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Ce que beaucoup de personnes ne semblent pas comprendre c'est que pour un grand nombre d'américains la vie est de plus en plus dure. Pour nombre d'entre eux, un travail ne suffit plus, il faut en trouver un second voir un troisième. Le coût de la vie grimpe très vite et de plus en plus de jeunes ont du mal à trouver un boulot qui leur permette de vivre correctement. Quand aux personnes âgées, ça devient de plus en plus difficile de pouvoir prendre la retraite et il est habituel de voir des personnes âgées de plus de 70 ans travailler par nécessité.
Le coût de la vie aux Etats-Unis est 12,5 % plus élevé qu'en France. Le pouvoir d'achat local y est cependant 35 % plus élevé.
Soyons clairs cependant, la vie aux USA n'est pas plus dure que celle des mexicains ou des pakistanais, mais les américains étaient habitués à vivre une belle vie, il y a encore pas très longtemps, sans avoir à travailler autant. De plus, même si la vie aux États-Unis est encore relativement bonne, il est difficile pour les américains d'accepter que le pays est sur un pente descendante. Le résultat est une grande colère, spécialement entre les blancs (et particulièrement entre les blancs sans études universitaires).
La différence avec l'Europe c'est qu'au lieu d'exiger l'aide de l'état (c'est mal vu aux USA de demander de l'aide, résultat direct de la culture protestante) la colère se dirige vers ceux que l'on perçoit comme des "freeloaders" (parasites), des personnes qui ont une belle vie sans trop travailler grâce aux aides de l'état. Dans la mire, les fonctionnaires et les bénéficiés par l'aide sociale. La colère gronde et beaucoup d'américains exigent que l'état réduise ses dépenses pour pouvoir réduire les impôts. Les américains, paupérisés, ne veulent ni demander de l'aide ni critiquer les milliardaires (ce serait mettre fin au rêve américain) mais ils veulent payer moins pour finalement disposer de plus d'argent.
Le raisonnement est incompréhensible pour les européens, qui en général demandent l'aide de l'état quand ils en ont besoin, mais il est logique pour les américains car ils ont été élevés dans un environnement où le capitalisme est un dogme et où tous espèrent pouvoir s'en bénéficier pour combler leur rêves. Comme il est impossible de critiquer le système capitaliste et de demander de l'aide, la seule sortie consiste en demander la réduction de l'État, ce qui est accepté socialement dans un pays individualiste, égoïste et libertaire.
C'est cette colère qui à permis à Trump d'arriver au pouvoir et c'est elle aussi qui lui permet de prendre des décisions absurdes que son public applaudira tant qu'ils croiront qu'il est en train de détruire un système qui selon eux bénéficie une minorité de "privilégiés".
Évidement, la réalité est beaucoup plus complexe, et beaucoup de ceux qui ont voté Trump ont commencé à voir les conséquences de ce qu'il avait promis et commencent à souffrir les conséquences. Éventuellement il y aura un grand nombre de déçus de Trump, c'est inévitable. Le problème c'est qu'il est improbable que ces personnes décident de se calmer et d'accepter leur situation. Cette colère peut continuer à grandir et si le gouvernement se montre incapable de trouver des solutions, elle peut se transformer en émeutes difficiles à contrôler, surtout avec le nombre d'armes en circulation aux US. Si la colère ne diminue pas, les supporters de Trump devront trouver de nouveaux ennemis et ce sont probablement les milliardaires américains qui risquent bien d'être la prochaine cible. Dans un Town Hall organisé par un député républicain du Nebraska, un état très conservateur, les présents ont commencé á chanter "Tax the rich" (Imposez plus d'impôts sur les riches). C'est du jamais vu. Les extrémistes de droite commencent à virer à gauche.
Trump a su capitaliser la colère. Saura-t'il maintenir son électorat ? Tout dépendra de ses résultats économiques. Les taxes imposées sur les importations du Canada et du Mexique ont comme but d'obliger les grandes entreprises à produire aux Etats-Unis (l'histoire du fentanyl c'est juste un prétexte). En principe ce n'est pas une mauvaise idée (pour les américains). Le problème c'est qu'il n'y a pas de main d'œuvre disponible aux US (il n'y a pas vraiment de chômage et Trump chasse les émigrants clandestins). Le résultat de chercher à rapatrier ces usines sera une inflation des salaires et donc les produits américains vont s'enchérir fortement. Avec les taxes sur les produits étrangers ces produits vont aussi s'enchérir. De plus, les américains vont avoir de plus en plus de difficultés pour vendre leurs produits à l'étranger. Donc, la situation économique va se détériorer, au moins dans le court terme. C'est pourquoi Trump demande de la patience et indique que la situation empirera avant de commencer à s'améliorer. Cependant il est peu probable que ce plan fonctionne. D'une part on doute que ses électeurs soient très patients et de l'autre, Les prochaines élections de mi-mandat aux États-Unis auront lieu le 3 novembre 2026. Pour que la réindustrialisation des États-Unis fonctionne il faudrait maintenir le cap de la politique économique pendant au moins six ans pour pouvoir commencer à voir les premiers résultats. Il est improbable que les républicains puissent la maintenir pendant aussi longtemps. Les électeurs vont probablement faire basculer le gouvernement bien avant et les États-Unis se retrouveront alors avec une économie plus faible et sans alliés. Alors oui, Trump et ses électeurs, qui veulent des solutions simples à des problèmes économiques et politiques complexes, vont débiliter fortement l'économie des États-Unis.
Pour ce qui est des institutions, Trump cherche évidement à les débiliter pour consolider son pouvoir. C'est d'autant plus facile que la constitution est très ancienne et que les fondateurs des États-Unis ne s'attendaient pas à un président aussi peu respectueux des normes. Le passage de Donald Trump au pouvoir ait pour résultat que les américains prennent conscience que leur constitution à besoin d'être revue et corrigée.
COMMENTAIRES sur la doctrine Monroe de Trump
Depuis son élection pour un second mandat le 5 novembre 2024 et en fonction depuis le 20 janvier 2025, Donald Trump manifeste également son désir d’annexer le Canada et le canal de Panama. Il suggère également d’envahir le Venezuela, d’annexer le Mexique, de prendre le contrôle de la bande de Gaza et d’influencer l’orientation de l’Église catholique. La détermination de Trump à traiter l’hémisphère occidental comme une sphère d’influence américaine a été caractérisée comme une renaissance de la doctrine Monroe. Cette doctrine est notamment évoquée comme « trop longtemps oubliée » par Donald Trump pour justifier l'opération Absolute Resolve le 3 janvier 2026 dans laquelle les États-Unis bombardent plusieurs sites du nord du Venezuela, dont la capitale Caracas, puis capturent le président Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores avant de l'exfiltrer vers le territoire américain. À cette occasion, Donald Trump la renomme « Donroe », un mélange entre « Monroe » et « Donald ».
En réactualisant la doctrine Monroe, sur fond de slogan « Make America Great Again » MAGA, exposé dans la stratégie de sécurité nationale (NSS), Donald Trump bouleverse l'ordre du monde, fustige les organisations internationales telles que les Nations unies ou l'OTAN, souhaite annexer le Groenland et lance le processus de vassalisation de l’Union européenne.
SOURCES
Budget voyage et coût de la vie aux États-Unis
Élections de mi-mandat aux États-Unis
Make America Great Again - MAZGA


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