vendredi 4 septembre 2026

(FR) Quelle différence entre navigateur et moteur de recherche ?

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Un navigateur est un logiciel qui permet d'afficher et de visiter des sites web, tandis qu'un moteur de recherche est un outil en ligne qui sert à trouver ces sites en tapant des mots-clés.


Le Navigateur Web

- Rôle : C'est le logiciel installé sur votre appareil (ordinateur ou téléphone) qui sert de porte d'entrée vers Internet. Il traduit le code des pages web pour les rendre lisibles.

- Fonctionnement : Il interprète les adresses web (les URL) pour charger et afficher les textes, les images et les vidéos.

- Exemples : Google Chrome, Microsoft Edge, Apple Safari ou Mozilla Firefox.



Le Moteur de Recherche

- Rôle : C'est un service web (un site) qui analyse Internet pour vous aider à retrouver une information précise parmi des milliards de pages.

- Fonctionnement : Vous y écrivez une question ou des mots-clés, et il parcourt sa base de données pour vous proposer une liste de liens pertinents.

- Exemples : Google, Microsoft Bing, Qwant ou DuckDuckGo.

Si vous souhaitez à configurer votre moteur de recherche par défaut sur votre navigateur.


Configurer votre moteur de recherche par défaut

Pour configurer votre moteur de recherche par défaut, la méthode dépend du navigateur internet que vous utilisez actuellement. Voici les étapes à suivre pour les principaux navigateurs :



GOOGLE CHROME

1. Cliquez sur les trois petits points verticaux (en haut à droite).

2. Ouvrez les Paramètres.

3. Dans le menu de gauche, cliquez sur Moteur de recherche.

4. À la ligne Moteur de recherche utilisé dans la barre d'adresse, choisissez celui de votre choix dans la liste déroulante (Google, Bing, DuckDuckGo, etc.).


MOZILLA FIREFOX

1. Cliquez sur les trois lignes horizontales (en haut à droite).

2. Ouvrez les Paramètres.

3. Dans le menu de gauche, sélectionnez Recherche.

4. Allez à la section Moteur de recherche par défaut et sélectionnez celui que vous préférez dans le menu déroulant.


APPLE SAFARIE (Mac, iPhone, iPad)

Sur Mac :

- Cliquez sur Safari dans la barre des menus en haut à gauche.

- Choisissez Réglages (ou Préférences), puis allez dans l'onglet Recherche.

- Sélectionnez votre moteur dans le menu déroulant.

Sur iPhone / iPad :

- Allez dans les Réglages de l'appareil.

- Faites défiler et touchez Apps, puis Safari (ou directement Safari selon votre version d'iOS).

- Touchez Moteur de recherche et cochez votre favori.


MICROSOFT EDGE

- Cliquez sur les trois points horizontaux (en haut à droite).

- Ouvrez les Paramètres.

- Dans le menu de gauche, cliquez sur Confidentialité, recherche et services.

- Faites défiler tout en bas de la page et cliquez sur Barre d'adresse et recherche.

- À la ligne Moteur de recherche utilisé dans la barre d'adresse, faites votre choix.



En résumé

L'un ne va pas sans l'autre, mais ils sont bien distincts : le navigateur est le véhicule (ou l'outil) qui vous amène sur le web, et le moteur de recherche est la carte (ou l'aiguilleur) qui vous indique où aller. Vous pouvez utiliser n'importe quel navigateur pour aller sur n'importe quel moteur de recherche de votre choix.


Liens externes

- Google Chrome : https://www.google.com/intl/fr_fr/chrome/

- Microsoft Edge : https://explore.microsoft.com/fr-fr/edge?ep=2190&form=MA14LW&es=375&cs=3400225547

- Apple Safari : https://www.apple.com/fr/safari/

- Mozilla Firefox : https://www.firefox.com/fr/












lundi 31 août 2026

(FR) Comment les Etats-Unis sont tombés dans le piège des guerres du Vietnam à l'Iran ?

