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Le président français Emmanuel Macron a déclaré que l'Europe ne céderait pas aux intimidations, après que le président américain Donald Trump a laissé entendre qu'il pourrait imposer des droits de douane très élevés si l'Europe n'autorisait pas les États-Unis à prendre le contrôle du Groenland.
Alors que de nombreux autres dirigeants européens s'efforçaient de maintenir une position mesurée afin d'éviter d'envenimer davantage les relations transatlantiques (les relations entre les pays de l'Europe et ceux du continent américain), le président Macron a réagi avec force.
S’exprimant au Forum économique mondial de Davos en Suisse le 20 janvier 2026 (heure locale), il a déclaré que la France et l’Europe n’accepteraient pas « passivement la loi du plus fort », avertissant que cela équivaudrait à accepter un « statut de vassal ».
Le président français Macron a souligné que l'Europe continuera de défendre sa souveraineté territoriale et l'état de droit, malgré ce qu'il a qualifié de tendance à un monde sans règles. Il a précisé que l'Union européenne (UE) pourrait réagir par des mesures commerciales fortes.
« Nous accordons plus de valeur au respect qu’à l’intimidation. Et nous accordons plus de valeur à l’État de droit qu’à la violence », a déclaré Macron.
Le discours de Macron est intervenu après que Trump a menacé d'imposer des droits de douane très élevés sur le vin et le champagne français, et a également publié des messages privés avec Macron, même si cela violait le protocole diplomatique.
« L’imposition constante de nouveaux droits de douane par Washington est totalement inacceptable, surtout lorsqu’ils sont utilisés comme moyen de pression contre la souveraineté territoriale », a déclaré le président français à Davos en Suisse.
Les dirigeants de l'UE ont décidé de convoquer un sommet d'urgence à Bruxelles le soir du 22 janvier 2026 pour discuter du Groenland.
Macron fait pression sur l'UE pour qu'elle utilise l'instrument anti-coercition afin de restreindre l'accès des États-Unis aux marchés publics ou de durcir les règles du commerce des services, notamment des plateformes technologiques.
Les relations entre le président Trump et l'Europe se sont considérablement détériorées depuis que le dirigeant américain a menacé de s'emparer d'une île arctique Groenland appartenant au Danemark. Cette situation provoque des turbulences dans l'industrie européenne et ébranle les marchés financiers.
M. Trump a également exprimé son mécontentement face au manque d'enthousiasme de la France pour le Conseil de la paix qu'il préside.
Interrogé sur la position de Macron concernant le Conseil de la paix, Trump a déclaré aux journalistes le 20 janvier : « J'imposerais un droit de douane de 200 % sur son vin et son champagne, et il adhérerait, mais il n'y serait pas obligé. »
Macron a confirmé qu'il n'avait pas l'intention de rester à Davos jusqu'à mercredi 21 janvier 2026, date à laquelle Trump devait commencer à participer aux événements du forum.
« Je n’ai pas besoin de modifier mon programme », a déclaré le président Macron, ajoutant que son départ de Davos le soir du 21 janvier 2026 était prévu de longue date.
COMMENTAIRE
À Davos, mardi 20 janvier 2026, le président français Emmanuel Macron a dénoncé une concurrence des États-Unis d'Amérique et rappelé les outils très puissants dont dispose l'Europe en matière commerciale quand elle n'est pas respectée. Son discours était, sans équivoque, une réponse à Donald Trump, qui s'en est pris sans relâche à ses alliés, 24 heures avant son arrivée au Forum économique mondial.
Aux 2900 dirigeants, investisseurs et délégués réunis à Davos, Macron a dit préférer le respect plutôt que les brutes et l'état de droit plutôt que la brutalité, dénonçant un monde sans loi où le droit international est bafoué.
De plus, le projet de créer un Conseil de paix de Donald Trump avec un ticket d'entrée à plus d'un milliard de dollars ne semble pas enthousiasmer Macron qui a rappelé l'attachement de la France et de l'Europe à la souveraineté nationale et aux Nations unies et à leur Charte. Par ailleurs, en guise de riposte aux droits tarifaires punitifs dont les menace Trump, l'UE est passée de la parole aux actes mardi 20 janvier 2026.

Par un accord majoritaire, les principaux groupes politiques du Parlement européen ont annoncé le gel du processus de ratification de l'accord commercial qu'avaient conclu le 27 juillet 2025 : Trump et von der Leyen concluent un accord douanier sur les produits de l’UE.
Nouvelle information 21 janvier 2026 - Groenland, taxes douanières : à Davos, Trump tempère ses menaces mais vitupère à tout va.
Après des semaines de déclarations plus agressives les unes que les autres, Trump a subitement annoncé mercredi soir 21 janvier 2026, dans une déclaration décousue, « le cadre d’un futur accord » sur le Groenland. Il a d’abord écarté l’hypothèse d’une invasion militaire du territoire danois, avant d’en réclamer pourtant la propriété et d’insulter copieusement l’Europe, l’Otan, le Canada, le Danemark et… Emmanuel Macron. Il a plus tard annoncé renoncer à une hausse des taxes le 1er février 2026, dont il avait menacé 8 pays européens dont la France. Les Vingt-Sept doivent se réunir ce jeudi soir 22 janvier 2026 pour décider de la stratégie à suivre.

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