mercredi 7 janvier 2026

(FR) Prévisions concernant les principaux points chauds de conflit dans le monde en 2026.

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Prévisions des zones les plus critiques au monde en 2026. Photo : Newsweek

Alors que le monde se prépare à une année marquée par des bouleversements politiques, une instabilité économique et une escalade de la compétition géopolitique, de nouvelles évaluations des conflits mettent en garde contre une instabilité accrue dans plusieurs régions clés.


Alors que le monde se prépare à une année marquée par des bouleversements politiques, une instabilité économique et une escalade de la compétition géopolitique, de nouvelles évaluations des conflits mettent en garde contre une instabilité accrue dans plusieurs régions clés.

D'après le magazine Newsweek, ACLED, un projet mondial de surveillance de l'instabilité politique et de la violence, a identifié des zones susceptibles de devenir des foyers de conflit en 2026.

L'instabilité dans une région peut avoir des répercussions sur d'autres, d'autant plus que les conflits se fragmentent et sont de plus en plus dominés par des groupes armés décentralisés, des alliances et des tactiques asymétriques. Il est essentiel pour les décideurs politiques, les organisations humanitaires et les institutions internationales d'anticiper ces évolutions. Comprendre où l'instabilité est la plus susceptible de s'aggraver permettra d'adapter les mesures de préparation, les priorités diplomatiques et les plans de réponse aux crises, alors que le monde s'apprête à vivre une année de profonds bouleversements politiques.

S'appuyant sur l'analyse de la situation en Amérique latine et au Moyen-Orient, les données et analyses d'ACLED mettent en lumière les régions les plus susceptibles de devenir des foyers de conflit en 2026.


L’Amérique latine face à la militarisation

En Amérique latine et Mer des Caraïbes, La crise américano-vénézuélienne de 2025-2026 débute par le déploiement naval des États-Unis dans les Caraïbes en 2025. Il survient à partir de la fin du mois d'août 2025 lorsque les États-Unis entament un renforcement naval dans le sud des Caraïbes dans le but déclaré de lutter contre le trafic de drogue. 



Nicolás Maduro et sa femme, Cilia Flores, lors de leur transfert en hélicoptère puis en véhicule blindé vers le tribunal fédéral de Manhattan à New York. - K. Mazza CNP/NEWSCOM/SIPA

Le 3 janvier 2026, Donald Trump revendique avoir enlevé le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores

Le lundi 5 janvier 2026, alors que Maduro et son épouse ont été présentés au tribunal judiciaire de New York, après sa capture ordonnée par Donald Trump.

Une telle action pourrait engendrer des répercussions sur les pays voisins. Ce climat de pression et d’instabilité pousse les gouvernements de la région à renforcer le rôle de leurs armées et leur coopération sécuritaire avec leurs partenaires étrangers.

Des pays comme la Bolivie, le Chili, le Honduras, le Costa Rica, le Pérou, la Colombie et le Brésil devraient adopter des mesures de sécurité plus strictes à l’approche des élections. Parallèlement, la militarisation des politiques de lutte contre la criminalité et la répression policière risquent d’exacerber la violence.

Cette situation dans la région pourrait engendrer des crises locales, notamment en Équateur, où l’implantation de gangs et les capacités limitées de l’État sont susceptibles d’alimenter l’instabilité.


Le conflit russo-ukrainien a des répercussions à long terme sur la sécurité européenne

En Europe, la capacité de l'Ukraine à résister aux offensives russes a maintes fois dépassé les attentes. Cependant, Kiev est désormais confrontée à d'énormes défis, le conflit entrant dans une phase décisive.

Les forces de Moscou intensifient leurs attaques sur Donetsk, étendant leurs frappes à longue portée contre de nombreuses villes ukrainiennes et les infrastructures énergétiques afin de contraindre Kiev à des concessions territoriales.




L'armée ukrainienne est fortement sollicitée, sa défense aérienne reste sous pression et la politique américaine, sous la présidence de Donald Trump, est réajustée pour répondre aux actions de Moscou, tandis que le président russe Vladimir Poutine cherche à saper l'unité occidentale.

L'évolution du conflit russo-ukrainien en 2026 devrait avoir des répercussions à long terme sur la sécurité européenne et les alliances internationales.


Instabilité au Pakistan

En Asie du Sud, le Pakistan est confronté à un contexte sécuritaire instable. La pression militaire exercée sur les extrémistes s'est affaiblie en raison de la faible implication des groupes baloutches et pachtounes dans les activités politiques, et de la persistance de sanctuaires pour les insurgés et les terroristes à travers l'Afghanistan.



L'Asie du Sud est une région méridionale de l'Asie. Elle comprend l'Afghanistan (partiellement), le Bangladesh, le Bhoutan, l'Inde, les Maldives, le Népal, le Pakistan et le Sri Lanka et couvre une superficie d'environ 5.144.000 km2.

La porosité de la frontière permet au Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP - Mouvement des Talibans du Pakistan) et à d'autres groupes armés de se replier et de se regrouper régulièrement, tandis que les milices locales et les frappes de drones risquent d'aggraver la déstabilisation de la région.

L'activité séparatiste au Baloutchistan est susceptible de s'intensifier, créant de nouveaux foyers de tension susceptibles de déborder sur les centres urbains. Sans coopération afghane ni changement significatif au Pakistan, des violences sporadiques pourraient s'étendre aux villes, exacerbant les problèmes de sécurité.


Tensions en mer Rouge

Au Moyen-Orient et dans la Corne de l'Afrique, la mer Rouge demeure un corridor extrêmement risqué pour le commerce mondial. Le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas et l'arrêt temporaire des attaques houthies au Yémen n'offrent qu'une stabilité fragile.

Les Houthis conserve la capacité de contrôler des missiles à longue portée et des drones. De plus, sa coordination croissante avec Al-Qaïda dans la péninsule Arabique (AQPA), Harakat al-Chabab al-Moudjahidin (mouvement des jeunes combattants) et l'État islamique en Somalie risque d'étendre l'influence de ces groupes insurgés à travers la mer Rouge et la Corne de l'Afrique.



Carte de la Corne d’Afrique

Les confrontations régionales persistantes, notamment les tensions entre l'Éthiopie et l'Érythrée, ainsi que les agendas concurrents des puissances du Golfe et des acteurs internationaux, rendent ce corridor extrêmement vulnérable aux conflits par procuration, aux escalades soudaines et aux perturbations du commerce mondial.


Israël et le Moyen-Orient : tensions sur de multiples fronts

Le Moyen-Orient aborde l’année 2026 dans un contexte de fortes tensions, de conflits imbriqués, de transitions politiques et de différends non résolus qui façonnent le paysage régional.



Le Moyen-Orient est une des composantes de l'Asie. Mise à part Israël et le Liban, elle est composée de pays avec une population très majoritairement musulmane. Plusieurs conflits (Iraq, Israël) en font une terre relativement à risque.

Israël restera impliqué dans les conflits actuels et potentiels avec la Palestine, le Liban, la Syrie et l’Iran, où des périodes d’accalmie masquent des tensions profondes. La crise humanitaire dans la bande de Gaza devrait demeurer grave en raison des opérations militaires israéliennes, du contrôle exercé par le Hamas et d’une supervision internationale limitée, autant de facteurs contribuant à l’instabilité.

Des victoires militaires à court terme coexistent avec une instabilité stratégique à long terme, notamment alors que Téhéran reconstitue discrètement ses capacités militaires et nucléaires après les attaques américano-israéliennes contre l’Iran en juin 2025.








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