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Les États-Unis se retrouvent régulièrement pris au piège des conflits en raison de l'asymétrie de la guerre, un paradoxe où leur immense puissance militaire ne suffit pas à obtenir une victoire politique durable. Du Vietnam hier à l'Iran aujourd'hui, le même mécanisme de « bourbier » se répète face à des adversaires qui évitent le choc frontal.

Voici comment la superpuissance américaine tombe systématiquement dans ce piège stratégique :

Le paradoxe de la guerre asymétrique

L'armée américaine est bâtie pour écraser des armées conventionnelles. Or, ses adversaires au Vietnam ou en Iran (les Gardiens de la révolution) appliquent le précepte de l'ancien secrétaire d'État Henry Kissinger : « La guérilla gagne si elle ne perd pas. L'armée conventionnelle perd si elle ne gagne pas. »

- La stratégie de survie : L'adversaire le plus faible n'essaie pas de détruire l'armada américaine. Il cherche à survivre assez longtemps en absorbant les chocs et en dispersant ses forces pour user l'assaillant. En Iran, le régime s'appuie par exemple sur une structure "en mosaïque" hautement décentralisée qui continue de fonctionner même après l'élimination de ses leaders.

- Le refus du combat frontal : L'utilisation de tactiques de harcèlement, de drones bon marché, de mines maritimes ou de missiles mobiles empêche les États-Unis de capitaliser sur leur supériorité technologique.

L'illusion de la puissance technologique

À chaque début de conflit, Washington mise sur des frappes massives pour détruire les infrastructures ennemies (les bombardements géants au Vietnam ou le pilonnage des sites militaires et nucléaires iraniens).

- L'absence de capitulation : Malgré des dégâts matériels considérables, l'adversaire refuse de plier. La puissance de feu américaine se heurte à des régimes ou des mouvements prêts à tout pour préserver leur souveraineté.

- Le coût de l'enlisement : Très vite, les interventions basculent dans des guerres d'usure. Le contrôle d'axes stratégiques (comme le détroit d'Ormuz) devient un bras de fer interminable où chaque camp rend coup pour coup.

L'impossible conversion militaire en succès politique

Le piège ultime réside dans l'incapacité américaine à bâtir une issue politique solide après leurs victoires tactiques.

- Des objectifs trop flous ou irréalistes : Qu'il s'agisse d'imposer un modèle démocratique/capitaliste ou d'obtenir le changement complet d'un régime (comme le renversement du régime des mollahs), ces buts extérieurs s'aliènent souvent les populations locales.

- Le retournement de l'opinion publique : À mesure que les conflits durent, que les budgets explosent et que des soldats américains meurent, le soutien intérieur s'effondre. La guerre devient alors un fardeau politique intérieur (pesant lourdement sur les élections américaines), ce qui pousse la Maison-Blanche à chercher une porte de sortie honorable, concédant de fait la victoire stratégique à l'adversaire.


COMMENTAIRE

Ce type de conflit dépasse largement le seul cas iranien. Depuis plusieurs décennies, les Etats-Unis se retrouvent régulièrement confrontés au même paradoxe. Au Vietnam, en Afghanistan et en Irak, les forces américaines ont dominé les affrontements conventionnels. Pourtant, la victoire militaire n’a pas suffi à atteindre les objectifs politiques fixés par Washington.

C'est la raison pour laquelle les Etats-Unis sont difficile de transformer leur puissance militaire en succès durable. L’Iran n’a toujours pas capitulé. Le régime iranien est toujours en place et Téhéran conserve même plusieurs moyens de pression, notamment autour du détroit d’Ormuz. Ce décalage entre la puissance déployée par les Etats-Unis et les résultats obtenus est un piège bien connu des théoriciens militaires, qu’on appelle la "guerre asymétrique".


