samedi 2 mai 2026

(FR) Guerre en Iran : Il est très difficile d'être ami avec Donald Trump.

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L’évolution de la situation liée au conflit iranien rend difficile pour les dirigeants mondiaux de continuer à appliquer la « formule » établie de longue date pour entretenir de bonnes relations avec Trump.


Selon le New York Times, les dirigeants mondiaux sont de plus en plus confrontés au choix entre plaire au président américain ou satisfaire leurs électeurs nationaux, et finalement, tout le monde ne choisit pas Donald Trump.

L'exemple le plus récent est celui du chancelier allemand Friedrich Merz. Durant son mandat d'à peine un an, Merz a investi considérablement dans sa relation avec Trump, se rendant à la Maison Blanche à deux reprises.


Amitiés brisées

Friedrich Merz a également souvent fait l'éloge de Donald Trumpp publiquement, dans les médias et lors de conversations privées. Berlin a accédé à la plupart des demandes de Washington concernant le conflit iranien, notamment en autorisant les États-Unis à utiliser toutes les bases militaires allemandes et en s'engageant à déployer des dragueurs de mines dans le détroit d'Ormuz après la fin des combats.

Cependant, la guerre a fortement affecté l'économie allemande, exerçant une pression politique considérable sur Merz. Le gouvernement allemand a dû revoir à la baisse ses prévisions de croissance économique pour l'année. Cette pression accumulée a semblé provoquer l'effondrement de Merz.



Le chancelier allemand Friedrich Merz a rencontré le président Trump à la Maison-Blanche le mois dernier. Photo : New York Times.

 
Merz, qui a tendance à s'exprimer de manière improvisée lors d'événements informels, a déclaré en début de semaine à un groupe de lycéens allemands que le gouvernement iranien avait « humilié » les États-Unis en prolongeant le processus de négociation.

« De toute évidence, les Américains manquent de stratégie. Le problème dans ce genre de conflits n’est pas seulement d’y entrer, mais aussi de savoir comment s’en retirer. Nous l’avons constaté en Afghanistan, puis en Irak. Vu la situation actuelle, les États-Unis manquent pour le moins de clairvoyance stratégique; je ne les ai pas vus choisir une voie de sortie », a déclaré Merz dans un lycée de l’ouest de l’Allemagne le 27 avril 2026.

Trump a rapidement riposté. Il a accusé Merz de soutenir les ambitions nucléaires de l'Iran et a déclaré qu'il envisageait de réduire le nombre de soldats américains stationnés en Allemagne.

Cette évolution montre que Merz perd patience face au conflit iranien. Depuis le début du conflit, la plupart des dirigeants européens ont, à un moment ou un autre, critiqué la guerre, critiqué la manière dont Trump la mène, ou critiqué… les deux.

« Quand on est sérieux, on ne peut pas dire le contraire de ce qu'on a dit la veille. Peut-être ne devrions-nous pas parler tous les jours non plus », a déclaré le président français Emmanuel Macron en début de mai 2026. Bien qu'il n'ait cité personne directement, tout le monde a compris.

Macron et Trump entretenaient autrefois des relations étroites. Cependant, le passage aux attaques et aux critiques entre les deux hommes montre que leur niveau d'intimité a considérablement diminué.

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré ce mois-ci qu'il en avait « marre » de Trump.

En Espagne, le Premier ministre Pedro Sánchez a été le principal bénéficiaire politique de son opposition à Trump. Son opposition publique précoce au conflit iranien et son refus d'autoriser les États-Unis à utiliser les bases militaires espagnoles ont irrité Trump, mais ont considérablement amélioré la position politique de Sánchez au niveau national.

La Première ministre italienne Giorgia Meloni, considérée comme une proche alliée de Trump en Europe, prend désormais elle aussi ses distances avec les déclarations fermes du président américain à l'encontre de l'Iran.

Les déclarations acerbes de Trump ne surprennent plus les dirigeants européens. À leurs yeux, il représente un risque de plus en plus important. Peu à peu, ses propos intransigeants suscitent l'indifférence en Europe.


L'Europe ne recule pas, mais elle a aussi du mal à faire entendre sa voix.

Les États-Unis ont lancé la guerre en Iran sans consulter leurs alliés de l'OTAN et n'ont reçu aucun soutien de leur part malgré leurs appels. Selon Serge Schmemann, commentateur politique du New York Times, cela démontre que l'Europe ne considère plus les États-Unis comme le « leader du monde libre ».

Par le passé, la rhétorique incendiaire de Trump a souvent incité les dirigeants européens à tenter de l'apaiser par des éloges et une diplomatie conciliante.

