vendredi 22 mai 2026

(FR) Opération Epic Fury en Iran : les Etats-Unis ont eu 39 aéronefs détruits ou perdus...

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Un rapport du Congrès liste les appareils militaires détruits ou endommagés dans le conflit entre les États-Unis et l'Iran. 42 avions américains ont été détruits, perdus ou endommagés depuis le début du conflit


Le député démocrate américain Ed Case a déclaré mardi 12 mars 2026 que les États-Unis avaient perdu 39 avions depuis le début de la guerre contre l'Iran le 28 février 2026, citant un rapport d'une publication américaine spécialisée dans la Défense.

Ed Case a fait ces remarques lors d'une audition spéciale devant une commission du Sénat, interrogeant le directeur financier du Pentagone, Jay Hurst, sur l'ampleur des dégâts subis pendant le conflit.

"Nous avons perdu environ 39 avions, selon un rapport de The War Zone, et ce rapport date d'il y a presque un mois", a déclaré Ed Case, demandant à Jay Hurst si le Pentagone avait calculé "le coût de maintien en état de tous ces avions".

Jay Hurst a répondu : "Il y a des coûts, Monsieur, mais je souhaite vous les communiquer par écrit et vous donner des détails précis, car, comme vous pouvez l'imaginer, la réparation des avions est quelque chose de très difficile à chiffrer."

"Nous souhaitons effectuer un diagnostic complet de l'appareil avant d'estimer les coûts", a-t-il ajouté.

Le rapport cité par Ed Case, publié par le média américain spécialisé dans la défense The War Zone, indique que l'US Air Force a effectué près de 13.000 vols durant le conflit avec l'Iran.

Selon ce rapport, 39 appareils ont été détruits et 10 autres ont subi des dommages de gravité variable.

Le rapport affirme également qu'un chasseur F-35A Lightning II a été touché dans l'espace aérien iranien et qu'un avion Boeing E-3 Sentry a été détruit.

Ces affirmations n'ont pu être vérifiées de manière indépendante et les responsables du Pentagone n'ont pas confirmé publiquement les pertes alléguées lors de l'audience.




Les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l'Iran le 28 février 2026, provoquant des représailles de Téhéran contre Israël et les alliés américains dans le Golfe, ainsi que la fermeture du détroit d'Ormuz.

Un cessez-le-feu est entré en vigueur le 8 avril 2026 grâce à la médiation du Pakistan, mais les pourparlers à Islamabad n'ont pas abouti à un accord durable.

La trêve a ensuite été prolongée par le président américain Donald Trump sans fixer de date limite.


COMMENTAIRE

Entre le triomphalisme de son Président et les données du Congrès américain et de l’institut ‘The War Zone’ - données validées lors d'auditions au Sénat mi-mai 2026 -.

Le bilan réel s'élève à 39 aéronefs détruits ou perdus, et 10 autres endommagés.

Bien noter que la liste établie ci-dessous ne couvre pas totalement les chiffres indiqués dans le bilan validé. Tous les détails ne sont pas révélés.

a) Environ 24 drones MQ-9 Reaper ont été abattus par les défenses antiaériennes iraniennes alors qu'ils menaient des missions de reconnaissance à haut risque.

b) 1 avion d'attaque au sol A-10 Warthog a été abattu en vol alors qu'il couvrait une mission de sauvetage.

c) Un avion radar (AWACS) Boeing E-3G Sentry a été entièrement détruit au sol lors d'une frappe de missile iranienne sur la base saoudienne de Prince Sultan.

d) Lors du sauvetage du responsable des systèmes d’armes d’un F-15E abattu début avril 2026 au-dessus du territoire iranien, les appareils américains embourbés ou endommagés sur une piste abandonnée ensablée (ou qui ne pouvaient pas revenir d’Iran en toute sécurité) ont été détruits par l’armée américaine pour éviter qu'ils ne tombent aux mains de l'ennemi : 2 avions de transport MC-130J Hercules et 4 hélicoptères légers d'opérations spéciales MH-6 ou AH-6 Little Bird.

e) Un F-35A Lightning II a été touché par des tirs de DCA (Armement léger de Défense contre avions) au-dessus de l'espace aérien iranien le 19 mars 2026. Le pilote a tenté de ramener son avion sur une base américaine d’un pays ami non cité, mais il a dû effectuer un atterrissage d'urgence -hors territoire iranien- endommageant gravement l’appareil. Le pilote a eu la vie sauve.

f) 4 chasseurs-bombardiers F-15E Strike Eagle ont été perdus : un abattu au-dessus de l'Iran occidental début avril et 3 autres perdus à cause de tirs fratricides de la défense koweïtienne.

g) Et aussi, 7 avions ravitailleurs KC-135.