SOURCES

- Wikipédia : Henry Kissinger

- Wikipédia : Guerre du Vietnam de 1955 à 1975

- Wikipédia : Guerre d'Afghanistan (2001-2021)

- Wikipédia : Guerre d'Irak (2003 - 2011) (deuxième guerre du Golfe)

- Wikipédia : Détroit d'Ormuz

- Wikipédia : Guerre d'Iran de 2026 (guerre israélo-américano-iranienne)

- L'express : Du Vietnam à l'Iran : comment les Etats-Unis sont tombés dans le piège des guerres asymétriques

- Facebook : Cette guerre a réussi à être aussi impopulaire que celle du Vietnam










mardi 25 août 2026

(FR) Iran - USA : Le régime iranien a mis à prix la tête de Barron Trump pour 10 millions de dollars.

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Barron Trump, le plus jeune fils de Donald Trump. Capture écran X/@GhorbaniiNiyak

La télévision d'État iranienne a diffusé une vidéo officielle promettant une prime de 10 millions de dollars pour l'assassinat de Barron Trump, le fils de 20 ans du président américain.

Ce clip de trois minutes intitulé « Où et comment tuer Barron Trump ? » détaille ses habitudes estudiantines, modélise son université et expose les failles présumées de sa protection assurée par le Secret Service.

Cette annonce s'inscrit dans un contexte de tensions géopolitiques majeures :

- Guerre psychologique : La vidéo s'attaque directement à l'entourage proche de Donald Trump. L'Iran avait d'ailleurs déjà diffusé des menaces similaires contre l'épouse du président, Melania Trump.

- Contexte de représailles : Le régime de Téhéran présente cette mise à prix comme un acte de vengeance à la suite de l'escalade militaire qui oppose les deux pays.

- Sécurité américaine renforcée : Interrogé par les médias, le Secret Service a déclaré être parfaitement conscient de la vidéo et a engagé des enquêtes approfondies sur ces menaces de mort.


SOURCES

- Euronews : La télévision d'État iranienne diffuse une vidéo visant Barron Trump, 10 M$ sur sa tête

- RTL : Après Melania, l’Iran menace de mort le fils de Donald Trump : une récompense de 10 millions de dollars évoquée

- Nouvel OBS : « Où et comment tuer Barron Trump ? » : en Iran, une vidéo promet 10 millions de dollars pour la tête du fils de Donald Trump

- YouTube : Iran : 10 millions $ pour viser Barron Trump | 24H Pujadas








(FR) Canada - États-Unis : Le Canada menace de couper l'approvisionnement en électricité des États-Unis.

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Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, s'adresse aux journalistes sur un chantier de construction à Hamilton, au Canada, le 24 août 2026. Photo : REUTERS

La menace de coupure d'électricité et de ressources énergétiques envers les États-Unis est bien réelle et s'inscrit au cœur d'une escalade majeure de la guerre commerciale opposant le Canada à l'administration de Donald Trump.

Lundi 24 août 2026, face à l'imposition par Washington de droits de douane massifs de 50 % sur les produits canadiens, le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, a explicitement déclaré que « tout était sur la table », y compris la suspension totale des exportations d'électricité et de minéraux critiques vers le voisin américain.

Cette confrontation politique majeure s'articule autour de plusieurs points clés :

Une réplique à l'offensive douanière américaine

- L'échec des négociations : Le premier ministre canadien Mark Carney a rompu les discussions commerciales, jugeant les exigences américaines inacceptables pour la souveraineté canadienne (Washington exigeait notamment la fin de l'affichage bilingue en français et un droit de regard sur les futurs accords commerciaux du Canada).

- Les sanctions de Trump : En représailles, la Maison-Blanche a immédiatement appliqué des taxes douanières de 50 % sur 28 milliards de dollars de marchandises canadiennes, et menace de taxer à hauteur de 50 % l'industrie automobile et l'acier dès le 1er janvier 2027.

- La contre-attaque d'Ottawa : Le Canada a promis d'appliquer des droits de douane équivalents au dollar près dès le 8 septembre 2026, tout en agitant l'arme de l'énergie.