Pourtant, plus d'un an après le retour de Trump à la Maison-Blanche, l'Europe semble avoir conclu que les concessions sont inefficaces. Outre les droits de douane qu'il a largement imposés au début de son second mandat, Trump a également stupéfié le monde en exigeant que le Danemark cède le Groenland aux États-Unis.

L'Europe a progressivement perdu confiance dans les États-Unis et dans M. Trump. Il reste néanmoins difficile pour elle de peser significativement sur les grands enjeux mondiaux.



Le chancelier allemand Friedrich Merz, le président français Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique Keir Starmer et la Première ministre italienne Giorgia Meloni ont participé à une conférence à Paris le 17 avril 2026. Photo : New York Times.

Lors de la réception des dirigeants britannique, allemand et italien au palais de l'Élysée à Paris le 17 avril 2026, le président français Emmanuel Macron a cherché à définir un rôle pour l'Europe dans le conflit iranien. Les dirigeants ont rencontré virtuellement des représentants de près de 50 pays afin d'évoquer les moyens de rétablir la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cependant, à ce jour, l'Europe reste dans la même position qu'au moment où le conflit a éclaté en Iran : observant depuis la marge.

« C’est une période très difficile pour l’Europe. Tant qu’elle ne sera pas prête à utiliser sa force pour atteindre ses objectifs, elle n’aura que peu d’influence », a déclaré Celia Belin, experte principale en politique étrangère au Conseil européen des relations étrangères.

L’absence de voix durant la phase décisive de la guerre en Iran découlait en partie du choix de l’Europe : ne pas soutenir les États-Unis.

Cette décision a reçu le soutien des citoyens européens, mais elle a engendré des difficultés pour les gouvernements européens, le conflit iranien ayant des répercussions sur l'économie mondiale. Leur refus passé de soutenir Trump les prive également d'une marge de manœuvre très limitée face à Washington.

« L’Europe doit apprendre à s’adapter à la nouvelle ère. L’Europe n’agit pas conformément aux souhaits des États-Unis sur la question iranienne, et les États-Unis ne permettront donc pas non plus à l’Europe d’y jouer un rôle », a déclaré Arancha González Laya, ancienne ministre espagnole des Affaires étrangères.



L'Europe souhaite avoir son mot à dire dans le dossier du détroit d'Ormuz, mais ni les États-Unis ni l'Iran ne semblent accorder d'importance à son point de vue. Photo : New York Times.

Par ailleurs, des désaccords existent au sein même de l'Europe concernant le projet de réouverture du détroit d'Ormuz.

La Grande-Bretagne et l'Allemagne ont adopté une position plus proche de celle des États-Unis, souhaitant que ces derniers participent à la campagne pour la réouverture du détroit une fois le conflit terminé. La France, quant à elle, a activement exclu Washington de cette initiative, la considérant comme un forum réservé aux parties « non belligérantes ». Ce désaccord a suscité des interrogations parmi les autres nations.

L'ancien ministre espagnol des Affaires étrangères, Gonzalez Laya, a soutenu que les différences entre les partis sont « différentes manifestations d'une même réalité ».

« En fin de compte, toutes les parties doivent se réunir et discuter de la réouverture du détroit d'Ormuz. Les sceptiques affirment qu'il ne s'agit que d'une formalité. Mais ceux qui ont de l'expérience comprendront qu'il s'agit d'un processus d'apprentissage pour évoluer dans un monde qui n'est plus aussi dépendant des États-Unis », a déclaré Laya.







(FR) Le corps humain, une mécanique fascinante.

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Le corps humain illustre une organisation remarquable où chaque système participe à une mécanique précise, essentielle à notre santé et à notre vitalité.


Le corps humain est un système complexe où chaque élément joue un rôle essentiel dans notre fonctionnement quotidien. Comprendre ses principaux systèmes permet de mieux apprécier son équilibre et sa performance.

- Le système vasculaire : avec près de 60 000 kilomètres de vaisseaux sanguins, il assure la circulation du sang dans tout le corps. Il transporte l’oxygène et les nutriments indispensables au bon fonctionnement des organes.

- Le système nerveux : composé de milliards de nerfs, il agit comme un réseau de communication ultra-performant. Il transmet les informations entre le cerveau et le reste du corps pour coordonner chaque action.

- Le système squelettique : formé de 206 os, il soutient la structure du corps et protège les organes vitaux. Il permet également le mouvement en collaboration avec les muscles.

- Une coordination essentielle : Ces systèmes travaillent en synergie pour maintenir l’équilibre du corps. Chaque interaction contribue à notre capacité à bouger, réfléchir et vivre pleinement.

- Un équilibre à préserver : prendre soin de son corps, c’est préserver cette harmonie naturelle. Une bonne hygiène de vie soutient le bon fonctionnement de ces systèmes.








(FR) Guerre en Iran : Donald Trump peut-il poursuivre la guerre en Iran sans l’accord officiel du Congrès ?