SOURCES

Wikipédia : Le député démocrate américain Edward Espenett Case, dit Ed Case

Facebook : https://www.facebook.com/reel/1365942738690176

Business AM : Les États-Unis ont déjà perdu 39 avions militaires dans le conflit avec l’Iran

BFMTV : Guerre au Moyen-Orient: des pertes militaires considérables pour les États-Unis





(FR) L'Iran veut taxer les câbles Internet & Télécom sous-marins du détroit d'Ormuz.

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L’infrastructure internet des pays du Golfe repose en grande partie sur des câbles sous-marins. Photo : Rest of World/iStock .

Le Parlement iranien a débattu d’un projet de loi visant à taxer les câbles sous-marins des opérateurs étrangers qui traversent ses eaux territoriales.


Après les navires, voici venu le tour des câbles à fibres optiques. L'Iran, qui veut imposer un péage au trafic maritime qui transite par le détroit d'Ormuz, réfléchit désormais à un moyen de taxer le passage des câbles Internet déployés dans ces eaux. Ces câbles à fibre optique, posés sur les fonds marins, assurent une importante partie du trafic Internet entre les pays du Golfe, l’Asie et l’Europe. CNN les décrit comme l'une des "artères invisibles" de l’économie mondiale. Si la majorité des opérateurs ont pris la précaution de faire passer leurs câbles de l’autre côté du détroit, deux câbles essentiels traverseraient les eaux territoriales iraniennes, indique Mostafa Ahmed, chercheur au Centre de recherche émirati Habtoor à la chaîne américaine.

La semaine dernière, le Parlement iranien a débattu d'un projet de loi contraignant les opérateurs étrangers à payer un droit de passage sur ces infrastructures Internet. En plus de cette taxe, le projet de Téhéran obligerait les entreprises concernées à demander une autorisation préalable et à se conformer à la législation iranienne. Les opérations de maintenance et de réparation des câbles seraient en outre réservées à des entreprises iraniennes. Parmi les géants de la tech potentiellement concernés : Google, Meta, Microsoft et Amazon.

Téhéran assure qu'une telle taxe serait conforme au droit de la mer, en particulier à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Les médias iraniens brandissent notamment l'exemple du canal de Suez, par où transitent de nombreux câbles reliant l'Europe et l'Asie, et qui rapporte chaque année plusieurs centaines de millions de dollars de droits de transit au Caire.



Détroit d’Ormuz : L’Iran veut taxer le passage des câbles Internet.


Des conséquences néfastes sur tous les secteurs

Toutefois, si la loi aboutissait, il resterait difficile d'envisager comment la théocratie parviendrait à imposer de telles mesures à des entreprises américaines qui ont, suite aux sanctions de Washington contre Téhéran, interdiction d'effectuer des paiements à l’Iran.

Conscients du caractère critique de ces infrastructures, des médias proches du gouvernement iranien n'ont pas hésité à agiter la menace de dommages aux câbles sous-marins. Et d'assurer que de tels dommages pourraient avoir "des répercussions sur une partie des milliers de milliards de dollars générés par la transmission mondiale de données et affecter la connectivité Internet à l’échelle mondiale", détaille CNN. Une telle attaque aurait des conséquences bien au-delà d'un ralentissement du débit Internet. Tous les services en ligne seraient affectés : systèmes bancaires, communications militaires, intelligence artificielle. Elle pourrait empêcher l'accès au télétravail, aux jeux en ligne et aux services de streaming, indique la chaîne américaine.



Lorsque la guerre a éclaté, la réparation des câbles sous-marins est devenue quasiment impossible. Photo : SSC.


Un arsenal sous-marin apte au sabotage

Ces menaces ne sont pas purement théorique. Malgré leur importance stratégique, ces câbles bénéficient d'une faible protection. "Dotés de plongeurs de combat, de petits sous-marins et de drones sous-marins", le corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) seraient en mesure de mener une attaque contre le réseau Internet maritime, précise Mostafa Ahmed à CNN. L'expert qui craint une "catastrophe numérique", assure que les pays du Golfe, voisins de l'Iran pourraient être confrontés à de graves perturbations de leur connexion Internet. Une telle situation aurait des répercussions sur les exportations de pétrole, de gaz et sur le secteur bancaire.

