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Depuis son élection en novembre 2024, Donald Trump a répété plusieurs fois qu’il voulait faire du Canada le 51e État des États-Unis. Est-ce qu’il blague ? En tout cas, le ancien premier ministre Justin Trudeau a tenu à lui répondre : « Jamais, au grand jamais, le Canada fera partie des États-Unis ».
Donald Trump ne sera officiellement président que le 20 janvier 2025. Mais déjà, il multiplie les déclarations chocs. Mardi, pendant une conférence de presse, il a dit qu’il souhaitait :
- intégrer le Canada aux États-Unis
- acheter et même s’approprier le Groenland, une île appartenant au Danemark, un pays européen
- prendre le contrôle du canal de Panama, en Amérique centrale. C’est une voie importante pour le transport des marchandises entre l’océan Pacifique et l’océan Atlantique.
- renommer le golfe du Mexique « le golfe de l’Amérique »
Après le Groenland, c’est au tour du Canada: Trump multiplie en coulisses les critiques contre Ottawa, accusé d’être trop faible face à la Russie et la Chine dans l’Arctique, selon des responsables américains.
À Washington, plusieurs sources décrivent Trump de plus en plus préoccupé par ce qu’il considère comme l’incapacité du Canada à protéger ses frontières nord, rapporte NBC News.
Donald Trump pousserait ses conseillers à accélérer une stratégie arctique et à envisager un accord, dès l'année 2026, pour renforcer la sécurité de la région, notamment via des patrouilles conjointes et des systèmes d’alerte, selon le média américain. « Trump est vraiment inquiet de voir les États-Unis continuer à dériver dans l’hémisphère occidental et il se concentre là-dessus », confie un responsable.
Si aucune option d’envoi de troupes américaines au sol n’est discutée, l’administration souhaite accroître la coopération militaire bilatérale. L’objectif serait de solidifier l’hémisphère occidental, selon les informations de NBC News.
Un haut responsable résume la logique ainsi: « En fin de compte, c’est pour empêcher la Russie ou la Chine d’avoir une présence plus importante dans l’Arctique », ajoutant que « le Canada a tout à gagner du fait que les États-Unis aient le Groenland ».
Donald Trump insiste également sur le faible effort budgétaire canadien en défense: « Le statu quo ne suffit pas », rapporte NBC News.
COMMENTAIRE
Lors de la visite du premier ministre de Canada Mark Carney (En fonction depuis le 14 mars 2025) à la Maison-Blanche, le président Trump a une fois de plus insinué que le Canada devrait devenir le 51e État des États-Unis. Carney lui a dès lors répondu avec fermeté en utilisant une métaphore immobilière : « le Canada n’est pas à vendre ».


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