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Portrait officiel de Donald Trump en tant que président des États-Unis en 2025.

Depuis le 2 mars 2026, le Congrès avait 60 jours pour avaliser l’intervention contre l’Iran. Le délai expire ce 1er mai 2026, et la guerre n’a toujours pas été autorisée. Donald Trump ne va sans doute pas rappeler ses militaires pour autant. Mais les élus démocrates, hostiles à ce conflit, pourraient bientôt voir une partie de leurs collègues républicains leur prêter main-forte pour tenter d’imposer la cessation d’une opération très impopulaire.

La loi sur les pouvoirs de guerre (War Powers Resolution) adoptée en 1973 stipule qu’un président américain ne peut pas conduire une guerre sans l’aval du Congrès pendant plus de 60 jours. Passé ce délai, soit le Congrès doit déclarer la guerre et donc l’autoriser officiellement, soit le commandant en chef est constitutionnellement tenu de cesser les hostilités.

Ce qui distingue fondamentalement cette guerre contre l’Iran des autres conflits menés par les récents présidents américains, c’est son impopularité. 34 % seulement des Américains la soutiennent, selon un sondage Reuters-Ipsos publié cette semaine.

Exemple : le sénateur républicain de l’Utah John Curtis a publié un article dans lequel il déclare qu’il ne soutiendra pas la guerre si le délai de 60 jours expire sans l’accord du Congrès.

Ce vendredi 1er mai 2026, soixante jours se seront écoulés depuis le lancement de l’opération Epic Fury le 28 février dernier. Que signifie le dépassement de ce délai légal ?

Même si un cessez-le-feu précaire prévaut actuellement entre Washington et Téhéran, le texte s’appliquerait en tout état de cause aux navires chargés de maintenir le blocus américain des ports iraniens.


The conversation : Donald Trump peut‑il poursuivre la guerre en Iran sans l’accord officiel du Congrès ?

20 Minutes : Trump contourne le Congrès et affirme que les hostilités avec l’Iran sont terminées

YouTube : Trump pourrait perdre les Midterms avec un conflit longue durée


COMMENTAIRES

Ces 60 jours de guerre - déclenchée sans aucune autre validation démocratique que l'arbitraire de Donald Trump - ont déjà amorcés une crise économique mondiale dont le coût peut être considérée comme un "dommage de guerre" que les états unis devraient "réparer" en le remboursant aux pays du reste du monde qui a été lésé.

Comme il est peu probable que les USA payent cette addition, le reste du monde, dont l'Europe devront prendre une mesure de rétorsion qui sera redoutable: dédollariser tous les échanges internationaux (déjà amorcé), et peut-être proposer un embargo ou aux moins des fortes restrictions sur l'acquisition et le maintien de bons du trésor américain.

Aucun respect de la constitution des USA depuis qu'il est président ou du droit international d'ailleurs. Que ce soit pour les soit disant bateaux chargés de drogues, du putsch au Venezuela, de l'attaque en Iran et je ne parle même pas du ministère de la justice, normalement indépendant, qui est tout a son service, tout comme le FBI, les juges de la cour suprême, etc...

Mais cette fois-ci, la donne pourrait changer. Trump gère mal une guerre impopulaire, avec des majorités très fragiles au Sénat (53 républicains et 45 démocrates) et à la Chambre des représentants (220 républicains et 215 démocrates), à six mois des élections de mi-mandat en novembre 2026.









mercredi 29 avril 2026

(FR) États-Unis : À 6 mois des élections de mi-mandat novembre 2026, Donald Trump face à son opposition "Parti démocrate".

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À l'approche des midterms de novembre 2026, le Le président américain Donald Trump multiplie les déclarations sur l'intégrité du scrutin et appelle à un contrôle renforcé du processus électoral.


On le sait, Donald Trump n'aime pas perdre. Il n'hésite pas à tricher, de temps en temps, lors de ses parties de golf. Or, les élections de mi-mandat aux États-Unis, qui auront lieu le mardi 3 novembre 2026, semblent mal parties pour le président états-unien : son taux d'approbation est au plus bas. La guerre d'Iran de 2026, qui fait monter les prix des carburants depuis un mois, assombrit encore ses perspectives. Les observateurs estiment que les Républicains pourraient perdre leur majorité à la Chambre des représentants.



Une manifestation « No Kings » à Washington, le 18 octobre 2025. BRYAN DOZIER / NURPHOTO VIA AFP

Depuis son échec à la présidentielle de 2020, Donald Trump ne cesse de répéter que les élections sont truquées au profit du Parti démocrate, qu'il faut absolument les reprendre en main et a déclaré début février 2026 vouloir « prendre le contrôle du vote dans au moins une quinzaine d'endroits ». Ces derniers mois, il a évoqué plusieurs fois une « nationalisation » du scrutin dans un pays où le processus électoral relève des États.