Des enjeux auxquels Téhéran n'est pas étranger. Le pays compte bien continuer à user du détroit comme un levier économique et stratégique durable. "Ormuz est notre arme nucléaire", aurait déclaré le vice-président du Parlement iranien, Ali Nikzad, selon les informations de CNN.







jeudi 21 mai 2026

(FR) IRAN : L'Iran publie une carte montrant sa « juridiction administrative » et veut taxer les câbles sous-marins dans le détroit d’Ormuz.

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Carte illustrant le contrôle de l'Iran sur le détroit d'Ormuz et les eaux adjacentes.


Selon l'AFP, Al Jazeera - L'Iran a publié une carte englobant des parties de la mer au large des côtes des Émirats arabes unis et d'Oman, la décrivant comme une zone sous sa surveillance militaire.


L'Iran publie une carte montrant sa « juridiction administrative »

« La juridiction commence à partir de la ligne reliant le promontoire iranien de Kuh-e Mubarak et la zone au sud de la ville de Fujairah aux Émirats arabes unis (EAU), et s'étend jusqu'à la ligne reliant l'île iranienne de Qeshm et la région d'Umm al-Quwain aux EAU », a déclaré aujourd'hui l'Autorité du détroit du Golfe Persique (PGSA).

La PGSA est une nouvelle organisation créée par l'Iran pour surveiller le détroit d'Ormuz.

D'après la carte, les deux voies de communication se situent respectivement aux entrées est et ouest du détroit d'Ormuz. L'Iran revendique ainsi sa juridiction sur l'ensemble du détroit d'Ormuz, son prolongement dans le golfe Persique et la route vers le golfe d'Oman. PGSA a déclaré que toute activité transitant par le détroit d'Ormuz nécessiterait la coordination et l'autorisation des autorités iraniennes.

Anwar Gargash, conseiller du président des Émirats arabes unis, a critiqué l'Iran pour ses tentatives d'instaurer un nouveau statu quo dans la région. « Toute tentative de contrôler le détroit d'Ormuz ou de porter atteinte à la souveraineté maritime des Émirats arabes unis est illusoire », a-t-il déclaré le même jour sur les réseaux sociaux.

En temps de paix, le détroit d'Ormuz est une voie maritime essentielle pour environ 20 % du pétrole et du gaz naturel mondiaux. Administré conjointement par l'Iran et Oman, il n'est pas considéré comme des eaux internationales et la navigation y est libre.

Suite au déclenchement des hostilités avec les États-Unis et Israël le 28 février 2026, l'Iran a bloqué la majeure partie du trafic maritime sur cette voie maritime cruciale. L'Iran n'a rouvert le détroit d'Ormuz que brièvement après un cessez-le-feu le 8 avril 2026. Les États-Unis ont ensuite annoncé un blocus des ports iraniens en représailles.

Le blocus maritime dans la région a eu un impact majeur sur les marchés mondiaux, tout en conférant à l'Iran un avantage considérable dans les négociations.



Des vedettes rapides du Corps des gardiens de la révolution islamique iranien (CGRI) s'approchent d'un cargo dans le détroit d'Ormuz le 21 avril 2026. Photo : AP


Téhéran a affirmé à plusieurs reprises que le trafic maritime transitant par le détroit d'Ormuz « ne retrouvera pas son niveau d'avant le conflit ». Les autorités iraniennes ont annoncé le mois dernier avoir perçu les premiers droits de douane liés au trafic sur cette voie maritime cruciale.

Les relations entre l'Iran et les Émirats arabes unis se sont considérablement détériorées depuis le début des hostilités. Les Émirats arabes unis ont accusé à plusieurs reprises l'Iran de lancer des missiles et des drones contre eux, tandis que Téhéran a reproché à son voisin de soutenir les attaques de Washington.


l’Iran veut taxer les câbles sous-marins

Les câbles sous-marins forment la colonne vertébrale de la connectivité mondiale en transportant l’immense majorité du trafic Internet et des données, qu’il s’agisse de systèmes bancaires, de communications militaires, d’infrastructures d’intelligence artificielle en nuage ou encore de télétravail, de jeux en ligne et de streaming. Selon CNN, plusieurs grands câbles intercontinentaux passent par le détroit d’Ormuz et, malgré les risques sécuritaires, au moins deux d’entre eux, Falcon et Gulf Bridge International (GBI), traversent les eaux territoriales iraniennes, ce qui renforce le levier potentiel de Téhéran.

Les médias iraniens ont rapporté plus en détail ce plan et ont mentionné des entreprises spécifiques, telles que Google, Meta, Microsoft et Amazon, ...  comme cibles de ces droits de douane.



