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L'incendie du bar Le Constellation survient le 1er janvier 2026 vers 1h30 du matin à Crans-Montana, dans le canton du Valais en Suisse, lors des festivités du nouvel an organisées dans l'établissement. Il débute par un embrasement généralisé éclair et provoque une explosion de fumées.
Le bilan humain serait d'environ 40 morts et 119 blessés graves dont 80 en état critique, le 2 janvier au matin. Il s'agit de l'un des accidents les plus meurtriers de l'histoire contemporaine de la Suisse.
Bar " Le Constellation "
Le Constellation est un bar-club situé en Suisse à Crans-Montana, une station touristique de montagne surplombant la haute vallée du Rhône. Le quotidien Tages-Anzeiger le présente comme incontournable et particulièrement prisé par une clientèle internationale. L’établissement peut accueillir 300 personnes à l'intérieur et 40 en terrasse et il dispose d'un sous-sol où sont organisés des soirées et événements.
L’établissement a été créé en 2015 par un couple de restaurateurs français originaires de Corse, Jessica et Jacques Moretti. À la reprise des locaux, ils ont entièrement rénové et modernisé le lieu, en adaptant ses installations et son offre à une clientèle internationale, notamment jeune et touristique.
D'abord entendus comme témoins, Jacques et Jessica Moretti sont visés depuis samedi 3 janvier 2026 par une instruction pénale en Suisse – l'équivalent d'une mise en examen en France – pour "homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d'incendie par négligence".
Jacques Moretti 49 ans est déjà connu de la justice française pour "proxénétisme aggravé". Il a en effet été condamné à douze mois de prison en 2008 à Annecy (Haute-Savoie), dont huit avec sursis . En 2010, il a également été condamné, à Bastia (Haute-Corse) pour fraude aux APL (aide personnalisée au logement). Son épouse Jessica, âgée de 39 ans, n'a quant à elle aucun antécédent judiciaire, selon cette même source.
Incendie
Déroulement
Le sinistre s’est produit le 1er janvier 2026 vers 1 h 30 du matin dans le sous-sol du bar-club. Le déclenchement de l'incendie serait consécutif à l'allumage d'une bougie scintillante disposée sur une grande bouteille de champagne, apportée comme d'habitude par une serveuse, mais celle-ci aurait été juchée sur l’épaule d’un serveur. La bougie aurait enflammé le plafond à proximité, recouvert de mousse de correction acoustique, avant que ne survienne une explosion occasionnée par l’accumulation de fumées et l'apport soudain d’air frais oxygéné provenant de l’extérieur. Cet air frais extérieur serait descendu par l’escalier, à la suite de l'ouverture des portes lors de la fuite des premiers usagers. Une bousculade aurait aggravé la situation, retardant la fuite d'autres usagers.
Opérations de secours
Une zone d'exclusion aérienne est alors établie au-dessus de Crans-Montana.
En raison de leur nombre important, les blessés sont répartis dans différents hôpitaux de Suisse, notamment ceux de Sion et Riviera-Chablais, le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), les hôpitaux universitaires de Genève, l'hôpital de l'Île de Berne, l'hôpital universitaire de Zurich. 10 hélicoptères, 40 ambulances, 2 camions lourds de médecine de catastrophe et plus de cent cinquante spécialistes de la santé sont mobilisés dès le déclenchement de l'alerte.
La Confédération suisse active ensuite le mécanisme européen de protection civile[14].
La Suisse possède 2 centres nationaux spécialisés dans la prise en charge des grands brûlés :
- le Centre hospitalier universitaire vaudois à Lausanne
- et l'hôpital universitaire de Zurich.
La majorité des blessés graves y sont pris en charge. Plusieurs blessés sont évacués vers des pays frontaliers :
- la France, au centre des grands brûlés de l’hôpital Édouard-Herriot à Lyon, ainsi qu’au centre de traitement des brûlés de l’hôpital Mercy à Metz,
- l'Italie au centre des grands brûlés de Niguarda (un quartier de Milan) et l'Allemagne.
- La Pologne en accueille aussi certains et quatre victimes sont admises dans des centres de traitement des brûlés en Belgique.
Victimes
Le 5 janvier 2026, un communiqué établi la liste des blessés à 116 personnes, dont 83 sont encore hospitalisées.
Enquête et suites judiciaires
Rapidement au début de l'enquête, les autorités indiquent qu'il ne s'agit pas d'un attentat. Selon la procureure du canton du Valais, Beatrice Pilloud, les deux propriétaires ont été entendus en tant que « personnes appelées à fournir des renseignements ». Jacques et Jessica Moretti, étaient auditionnés ce vendredi 9 janvier 2026.
