception des autres. Cette image montre comment certaines phrases peuvent être mal interprétées… et comment les reformuler intelligemment.


1. "Ce n’est pas mon travail" → Montrer de l’ouverture
Remplacer par une attitude collaborative permet de renforcer l’esprit d’équipe et la crédibilité professionnelle.


2. "Je ne sais pas" → Valoriser la recherche
Exprimer sa volonté de trouver la réponse montre de l’engagement et de la proactivité.


3. "C’est impossible" → Proposer des alternatives
Adopter un langage orienté solutions inspire confiance et leadership.


4. "Non" → Nuancer sa réponse
Refuser de manière constructive permet de préserver la relation tout en restant clair.


5. "Tu as tort" → Exprimer un autre point de vue
Présenter une opinion différente avec respect favorise des échanges constructifs.


6. "Je suis trop occupé" → Prioriser intelligemment
Expliquer ses priorités montre une meilleure gestion du temps et du professionnalisme.


7. "Ce n’est pas ma faute" → Assumer et avancer
Se concentrer sur la solution plutôt que sur le problème renforce la confiance.


8. "Peu importe" → Donner de la valeur
Montrer de l’intérêt prouve votre implication et votre sérieux.


9. "On a toujours fait comme ça" → Encourager le changement.
Être ouvert à l’innovation améliore votre image et vos résultats.


10. "C’est suffisant" → Viser l’amélioration continue.
Chercher à progresser montre une mentalité ambitieuse et positive.


Une communication bien choisie renforce votre crédibilité, améliore vos relations et valorise votre professionnalisme au quotidien.









jeudi 2 avril 2026

(FR) Vrais jumeaux, faux jumeaux et autres : quelles différences ?

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Découvrir que l’on attend un enfant est l’une des choses les plus merveilleuses qui puisse vous arriver. Être enceinte de jumeaux, c’est deux fois plus de bonheur… mais peut-être aussi deux fois plus de questions. Par exemple, vous vous demandez peut-être quels sont les différents types de jumeaux ou quelles sont les différences entre des vrais et des faux jumeaux.


Faux jumeaux (dizygotes)

Les faux jumeaux, aussi appelés jumeaux dizygotes, sont le résultat de la fertilisation de deux ovules distincts par deux spermatozoïdes différents. En effet, il peut arriver que vos ovaires produisent non pas un mais deux ovules.

- Jumeaux issus de deux ovules : Ils proviennent de deux ovules différents fécondés séparément. Ils sont génétiquement similaires comme des frères et sœurs classiques.

- Apparence différente : Ils peuvent avoir des traits distincts, parfois très différents, selon la combinaison génétique.

- Sexes possibles différents : Contrairement aux jumeaux identiques, ils peuvent être de sexes différents.



Vrais jumeaux (monozygotes)

Les vrais jumeaux, aussi appelés jumeaux monozygotes, sont le résultat de la séparation en deux d’un ovule fertilisé, ce qui conduit au développement de deux embryons distincts. Les jumeaux sont alors du même sexe, du même groupe sanguin et possèdent les mêmes caractéristiques physiques. Les vrais jumeaux partagent parfois une même poche des eaux, mais ce n’est pas systématique.

- Jumeaux issus d’un seul ovule : Ils proviennent d’un même ovule fécondé qui se divise en deux. Ils partagent le même patrimoine génétique, ce qui explique leur forte ressemblance.

- Même apparence : Ces jumeaux ont généralement des traits physiques très similaires, parfois presque identiques.

- Toujours du même sexe : Étant génétiquement identiques, ils sont toujours soit deux garçons, soit deux filles.


Jumeaux siamois

Dans certains cas assez rares, l’embryon ne se sépare pas entièrement et les deux fœtus restent alors partiellement connectés pendant leur développement. Les jumeaux siamois peuvent être reliés l’un à l’autre en différents endroits comme par exemple le torse, l’abdomen ou les hanches. Il est également possible que de tels jumeaux partagent un ou plusieurs organes internes. Malheureusement, de nombreux jumeaux siamois n’atteignent pas le terme de la grossesse ou meurent peu de temps après leur naissance. Ceux qui survivent peuvent parfois être séparés l’un de l’autre par intervention chirurgicale.


Est-ce courant d’avoir des jumeaux ?

Les grossesses multiples, qui aboutissent à la naissance de jumeaux, de triplés, de quadruplés ou plus, sont en augmentation ces dernières années. En effet, de plus en plus de couples se tournent vers des traitements ou la fécondation in vitro pour concevoir plus facilement. En France, les jumeaux représentent environ 1,7 % des naissances.