Donald Trump a attaqué le Pape Léon XIV sur les réseaux sociaux avant de poster une image généré par IA où il a apparait sous les traits de Jésus-Christ. © Studio graphique France Médias Monde

Après avoir critiqué le pape Léon XIV, Donald Trump a choqué la droite religieuse américaine en publiant une image le représentant en Jésus. Alors que les conséquences économiques de la guerre en Iran se font sentir aux États-Unis, le locataire de la Maison-Blanche pourrait perdre le soutien d’une partie de sa base électorale.










mardi 28 avril 2026

(FR) Israël : À 6 mois des législatives 2026, Benjamin Netanyahu face à son opposition.

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Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou est confronté à un dilemme difficile à l'approche des élections. Photo : Reuters.

Deux anciens chefs du gouvernement israéliens, Naftali Bennett et Yaïr Lapid, ont annoncé ce dimanche 26 avril vouloir se présenter sur une liste commune pour les prochaines élections législatives prévues en octobre 2026, défiant directement Benjamin Netanyahu.


Alors qu'Israël se prépare aux élections prévues plus tard cette année, le Premier ministre Benjamin Netanyahu risque de devoir affronter une « super coalition » de droite et de centre, après que deux de ses principaux rivaux politiques ont décidé d'unir leurs forces pour tenter d'évincer le dirigeant de longue date, tout en invitant un autre chef de parti à se joindre à eux, selon le Guardian.

Dans une initiative que certains analystes ont comparée à la coalition de centre-droit qui a vaincu Viktor Orbán en Hongrie, deux anciens Premiers ministres – Naftali Bennett (droite) et Yair Lapid (centriste) – ont annoncé la fusion de leurs partis, Bennett 2026 et Yesh Atid.


Israël doit changer de cap.

Cette nouvelle survient au moment même où Netanyahu a révélé avoir récemment subi une intervention chirurgicale pour retirer une tumeur maligne de la prostate, ce qui soulève des questions quant au moment choisi pour cette annonce et au manque de détails, ainsi que sur son état de santé général – un facteur qui pourrait devenir un enjeu de campagne.

« Nous sommes unis pour l'avenir de nos enfants. L'État d'Israël doit changer de cap », a déclaré Lapid lors d'une conférence de presse conjointe avec Bennett dimanche 26 avril 2026.

Bennett a déclaré que le nouveau parti s’appellerait « Ensemble » et qu’il en prendrait la tête. « Après 30 ans, il est temps de dire adieu à Netanyahou et d’ouvrir un nouveau chapitre pour Israël », a-t-il affirmé.



L'ancien Premier ministre israélien Naftali Bennett (à gauche) et le chef de l'opposition Yair Lapid affirment qu'il est temps d'« ouvrir un nouveau chapitre pour Israël ».

Bennett a également invité Gadi Eisenkot, ancien chef d'état-major des Forces de défense israéliennes (FDI) et dirigeant du parti Yashar, à rejoindre la coalition. Les sondages indiquent que si ces trois forces s'unissent, elles pourraient former le plus grand bloc à la Knesset (les députés sont élus pour un mandat de 4 ans). Lundi, Eisenkot a proposé de collaborer étroitement avec Bennett pour définir les prochaines étapes.


Portrait officiel de Gadi Eisenkot, 2015.

Bien qu'il n'ait pas encore annoncé officiellement son adhésion, Eisenkot a rapidement salué la nouvelle coalition. « Remporter les prochaines élections cruciales est dans notre intérêt commun », a-t-il écrit, qualifiant Bennett et Lapid de « partenaires » et s'engageant à agir « de manière responsable et sage » pour obtenir « la victoire et le changement nécessaires pour Israël ».

Un récent sondage du journal Maariv a montré que le parti de Bennett était à égalité avec le Likoud de Netanyahu avec 24 sièges à la Knesset, tandis que Yesh Atid de Lapid pourrait remporter 7 sièges et Yashar d'Eisenkot 12 sièges – illustrant l'ampleur du défi auquel Netanyahu est confronté.

Cependant, le contexte politique unique des coalitions en Israël pourrait entraîner une perte de soutien pour Bennett s'il coopère avec Lapid, car une partie des électeurs du Likoud s'oppose fermement à ce dirigeant centriste.

Depuis son premier mandat dans les années 1990, Benyamin Netanyahou est devenu une figure profondément clivante, tant sur le plan national qu'international. Bennett et Lapid s'étaient déjà alliés, mettant fin aux douze années de règne de Netanyahou après les élections de 2021. Cependant, ce gouvernement de coalition, à la majorité fragile et en proie à de profonds désaccords sur de nombreux sujets, notamment le conflit israélo- palestinien, n'a duré que 18 mois.

