mercredi 23 septembre 2026

(FR) Règlement retour : le Parlement européen valide un durcissement majeur de la politique migratoire de l'Union européenne.

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Le Parlement européen a officiellement validé en juin 2026 un durcissement sans précédent de sa politique migratoire en adoptant le « règlement retour ». Ce texte législatif majeur vise principalement à accélérer et systématiser les expulsions de migrants en situation irrégulière ou déboutés du droit d'asile.


LES MESURES CLES DU TEXTE

Le nouveau règlement introduit des dispositions drastiques pour pallier le faible taux d'exécution des obligations de quitter le territoire au sein de l'Union :

- Création de « hubs de retour » : Possibilité d'externaliser la gestion des migrants en créant des centres de rétention en dehors des frontières de l'UE (avec des discussions évoquant des pays tiers comme le Rwanda, l'Ouganda ou l'Ouzbékistan) pour y envoyer les personnes en attente d'expulsion.

- Allongement de la rétention : La durée de rétention administrative des personnes refusant de quitter le territoire pourra être prolongée, atteignant potentiellement jusqu'à 24 mois.

- Fin de l'effet suspensif : Les recours judiciaires formés en cours de procédure d'expulsion ne bloqueront plus systématiquement le renvoi.

- Sanctions accrues : Durcissement des mesures à l'encontre des sans-papiers récalcitrants, incluant des saisies de documents d'identité, des visites domiciliaires et des interdictions prolongées de retour sur le territoire européen.


UN CLIVAGE POLITIQUE MARQUE

Ce texte vient compléter le Pacte sur la migration et l'asile entré en application en juin 2026. Son adoption par le Parlement européen s'est appuyée sur une alliance de la droite, des conservateurs (PPE) et de l'extrême droite, témoignant de la pression croissante de ces groupes sur l'agenda européen. À l'inverse, ce tournant suscite de vives protestations et l'indignation des partis de gauche et des organisations de défense des droits humains.

Le pacte européen sur l’asile et la migration est entré en vigueur le vendredi 12 juin 2026. Par ce pacte, les 27 États membres de l’Union européenne actent un durcissement sans précédent des politiques migratoires.


LIENS EXTERNES

- Toute l'Europe : Avec le règlement sur les retours, le Parlement européen valide un durcissement majeur de la politique migratoire de l'Union européenne

- Amnesty : Que va changer le nouveau pacte européen sur la migration et l’asile ?





(FR) The Deportation Project : les États-Unis ont expulsé plus de 25 000 étrangers vers des pays tiers.

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The Deportation Project : Révélations sur les expulsions de masse de l'administration Trump ». © Forbidden Stories (organisation à but non lucratif fondée en novembre 2017 par Laurent Richard).

L'administration de Donald Trump a expulsé au moins 25 447 étrangers vers 28 pays tiers avec lesquels ils n'ont parfois aucun lien, selon une enquête mondiale intitulée « The Deportation Project » publiée le 21 septembre 2026 par le consortium Forbidden Stories.

Ce vaste système d'expulsions de masse repose sur des mécanismes financiers et diplomatiques précis :

- Des accords confidentiels : Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025, Washington a négocié des accords secrets avec 35 gouvernements d'Amérique latine, d'Afrique et du Pacifique. Au 31 août 2026, 28 de ces pays avaient concrètement appliqué le dispositif

- Le Mexique en première ligne : Une écrasante majorité des personnes expulsées — environ 20 000 migrants — ont été renvoyées vers le Mexique.

- Un financement massif : Le gouvernement américain a alloué au moins 410 millions de dollars pour indemniser les pays d'accueil ou subventionner des agences de l'ONU chargées de gérer ces transferts

- Des contreparties politiques : En échange de l'accueil de ces personnes, les pays tiers bénéficient de faveurs de la part des États-Unis, comme la levée de certaines restrictions sur les visas, des baisses de droits de douane ou des investissements économiques.

- Une structure dédiée : Pour piloter cette politique, l'administration a créé en mai 2025 un service spécifique au sein du département d'État : le « bureau de la remigration ».

Cette stratégie permet aux autorités américaines d'éloigner des personnes qu'elles ne peuvent légalement pas reconduire directement dans leur pays d'origine. Les associations de défense des droits humains dénoncent l'opacité totale de ces procédures et la précarité juridique extrême dans laquelle se retrouvent les personnes ainsi déportées.


