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Mais elles constituent pour l’Iran une option à double tranchant, incapable de discriminer les pétroliers selon leur pavillon.
Tirant parti de l’opacité du milieu naturel, les mines marines sont des engins explosifs pouvant fonctionner au contact d’un navire ou à l’influence de son passage (influence magnétique et/ou acoustique).
Si le principe de la mine de contact a peu évolué depuis la Première Guerre mondiale, les mines à influence ont bénéficié des avancées technologiques pour mieux discriminer leurs cibles et devenir plus difficiles à détecter.
Les Iraniens disposeraient de 5.000 à 6.000 mines, mais seulement 5 % de cet arsenal suffirait à complètement bloquer le détroit d’Ormuz, par lequel transite 20 % de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Il suffirait de 300 mines pour bloquer le détroit d’Ormuz.
Comment retire-t-on ces mines ?
Autant cela va vite à les mettre à l’eau, autant c’est très galère à relever, d’autant plus qu’une fois qu’elles sont actives, il y a des dispositifs anti-manipulations. Les mines de fond, elles, sont cachées dans les fonds marins, il faut donc des bateaux chasseurs de mines spécialisés, sachant que la côte iranienne est bardée de batteries de missiles antinavires… Et l’US Navy avait depuis très longtemps 4 bateaux chasseurs de mines à Bahreïn, qu’elle vient de retirer - ils sont arrivés mardi aux Etats-Unis pour être démantelés. Donc, s’il faut déminer, cela va être aux Européens, qui ont encore de vrais chasseurs de mines équipés pour certains de drones sous-marins, d’y aller. Mais cela prendrait des années à déminer.
Comment évite-t-on que les Iraniens n’effectuent ce minage du détroit ?
Aujourd’hui, c’est une vraie course contre-la-montre qui est donc engagée pour éviter que les Iraniens n’effectuent ce minage du détroit. Même si c’est aussi une arme à double tranchant pour les Iraniens, car une fois qu’ils auront fait cela, le détroit sera bloqué y compris pour les bateaux chinois et pakistanais. Ils se couperont donc complètement du monde. Ils auront encore des ports à l’Est de leur côte pour du trafic normal, mais les terminaux de pétrole sont dans le Golfe. C’est pourquoi on les crois capables de mettre quelques mines à l’eau, pour faire stresser les armateurs du transport maritime, et mettre ainsi une pression maximale sur Donald Trump pour qu’il arrête de bombarder l’Iran, mais sans s’engager pour autant dans une action massive de minage du détroit.


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