Illustration : Des câbles à fibres optiques de haute technologie, d'un bleu lumineux, s'étendent sur le fond océanique, symbolisant le réseau mondial de communications. Photo : Getty Images - imaginima


Selon CNN, Mostafa Ahmed, chercheur principal au centre de recherche Habtoor, basé aux Émirats arabes unis, estime qu’une attaque ou une perturbation majeure des câbles pourrait provoquer une « catastrophe numérique » pour les voisins de l’Iran dans le Golfe, mais aussi pour l’Inde et certaines régions d’Afrique de l’Est. Une telle offensive toucherait les exportations de pétrole et de gaz, les systèmes bancaires et les industries de services numériques. TeleGeography, une société de recherche en télécommunications, explique toutefois que « les câbles traversant le détroit d’Ormuz représentent moins de 1 % de la bande passante internationale mondiale en 2025 ».

Avec l'intensification de la crise du Golfe, les câbles internet sous-marins deviennent une nouvelle source de vulnérabilité stratégique, au même titre que les voies de transport pétrolier et maritime. Même une perturbation mineure pourrait affecter la connectivité internet mondiale, illustrant ainsi à quel point les infrastructures numériques critiques s'intègrent de plus en plus aux conflits géopolitiques modernes.



COMMENTAIRE

Selon The New York Times, il suffit de regarder une carte du Moyen-Orient : avec ses nombreux ports donnant sur la mer Méditerranée et ses frontières avec l’Irak et la Jordanie, portes d’entrée terrestres sur les pays du Golfe, la Syrie offre une alternative indispensable au détroit d’Ormuz” dont le blocage, depuis le lancement de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, a bouleversé l’approvisionnement mondial.



Forte de ses nombreux ports donnant sur la mer Méditerranée et de ses frontières avec l’Irak et la Jordanie, portes d’entrée terrestres sur les pays du Golfe, la Syrie peut se poster en voie alternative au détroit d’Ormuz.


Les événements dans le détroit d’Ormuz offrent à la Syrie l’occasion de renforcer sa position de plaque tournante régionale en matière de logistique et de commerce. La Syrie est en passe de devenir un “corridor vital” dans ce contexte de tensions régionales.




mercredi 20 mai 2026

(FR) CHINE : Entre Trump et Poutine, Xi Jinping rêve de devenir un empire économique au centre du monde.

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Une installation artistique de Galam Zulkifli représentant les présidents (de gauche à droite) chinois Xi Jinping, états-unien Donald Trump et russe Vladimir Poutine lors de l'exposition ARTSUBS à Surabaya le 2 août 2025.  - Juni KRISWANTO/AFP

En recevant coup sur coup les principaux dirigeants mondiaux, Xi Jinping cultive l’image d’une Chine stable et incontournable. Une stratégie patiente qui profite des fragilités américaines et russes.


Xi Jinping a reçu Donald Trump les 14 et 15 mai 2026, puis Vladimir Poutine les 19 et 20 mai 2026, en l’espace de quelques jours. C'est une première depuis la fin de la guerre froide. Comme un prestigieux défilé entamé dès décembre 2025 avec le président français Emmanuel Macron, suivi du Premier ministre britannique, Keir Starmer, en janvier 2026.

La Chine tire profit de cette séquence pour se positionner comme une puissance incontournable et un pôle de stabilité face au chaos international. Mais derrière l’image de neutralité, Pékin défend avant tout ses intérêts : elle soutient discrètement l’effort de guerre russe tout en flirtant avec Washington.

D'après la Banque mondiale, la Chine pourrait devenir la première puissance économique de la planète en dépassant les États-Unis entre 2020 et 2030.

La Chine possède une part importante de la dette américaine avec 772,5 milliards de dollars de bons du Trésor détenus en moyenne en 2024. La Chine est le deuxième créancier étranger des Etats-Unis, juste derrière le Japon. Cela représente environ 2 % de la dette publique américaine.

Principal bénéficiaire des fonds du programme « la Ceinture et la Route », la Russie est de loin le plus gros emprunteur auprès de la Chine, avec une dette totale de 169,3 milliards de dollars contractée au cours des 20 dernières années. Cependant, les chiffres d'AidData ne prennent en compte que les emprunts contractés entre 2000 et 2021 et, en réalité, ce chiffre est probablement encore plus élevé suite à l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Face aux sanctions occidentales, Moscou s'est tournée vers Pékin pour obtenir d'importantes sommes d'argent, les quatre plus grandes banques chinoises ayant quadruplé leur exposition au secteur bancaire russe depuis février 2022. Cela dit, d'autres banques ont décidé de ne pas prêter d'argent en raison des sanctions internationales, selon Newsweek.



La Chine en rouge, les membres de la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures en orange, les six corridors en noir et en bleu.