LIENS EXTERNES

- RFI : The Deportation project: «Certains des migrants expulsés des États-Unis étaient des citoyens modèles»

- Agence Anadolu : États-Unis : une enquête recense plus de 25 000 étrangers expulsés vers des pays tiers

- Le Parisien : Les Etats-Unis ont expulsé plus de 25 000 étrangers dans des pays tiers, selon Forbidden Stories

- Le courrier de l'atlas : Chiffre de la semaine : les Etats-Unis ont expulsé plus de 25 000 étrangers 











mardi 22 septembre 2026

(FR) L'Iran a informé les États-Unis de ses conditions pour la réouverture du détroit d'Ormuz.

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Des navires naviguant près du détroit d'Ormuz, vus de Musandam, Oman, le 31 août 2026. Photo Stringer/Reuters

Le dimanche 20 septembre 2026, l'Iran a effectivement transmis ses conditions officielles aux États-Unis en vue d'une réouverture du détroit d'Ormuz. Les messages ont été acheminés par l'intermédiaire de pays médiateurs, principalement le Qatar et le Pakistan.

Téhéran a d'ailleurs précisé qu'il était techniquement en mesure de rouvrir cette voie maritime stratégique sous sept jours si un terrain d'entente diplomatique était trouvé à New York lors de l'Assemblée générale de l'ONU.

Selon les déclarations de Mohsen Rezaï, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, et de Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement, les principales exigences de Téhéran s'articulent autour de plusieurs axes majeurs :

- Fin de la guerre sur tous les fronts : L'arrêt complet des opérations et des hostilités militaires menées par les États-Unis et leurs alliés occidentaux contre l'Iran, ainsi que contre ses partenaires régionaux au Liban, en Palestine, au Yémen et en Irak.

- Levée du blocus naval américain : La fin du blocus imposé par Washington sur les ports du sud de l'Iran.

- Déblocage des avoirs financiers : La restitution inconditionnelle de l'ensemble des fonds et actifs iraniens gelés à l'étranger.

- Levée des sanctions économiques : L'annulation des sanctions visant l'Iran, notamment celles qui ciblent les exportations de pétrole et le transport maritime

- Retrait militaire et compensations : Le retrait des forces maritimes et aériennes américaines de la zone du Golfe, ainsi que le paiement de dommages et intérêts pour les préjudices causés par le conflit.

Tant que ces engagements ne seront pas honorés par Washington, les autorités iraniennes maintiennent que le trafic commercial de transit restera bloqué ou fortement restreint dans le détroit.


LIENS EXTERNES

- Le Devoir : L’Iran dit avoir fait part de ses conditions aux États-Unis pour rouvrir le détroit d’Ormuz

- L'orient Le Jour : L’Iran prêt à rouvrir Ormuz sous condition, Rubio « ouvert » à une rencontre avec les Iraniens à l’ONU

- Sud Ouest : Guerre au Moyen-Orient : l’Iran pose ses conditions pour rouvrir le détroit d’Ormuz






 

(FR) Pourquoi Poutine ne met-il pas fin à la guerre en Ukraine ?

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Russian President Vladimir Putin, Moscow, September 2026
Maxim Shipenkov / Pool / Reuters


Le président russe Vladimir Poutine ne met pas fin à la guerre en Ukraine principalement parce que son avenir politique et la structure socio-économique actuelle de la Russie dépendent désormais entièrement de la poursuite du conflit. Arrêter la guerre sans une victoire totale ou une capitulation ukrainienne exposerait le régime russe à des risques intérieurs majeurs.

Voici les raisons structurelles et géopolitiques avancées par les experts pour expliquer ce choix :


1. La dépendance de l'économie russe à l'effort de guerre

- Le piège de la "militarisation" : Le budget de la défense et de la sécurité de la Fédération de Russie s'est élevé à 12 900 milliards de roubles (environ 157 milliards de dollars), représentant plus d'un tiers des dépenses totales de l'État. Une grande partie de l'industrie et des emplois russes tourne désormais uniquement pour l'armée.

- Le risque de récession massive : Selon une analyse partagée par The Economist, stopper brutalement le conflit provoquerait un choc économique immédiat. Reconvertir l'appareil industriel militaire vers le secteur civil et réintégrer des centaines de milliers de vétérans sur le marché du travail menacerait le pays d'une récession et d'un chômage de masse.