Cette coalition marque une première dans l'histoire d'Israël : la Liste arabe unie (LAU), un parti représentant la minorité arabe – les Palestiniens de nationalité israélienne –, y adhère. Auparavant, Bennett et Lapid avaient déjà contraint Netanyahu à partager le pouvoir au sein du gouvernement de coalition en 2013, excluant ainsi ses alliés juifs ultra-orthodoxes traditionnels.


« Le survivant » et le défi de la sécurité

Netanyahu, le Premier ministre resté le plus longtemps en fonction dans l'histoire d'Israël, est revenu au pouvoir après sa victoire aux élections de novembre 2022, formant le gouvernement le plus à droite de l'histoire.

Cependant, l'attaque du Hamas en 2023 contre le sud d'Israël, qui a déclenché une vague d'instabilité au Moyen-Orient et contraint Israël à faire face à des menaces sur plusieurs fronts, a gravement nui à sa crédibilité en matière de sécurité. Depuis lors, les sondages prévoient sa défaite aux prochaines élections, attendues avant la fin du mois d'octobre 2026.

Néanmoins, Netanyahu – l’homme politique israélien le plus influent de sa génération – a fait preuve à maintes reprises d’une remarquable capacité de « survie » politique.


Mansour Abbas en 2023.

Le 27 avril 2026, il a republié une photo de 2021 montrant Bennett et Lapid avec le leader de l'UAL, Mansour Abbas, accompagnée du message : « Ils l'ont fait une fois, et ils le referont » - une pique à l'encontre de leur alliance éphémère.

Bennett a affirmé qu'il ne rétablirait pas de coalition avec les partis arabes, tout en rejetant la possibilité de céder du territoire à « l'ennemi », faisant allusion à l'objectif d'établir un État palestinien indépendant.



Le président américain Joe Biden et le Premier ministre israélien Naftali Bennett se serrent la main lors d'une rencontre dans le Bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, D.C., le 27 août 2021. Photo : Reuters.

À 54 ans, Bennett – ancien membre des forces spéciales de l'armée devenu millionnaire dans le secteur technologique – reste derrière Netanyahu dans certains sondages. Un sondage réalisé le 23 avril 2026 par N12 News indiquait que Bennett pourrait remporter 21 des 120 sièges à la Knesset, contre 25 pour le Likoud.

D'autres sondages menés par des universitaires et des médias israéliens désignent également Bennett comme le principal rival de Netanyahu, même si le contexte politique pourrait encore être instable.

M. Lapid, 62 ans, ancien présentateur de télévision jouissant d'une forte image publique, représente la classe moyenne laïque d'Israël – un groupe de plus en plus exaspéré par la charge fiscale et les obligations de service militaire qu'il perçoit comme injustes.

Parallèlement, les alliés juifs ultra-orthodoxes de Netanyahu cherchent à exempter leurs communautés du service militaire, lesquelles affichent de faibles taux d'emploi et dépendent fortement des subventions de l'État.

Il s'agit d'un problème urgent en Israël, d'autant plus que l'armée met en garde contre un risque de débordement, les deux dernières années ayant enregistré le plus grand nombre de victimes militaires depuis des décennies.

Lapid et Bennett ont tous deux fait de cette question un axe central de leurs campagnes, reprochant à Netanyahu de ne pas avoir su tirer profit de ses avantages militaires pour obtenir des gains stratégiques contre l'Iran et ses alliés tels que le Hezbollah au Liban ou le Hamas à Gaza.








dimanche 26 avril 2026

(FR) Donald Trump est-il le président le plus méprisé de l'histoire des États-Unis ?

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Portrait officiel de Donald Trump en tant que président des États-Unis en 2025. (Wikipédia)


Ce que beaucoup de personnes ne semblent pas comprendre c'est que pour un grand nombre d'américains la vie est de plus en plus dure. Pour nombre d'entre eux, un travail ne suffit plus, il faut en trouver un second voir un troisième. Le coût de la vie grimpe très vite et de plus en plus de jeunes ont du mal à trouver un boulot qui leur permette de vivre correctement. Quand aux personnes âgées, ça devient de plus en plus difficile de pouvoir prendre la retraite et il est habituel de voir des personnes âgées de plus de 70 ans travailler par nécessité.

Soyons clairs cependant, la vie aux US n'est pas plus dure que celle des mexicains ou des pakistanais, mais les américains étaient habitués à vivre une belle vie, il y a encore pas très longtemps, sans avoir à travailler autant. De plus, même si la vie aux États-Unis est encore relativement bonne, il est difficile pour les américains d'accepter que le pays est sur un pente descendante. Le résultat est une grande colère, spécialement entre les blancs et particulièrement entre les blancs sans études universitaires.