En 2013, le président chinois Xi Jinping a lancé l'initiative « la Ceinture et la Route » (BRI). Initialement conçu comme un vaste programme d'investissements dans le développement des infrastructures visant à relier l'Asie à l'Europe, ce plan s'est ensuite étendu au monde entier, notamment aux pays en développement.

10 plus tard, la Chine est devenue le premier créancier officiel au monde, et le montant des arriérés de paiement qui lui sont dus explose, alors même que Pékin est confronté à ses propres difficultés financières. L'organisation de recherche AidData estime que près de 80 % du portefeuille de prêts à l'étranger de la Chine soutient actuellement des pays en difficulté financière, pour un montant total dépassant 1.000 milliards de dollars.


Les 30 pays les plus endettés envers la Chine ( mds € = milliards de dollars )

1.  Biélorussie : 11 mds €

2.  Turkménistan : 12,2 mds €

3.  Kenya : 12,7 mds €

4.  Congo (RDC) : 13,1 mds €

5.  Zambie : 13,5 mds €

6.  Myanmar :        13,7 mds €

7.  Nigéria : 14,5 mds €

8.  Égypte : 15 mds €

9.  Malaisie : 15,9 mds €

10. Cambodge : 16,3 mds €

11. Pérou :               16,9 mds €

12. Soudan : 18 mds €

13. Ouzbékistan : 18 mds €

14. Sri Lanka :        19,5 mds €

15. Bangladesh : 20 mds €

16. Éthiopie : 20,4 mds €

17. Laos : 20,6 mds €

18. Afrique du Sud : 21,3 mds €

19. Équateur :           26,3 mds €

20. Iran :                 28 mds €

21. Turquie : 28,3 mds €

22. Vietnam : 28,8 mds €

23. Argentine :        37,7 mds €

24. Brésil :              54,3 mds €

25. Indonésie :        55 mds €

26. Kazakhstan : 64,2 mds €

27. Angola : 64,8 mds €

28. Pakistan :           68,9 mds €

29. Venezuela :        112,8 mds €

30. La Russie :        169,3 mds €


COMMENTAIRE

Le pétrole reste sous tension, les marchés obligataires s’inquiètent et les taux américains poursuivent leur envolée. Alors que les discussions entre Washington et Téhéran patinent, les investisseurs redoutent un retour durable de l’inflation et un nouvel emballement de la dette américaine. Jusqu’où les marchés peuvent-ils encaisser cette montée des tensions ? Les banques centrales sont-elles en train de changer complètement de cap ?


SOURCES

Yahoo : China's biggest borrowers (Les plus gros emprunteurs de Chine)

Wikipedia : AidData

Wikipédia : Nouvelle route de la soie (la ceinture et la route - One Belt, One Road)








dimanche 17 mai 2026

(FR) TAIWAN : Après sa rencontre avec Xi Jinping, Donald Trump met en garde Taïwan contre toute idée d’indépendance.

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Xi Jinping et Donald Trump. Photo : Getty Images / Evan Vucci (AFP)

Vendredi 15 mai 2026, Donald Trump a mis Taïwan en garde contre toute déclaration d'indépendance, cela après que le président de la Chine, Xi Jinping, lui eut adressé un message d'une rare fermeté.

Le président américain a tenu ces propos juste avant de quitter Pékin, où sa visite, bien qu'ayant permis d'afficher une certaine stabilité entre les deux superpuissances, n'a pas débouché sur de grandes avancées, que ce soit sur le commerce ou sur l'Iran, allié de la Chine.

"Je n'ai pas envie que quelqu'un déclare l'indépendance et, vous savez, nous sommes ensuite censés faire 15.000 kilomètres pour faire la guerre" - Extrait de la déclaration du président Donald Trump diffusé par Fox News.

Nous n'avons pas envie que quelqu'un se dise "Proclamons l'indépendance parce que les États-Unis nous soutiennent", a-t-il insisté, en ajoutant qu'il n'avait pas encore pris de décision concernant une vente d'armes à Taïwan, dont Washington est le principal soutien militaire.

"Je veux que Taïwan fasse baisser la température. Je veux que la Chine fasse baisser la température", a-t-il aussi déclaré.


CONFLIT

Jeudi 14 mai 2026, avec une fermeté inhabituelle, son homologue Xi Jinping l'avait mis en garde : "La question de Taïwan est la plus importante dans les relations sino-américaines. Si elle est bien traitée, les relations entre les deux pays Chine et États-Unis pourront rester globalement stables. Si elle est mal traitée, les deux pays se heurteront, voire entreront en conflit".