2. La survie politique du régime

- L'impossible reddition des comptes : L'invasion a entraîné un coût humain colossal (estimé par les services de renseignement occidentaux à plusieurs centaines de milliers de morts et de blessés russes). Si Poutine gelait le conflit sans gains décisifs, la population russe et les élites ultra-nationalistes exigeraient des explications sur ce sacrifice immense, menaçant directement l'autorité du Kremlin.

- Une légitimité basée sur le conflit : Le pouvoir central utilise la rhétorique d'une guerre existentielle contre l'OTAN pour justifier la répression interne et maintenir la cohésion nationale. La fin des hostilités déplacerait l'attention des citoyens vers les graves problèmes intérieurs, tels que l'inflation rampante et la baisse du niveau de vie.


3. Des objectifs idéologiques et territoriaux inchangés

- Des revendications maximalistes : Lors de ses prises de parole publiques, Vladimir Poutine réaffirme constamment que la guerre ne prendra fin que lorsque la Russie aura atteint ses objectifs initiaux. Il exige la capitulation de Kiev et la reconnaissance internationale de l'annexion des quatre oblasts ukrainiens (Donetsk, Louhansk, Zaporijjia et Kherson).


Bien que l'armée ukrainienne continue de mener des frappes de drones profondes sur les infrastructures pétrolières russes pour saper la logistique du Kremlin, Vladimir Poutine refuse tout compromis. Le système politique russe s'est refermé autour de cette guerre, rendant une désescalade impossible sans un effondrement ou une contrainte militaire extérieure majeure.



LIENS EXTERNES

- La Press : Zelensky affirme que Poutine n’a plus « l’initiative »

- Aei : 7 Reasons Putin Doesn’t Want to End the War in Ukraine

- Cepa : What If Putin Can’t End the War?

- Foreign Affairs : Putin Will Not Yield







 

(FR) Donald Trump et Xi Jinping : l’âne rencontre le renard.

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Donald Trump et Xi Jinping (AFP).

L’expression « Trump-Xi : l’âne rencontre le renard » fait référence au titre d'une chronique politique de Loïc Tassé, publiée le 21 septembre 2026 dans le Le Journal de Montréal et le Le Journal de Québec.

Cette formule satirique sert à analyser le rapport de force déséquilibré entre le président américain Donald Trump (qualifié ici d'« âne », têtu et imprévisible) et le président chinois Xi Jinping (qualifié de « renard », fin stratège et pragmatique). Le texte s'inscrit dans le contexte de leur rencontre officielle prévue à Washington.

Sauf imprévu, le grand événement de la semaine sera la rencontre à Washington de ce jeudi 24 septembre 2026 entre Donald Trump et Xi Jinping. Avec un président américain imbu de lui-même, mentalement malade et qui refuse d’entendre les spécialistes, le résultat de cette réunion ne peut être que mauvais pour les États-Unis.

Selon l'analyse développée par le chroniqueur Loïc Tassé, plusieurs grands enjeux internationaux mettent en évidence ce contraste de leadership :

- Le dossier Taïwan : L'auteur estime que l'administration américaine actuelle, affaiblie par la dette et l'épuisement de ses stocks militaires, montre des signes d'hésitation à défendre militairement l'île. Il évoque le risque que Washington finisse par marchander ses intérêts avec Pékin contre des concessions économiques temporaires.

- La situation en Iran : Face aux perturbations énergétiques au Proche-Orient, la Chine cherche à stabiliser la région pour sécuriser ses importations massives de pétrole et de gaz. Xi Jinping est dépeint comme un dirigeant soucieux de préserver ses alliances, notamment en demandant à Téhéran de faire pression sur les Houthis afin de dégager les voies maritimes.

- La rivalité technologique : Les perspectives d'un accord ou d'une réglementation commune sur l'intelligence artificielle (IA) sont jugées quasi nulles, en raison d'une méfiance mutuelle profonde et d'un manque de vision stratégique côté américain.

- La guerre commerciale : Le texte souligne la compétitivité croissante des produits chinois face à des entreprises américaines en perte de vitesse, tout en pointant du doigt les risques de contournement diplomatique au profit d'intérêts strictement privés.