Vous pouvez également être plus susceptible de tomber enceinte de jumeaux si vous avez plus de 30 ans, que vous êtes vous-même une jumelle ou qu’il y a déjà des jumeaux du côté maternel de votre famille.


SOURCES : 

Wikipédia : Jumeau

Wikipédia : Jumeaux siamois









mercredi 1 avril 2026

(FR) 10 choses à « NE PAS » faire à retenir pour la vie. - (VN) 10 CHỮ “ĐỪNG” HÃY NHỚ SUỐT ĐỜI.

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(FR) 10 choses à « NE PAS » faire à retenir pour la vie.

1. Ne dépensez pas d'argent pour impressionner les autres.

2. Ne vous fiez pas uniquement aux paroles des gens.

3. Ne vous mettez pas en colère avant d'avoir compris la situation.

4. Ne vous vantez pas de vos projets avant qu'ils ne soient terminés.

5. Ne sacrifiez pas votre santé pour de l'argent.

6. Ne vous disputez pas pour des petites choses.

7. Ne laissez pas vos émotions décider votre avenir.

8. Ne dépendez entièrement de personne.

9. N'oubliez pas ceux qui vous ont aidé.

10. N'abandonnez pas à cause de quelques échecs.

En vous souvenant des mots « NE PAS », vous éviterez d'en payer le prix fort.






(VN) 10 CHỮ “ĐỪNG” HÃY NHỚ SUỐT ĐỜI

1. Đừng tiêu tiền để gây ấn tượng.

2. Đừng tin người chỉ qua lời nói.

3. Đừng nóng giận khi chưa hiểu rõ vấn đề.

4. Đừng khoe kế hoạch khi chưa làm xong.

5. Đừng đánh đổi sức khỏe lấy tiền.

6. Đừng hơn thua những chuyện nhỏ.

7. Đừng để cảm xúc quyết định tương lai.

8. Đừng phụ thuộc hoàn toàn vào bất kỳ ai.

9. Đừng quên ơn người từng giúp mình.

10. Đừng bỏ cuộc chỉ vì vài lần thất bại.

Nhớ được những chữ “đừng”, bạn sẽ tránh được rất nhiều cái giá đắt.













mardi 31 mars 2026

(FR) Vous mangez des crevettes ? Enlevez-vous la ligne noire sur le dos des crevettes avant de les cuire ?

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Ce détail qui échappe à la majorité des Français refait parler de lui : la fameuse ligne noire sur le dos des crevettes, servies chaque jour sur les tables, n’est rien d’autre que leur intestin, rempli de restes  alimentaires et de matières fécales.


La ligne noire, visible sur la quasi-totalité des crevettes vendues fraîches ou surgelées, traverse l’animal de la tête à la queue. C’est le tube digestif, contenant parfois du sable, des micro-organismes et tout ce que la crevette a avalé avant d’être pêchée.

Ce fil n’a rien à voir avec une veine mais dévoile l’envers du décor de notre consommation marine quotidienne.

La polémique rebondit sur le risque à consommer les crevettes sans retirer cet intestin. En cas de cuisson incomplète ou de plat cru, des bactéries comme la bactérie E. coli (Escherichia coli) peuvent persister.

La cuisson au-delà de 62°C élimine le danger, mais la présence de la ligne noire reste source d’inconfort avec son goût amer et sa texture granuleuse, facteur de rejet chez les convives les plus sensibles.

Les professionnels recommandent un déveinage systématique : ouvrir délicatement le dos de la crevette, enlever ce fil noir, puis rincer. Cette opération ne prend que quelques secondes et transforme la dégustation. Une crevette bien préparée révèle une saveur pure, un aspect propre et rassurant.

Ce simple détail remet en cause la confiance placée dans les produits de la mer au quotidien et pousse à revoir nos gestes, pour la santé comme pour le plaisir.


COMMENTAIRE

Enlever les intestins des crevettes, c’est un faux problème. Ça dépend de la taille de la crevette, quand c’est King size, pourquoi pas… Mais pour les crevettes normales… de toutes façons, la vraie merde n’est pas dans l’intestin de la bête, elle est dans les polluants chimiques (*), le mercure, les microplastiques, les antibiotiques, les perturbateurs endocriniens… 

Les belles crevettes du supermarché sont colorées, élevées dans des conditions semblables à celles des saumon, nourries par l’homme… 

Franchement, il n’y a pas photo entre des déchets intestinaux et tout le reste. Cherchez et vous verrez comment les crevettes roses des supermarchés sont élevées, ça va vous rafraîchir les idées…

Aujourd’hui, on mange souvent de la merde bien pire que la vraie.


