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La menace de coupure d'électricité et de ressources énergétiques envers les États-Unis est bien réelle et s'inscrit au cœur d'une escalade majeure de la guerre commerciale opposant le Canada à l'administration de Donald Trump.
Lundi 24 août 2026, face à l'imposition par Washington de droits de douane massifs de 50 % sur les produits canadiens, le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, a explicitement déclaré que « tout était sur la table », y compris la suspension totale des exportations d'électricité et de minéraux critiques vers le voisin américain.
Cette confrontation politique majeure s'articule autour de plusieurs points clés :
Une réplique à l'offensive douanière américaine
- L'échec des négociations : Le premier ministre canadien Mark Carney a rompu les discussions commerciales, jugeant les exigences américaines inacceptables pour la souveraineté canadienne (Washington exigeait notamment la fin de l'affichage bilingue en français et un droit de regard sur les futurs accords commerciaux du Canada).
- Les sanctions de Trump : En représailles, la Maison-Blanche a immédiatement appliqué des taxes douanières de 50 % sur 28 milliards de dollars de marchandises canadiennes, et menace de taxer à hauteur de 50 % l'industrie automobile et l'acier dès le 1er janvier 2027.
- La contre-attaque d'Ottawa : Le Canada a promis d'appliquer des droits de douane équivalents au dollar près dès le 8 septembre 2026, tout en agitant l'arme de l'énergie.
L'arme énergétique : un levier de pression massif
Le Canada profite d'une dépendance énergétique cruciale des États-Unis pour faire peser un rapport de force :
- L'électricité au cœur de la discorde : L'Ontario alimente à elle seule environ 1,5 million de foyers et d'entreprises américains, principalement dans les États frontaliers de New York, du Michigan et du Minnesota. Le premier ministre de l'Ontario Doug Ford a ironisé en lançant que si Trump persistait, il ferait mieux de « se préparer un paquet de piles ».
- Les minéraux critiques et l'armée : L'Ontario menace aussi de bloquer l'exportation de son nickel à haute teneur et de son uranium raffiné, indispensables aux industries de pointe et à la défense nationale américaine (Pentagone).
- Le gaz et le pétrole : Au niveau fédéral, le gouvernement rappelle que le Canada fournit 99 % du gaz naturel importé par les États-Unis et 60 % de leur pétrole brut.
Les réactions politiques
Le président Donald Trump a minimisé ces menaces sur son réseau Truth Social, évoquant des « fanfaronnades » de la part de Doug Ford (qu'il a qualifié de « raté ») et a ordonné au Canada de « rentrer dans le rang » sous peine de sanctions bien pires. Doug Ford a immédiatement répliqué en refusant de recevoir des conseils « du roi des faillites ».
Si d'autres provinces comme la Première ministre du Québec Christine Fréchette ou la Première ministre du Nouveau-Brunswick Susan Holt se montrent un peu plus prudentes en affirmant qu'une coupure totale reste un « ultime recours », elles maintiennent un front uni avec Ottawa et refusent catégoriquement de céder à l'intimidation américaine.
SOURCES
- Wikipédia : Doug Ford
- Wikipédia : Christine Fréchette
- Wikipédia : Susan Holt
- Le Temps : Le Canada refuse l’ultimatum de Donald Trump et riposte en menaçant de couper le robinet énergétique
- Sky News : Donald Trump tells Canada to 'fall in line' after politician threatens to cut off electricity to the US over tariffs
- Les affaires : Doug Ford menace de couper l’approvisionnement en électricité aux États-Unis, Fréchette prudente
- 20minutes : Comment les États-Unis ont tenté de forcer le Canada à abandonner le français


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