L'arme énergétique : un levier de pression massif

Le Canada profite d'une dépendance énergétique cruciale des États-Unis pour faire peser un rapport de force :

- L'électricité au cœur de la discorde : L'Ontario alimente à elle seule environ 1,5 million de foyers et d'entreprises américains, principalement dans les États frontaliers de New York, du Michigan et du Minnesota. Le premier ministre de l'Ontario Doug Ford a ironisé en lançant que si Trump persistait, il ferait mieux de « se préparer un paquet de piles ».

- Les minéraux critiques et l'armée : L'Ontario menace aussi de bloquer l'exportation de son nickel à haute teneur et de son uranium raffiné, indispensables aux industries de pointe et à la défense nationale américaine (Pentagone).

- Le gaz et le pétrole : Au niveau fédéral, le gouvernement rappelle que le Canada fournit 99 % du gaz naturel importé par les États-Unis et 60 % de leur pétrole brut.


Les réactions politiques

Le président Donald Trump a minimisé ces menaces sur son réseau Truth Social, évoquant des « fanfaronnades » de la part de Doug Ford (qu'il a qualifié de « raté ») et a ordonné au Canada de « rentrer dans le rang » sous peine de sanctions bien pires. Doug Ford a immédiatement répliqué en refusant de recevoir des conseils « du roi des faillites ».

Si d'autres provinces comme la Première ministre du Québec Christine Fréchette ou la Première ministre du Nouveau-Brunswick Susan Holt se montrent un peu plus prudentes en affirmant qu'une coupure totale reste un « ultime recours », elles maintiennent un front uni avec Ottawa et refusent catégoriquement de céder à l'intimidation américaine.


SOURCES

- Wikipédia : Doug Ford

- Wikipédia : Christine Fréchette

- Wikipédia : Susan Holt

- Le Temps : Le Canada refuse l’ultimatum de Donald Trump et riposte en menaçant de couper le robinet énergétique

- Sky News : Donald Trump tells Canada to 'fall in line' after politician threatens to cut off electricity to the US over tariffs

- Les affaires : Doug Ford menace de couper l’approvisionnement en électricité aux États-Unis, Fréchette prudente

- 20minutes : Comment les États-Unis ont tenté de forcer le Canada à abandonner le français






lundi 24 août 2026

(FR) Guerre commerciale Canada - États-Unis : Trump taxe le Canada, Carney promet une riposte « au dollar près ».

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Les États-Unis ont annoncé l’imposition de tarifs douaniers de 50 % sur un large éventail de produits canadiens, avec une entrée en vigueur le 19 août 2026. Une fois en vigueur, ces tarifs s’appliqueront intégralement aux marchandises visées (même celles qui sont conformes à l’ACEUM). Dans le cadre des négociations commerciales en cours avec le Canada, les États-Unis ont annoncé le 18 août qu’ils reporteraient temporairement les tarifs proposés jusqu’à 0 h 01 (HE) le 22 août 2026 afin de parvenir à un accord.

C’est la fin du sursis pour le Canada. Faute d’accord de dernière minute, les nouveaux droits de douane de 50 % voulus par Donald Trump contre un certain nombre de produits canadiens sont entrés en vigueur ce samedi 22 août 2026. De son côté, Ottawa promet une riposte « au dollar près ».



Donald Trump et Mark Carney

Le Premier ministre canadien Mark Carney a annoncé samedi des mesures de rétorsion visant l'acier ou les produits laitiers américains après avoir refusé le "mauvais accord" commercial proposé par Washington, qui a aussitôt menacé de surenchérir.

L'échec retentissant des négociations commerciales survenu le vendredi 21 août 2026 au soir a entraîné l'application immédiate de tarifs douaniers punitifs de 50 % par les États-Unis sur 20 à 28 milliards de dollars de marchandises canadiennes. Face à ce coup de force de l'administration de Donald Trump, le Premier ministre canadien, Mark Carney, a officiellement suspendu les pourparlers et promis une riposte fiscale équivalente « au dollar près ». Cette rupture frontale fait redouter aux économistes une guerre commerciale totale et prolongée aux conséquences lourdes pour les entreprises et les consommateurs des deux côtés de la frontière.