(*) Quels sont les polluants chimiques présents dans l'environnement ?

Les polluants chimiques sont définis comme des substances introduites dans l'environnement en quantités qui menacent les ressources vivantes et la santé humaine, notamment les insecticides, les herbicides, les métaux lourds et les nutriments en excès , qui peuvent entraîner des effets néfastes tels que des mortalités massives, une diminution du succès reproductif et la prolifération d'algues...








lundi 30 mars 2026

(FR) Les drones intercepteurs au centre de l’accord Ukraine avec les pays du Moyen-Orient

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PHOTO PRÉSIDENCE UKRAINIENNE, FOURNIE PAR L’AGENCE FRANCE-PRESSE
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, rencontre l’émir du Qatar, Tamim Hamad Al Thani.

Kiev a également déployé plus de 200 experts anti-drones dans les différents pays visités par Volodymyr Zelensky lors de sa tournée diplomatique. Une stratégie qui semble déjà porter ses fruits, alors que le président ukrainien vient d'annoncer ce week-end avoir signé ou être sur le point de signer des "contrats stratégiques de 10 ans" impliquant "des milliards" d'euros avec les pays du Moyen-Orient.


L’Ukraine continue d’innover sur le plan militaire. Après une série de nouveaux équipements ces derniers mois, comme le drone supersonique JEDI Shahed Hunter, les missiles balistiques FP-7 et FP-9 et un drone inédit vient de faire son apparition : le UEB-1, un intercepteur rapide conçu pour neutraliser des cibles en vol. Présenté pour la première fois mercredi 25 mars 2026 lors du salon Xpotential à Düsseldorf, en Allemagne, ce drone a été développé par la société ukrainienne Osiris AI, indique Le Parisien. Son objectif : intercepter des engins rapides, notamment dans un contexte de guerre où les drones jouent un rôle central.



Le drone supersonique JEDI

Ukraine dispose désormais d’une nouvelle arme redoutable : le JEDI Shahed Hunter. Ce drone supersonique, léger, rapide et autonome, est capable d’intercepter et de neutraliser les drones russes d’attaque et de reconnaissance, dont les célèbres Shahed.

Le JEDI Shahed Hunter, un système aérien sans pilote conçu pour intercepter et détruire les drones russes, notamment les modèles Shahed, Geran et Gerbera, ainsi que les drones de reconnaissance tels que Zala et Supercam, rapporte Le Parisien. Ce drone de type hélicoptère à décollage vertical combine légèreté et robustesse.



Il pèse 4 kg et est propulsé par quatre moteurs électriques haute performance, alimentés par une batterie de grande capacité. Il peut transporter jusqu’à 500 g de charge utile, suffisante pour neutraliser un drone de combat, selon le ministère ukrainien. Le JEDI Shahed Hunter atteint des vitesses supérieures à 350 km/h et peut évoluer jusqu’à 6 km d’altitude. Il est capable de couvrir une zone aérienne dans un rayon de 40 km. Son équipement comprend des caméras diurnes et thermiques, lui permettant de fonctionner de jour comme de nuit.

Grâce aux stations radar, le drone peut verrouiller automatiquement ses cibles pour des frappes rapides et précises. « La protection du ciel est une priorité absolue du plan de guerre ukrainien. L’objectif est d’identifier 100% des menaces aériennes en temps réel et d’intercepter au moins 95% des missiles et drones », a souligné le gouvernement ukrainien.


Les missiles FP-7 et FP-9 vont bientôt arriver sur le front

Si l’attention internationale se porte désormais sur le Moyen-Orient, le conflit en Ukraine continue de se dérouler loin des projecteurs. Malgré les difficultés et le manque de certains systèmes de défense, comme les missiles Patriot américains, les forces ukrainiennes pourraient bientôt bénéficier de nouveaux armements prometteurs. La société ukrainienne Fire Point, connue pour le missile Flamingo, a en effet annoncé ce lundi 9 mars 2026 que ses nouvelles armes, le FP-7 et le FP-9, seront prochainement opérationnelles, rapporte L’Indépendant.



Denys Shtilierman, co-dirigeant de Fire Point, a publié sur X des images des essais de lancement du missile balistique FP-7. © Capture d'écran compte X Denys Shtilierman.

Selon Denys Shtilierman, co-dirigeant de l’entreprise, ces missiles pourraient offrir un atout décisif face aux défenses russes. Les missiles et drones actuels peinent à toucher Moscou à cause d’un « dispositif de défense aérienne » dense. « Le FP-9 atteindra facilement ses cibles à Moscou grâce à sa vitesse d’arrivée très élevée », supérieure à 1 000 mètres par seconde, contre environ 800 mètres par seconde pour l’Iskander russe, a-t-il expliqué à Army TV.