La Chine considère Taïwan comme l'une de ses provinces, qu'elle n'a pas réussi à unifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Elle plaide pour une solution pacifique tout en se réservant la possibilité de recourir à la force.

Ces échanges sur Taïwan sont peut-être l'aspect le plus saillant du sommet à Pékin.

"Donald Trump a eu les images qu'il voulait et les Chinois ont été contents de les lui donner. Il s'agissait, selon moi, plutôt de conforter la dynamique entre les deux pays que d'obtenir des résultats particuliers", note Jacob Stokes, expert au Center for a New American Security.

La visite annoncée de Xi Jinping à Washington à l'automne servira de nouveau test pour le fragile statu quo entre la première et la deuxième puissance mondiale.

Bonnie Glaser, du German Marshall Fund, pense que la Chine va "pousser fortement" pour que Donald Trump s'abstienne de toute décision sur des ventes d'armes à Taïwan d'ici là.


COMMENTAIRE

Mis sous pression par Xi Jinping, Donald Trump ne s'est pas encore résolu à livrer les armes promises à la petite île convoitée par la Chine. Il ne veut pas d'une proclamation d'indépendance qui provoquerait une guerre.

Samedi 16 mai 2026, le gouvernement de Taïwan a réaffirmé que l'île était une nation "indépendante", en réponse à la ferme mise en garde du président américain à l'issue de sa visite à Pékin, et rappelé les États-Unis à leur engagement en ce qui concerne les ventes d'arme à Taïwan.

Quoi qu'il en soit, la Chine n'a pas pour habitude de bombarder des pays étrangers, d'assassiner leurs dirigeants ni de plonger l'économie mondiale dans le chaos. Un récent sondage Gallup a montré que la Chine est désormais plus populaire que les États-Unis dans le monde.

En France, la coopération économique franco-taiwanaise connaît, depuis deux ans, une montée en puissance, portée par la complémentarité de nos écosystèmes industriels et technologiques. Si le secteur des semi-conducteurs en constitue l’un des moteurs, la dynamique s’étend également à l’intelligence artificielle, au numérique, aux technologies quantiques et aux solutions industrielles durables.







samedi 16 mai 2026

(FR) Backwards shopping : la nouvelle méthode anti-gaspillage.

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Connaissez-vous la stratégie du « backwards shopping » qui peut se traduire par « achats à l’envers » ? Cette tactique peut vous faire économiser de l’argent.


En pleine inflation, le « backwards shopping » fait le buzz sur les réseaux sociaux. Cette méthode consiste à faire ses courses à l'envers en vidant ses placards avant d'acheter. Une astuce simple et efficace pour éviter le gaspillage alimentaire, limiter les achats compulsifs et réaliser des économies.

Cette méthode vise à limiter le gaspillage alimentaire et à réduire les dépenses. En France, chaque habitant jette en moyenne plusieurs dizaines de kilos de nourriture par an, selon les données de l'ADEME.


Stop aux habitudes de consommation

Le problème, avec la manière dont nous faisons habituellement nos courses, c'est que nous avons tendance à planifier nos repas de la semaine en fonction de nos envies, à dresser une liste, puis à filer au supermarché.

Résultat : nous rachetons des produits que nous avons déjà, nous oublions d'utiliser ceux qui traînent dans le frigo, et nous finissons par jeter des produits alimentaires périmés.


L'inventaire avant tout

La nouvelle méthode anti-gaspillage inverse complètement le processus habituel. Pour faire ses courses "à l'envers", il suffit de suivre ces étapes :

- Faire l'inventaire : listez tout ce que vous avez déjà chez vous, dans vos placards, votre réfrigérateur et votre congélateur, en vérifiant bien les dates de péremption.

- Construire ses repas : C'est seulement à partir de ces ingrédients que vous construisez votre liste de courses.

Votre liste ne contient que le strict nécessaire. Vous évitez ainsi les achats compulsifs, vous videz vos placards et, surtout, vous ne gaspillez plus.


Ce qu’il faut retenir

Le backwards shopping n’est pas une contrainte… c’est une nouvelle habitude.

Une habitude qui permet de :

- réduire ses dépenses

- éviter le gaspillage

- simplifier ses courses

Alors, avant votre prochaine liste, prenez quelques minutes pour regarder ce que vous avez déjà. Parce qu’au fond, faire des économies… commence souvent par ouvrir ses placards.


Source : Des astuces pour éviter le gaspillage alimentaire chez soi






samedi 9 mai 2026

(FR) Alors que les affrontements armés se poursuivent, pourquoi la Maison Blanche affirme-t-elle que le conflit avec l'Iran est terminé ?