Les raisons de la rupture

- Des exigences de dernière minute : Mark Carney a qualifié les conditions finales américaines d'« injustes » et d'« anti-économiques ». Elles portaient atteinte à la souveraineté du Canada.

- Un désaccord persistant : Washington reprochait notamment à Ottawa des restrictions sur la vente d'alcool américain et la gestion de ses produits laitiers.

- Le blâme partagé : Le négociateur américain Jamieson Greer affirme que le Canada a rejeté une offre pourtant avantageuse et a quitté unilatéralement la table des négociations.


Les sanctions américaines en vigueur

Les taxes de 50 % ont pris effet le samedi 22 août 2026 à minuit. Elles ciblent environ 5,5 % des exportations canadiennes vers les États-Unis, touchant des secteurs clés ainsi que des biens de consommation courants :

- Le ciment et les matériaux de construction.

- Le bois d'œuvre et les produits dérivés.

- Les produits agroalimentaires, incluant les produits laitiers et le vin.

- Des objets divers du quotidien, allant de l'électronique aux crosses de hockey.


La riposte canadienne planifiée

Ottawa a choisi de différer légèrement l'application de ses sanctions pour s'organiser au mieux :

- Date d'effet : Les contre-tarifs entreront en vigueur le 8 septembre 2026.

- Montant : Une compensation financière stricte calculée « au dollar près ».

- Cibles visées : Les surtaxes canadiennes cibleront prioritairement l'acier américain, l'industrie laitière, les équipements agricoles, le papier et l'électronique.


Impact économique et mesures d'urgence

Cette crise majeure ébranle les marchés, provoquant dès le lundi matin 24 août 2026 une baisse du dollar canadien. Au niveau régional, la Première ministre du Québec, Christine Fréchette, a immédiatement convoqué un Conseil des ministres extraordinaire ainsi que des cellules de crise. Le gouvernement provincial a annoncé d'urgence deux volets de mesures d'aide financière et technique pour soutenir les travailleurs et les entreprises directement touchés par ce choc tarifaire. De son côté, le gouvernement fédéral de Mark Carney prépare un vaste plan de soutien national, anticipant un conflit commercial durable qui pourrait s'étendre bien au-delà des prochaines élections de mi-mandat aux États-Unis en novembre 2026.


Ce qu'a déclaré Mark Carney

Lors de son allocution faisant suite à l'imposition par l'administration Trump de droits de douane de 50% sur 20 milliards de dollars de marchandises canadiennes, Mark Carney a rappelé le poids stratégique du Canada dans l'approvisionnement américain :

- Le Canada fournit 99 % des importations de gaz naturel des États-Unis.

- Il représente 85 % de leurs importations d'électricité.

- Il assure 60 % de leurs importations de pétrole brut.

Mark Carney a ajouté de manière ciblée : « Je ne pense pas qu’ils veuillent que nous cessions d’envoyer cette énergie. ».


COMMENTAIRE

Donald Trump exige que le Canada change sa langue française, sa culture québécoise et son identité canadienne comme condition pour annuler les tarifs douaniers. Cela ne concerne plus un accord commercial : il s'agit d'une prise de contrôle de la souveraineté et de l'identité du Canada.

Le Canada n'est pas un État américain et demeure un pays souverain et indépendant. L'expression « 51e État américain » fait référence aux déclarations répétées de Donald Trump suggérant avec provocation d'annexer le Canada, d'abord lancées lors de réunions diplomatiques début 2025, puis réitérées en 2026 au cœur d'un violent conflit commercial.

La méthode Trump, héritée de Roy Cohn "l'attaque permanente, le refus de céder, la négation systématique des faits et crier à la victoire" est redoutable pour une campagne ou un litige privé. Mais transposée à la tête d'un État, cette logique d'intimidation permanente et de rapport de force brut se heurte à la réalité. Diriger une superpuissance, ce n'est pas gérer un clan  mafieux, on fait face à des règles constitutionnelles, des marchés interconnectés et des nations souveraines qui finissent par réagir. En refusant tout compromis et toute porte de sortie honorable, cette agressivité crée un effet boomerang qui épuise ses propres alliés et pousse les oppositions à se coaliser pour se protéger. C'est toute la limite du modèle, la logique mafieuse peut infiltrer ou paralyser un système, mais dès qu'elle tente d'en devenir la tête officielle et d'imposer sa loi par la contrainte, elle déclenche un rejet systémique qui finit par détruire les fondations mêmes de son propre pouvoir. Trump finira par se détruire politiquement !