Le concepteur en chef et co-fondateur de Fire Point a également précisé que le FP-9 se rapproche du missile américain ATACMS (Army Tactical Missile System), mais avec une ogive plus puissante et un coût 2,5 fois inférieur. Le FP-7, avec une portée d’environ 300 km, « devrait entrer en service pendant l’été 2026 », après une série de tests. Sa mise en service avait été retardée à plusieurs reprises.


UEB-1, le nouveau drone intercepteur supersonique

Le drone inédit vient de faire son apparition : le UEB-1, un intercepteur rapide conçu pour neutraliser des cibles en vol. Présenté pour la première fois mercredi 25 mars 2026 lors du salon Xpotential à Düsseldorf, en Allemagne, ce drone a été développé par la société ukrainienne Osiris AI, indique Le Parisien. Son objectif : intercepter des engins rapides, notamment dans un contexte de guerre où les drones jouent un rôle central.



Ukrainian UEB-1 interceptor drone from OSIRIS AI

Le UEB-1 se distingue avant tout par sa vitesse. Capable d’atteindre jusqu’à 315 km/h, il est conçu pour poursuivre et intercepter des cibles mobiles en plein vol. Pour y parvenir, il s’appuie sur un système embarqué de traitement des données. Grâce à l’intelligence artificielle, le drone peut anticiper la trajectoire de sa cible et ajuster sa course en conséquence. Cette technologie lui permet de mener des missions avec une intervention humaine limitée, un atout majeur sur le champ de bataille.

Compact et léger, le UEB-1 pèse 3,1 kg pour une charge utile de 0,5 kg. Sa structure en fibre de carbone lui assure à la fois solidité et précision. Il peut parcourir jusqu’à 18 kilomètres, selon les conditions, et rester en vol plus de 10 minutes. La start-up ukrainienne met en avant une conception qui « assure la rigidité et la précision de contrôle lors des missions de poursuite active », selon des propos rapportés par le média spécialisé Militarnyi. Elle présente ce drone comme un « produit phare » dans « sa stratégie de solutions sans pilote pour relever les défis de sécurité modernes ».

Derrière ce projet, Osiris AI développe également une plateforme technologique baptisée DroneOS. Ce système permet aux drones de fonctionner de manière largement autonome, en analysant les données en temps réel sans dépendre en permanence d’un opérateur. Soutenue par un investisseur étranger depuis 2025, l’entreprise mise sur ces technologies pour renforcer les capacités militaires ukrainiennes, dans un conflit où l’innovation et la rapidité d’adaptation sont devenues essentielles.


SOURCES

JEDI Shahed Hunter : Defence Forces of Ukraine receive new high-speed JEDI Shahed Hunter interceptor drones to counter Shahed-type threats

FP-7 et FP-9 : les missiles FP-7 et FP-9 vont bientôt arriver sur le front

UEB-1 : Ukraine Develops UEB-1 Interceptor Drone From OSIRIS AI




dimanche 29 mars 2026

(FR) La dissuasion nucléaire française fait un pas vers l’Europe.

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Le Rafale est depuis une vingtaine d’années, l’avion des opérations extérieures de la France. L’aéronef a fait ses preuves au combat en Afghanistan, en Irak et en Libye. Photo © SP/DASSAULT AVIATION/A.PECCHI 


La dissuasion nucléaire française est la garantie ultime de souveraineté mais elle repose sur une condition opérationnelle qui est aujourd'hui compromise faute d'investissement en guerre électronique.


La crédibilité de la dissuasion nucléaire française repose sur une certitude longtemps tenue pour acquise : qu’un Rafale soit capable de pénétrer un espace aérien ennemi saturé de défenses et d’en revenir vivant. Cette certitude est aujourd’hui ébranlée. Le rapport parlementaire sur la guerre électronique, présenté le 18 février 2026 par les députés Didier Lemaire et Thierry Tesson devant la Commission de la défense nationale, adopté à l’unanimité, dresse un constat sans ambiguïté : trois décennies de sous-investissement ont creusé un déficit capacitaire qui menace directement le dernier verrou de la souveraineté française.


Le Rafale peut-il encore passer ?

La composante aéroportée de la dissuasion française n’est pas une abstraction stratégique. Elle exige qu’un avion - le Rafale de Dassault Aviation porteur du missile nucléaire ASMP - A traverse physiquement un espace aérien défendu, atteigne sa zone de tir, puis en revienne. Cette condition opérationnelle est aujourd’hui frontalement contestée par l’émergence des stratégies A2/AD - dispositifs de déni d’accès et d’interdiction de zone qui combinent radars d’alerte avancée à très longue portée, batteries sol-air de haute performance et brouillage massif du spectre électromagnétique.