LIENS EXTERNES

- Le Journal de Montréal & Québec : Trump-Xi: l’âne rencontre le renard












samedi 19 septembre 2026

(FR) Canada et l’Union européenne vers un partenariat stratégique inédit.

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Le Canada et l’Union européenne traversent une accélération géopolitique majeure marquée par l'ambition de forger un rapprochement stratégique totalement inédit. Poussées par les tensions commerciales avec l'administration de Donald Trump aux États-Unis, les deux puissances cherchent à diversifier leurs alliances économiques et sécuritaires.

Voici les faits marquants de cette alliance en construction :



Le concept disruptif de « membre associé »

- La proposition européenne : Lors de son discours annuel sur l'état de l'Union le 16 septembre 2026, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a proposé d'« ouvrir la porte au Canada pour qu’il devienne le premier membre associé de l’Union européenne »

- La réponse canadienne : Présent à Strasbourg le lendemain, le Premier ministre canadien Mark Carney a salué cette initiative. Bien que ce statut de « membre associé » n'existe pas encore juridiquement, il traduit une volonté d'intégration politique et économique très poussée


Les piliers de la coopération

Cette alliance dépasse largement le cadre de l'accord économique et commercial global AECG (en anglais : Comprehensive Economic and Trade Agreement, CETA) signé en 2017. Les discussions menées par le Canada, notamment avec l'appui de la France, s'articulent autour de secteurs critiques :

- Défense et Sécurité : Création d'un Conseil de sécurité européen associant directement le Canada et le Royaume-Uni. L'accès aux minéraux critiques canadiens servira à renforcer l'industrie européenne de la défense.

- Numérique et Tech : Collaboration renforcée sur l'intelligence artificielle, la cybersécurité, la construction conjointe de centres de données et la pose de nouveaux câbles sous-marins entre les deux continents.

- Mobilité des travailleurs : Des négociations explorent la possibilité de faciliter l'expatriation et l'obtention de permis de travail sans visa pour les Canadiens dans certains secteurs clés en Europe.


Réactions internationales

Cette annonce a immédiatement provoqué de vives réactions. Le président américain Donald Trump a qualifié cette démarche de « ridicule » et a proféré de nouvelles menaces de sanctions économiques à l'encontre du Canada et de l'UE. De leur côté, certains analystes européens soulignent la complexité juridique qu'un tel statut va imposer au sein des institutions de l'Union.




LIENS EXTERNES

- LEDEVOIR : Un nouveau partenariat «unique» entre le Canada et l’UE se met en place 

- Wikipédia : Accord économique et commercial global

- consilium.europa.eu : Échanges commerciaux UE-Canada 2025: faits et chiffres

- Le monde : Europe-Canada : une nouvelle alliance











(FR) Le risque d'ingérence sur l'élection présidentielle française de 2027.

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L'élection présidentielle française de 2027 doit avoir lieu les dimanches 18 avril et 2 mai afin d’élire le président de la République française pour un mandat de cinq ans.

À l'approche de la présidentielle de 2027, le gouvernement français et les services de renseignement alertent sur des perspectives de menaces lourdes d'ingérences étrangères et intérieures. Les campagnes numériques hostiles se sont intensifiées, ciblant directement le débat démocratique.


La menace russe : ciblage du "bloc central"

La Russie est actuellement identifiée comme le principal acteur de déstabilisation informationnelle. Selon les analyses des services de sécurité, sa stratégie vise à affaiblir les candidats susceptibles de maintenir le soutien militaire à l'Ukraine.

- Opérations récentes : Durant l'été 2026, des figures politiques de premier plan comme Gabriel Attal, Édouard Philippe et Raphaël Glucksmann ont fait l'objet de vagues de désinformation.