SOURCES

- Wikipédia : L'Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM)

- Wikipédia : Mark Carney

- Wikipédia : Donald Trump

- Wikipédia : Roy Cohn

- FCEI Canada : Ce que vous devez savoir sur les tarifs douaniers Canada/États-Unis

- Le journal de Montréal : La chronologie de l’intensification de la guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis

- Huffpost : Le Canada et les États-Unis s’imposent des tarifs douaniers punitifs après l’échec de leurs négociations

- EnergyNow Media : RÉACTION DE CARNEY – « Ils en demandaient trop et en offraient trop peu » : Carney fixe une limite alors que les négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis s'effondrent

- YouTube : Échec des négociations commerciales avec les États-Unis

- YouTube : Canada : Les États-Unis imposent de nouveaux droits de douane de 50 %






jeudi 20 août 2026

(FR) Le marché des lunettes connectées en pleine expansion.

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Le succès des lunettes connectées s'impose comme la surprise technologique majeure de ces dernières années, transformant un ancien gadget en un véritable produit grand public porté par l'essor de l'intelligence artificielle. Alors que Google s'était cassé les dents dix ans plus tôt, le marché connaît une croissance fulgurante supérieure à 250 %, menée par le triomphe commercial des modèles co-conçus par Meta et Ray-Ban.

Ce basculement s'explique par plusieurs facteurs clés, mais s'accompagne également de vifs débats de société.



Les clés d'une adoption massive

- Le design avant tout : Contrairement aux anciens modèles au look trop futuriste ou grossier, les modèles actuels adoptent le style de vrais modèles classiques et légers. Le partenariat de Meta avec EssilorLuxottica (Ray-Ban) et l'arrivée de Samsung avec des marques comme Gentle Monster prouvent que le style prime désormais sur l'affichage.

- L'intégration de l'IA : L'intégration d'assistants vocaux comme Gemini ou Claude transforme les lunettes en véritables assistants cognitifs. Elles permettent d'identifier un objet du regard, de traduire instantanément un menu de restaurant à l'étranger ou de transcrire une conversation en temps réel.

- La création de contenu mains libres : Initialement plébiscitées par les influenceurs et les sportifs, la possibilité de capturer des vidéos courtes, écouter de la musique ou passer des appels sans sortir son smartphone a séduit le grand public.

- Des usages inclusifs et de santé : Les opticiens voient une forte valeur ajoutée dans les fonctions d'assistance audio ou de description orale en temps réel de l'environnement pour les personnes malvoyantes.



Un succès et des controverses majeures

Malgré un engouement commercial indéniable, cette technologie suscite d'immenses inquiétudes :

- Atteinte à la vie privée : La présence de caméras embarquées ultra discrètes permet de filmer à l'insu des personnes croisées dans la rue, posant un problème de consentement majeur. Des dérives, comme des vidéos volées publiées sur les réseaux sociaux, ont été massivement dénoncées.

- Entraînement des IA : De nombreux utilisateurs s'inquiètent du fait que les flux vidéo et audio captés au quotidien soient transmis sur des serveurs distants pour nourrir les modèles d'intelligence artificielle des géants du secteur.

- Interdictions professionnelles : Face aux risques de sécurité et de fuites de données opérationnelles, certaines institutions - comme l'ICE aux États-Unis (*) - ont commencé à interdire l'usage des lunettes de Meta à leurs agents sur le terrain.

* ICE : le service de l’immigration et des douanes des États-Unis - United States Immigration and Customs Enforcement.