Pénétrer un tel environnement sans préparation revient à entrer dans une salle obscure truffée de capteurs en croyant passer inaperçu. Les rapporteurs le formulent sans détour : « La priorité porte sur la reconquête de la capacité de suppression des défenses aériennes ennemies, qui nous permet de garantir l’entrée en premier et la crédibilité de la dissuasion. » Comme l’avait lui-même reconnu Emmanuel Macron lors de son discours à l’hôtel de Brienne le 13 juillet 2025, nos moyens de guerre électronique font partie de nos « zones de fragilité ».


Deux guerres récentes, une leçon commune

Deux opérations militaires menées en 2025 et 2026 ont apporté la démonstration pratique de ce que la théorie militaire enseignait depuis des années.

Opération 1 - Dans la nuit du 12 au 13 juin 2025, Israël lance l’opération « Rising Lion » (Guerre des Douze Jours) contre l’Iran. En 12 jours, l’armée de l’air israélienne effectue plus de 1.500 sorties offensives avec 370 aéronefs, frappant 900 cibles principales réparties sur l’ensemble du territoire iranien, jusqu’à Mashhad, à 2.500 kilomètres des bases de départ. Ce résultat spectaculaire n’a pas été obtenu par un avantage furtif ou numérique brut : il a été rendu possible par des missions massives de suppression des défenses antiaériennes ennemies SEAD conduites dès les premières heures. En 24 heures, 40 batteries iraniennes sont neutralisées - dont des systèmes S-300, Bavar-373 et Khordad 15 au cinquième jour. Drones, brouillages massifs et missiles anti-radar rendent aveugles tous les systèmes de veille iraniens avant que les frappes sur le programme nucléaire commencent. Téhéran elle-même, censée être la mieux défendue, est atteinte sans opposition significative.

Opération 2 : Six mois plus tard, dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, les États-Unis lancent l’opération « Absolute Resolve » (Enlèvement de Nicolás Maduro par les États-Unis) au Venezuela avec plus de 150 aéronefs issus de 20 bases différentes. L’élément décisif n’est ni la furtivité des F-35B ni la puissance de feu conventionnelle, mais les avions de guerre électronique Boeing EA-18G Growler de l’US Navy, déployés depuis le porte-avions USS Gerald R. Ford. En quelques minutes, les radars vénézuéliens - dont des systèmes russes Buk-M2E et des radars chinois JY-27 présentés comme capables de détecter des avions furtifs - sont rendus inopérants. Les opérateurs vénézuéliens décrivent leurs écrans « saturés d’interférences, comme si quelqu’un avait jeté du sable sur les moniteurs ». Les forces spéciales interviennent sans pertes.

Message stratégique identique dans les deux cas : sans maîtrise du spectre électromagnétique, aucun système de défense aérienne, aussi sophistiqué soit-il, ne résiste. Ce sont précisément ces capacités - SEAD massives, brouillage offensif, missiles anti-radar - que la France a méthodiquement abandonnées depuis 30 ans.


Trente ans d’abandon

Dans les années 1970-1980, face à la menace du Pacte de Varsovie, la France alignait le missile anti-radar AS-37 Martel et disposait d’escadrons de chasse spécialisés en guerre électronique Escadron  2/11 Vosges, basé à Toul-Rosières. Le Martel avait précisément pour mission d’ouvrir un couloir aérien vers les cibles nucléaires assignées aux Mirage IV, en détruisant les radars sur son passage. Il fut utilisé opérationnellement en 1986 lors du raid sur la base libyenne d’Ouadi-Doum.

Le 1er juillet 1996, l’EC 2/11 est dissous - sacrifié aux dividendes de la paix qui suivent la chute du mur de Berlin. Son missile successeur, l’ARMAT, connaît le même sort. Depuis lors, la France ne dispose plus d’aucun missile anti-radar dédié.

La guerre électronique est alors progressivement reléguée au rang de « variable d’ajustement budgétaire, parfois même la variable d’ajustement de la variable d’ajustement », selon les termes mêmes de Thierry Tesson devant la commission. Vingt ans d’opérations dans des théâtres permissifs - Sahel, Afghanistan - où la menace aérienne se résumait à des missiles sol-air à courte portée ont accéléré l’atrophie. Le retrait prématuré des C-160 Transall en mai 2022 - plateformes de renseignement électromagnétique sans successeur immédiat - a laissé un trou capacitaire de 3 ans, comblé seulement en 2027. Résultat cumulé : un déficit structurel documenté sur l’une des dimensions les plus critiques du dispositif de défense nationale.