C'est cette colère qui à permis à Trump d'arriver au pouvoir et c'est elle aussi qui lui permet de prendre des décisions absurdes que son public applaudira tant qu'ils croiront qu'il est en train de détruire un système qui selon eux bénéficie une minorité de privilégiés.



Évidement, la réalité est beaucoup plus complexe, et beaucoup de ceux qui ont voté Trump ont commencé à voir les conséquences de ce qu'il avait promis et commencent à souffrir les conséquences. Éventuellement il y aura un grand nombre de déçus de Trump, c'est inévitable. Le problème c'est qu'il est improbable que ces personnes décident de se calmer et d'accepter leur situation. Cette colère peut continuer à grandir et si le gouvernement se montre incapable de trouver des solutions, elle peut se transformer en émeutes difficiles à contrôler, surtout avec le nombre d'armes en circulation aux US. Personnellement, je suis assez pessimiste. Si la colère ne diminue pas, les supporters de Trump devront trouver de nouveaux ennemis et ce sont probablement les milliardaires américains qui risquent bien d'être la prochaine cible. Dans un Town Hall organisé par un député républicain du Nebraska, un état très conservateur, les présents ont commencé à chanter "Tax the rich" (Taxez les riches). C'est du jamais vu. Les extrémistes de droite commencent à virer à gauche.

Trump a su capitaliser la colère. Saura-t-il maintenir son électorat ? Tout dépendra de ses résultats économiques. Les taxes imposées sur les importations du Canada et du Mexique ont comme but d'obliger les grandes entreprises à produire aux États-Unis (l'histoire du fentanyl c'est juste un prétexte). En principe ce n'est pas une mauvaise idée pour les américains. Le problème c'est qu'il n'y a pas de main d'œuvre disponible aux États-Unis (il n'y a pas vraiment de chômage et Trump chasse les émigrants clandestins). Le résultat de chercher à rapatrier ces usines sera une inflation des salaires et donc les produits américains vont s'enchérir fortement. Avec les taxes sur les produits étrangers ces produits vont aussi s'enchérir. De plus, les américains vont avoir de plus en plus de difficultés pour vendre leurs produits à l'étranger. Donc, la situation économique va se détériorer, au moins dans le court terme. C'est pourquoi Trump demande de la patience et indique que la situation empirera avant de commencer à s'améliorer. Cependant il est peu probable que ce plan fonctionne. D'une part ses électeurs sont très patients et de l'autre, les prochaines élections sont dans moins de 20 mois. Pour que la réindustrialisation des États-Unis fonctionne il faudrait maintenir le cap de la politique économique pendant au moins 6 ans pour pouvoir commencer à voir les premiers résultats. Il est improbable que les républicains puissent la maintenir pendant aussi longtemps. Les électeurs vont probablement faire basculer le gouvernement bien avant et les États-Unis se retrouveront alors avec une économie plus faible et sans alliés. Alors oui, Trump et ses électeurs, qui veulent des solutions simples à des problèmes économiques et politiques complexes vont débiliter fortement l''économie des États-Unis.




Pour ce qui est des institutions, Trump cherche évidement à les débiliter pour consolider son pouvoir. C'est d'autant plus facile que la constitution est très ancienne et que les fondateurs des États-Unis ne s'attendaient pas à un président aussi peu respectueux des normes. On espère que le passage de Donald Trump au pouvoir ait pour résultat que les américains prennent conscience que leur constitution à besoin d'être revue et corrigée.



COMMENTAIRES

NON, Donald Trump n'est pas en train de détruire les Etats-Unis d'Amérique.

OUI, il est certainement détruire l’image des USA. Il passe son temps à insulter ses alliés... et appliquer des tarifs etc.... Mentir à ses alliés tricher, rompre ses promesses. appliquer des tarifs sur ses voisins envahir ses alliés, enlèvement de Nicolás Maduro par les États-Unis et la guerre israélo-américaine contre l’Iran

A cause de Trump Canada, est parti chercher des marchés avec d’autres, comme la Chine, la Corée du Sud, l’Europe, l'Afrique..., Le Canada boycotte les USA, une grande nombre de gens se trouve au chômage technique à Las Vegas. L’ hôtellerie est en difficulté les entreprises qui sont attachés à la tourisme sont tous en berne. Il semble que les USA perde 22 milliards par an juste avec le Canada. Même Jack Daniel's (Tennessee whiskey) a du fermer un usine.

Finalement, la Chine devrait arrivé a parité avec les USA en 2050. À cause des conneries de Trump, il pourrait bien arriver en 2030.