SOURCES

- La Tribune : Lunettes connectées Meta Ray-Ban : récit d’une « success story » inattendue

- EssilorLuxottica : Lunettes connectées : une catégorie transformatrice tournée vers de nouveaux horizons

- Gentle Monster : Google - Samsung : une catégorie transformatrice tournée vers de nouveaux horizons

- BFM : l'ICE interdit les lunettes connectées Ray-Ban Meta à ses agents sur le terrain









mardi 18 août 2026

(FR) Piratage du fisc : nouveau victime d’une fuite de données.

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Le parquet de Paris a ouvert une enquête après le piratage de l’administration fiscale, qui a exposé les données de près de 678 000 particuliers et entreprises. - © Shutterstock

Le fatalisme des contribuables s'explique par la répétition des cyberattaques massives en France, donnant le sentiment que la protection absolue des données en ligne est devenue impossible. Le parquet de Paris a ouvert une enquête après la cyberattaque visant le système d’information de l’administration fiscale et ayant conduit au vol de données concernant 678 000 usagers. Les investigations ont été confiées à l’Office anticybercriminalité (OFAC).


Après la confirmation par Bercy d'une intrusion d'envergure touchant la Direction générale des finances publiques (DGFiP), de nombreuses victimes affichent une résignation face au vol de leurs données fiscales. Bercy a reconnu, jeudi 13 août 2026, avoir été la cible d’un nouveau piratage.



Les clés pour comprendre la situation

- Une fuite massive confirmée : La cyberattaque, menée par le duo de hackers « ZeroBytes », a visé le portail impots.gouv.fr. Elle s'est soldée par le vol des données personnelles et fiscales de près de 678 000 particuliers et professionnels.

- Des données hautement sensibles : Les pirates ont dérobé les noms, prénoms, mais aussi le revenu fiscal de référence (RFR), le quotient familial ou encore le taux de prélèvement à la source. Ces bases de données ont déjà été revendues sur le dark web.

- L'origine du fatalisme : Interrogées par les médias comme Le Parisien, les victimes expriment l'idée que « personne n'est à l'abri ». Face à la numérisation obligatoire des services publics et après les piratages successifs d'autres organismes d'État, l'opinion publique oscille entre impuissance et colère passive.


Quels sont les risques concrets ?

Contrairement à une idée reçue, ce piratage ne permet pas aux hackers de vider directement votre compte en banque. En revanche, le danger réside dans l'ingénierie sociale :

- Hameçonnage ultra-ciblé (Phishing) : En connaissant votre revenu fiscal exact, des escrocs peuvent rédiger des e-mails ou des SMS d'une crédibilité redoutable. Ils se feront passer pour le fisc ou votre banquier afin de vous soutirer des accès bancaires.

- Usurpation d'identité : Le croisement de vos coordonnées et de vos données fiscales facilite les fraudes administratives.


Les réflexes indispensables à adopter

L'administration fiscale a débuté l'envoi de messages d'avertissement aux personnes concernées. Si vous avez reçu cette notification de la DGFiP ou si vous craignez d'en faire partie, appliquez ces consignes strictes :

- Ne cliquez sur aucun lien : Les impôts ne vous demanderont jamais de valider un remboursement ou de corriger une erreur via un lien direct reçu par SMS ou e-mail. Connectez-vous toujours vous-même sur l'espace officiel impots.gouv.fr.

- Méfiez-vous des appels téléphoniques : Un conseiller qui connaît votre revenu fiscal de référence n'est pas forcément un agent des impôts. Raccrochez et contactez votre centre des finances publiques en cas de doute.

- Surveillez vos comptes bancaires : Prenez l'habitude de pointer régulièrement vos prélèvements pour repérer toute anomalie.


SOURCES

- Le Parisien : « Personne n’est à l’abri » : après le piratage du site des impôts, le fatalisme de victimes de la fuite

- Le Monde : Piratage du fisc : l’Etat à nouveau victime d’une fuite de données

- PowerDMARC : Vérificateur d'e-mails frauduleux : comment repérer un escroc dans votre boîte de réception

- WeLiveSecurity : Arnaque en ligne : comment repérer les faux e-mails PayPal ?