Rafale F5 et ASN4G : le plan de rattrapage

Le programme de remontée en puissance repose sur une triade cohérente dont les composantes convergent toutes vers l’horizon 2033-2035.



© Rafale F5 et drone de combat (Photo Dassault Aviation)

Le Rafale au standard F5 constitue le pivot de cette transformation. Son nouveau radar RBE2-XG, exploitant le nitrure de gallium, offrira une portée de détection supérieure de 50 à 70 % à l’actuel, avec une résistance au brouillage significativement améliorée et la capacité de conduire des attaques électroniques dans les bandes X, Ku et K. Le système d’autoprotection SPECTRA sera entièrement renouvelé - passage au tout-numérique, intégration de l’intelligence artificielle IA, traitement de données atteignant 1 téraoctet par seconde. La mutation est surtout doctrinale : le Rafale F5 ne se contentera plus d’esquiver et de se défendre. Il intégrera des capacités offensives de neutralisation des défenses adverses - nacelles de brouillage, charges électromagnétiques embarquées ou éjectées. Capacité opérationnelle initiale en 2033, pleine capacité en 2035.



nEUROn au Salon du Bourget 2013 - Démonstrateur de drone de combat.

Pour faire ce que le Rafale seul ne peut pas faire - pénétrer les défenses les plus denses avant que le couloir soit ouvert - la France développe un drone de combat furtif de grande envergure, officialisé en octobre 2024 par le ministre Sébastien Lecornu. Héritier direct du démonstrateur nEUROn, cet appareil représente un saut d’échelle considérable : 17,5 tonnes au décollage, propulsion par moteur un  turboréacteur double-flux à postcombustion Safran M88, technologies de furtivité avancées. Opérant en binôme avec le Rafale F5 dans une logique de combat collaboratif homme-machine, sa mission première sera précisément celle qui manque aujourd’hui à la France : « faire un pré-trou pour un chasseur moins furtif qui traitera l’objectif ». Entrée en service prévue à l’horizon 2033.

Le missile nucléaire lui-même fait l’objet d’un renouvellement complet. L’ASN4G - Air-Sol Nucléaire de 4e Génération - succédera à l’actuel ASMP-A à l’horizon 2035. Développé par MBDA et l’ONERA depuis 2014, il sera propulsé par statoréacteur hypersonique à une vitesse officiellement supérieure à Mach 5 (6.174 km/h) - avec des projections industrielles évoquant Mach 7 (8.643,6 km/h) -, doté d’une manœuvrabilité à haute vitesse qui le rend structurellement difficile à intercepter, et d’une portée dépassant significativement les 1.000 kilomètres . Le 18 mars 2025, Emmanuel Macron a annoncé sur la base aérienne de Luxeuil-Saint-Sauveur un investissement de 1,5 milliard d’euros pour préparer son déploiement.

Complétant cette architecture, le programme STRATUS (Futur missile antinavire/Futur missile de croisière) prévoit deux variantes développées par MBDA pour la France, le Royaume-Uni et l’Italie : le STRATUS LO, missile de croisière subsonique furtif, et le STRATUS RS, variant supersonique entre Mach 3 et Mach 5, à haute manœuvrabilité — qui se déclinera également en missile anti-radar, restaurant ainsi une capacité absente depuis la dissolution de l’EC 2/11. Plus de 750 ingénieurs travaillent sur le programme, dont les essais en vol sont prévus en 2026.

Parallèlement à l’armement, la France doit reconstituer ses bases de données de signatures électromagnétiques ennemies — les « bibliothèques de guerre électronique » — sans lesquelles le SPECTRA du Rafale (Système de protection et d'évitement des conduites de tir du Rafale) ne peut identifier ni neutraliser un radar adverse. Leur dépendance à un fournisseur étranger serait rédhibitoire en mission nucléaire. Deux programmes y répondent : ARCHANGE, dont le premier Falcon 8X a effectué son vol inaugural le 17 juillet 2025 et sera livré à l’armée de l’Air en 2027 ; et CELESTE, successeur spatial des satellites CERES arrivant en fin de vie en 2029, dont le lancement - initialement prévu en 2025 - est désormais repoussé à fin 2026.