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L’administration Trump tente d’utiliser un langage diplomatique pour mettre fin au conflit avec l’Iran, même si la situation dans le détroit d’Ormuz reste extrêmement tendue.

Lorsque le cessez-le-feu dans la guerre avec l'Iran est entré en vigueur il y a un mois, le président américain Donald Trump a clairement indiqué que si Téhéran ne mettait pas fin à son programme nucléaire ou ne rouvrait pas le détroit d'Ormuz, les frappes aériennes américaines reprendraient.

« S’il n’y a pas d’accord, les combats reprendront », avait déclaré Trump à l’époque, soulignant que le cessez-le-feu n’était qu’une accalmie temporaire.

Cependant, selon le secrétaire d'État américain Marco Rubio, la guerre en Iran est terminée. « L'opération Fureur épique est terminée. Nous avons atteint les objectifs de l'opération », a déclaré Rubio lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche le 5 mai 2026.


Évitez les pressions politiques.

Selon Rubio, les efforts américains pour rouvrir le détroit d'Ormuz sont désormais de nature purement défensive et humanitaire. Les forces américaines n'engageront un combat direct avec les forces iraniennes qu'en cas d'attaque contre des navires américains.

Le soir même, Trump annonçait la suspension temporaire de l'ensemble de l'opération d'escorte des navires dans le détroit d'Ormuz, un jour seulement après son déploiement. Il invoquait des « progrès significatifs » dans les négociations avec l'Iran pour justifier cette décision.

Néanmoins, les États-Unis maintiennent le blocus des ports iraniens dans le cadre de leur stratégie de pression économique.


Malgré les affirmations du secrétaire d'État américain Marco Rubio selon lesquelles les objectifs de la guerre contre l'Iran ont été atteints, la réalité semble être tout autre. Photo : New York Times.


Malgré les déclarations de l'administration Trump, la réalité sur le terrain est tout autre. Des missiles sont toujours tirés, des tirs persistent dans le détroit d'Ormuz, et les États-Unis comme l'Iran revendiquent le contrôle de ce détroit.

Durant 38 jours de combats intenses, les États-Unis ont attaqué environ 13.000 cibles. Mais la destruction de cibles militaires n'était pas le seul objectif des États-Unis dans ce conflit.

Aux premières heures du 28 février 2026, lors du lancement de sa campagne, Trump a exposé cinq grands objectifs pour les États-Unis.

Le premier objectif est de garantir que l’Iran « n’acquière jamais d’armes nucléaires ». De plus, il a déclaré que les États-Unis doivent détruire les systèmes de production et les plateformes de lancement de missiles balistiques iraniens, vaincre la marine iranienne, mettre fin au soutien de Téhéran aux groupes armés régionaux tels que les Houthis, le Hezbollah et le Hamas, et même chercher à provoquer un bouleversement majeur au sein du gouvernement iranien.

Ce que Trump a souvent mentionné — à savoir que la marine iranienne avait été vaincue — est peut-être le seul objectif que l'on puisse considérer comme atteint.

Néanmoins, Trump et Rubio avaient tous deux des raisons de déclarer la campagne « Operation Epic Fury » terminée. Cette déclaration hâtive de fin de guerre visait probablement à apaiser les pressions politiques.


Trump subit d'importantes pressions politiques en raison du conflit iranien. Photo : Reuters .


Le Congrès américain exerce une pression croissante sur l'administration Trump concernant la loi sur les pouvoirs de guerre, qui exige l'approbation du Congrès pour que les forces américaines soient impliquées dans des combats pendant plus de 60 jours.

Par ailleurs, les partisans de Trump commencent à se diviser quant à savoir s'il revient sur une promesse de campagne. Auparavant, Trump avait insisté sur la nécessité d'éviter de s'enliser dans des guerres interminables.

D'après le New York Times, la déclaration de l'administration Trump selon laquelle la guerre avec l'Iran est terminée ne reflète actuellement que des changements délibérés dans le raisonnement de la Maison Blanche.


Une tentative pour sortir de l'impasse.

Après avoir déclaré qu'il n'accepterait qu'une « reddition sans condition », le président Trump, après deux mois de conflit, revoit ses attentes à la baisse et cherche une sortie honorable, alors que le conflit iranien s'éternise et que sa cote de popularité auprès des électeurs américains atteint un niveau historiquement bas.

Les combats entre les États-Unis et l'Iran se poursuivent dans le détroit d'Ormuz. Malgré la poursuite des échanges de tirs, l'administration Trump tente de faire croire que la guerre est terminée et que Washington en est sorti victorieux.