Selon Vincent Souriau, correspondant de RFI à Washington, explique le 25/04/2026 :

Avec un taux d'approbation moyen de 39 % et un taux de désapprobation de 58 %, les Américains critiquent de plus en plus ce qui était autrefois considéré comme l'atout majeur de Donald Trump : sa capacité à relancer l'économie. Sept Américains sur dix estiment que leur situation financière se détériore. Et cette situation s'aggrave avec la flambée des prix de l'essence.

Certes, Donald Trump peut encore compter sur le soutien indéfectible de son noyau dur au sein de son parti. La grande majorité des électeurs républicains le soutiennent toujours. Mais Trump perd le soutien des électeurs indépendants, un segment crucial du collège électoral et le groupe le plus influent lors des élections de mi-mandat de novembre 2026. Moins d'un tiers des électeurs indécis lui font confiance.










jeudi 23 avril 2026

(FR) Les Ukrainiens sont devenus les spécialistes des drones.

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Les monarchies du Golfe feraient appel à l’Ukraine pour contrer les attaques de drones iraniens. Elles cherchent ainsi à profiter des compétences acquises par Kiev en quatre années de conflit avec la Russie, au cours duquel les drones ont changé la manière de faire la guerre.


Il y a quelque chose de presque romanesque dans cette image, le président de l’Ukraine Volodymyr Zelensky reçu avec les honneurs dans les palais du Golfe persique, accueilli par des émirs en tenue blanche, signant des accords de défense sur dix ans avec des monarchies pétrolières qui, hier encore, préféraient ne pas choisir de camp. Zelensky n'est plus le mendiant d'armes qui faisait antichambre à Washington ou Bruxelles. Il est devenu, presque par la force des choses, un fournisseur de sécurité.



1-Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani du Qatar et Volodymyr Zelensky de l’Ukraine

Pour comprendre ce renversement, il faut revenir à ce qui fait la spécificité tragique de l'Ukraine dans ce conflit, elle a subi, pendant quatre ans, des attaques de drones en masse que personne d'autre sur la planète n'a eu à affronter à cette échelle. Des centaines par nuit. Des milliers par mois. Des appareils iraniens fabriqués sous licence russe, les Shahed rebaptisés Geran, qui traversent le ciel de Kiev comme une pluie mécanique et obstinée. Face à cela, les Ukrainiens n'ont pas eu le luxe de la théorie. Ils ont innové, bricolé, industrialisé. Ils ont inventé des drones intercepteurs qui coûtent mille dollars et abattent des engins qui en valent trente mille. Ils ont construit des réseaux de détection acoustique, des équipes mobiles de tir rapide, des protocoles de guerre électronique affinés semaine après semaine au contact de l'ennemi réel.

Cette expérience, personne d'autre ne la possède. Ni les Américains, ni les Britanniques, ni les Saoudiens. Et c'est précisément cette expérience que l'Iran, en déclenchant sa guerre de drones contre les États du Golfe à partir de fin février 2026, a rendue soudainement précieuse à une région entière.

La guerre entre les États-Unis, Israël et l'Iran a commencé comme beaucoup de conflits modernes, dans une relative incompréhension des armes qui allaient dominer le terrain. Les Américains avaient leurs Patriots, leurs THAAD, leurs F-35. Ils savaient intercepter des missiles balistiques à haute altitude. Ce qu'ils ne savaient pas faire ce que personne dans le Golfe ne savait faire c'était arrêter des essaims de Shahed volant bas, lentement, en nombre. Des appareils à trente mille dollars que l'on abat avec des missiles à deux millions. L'asymétrie est brutale. En 3 jours de conflit, plus de 800 missiles Patriot avaient été tirés, davantage que tout ce que l'Ukraine avait reçu en 4 ans de guerre.



Patriot est un système de missiles sol-air.

Ce chiffre, Zelensky l'a répété devant les caméras avec une pointe d'ironie qui n'échappait à personne. Lui qui suppliait depuis des mois pour quelques dizaines de ces intercepteurs, observait ses alliés les brûler par centaines pour abattre des cibles qui auraient pu être neutralisées autrement, moins cher, plus efficacement, avec les méthodes ukrainiennes.

"L'expertise, ce n'est pas un drone, c'est une compétence, une stratégie, un système dans lequel le drone n'est qu'un élément de la défense" (Volodymyr Zelensky, mars 2026).

Ce que l'Ukraine a développé n'est pas un gadget. C'est une doctrine. Une façon d'organiser la défense aérienne autour de la détection précoce, de la mobilité, de la saturation en réponse plutôt que de la frappe de précision onéreuse. Les 228 spécialistes ukrainiens sont aujourd'hui déployés en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis, au Qatar, en Jordanie et au Koweït. Le 12 mars 2026, des opérateurs venus d'Ukraine ont abattu plusieurs Shahed-136 iraniens au-dessus de Dubaï, première interception documentée par des Ukrainiens hors de leur propre territoire. Quelques jours plus tard, Zelensky signait un accord de défense 10 ans avec Arabie saoudite, puis un autre avec Qatar.