2033 : une fenêtre de vulnérabilité à combler

La technologie la plus avancée ne vaut rien sans les hommes capables de la programmer et de l’exploiter. Former un spécialiste capable de programmer la bibliothèque de guerre électronique d’un Rafale en conditions opérationnelles prend 6 ans - délai incompressible. À ce tunnel de formation s’ajoute une hémorragie continue vers le secteur privé, qui offre à ces profils rares des rémunérations sans commune mesure avec les grilles militaires. Le résultat est un bassin de compétences chroniquement sous-dimensionné : quelques centaines d’experts militaires et industriels confondus, que les praticiens eux-mêmes décrivent comme un « club fermé ». Le rapport recommande la création d’un BTS « guerre électronique » et l’instauration de primes de compétences spécifiques. Mais contrairement aux programmes d’armement, ce déficit ne se comble pas par décret budgétaire.

L’horizon qui se dessine dépasse déjà le Standard F5. L’introduction de l’intelligence artificielle embarquée dans les systèmes d’armes ouvre la voie à la guerre électronique cognitive : la capacité pour un système à analyser en temps réel un signal électromagnétique inconnu - jamais répertorié dans aucune bibliothèque - et à générer instantanément une contre-mesure adaptée. En février 2026, Lockheed Martin a franchi cette étape avec le « Project Overwatch » : un modèle d’IA tactique intégré à un F-35 a produit pour la première fois une identification de combat autonome lors d’un vol d’essai à la base de Nellis, en analysant les émissions radar environnantes sans intervention humaine. En France, lors de l’exercice ORION 2026, le COMCYBER (le Commandement de la cyberdéfense) a déployé pour la première fois un commandement dédié au spectre électromagnétique. Le Rafale F5, avec son architecture de traitement à 1 To/s, est dimensionné pour accueillir cette couche cognitive.

La France consacre des milliards à maintenir une posture de dissuasion indépendante, et a laissé se dégrader pendant trois décennies la condition opérationnelle qui la rend crédible. Le rattrapage est engagé - Rafale F5, ASN4G, drone furtif, STRATUS RS - mais l’horizon 2033-2035 laisse une fenêtre de vulnérabilité ouverte. Le rapport Lemaire-Tesson, adopté à l’unanimité.


COMMENTAIRE

Des Rafale F4 puis F5 sur les bases européennes, pour une dissuasion nucléaire avancée, c’est ce qu’a déclaré le Président de la République Française Emmanuel Macron du 2 mars 2026. 

Huit pays européens ont accepté un partenariat dans le cadre de la dissuasion nucléaire française : la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark.

Décision d’employer l’arme nucléaire : en fait, selon le système de décision en place en France, seul le Président de la République Française pourra décider de faire décoller les Rafale F4 dotés de l’arme nucléaire afin d’aller frapper une cible. Les pays partenaires dans cette dissuasion nucléaire avancée pourront solliciter l’intervention, sans jamais pouvoir la déclencher eux-mêmes.

Une telle répartition des Rafale nucléaires sur 8 pays supplémentaires accroit considérablement l’efficacité de la dissuasion, l’ennemi ayant beaucoup plus de difficultés à connaitre la position des moyens nucléaires sur le territoire européen et à les neutraliser le cas échéant.


SOURCES

Elysée : Déclaration conjointe du Président Macron et du Chancelier Merz

Assemblée nationale : Rapport Lemaire-Tesson sur le thème de la guerre électronique

Ministère des Armées : Rafale standard F5 : à la pointe de la technologie

L'Essentiel de l'Éco : T-REX : le moteur secret qui prépare le Rafale à l’hypersonique

F35 : Lockheed Martin Applying AI to Enhance F-35 Combat Identification System


YOUTUBE

Rafale F5 : toutes les nouveautés… et un aperçu du chasseur du futur !

Rafale Standard F5: comment il maintiendra sa supériorité après 2035

Les chasseurs de 5ème génération sont-ils réellement supérieurs ?







samedi 28 mars 2026

(FR) Après le détroit d'Ormuz, l'Iran menace de paralyser un deuxième détroit stratégique Bab el-Mandeb en mer Rouge.

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Après le détroit d'Ormuz, Téhéran menace de perturber le passage stratégique de Bab el-Mandeb en mer Rouge en cas d'offensive américaine. Un nouveau blocage qui menacerait directement les exportations de pétrole de l'Arabie saoudite.


Après le blocage du détroit d’Ormuz, l’Iran menace de s’en prendre au détroit de Bab el-Mandeb. Situé au sud du canal de Suez, Bab el-Mandeb est un point de passage stratégique pour le commerce mondial, reliant la mer Rouge au golfe d’Aden. De nombreux navires l’empruntent pour relier le Moyen-Orient à l’Asie.

Mais Téhéran pourrait ouvrir un front dans cette région en cas d’invasion américaine terrestre sur le sol iranien. D’après la presse américaine, les États-Unis envisageraient de s’emparer d’une île iranienne, l'île de Kharg, où est exportée la quasi-totalité des barils de brut iranien. Aucun ordre n'a pour le moment été donné par Donald Trump.