La confusion stratégique de l'administration Trump était manifeste dans la déclaration du secrétaire d'État Marco Rubio le 5 mai 2026. Rubio a déclaré que l'objectif principal des forces américaines au Moyen-Orient était de ramener le détroit d'Ormuz « à son état d'origine : sans mines, sans péages ».


Un officier de marine à bord de l'USS Tripoli surveille les opérations aériennes depuis la tour de contrôle tandis que le navire d'assaut amphibie navigue en mer d'Arabie lors de l'opération Freedom, qui dure une journée. Photo : Marine américaine.


Rubio a qualifié l'opération d'« humanitaire et défensive », totalement indépendante du conflit iranien. Cependant, cette déclaration devient confuse lorsque Trump annonce la suspension temporaire du plan d'escorte de navires dans le détroit d'Ormuz, un jour seulement après son lancement, invoquant des « progrès significatifs » dans les négociations avec l'Iran.

De nombreux observateurs estiment que Trump tente désespérément de se sortir du bourbier iranien. Cependant, la prétendue « percée » semble avoir été exagérée. L'Iran se contente d'examiner la proposition formulée par les États-Unis.

La véritable raison de la suspension des escortes maritimes est leur inefficacité. La plupart des compagnies maritimes rechignaient à prendre le risque d'envoyer leurs navires traverser le détroit, même avec une escorte de l'US Navy.

L'apparition et la disparition rapides de ces campagnes ont démontré que l'administration Trump peinait à élaborer une stratégie pour contraindre l'Iran à faire des compromis. Des frappes aériennes ayant éliminé de hauts responsables aux blocus portuaires, aucune des actions américaines n'a véritablement ébranlé la résistance de Téhéran. Au contraire, des dirigeants plus radicaux ont rapidement comblé le vide.

Le principal point de blocage actuellement est la demande de Téhéran que les États-Unis lèvent le blocus de ses ports en échange de la réouverture du détroit d'Ormuz.

Le blocus américain nuit gravement à l'économie iranienne. Les autorités iraniennes considèrent la levée du blocus comme un acte de réciprocité. Parallèlement, Téhéran est conscient que le temps presse avant que la paralysie du détroit n'entraîne des dommages durables à l'économie mondiale. Cette situation confère à l'Iran un avantage dans les négociations, prolongeant ainsi l'impasse.

De toute évidence, Trump souhaitait obtenir un résultat plus probant que l'accord nucléaire de 2015 conclu par Obama avec l'Iran. Cependant, tandis qu'Obama avait eu besoin de 20 mois de négociations minutieuses avec une équipe d'experts chevronnés, Trump manquait de patience, tant sur le plan technique que sur celui des relations diplomatiques, pour parvenir à un accord négocié avec l'Iran.


Fresques de propagande à Téhéran, en Iran. Photo : Reuters.


Selon CNN , malgré la supériorité militaire des forces américaines, la guerre contre l'Iran est considérée comme un échec stratégique pour plusieurs raisons.

Les alliés des États-Unis au Moyen-Orient ne font plus confiance à la capacité de Washington à les protéger. Les États-Unis s'éloignent de plus en plus de leurs alliés traditionnels en Europe. Le conflit iranien a encore renforcé le pouvoir des factions radicales en Iran.

Bien que Trump ait menacé de bombarder l'Iran avec une « bien plus grande intensité » en l'absence d'accord, les analystes restent sceptiques quant à la possibilité de soumettre Téhéran par la force militaire.

Le résultat le plus évident de cette guerre est peut-être un Moyen-Orient plus instable. Selon CNN, Trump avait des ambitions trop élevées en entrant en guerre, et a dû rapidement revoir ses objectifs à la baisse.

Trump a maintes fois insisté sur le fait que l'Iran ne serait « jamais » autorisé à posséder l'arme nucléaire. Cependant, l'accord actuel vise un moratoire temporaire.

Trump avait déclaré un jour sur les réseaux sociaux : « Il n’y aura pas d’accord avec l’Iran sans capitulation sans condition. » Aujourd’hui, il fait lui-même pression pour qu’un accord soit conclu.

La volonté de la Maison Blanche de parvenir à un accord préliminaire avec l'Iran montre que Washington privilégie la fin du conflit pour redresser sa situation politique intérieure, plutôt que de poursuivre des ambitions stratégiques chimériques au Moyen-Orient.

Malgré la déclaration de la Maison Blanche selon laquelle le conflit avec l'Iran est terminé, la réalité est la suivante : le détroit d'Ormuz reste fermé, les prix du pétrole sont toujours élevés, l'économie mondiale souffre toujours et la perspective de paix reste lointaine.