Signature d'un accord de coopération militaire entre l'Ukraine et l'Arabie Saoudite, le 26 mars 2026. (VOLODYMYR ZELENSKY / TELEGRAM)

Mais pour saisir toute la saveur géopolitique de ce moment, il faut se souvenir de ce qui s'est passé à Washington en août 2025. Zelensky s'y était rendu avec une présentation PowerPoint, sobrement intitulée, selon Axios qui l'a obtenue en exclusivité, montrant comment les drones intercepteurs ukrainiens pourraient protéger les forces américaines dans une guerre au Moyen-Orient. L'administration Trump avait balayé l'offre d'un revers de main. 7 mois plus tard, les Shahed iraniens tuaient des soldats américains dans le Golfe et le Pentagone se retrouvait à faire antichambre à Kyiv. Deux responsables américains ont qualifié ce rejet d'une des plus grandes erreurs tactiques de l'administration depuis le début du conflit avec l'Iran.



Incroyable échange entre Zelensky, Trump et Vance dans le Bureau ovale.

Il y a quelque chose de presque shakespearien là-dedans. En mars 2025, Trump et Vance humiliaient Zelensky dans le Bureau ovale devant les caméras du monde entier, lui reprochait de ne pas être assez reconnaissant, lui coupait l'aide militaire. Et ce même Trump qui, un an plus tard, répondait à la presse à propos de l'aide ukrainienne, "Certainement, je prendrai de l'aide de n'importe quel pays." La roue de la dépendance avait tourné. 



Le 4 mars 2026, le discours du sénateur Claude Malhuret multiplie les attaques contre Trump.

Car pendant que Washington se désengageait, plus un dollar de nouvelle aide militaire depuis le 9 janvier 2025, un budget de défense qui ramenait le soutien à l'Ukraine de 14 milliards à 400.000 millions en un an, l'Ukraine, elle, ne restait pas passive. Elle cherchait d'autres alliés, d'autres marchés, d'autres leviers. Elle transformait sa douleur en capital.

La logique stratégique de Zelensky est en réalité d'une cohérence remarquable, même si elle peut paraître audacieuse à ceux qui voient encore l'Ukraine comme un simple théâtre de la rivalité russo-américaine. En aidant les pays du Golfe, il frappe l'Iran à sa source et l'Iran, c'est le fournisseur de drones de la Russie. Chaque Shahed abattu au-dessus de Riyad est une ressource de moins pour le front de Zaporijia. Chaque expert ukrainien qui améliore la défense aérienne émiratie contribue à affaiblir le complexe militaro-industriel qui alimente Moscou.



Les drones « kamikaze » Shahed-136 de fabrication iranienne.

Mais au-delà de cette arithmétique militaire, il y a quelque chose de plus profond. L'Ukraine est en train de réécrire sa place dans le monde. Ces monarchies du Golfe qui, depuis 2022, s'abstenaient sagement aux votes de l'ONU, qui entretenaient des relations commerciales florissantes avec Moscou, qui refusaient de choisir, ces mêmes monarchies signent désormais avec l'Ukraine des accords de coproduction d'armements pour 10 ans, avec des lignes de production à construire sur leur territoire. Ce sont des partenariats économiques, mais ce sont aussi des ancrages politiques. Il est infiniment plus difficile de rester neutre quand on partage une usine de drones avec l'une des parties.

À Genève, en février 2026, Zelensky négociait un cessez-le-feu avec les Russes et les Américains sous la médiation américaine, dans une position que Trump décrivait encore, quelques mois plus tôt, comme celle d'un pays "sans cartes à jouer". Mais un pays qui vient d'abattre des drones iraniens à Dubaï, qui a signé 3 accords de défense décennaux dans le Golfe, dont l'armée tient la ligne face à une Russie qui a lancé plus de drones en mars 2026 que dans n'importe quel mois depuis le début de l'invasion ce pays a des cartes. Moins que la Russie, peut-être. Moins que les États-Unis, certainement. Mais bien plus que ce que l'on croyait il y a un an.

Ce qui se joue ici dépasse la guerre ukrainienne elle-même. C'est une démonstration, grandeur nature, que la guerre des drones a fondamentalement changé la hiérarchie du savoir militaire. Une grande puissance avec des porte-avions et des missiles hypersoniques peut être dépassée tactiquement par un pays qui sait coordonner des intercepteurs à mille dollars. L'expertise, désormais, ne se mesure plus en budgets. Elle se mesure en nuits passées sous les essaims.

L'Ukraine a passé 4 ans sous ces essaims. Et elle est en train de le faire savoir.