Craintes sur le pétrole

Le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran, par lequel transitent 20 % de la production d’or noir, a fait s’envoler les cours du baril. Le baril de Brent de la mer du Nord est encore au-dessus des 100 dollars, ce jeudi 26 mars 2026. Avant le conflit, le prix était de 70 dollars.



L'oléoduc Est-Ouest (à gauche) et l'oléoduc Habshan–Fujairah des Émirats arabes unis (à droite)

Le blocage d’un nouveau détroit dans la région, celui de Bab el-Mandeb, risque de compliquer davantage le commerce d’or noir. C’est surtout l’Arabie saoudite, le premier exportateur mondial de brut, qui risque d’être pénalisée par des perturbations en mer Rouge. Depuis le blocage d’Ormuz, le pays continue d’exporter son pétrole dans la région grâce à son pipeline Petroline qui traverse le pays d’est en ouest, via le port de Yanbu sur la côte ouest. Le volume échangé via cette solution de contournement est d’environ 4 millions de barils par jour, soit 40 % de la production du pays d’avant-guerre, note pour l’AFP Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.


Un couloir pénalisé depuis 2023 par les Houthis

Il n’empêche, le volume de pétrole brut et de produits pétroliers passant par ce détroit a déjà diminué de plus de moitié depuis 2023 et les attaques des Houthis. Ces rebelles du Yémen ont perturbé le commerce maritime mondial avec des attaques de drones et de missiles sur les navires passant par le détroit. Ils s’en prenaient notamment aux flottes occidentales, qui avaient des intérêts avec Israël. Si aucune attaque n’a eu lieu ces derniers mois, les Houthis, alliés de l'Iran, pourraient mettre à nouveau la pression dans la région. « À la moindre évolution du conflit appelant une réponse militaire, nous interviendrons sans délai (...) comme nous l'avons fait lors des phases précédentes », a même déclaré ce jeudi le chef des Houthis, Abdel Malek al-Houthi.

Dans le détail, le passage stratégique voyait passer 9,3 millions de barils de pétrole brut et de produits pétroliers par jour en 2023, contre 4,2 millions au premier semestre 2025, d’après les chiffres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Concernant le gaz naturel liquéfié (GNL), si 4,2 milliards de pieds cubes de GNL transitaient par jour en 2023, aujourd’hui les flux sont quasi nuls.


Le commerce maritime touché depuis 2023

Du côté du commerce maritime, les grandes compagnies comme Maersk, Hapag-Lloyd et CMA CGM (propriétaire de La Tribune) ont déjà dû, depuis les attaques houthies, détourner les navires par le Cap de Bonne-Espérance, au sud de l’Afrique. Un contournement plus long et donc plus coûteux.

« À Bab el-Mandeb, il ne passe quasiment que des bateaux avec à leur bord de la marchandise russe, notamment le pétrole et le grain », confie à La Tribune Paul Tourret, directeur de l’ISEMAR, l'Institut supérieur d'économie maritime. Si certaines compagnies, comme Maersk, avaient recommencé de manière progressive à repasser par le canal de Suez et Bab el-Mandeb, le conflit au Moyen-Orient a redistribué les cartes. « Le passage par le canal de Suez est suspendu jusqu’à nouvel ordre, et les navires seront déroutés via le cap de Bonne-Espérance », a publié dans un communiqué CMA CGM, samedi 28 février 2026, après le début des frappes israélo-américaines en Iran.



Le détroit de Bab el-Mandeb


COMMTAIRE

Depuis le début de la guerre 28 février 2026, l'Iran bloque le détroit d'Ormuz, voie stratégique par laquelle transite un cinquième du pétrole mondial, ce qui a provoqué un choc énergétique majeur.

Aujourd'hui le 28 mars 2026, les rebelles Houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont attaqué Israël, s'engageant dans la guerre qui embrase depuis un mois le Moyen-Orient et ébranle l'économie mondiale.

Les Houthis ont annoncé dans la matinée avoir visé des "sites militaires sensibles" en Israël, lors d'une attaque aux missiles balistiques. L'entrée dans la guerre des rebelles houthis pourrait encore perturber davantage le trafic maritime.

Plusieurs médias américains affirment que Washington envisage d'envoyer au moins 10.000 soldats supplémentaires dans la région.

"Posez le pied sur le sol iranien, et 150 dollars deviendra le prix plancher du pétrole", a promis le vice-président iranien, Esmael Saghab Esfahani.

Combien de temps cette guerre va-t-elle encore durer ?