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Dans ce texte publié sur les réseaux sociaux, le milliardaire éminent des Émirats arabes unis, Khalaf Ahmad Al Habtoor, vient de publier une lettre ouverte au président américain Donald Trump. Et il est furieux.
« Qui vous a donné le pouvoir d'entraîner notre région dans une guerre avec l'Iran ?
Qui vous a donné la permission de transformer notre région en champ de bataille ? »
Al Habtoor est une figure majeure : milliardaire, ancien diplomate, voix politique influente dans le Golfe. Quand il parle, les dirigeants des Émirats arabes unis l'écoutent.
Ses questions principales :
🔹 Était-ce votre appel, ou la pression de Netanyahu ?
🔹 Avez-vous calculé les dommages collatéraux avant d'agir ?
🔹 Vous avez mis les nations du CCG en danger qu'elles n'ont jamais choisi
🔹 Les États du Golfe ont financé votre initiative du Conseil de la Paix. Maintenant, des missiles iraniens atterrissent près de nos villes. Où est passé cet argent ?
🔹 Vous avez mené des opérations militaires dans 7 pays en un mandat : Somalie, Irak, Yémen, Nigéria, Syrie, Iran, Venezuela
🔹 658 frappes aériennes dans la première année, équivalentes à l'ensemble du mandat de Biden (celui que vous avez passé des années à critiquer)
🔹 Votre taux d'approbation a chuté de 9 % en 400 jours
🔹 Vous avez promis aux Américains la paix. Ils obtiennent la guerre, payée par leurs impôts
Pourquoi cette lettre est importante :
Al Habtoor n'a jamais critiqué Trump publiquement. Il a soutenu la normalisation avec Israël. Sa société a été parmi les premières aux Émirats à poursuivre des partenariats commerciaux israéliens. Dans une région où la critique politique passe par des canaux privés, et non par des publications publiques, cette lettre est extraordinaire.
Les États du Golfe ont silencieusement accueilli l'affaiblissement des proxies de l'Iran. Mais ils ont également géré avec précaution leur propre relation avec Téhéran, précisément pour éviter de devenir des dommages collatéraux dans la guerre de quelqu'un d'autre. Maintenant, leur infrastructure, leurs capitales et leur peuple se trouvent dans la ligne de mire d'un conflit dans lequel ils n'ont eu aucune voix pour commencer.
La phrase qui dit tout :
"Avant que l'encre ne sèche sur l'initiative du Conseil de la Paix, nous nous retrouvons face à une escalade militaire qui met en danger toute la région."

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