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Le 5 juin 2026, le huitième sommet entre l'UE et les pays des Balkans occidentaux s'est tenu moins de six mois après le précédent, au lieu d'une année complète comme convenu en 2018. Cette précipitation laisse penser que l'UE tente d' "éteindre l'incendie".
La raison en est que 5 pays de la péninsule balkanique occidentale – le Monténégro, l’Albanie, la Serbie, la Bosnie-Herzégovine, la Macédoine du Nord et le Kosovo – s’impatientent de ne pas avoir encore rejoint l’UE. L’Union européenne a désormais des raisons légitimes de s’inquiéter de la perte progressive de confiance de ces partenaires, qui ne sont plus aussi déterminés à renforcer leurs liens avec elle et se tournent plutôt vers des partenaires hors de la région, notamment la Russie et la Chine.
Carte topographique de la péninsule des Balkans.
Ces candidats ont également deux autres raisons d'être sceptiques quant à leurs chances d'adhérer à l'UE:
- Premièrement, l'UE est actuellement profondément divisée en interne sur la direction, les critères et la feuille de route de son élargissement.
- Deuxièmement, l'UE privilégie actuellement les pays limitrophes de la Russie, tels que l'Ukraine et la Moldavie, ce qui entraîne une discrimination manifeste entre les partenaires de cette région et ceux des Balkans occidentaux dans sa stratégie d'élargissement.
Par conséquent, l'UE doit organiser de toute urgence cette réunion de haut niveau afin de maintenir le dialogue avec ses partenaires, de les encourager à rester fermes dans leur engagement envers l'intégration européenne et de les empêcher de s'isoler ou de se rapprocher exclusivement de la Russie et de la Chine. Cependant, ce dialogue doit se poursuivre à distance, sans garantie d'acceptation immédiate, et surtout sans acceptation immédiate. Ce serait une vaine tentative d'étouffer l'affaire par de vaines promesses.


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