- Modes opératoires : Les collectifs prorusses Storm-1516 et Matriochka sont pointés du doigt. Ils utilisent le clonage de voix (deepfakes), de faux reportages usurpant des médias reconnus (comme le média Blast ou Léa Salamé) et la propagation de fausses rumeurs de santé (maladies neurodégénératives inventées)


Le risque d'influence idéologique américaine

En raison de l'influence idéologique et numérique exercée par les réseaux conservateurs et le mouvement MAGA outre-Atlantique, plusieurs analyses et rapports récents détaillent la nature de cette menace :


- L'alerte de Melissa Bell (CNN) : Dans son livre Sous influence américaine paru le 17 septembre 2026, la correspondante de CNN en France affirme que Washington mène une stratégie d'influence directe envers l'Europe. Selon son analyse publiée par Le Huffington Post le 19 septembre 2026, cette dynamique s'appuie sur le document de stratégie nationale américain de décembre 2025. Ce dernier prône le soutien aux mouvements souverains d'extrême droite pour contrer le multiculturalisme et la démocratie libérale en Europe, faisant de l'ingérence politique un objectif ouvertement assumé.

- La vigilance du Quai d'Orsay : Le magazine L'Express a révélé le 17 septembre 2026 que le ministère des Affaires étrangères français a mis en place une « task force » spécifique. Cette cellule est chargée de surveiller de près l'activité en ligne des sphères pro-Trump et MAGA, identifiées comme de potentiels vecteurs de déstabilisation informationnelle au même titre que d'autres puissances étrangères.

- Le rôle des Think Tanks : L'influence américaine ne se traduit pas nécessairement par des cyberattaques directes, mais par une « bataille culturelle ». Des structures américaines comme la Heritage Foundation financent et soutiennent des cercles de réflexion conservateurs européens pour faire pivoter le débat public vers des thématiques spécifiques à l'approche du scrutin.

- Mesures de précaution à Washington : À l'inverse, pour éviter toute accusation directe de perturbation électorale, une enquête de BFM TV du 10 septembre 2026 indique que l'administration américaine a choisi d'exclure les organisations françaises de certains programmes de subventions européennes liés aux priorités de la Maison-Blanche.


L'Intelligence Artificielle au cœur de la manipulation

L'élection de 2027 est la première présidentielle française massivement exposée à l'IA générative industrielle. Elle permet aux agresseurs de créer à très bas coût des contenus multimédias d'un réalisme trompeur. L'objectif principal de ces attaques n'est pas forcément de faire gagner un candidat spécifique, mais de brouiller le suffrage, diviser l'opinion et détruire la confiance des citoyens dans le processus démocratique


La riposte de l'État français

Pour faire face à cette guerre de l'information, la France déploie plusieurs leviers :

- Surveillance numérique : L'organisme national VIGINUM suit en temps réel les vagues de désinformation pour les documenter et les désamorcer avant leur viralité. Le parquet de Paris a également ouvert des enquêtes judiciaires.

- Arsenal législatif : Le gouvernement prépare un projet de loi visant notamment à tripler les peines contre la diffusion de faux contenus en période électorale.

- Débat sur l'ingérence intérieure : Un rapport du Sénat a par ailleurs suscité des discussions en proposant un observatoire pour réguler la circulation de l'information sur les réseaux sociaux, bien que certains spécialistes s'inquiètent des dérives potentielles sur la liberté d'expression


COMMENTAIRES

Bien que l'attention des autorités françaises se soit historiquement portée sur les campagnes de désinformation russes ou chinoises, la présidentielle de 2027 s'inscrit des deux côtés de l'Atlantique dans un contexte de surveillance accrue vis-à-vis de l'influence américaine.

L'élection présidentielle française de 2027 doit avoir lieu les dimanches 18 avril et 2 mai afin d’élire le président de la République française pour un mandat de cinq ans. Il s'agit de la treizième élection présidentielle de la Vᵉ République et douzième au suffrage universel direct.


LIENS EXTERNES

- LCP : Ingérences étrangères: Sébastien Lecornu alerte contre des "perspectives de menaces lourdes sur l'élection présidentielle"

- Wikipédia : Storm-1516 est un groupe de propagande russe

- Wikipédia : L'opération Matriochka est une opération de désinformation russe

- Wikipédia : Le trumpisme, ou mouvement Make America Great Again (MAGA)

- Le HuffPost : Présidentielle 2027 : le risque d’ingérence américaine est fort

- BFM : Craignant les accusations d'ingérence avant l'élection présidentielle, les États-Unis excluent les organisations françaises d'un programme de subventions finançant les priorités de Donald Trump en Europe

- Parlons politique : Comment protéger le vote de 2027 face aux ingérences électorales étrangères et aux manipulations numériques ?

- Le club des juristes : Le Sénat rend un rapport pour mieux réguler l’information dans l’espace numérique