Réactions
Le président du Conseil d'État valaisan, Mathias Reynard, exprime ses condoléances et salue le travail des secours et la solidarité de l'ensemble des intervenants. S'exprimant sur X, le tout nouveau président de la Confédération suisse, Guy Parmelin, entré en fonction le matin suivant le drame, estime qu'il s'agit de « l'une des pires tragédies que notre pays ait connues » et reporte son discours de nouvel an. Le Conseil fédéral ordonne que les drapeaux des bâtiments fédéraux soient mis en berne, tout comme le gouvernement vaudois.
Le Conseil de l'Europe met également ses drapeaux en berne, ainsi que le Comité international olympique (CIO).
Des chefs d'État et de gouvernement étrangers s'expriment à la suite de la catastrophe, notamment le pape Léon XIV, le président de la République française Emmanuel Macron, le roi Charles III du Royaume-Uni, la présidente du Conseil des ministres d'Italie Giorgia Meloni, le grand-duc Guillaume V de Luxembourg, le président de l'Ukraine Volodymyr Zelensky et le président fédéral autrichien Alexander Van der Bellen.
Les villes de Lucerne et d'Ascona annulent leur feu d'artifice du nouvel an en raison de l'événement[32].
La Société suisse de radiodiffusion et télévision (SSR) annonce le 2 janvier 2026, par respect pour les victimes, le report à une date indéterminée de la cérémonie des Sports Awards 2025, soirée récompensant les meilleurs sportifs et sportives suisses de l'année à Zurich, initialement prévue le 4 janvier 2026.
Selon les médias l'accident rappelle, par la gravité et les circonstances, l'incendie du 5-7, survenu en France en 1970, l'incendie du Kiss, survenu au Brésil en 2013 ou l'incendie de la discothèque Colectiv, en Roumanie, en 2015.
SOURCES
Wikipédia : Incendie du bar Le Constellation
Wikipédia : Crans-Montana
ici.radio-canada.ca : Incendie dans un bar en Suisse : les faits saillants
msn.com : French bar owners identified after deadly Swiss ski resort fire in Crans-Montana
Le Monde : Incendie de Crans-Montana : des bougies scintillantes au cœur de l’enquête
famillechretienne.fr : Léon XIV exprime sa compassion, une messe célébrée pour les victimes
COMMENTAIRES
L'incendie survenu au bar Le Constellation à Crans-Montana lors du réveillon du Nouvel An 2026 est l'une des pires tragédies de l'histoire récente de la Suisse. Plusieurs facteurs combinés expliquent le nombre très élevé de victimes.
Facteurs de propagation et causes immédiates
- Feu s'est propagé : Les autorités ont décrit un phénomène d'embrasement éclair. Sous l'effet de la chaleur, les gaz accumulés au plafond se sont enflammés simultanément, transformant l'intérieur en une véritable "boule de feu" en quelques secondes.
- Plafond inflammable : Des témoignages et des vidéos suggèrent que des bougies-étincelles fixées sur des bouteilles de champagne auraient enflammé le plafond. La rapidité de la propagation laisse supposer que les matériaux d'isolation ou de décoration étaient hautement inflammables.
- Présence de produits combustibles : La piste d'accélérateurs potentiels (alcool, bouteilles de gaz ou d'alcool à brûler) est examinée par les enquêteurs pour expliquer la violence de la déflagration initiale.
Facteurs humains et environnementaux
- Forte affluence : Le bar était bondé pour les célébrations du Nouvel An, avec une capacité dépassant les 300 personnes. L'espace réduit et la densité de la foule ont rendu l'évacuation extrêmement difficile.
- Comportement face au danger : Des vidéos montrent que certains clients ont continué à filmer ou à danser dans les premiers instants, n'ayant pas immédiatement pris conscience de la gravité du départ de feu au plafond en l'absence de sirène d'alarme.
- Panique et bousculade : La configuration des lieux (notamment un sous-sol utilisé pour les soirées) et la panique ont provoqué des mouvements de foule. Des sorties de secours auraient été obstruées ou difficiles d'accès dans le chaos.
- Fumées toxiques : Comme dans la majorité des incendies en milieu clos, l'inhalation de fumées toxiques a été une cause majeure de décès et d'évanouissements avant même que les flammes n'atteignent les victimes.
Prise en charge médicale
Saturation des services : Le nombre de blessés graves (grands brûlés à plus de 60%) a immédiatement saturé les capacités des hôpitaux locaux et même du CHUV à Lausanne, nécessitant un déploiement massif de 13 hélicoptères et 42 ambulances.








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