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Cet article concerne une guerre en cours.
Cette guerre intervient 6 semaines après une répression violente de manifestations antigouvernementales en Iran, au cours desquelles des milliers de civils sont tués, poussant le président américain Donald Trump à promettre une intervention imminente. Malgré la tenue de négociations nucléaires indirectes sous l'égide de Oman peu avant les hostilités, les États-Unis procèdent au plus important déploiement militaire dans la région depuis l'invasion de l'Irak en 2003. Cette guerre succède à la Guerre Iran-Israël en 12 jours (13 - 24 juin 2025) et à l'opération américaine de 2025.
Le 22 juin 2025, les États-Unis avaient mené l'opération Midnight Hammer, visant les installations nucléaires iraniennes de Fordow, Natanz et Ispahan à l'aide de bombardiers furtifs B-2 Spirit et de missiles de croisière Tomahawk. En réponse, l'Iran avait lancé une attaque de missiles sur la base américaine d'Al-Udeid au Qatar, sans faire de victimes américaines.
À partir de décembre 2025, des manifestations nationales anti-régime éclatent en Iran, provoquées par l'effondrement économique et la chute du rial. Le 27 février 2026, Donald Trump affirme lors d'un briefing presse que la République islamique « a tué au moins 32 000 manifestants ». Les autorités iraniennes ont pour leur part publié une liste officielle de 3 117 morts, dont environ 200 membres des forces de sécurité, tandis que des organisations de défense des droits humains évoquent environ 7 000 décès confirmés.
Le président Donald Trump définit les objectifs de l'intervention comme étant la destruction des capacités balistiques et militaires de l'Iran, la prévention de l'accès à l'arme nucléaire et, à terme, le renversement du régime. Bien que l'opération soit soutenue par certains alliés régionaux, elle suscite les condamnations des Nations Unies et de plusieurs États qui dénoncent une déstabilisation du Moyen-Orient. Des critiques juridiques s'élèvent également, qualifiant les frappes d'illégales au regard du droit interne américain et de violations de la souveraineté iranienne selon le droit international. Le 1er mars 2026, Donald Trump anticipe que les objectifs de l'opération pourraient être atteints dans un délai de 4 semaines.
Front israélo-américaines : 17e jour - lundi 16 mars 2026
Le Japon « n’envisage pas » d’opération de sécurité maritime à ce stade pour assurer la sécurité du détroit d’Ormuz.
L’Australie affirme qu’elle n’enverra pas de navire de guerre dans le détroit d’Ormuz.
La crise au Moyen-Orient ne doit pas détourner l’attention de l’Ukraine, réaffirme la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas.
Israël affirme avoir détruit un avion utilisé par le Guide suprême iranien.
Au dix-septième jour de la guerre lancée par Israël et les Etats-Unis, les vols sont en reprise progressive à Dubaï, un des aéroports les plus importants au monde. L’Arabie saoudite a annoncé l’interception de plus de 60 drones. Donald Trump, lui, a laissé entendre que Washington et Téhéran sont en « discussion ».
Baisse significative du nombre de missiles iraniens tirés contre Israël, levée partielle de mesures de l’état d’urgence pour une minorité des élèves.
L’Iran se dit prêt à aller « aussi loin » que nécessaire dans la guerre contre Israël et les Etats-Unis.
Un pétrolier pakistanais a franchi dimanche le détroit d’Ormuz en maintenant allumé son système de traçage, selon les données du site MarineTraffic, pour qui cela « suggère que certains transports bénéficient peut-être d’un passage sécurisé négocié » avec l’Iran.
L'Iran a répété lundi devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU qu'il « ne se soumettrait pas » face à l' « agression illégale » américano-israélienne, affirmant que ses citoyens couraient un « grave danger » du fait des frappes continues sur le pays.
Voici une liste des responsables iraniens confirmés tués lors du conflit iranien de 2026 (en). D'autres rapports indiquent que 4 hauts responsables non identifiés du ministère du Renseignement ont également été tués, ce qui porte le total estimé à une quarantaine de responsables.
Engagement militaire français
Dans le même temps, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, annonce que des Rafale de l’armée de l’air française mènent des opérations de sécurisation au-dessus des bases françaises au Moyen-Orient, alors que Téhéran menace de viser directement l'Europe si la France, le Royaume-Uni ou l’Allemagne participent à des opérations contre l’Iran.
Dans la soirée, le président de la République française, Emmanuel Macron, s’adresse à la nation et annonce un renforcement du dispositif militaire français dans la région. Il déclare le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle (à son bord, une trentaine d'aéronefs et près de 2 000 hommes) en Méditerranée orientale ainsi que l’envoi de la frégate Languedoc au large de Chypre afin de contribuer à la protection de l’île face à d’éventuelles attaques iraniennes.
5.000 soldats français font partie des forces prépositionnées à Djibouti (1 550 hommes et femmes) et aux Émirats arabes unis (900). Ils servent sous le casque bleu onusien au Liban (opération Daman, 800). Ils contribuent à la lutte contre le terrorisme dans le cadre de l’opération Chammal (1 200 hommes, en Jordanie et Irak). Enfin, ils sont déployés en mer : en Méditerranée orientale, dans le golfe arabo-persique ou en mer Rouge (550 marins au total).
Le 13 mars 2026, L'adjudant-chef Arnaud Frion du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces est la première victime française depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Ce soldat, originaire de Roye dans la Somme, n'a pas survécu à une attaque de drones dans le Kurdistan irakien.
17e jour - lundi 16 mars 2026















