vendredi 10 avril 2026

(FR) Comment Donald Trump bouleverse-t-il l'ordre mondial ?

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Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a bouleversé l’ordre mondial et fragilisé comme jamais les institutions de son propre pays.

Depuis un peu plus d'un an, le monde a la tête sous l’eau, le crâne fermement tenu par un homme qui, avec une insupportable frivolité, inonde la terre entière de sidération par ses décisions invraisemblables, ses discours erratiques, et la folle capacité de nuisance que lui confère la présidence de la première puissance mondiale. 

Donald Trump s’est encore démarqué ce week-end en menaçant plusieurs pays européens de nouveaux droits de douane parce qu’ils s’opposaient à sa volonté de s’accaparer le Groenland, une déflagration qui sera au cœur d’une réunion d’urgence de l’UE jeudi 22 janvier 2026. La veille, il sera venu narguer chez eux ses anciens alliés au forum économique de Davos, en Suisse, où l’on s’attend à un discours à son image "tout en outrance".

Pendant ses deux présidences des États-Unis, la première du 20 janvier 2017 au 20 janvier 2021 et la seconde depuis le 20 janvier 2025, Donald Trump propose divers plans et idées qui permettraient d'étendre l'influence politique et territoriale des États-Unis.

Selon un sondage YouGov de février 2025, seulement 4 % des Américains soutiennent l'expansion américaine si elle nécessite la force militaire, 33 % des Américains soutiennent l'expansion sans recours à la force militaire ou économique, et 48 % des Américains s'opposent totalement à cette expansion.


Expansionnisme américain depuis 2026 sous Donald Trump


Canada

Trump a déclaré son intention d’imposer un tarif de 25 % sur toutes les marchandises en provenance du Canada afin de permettre au gouvernement canadien de mettre fin à ce qu’il considère comme une crise de migration illégale et une crise de la drogue à la frontière canado-américaine. 


Mark Carney, le premier ministre du Canada, depuis le 14 mars 2025.

Le premier ministre du Canada Mark Carney et les responsables canadiens ont réagi en menaçant les États-Unis de mesures de rétorsion tarifaire et de l’arrêt de l’approvisionnement en énergie canadienne du nord des États-Unis. Trump a déclaré à plusieurs reprises son désir d'annexer le Canada aux États-Unis en tant que 51e État, réfutant l'insistance de certains selon laquelle il plaisantait. Trump a parfois lié l'annexion à l'allègement des droits de douane.


Groenland (Danemark)

Le 4 janvier 2026, Donald Trump, a déjà déclaré à plusieurs reprises, réaffirme son souhait de voir le Groenland passer sous la coupe américaine, au lendemain de l'opération militaire américaine surprise pour prendre le contrôle du Venezuela.

Le 17 janvier 2026, une enquête de l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP) indique que les motivations américaines à l’égard du Groenland ne se limitent pas aux considérations sécuritaires, mais incluent des intérêts économiques privés liés aux minerais critiques, notamment les terres rares. L’enquête révèle que d’anciens proches collaborateurs de Donald Trump détiennent des participations dans GreenMet (Greentech Minerals Holdings Inc.), impliquée dans un projet d’exploitation de terres rares au Groenland avec Tanbreez Mining Greenland A/S, bénéficiant d’un soutien politique et financier d’institutions fédérales américaines.

Le Premier ministre du Groenland Jens Frederik Nielsen répond que celui-ci n'est « pas à vendre »



A 33 ans, Jens-Frederik Nielsen est devenu le plus jeune Premier ministre du Groenland. Ici à Copenhague le 15 janvier 2026. (Sebastian Elias Uth/AP)ParNelly Didelot.

Le 19 janvier 2026, The Guardian, pour contester l'affirmation de Donald Trump qu'il n'y a aucun écrit reconnaissant la souveraineté du Danemark sur le Groenland, signale que le 4 août 1916, le secrétaire d'État Robert Lansing a signé un document déclarant que le gouvernement des États-Unis d'Amérique n'élèverait aucune objection à ce que le gouvernement danois étende ses intérêts politiques et économiques à l'ensemble du Groenland.


Mexique

Trump a affirmé que les États-Unis subventionnaient le Mexique et que le pays devrait à ce titre devenir un État américain


La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum lors d’une conférence de presse à Mexico, le 21 janvier 2026. © Agence de presse Yonhap

Trump a également proposé de renommer le golfe du Mexique « golfe d’Amérique » (Gulf of America). Trump a proposé cette idée pour la première fois lors d’une conférence de presse et l’a mentionnée dans son discours inaugural. Lors de sa prise de fonction le 20 janvier 2025, Trump a signé un décret renommant la partie du golfe allant du littoral américain à « la frontière maritime avec le Mexique et Cuba » en « Golfe d'Amérique » dans l'usage fédéral.


 Palestine de la bande de Gaza

Trump a proposé de réinstaller les Palestiniens de la bande de Gaza ailleurs, dans des pays comme l'Égypte et la Jordanie voisines, les États-Unis prenant le contrôle de la zone et la reconstruisant, après la guerre de Gaza. Trump a décrit ses ambitions de faire de Gaza « la Riviera du Moyen-Orient », dans laquelle « les peuples du monde » vivraient en harmonie. Selon certaines informations, les États-Unis souhaiteraient réinstaller les Gazaouis en Syrie, au Soudan, au Maroc ...

En mai 2025, des rapports ont révélé que l'administration Trump travaillait sur un plan visant à relocaliser définitivement 1 million de Gazaouis en Libye, tout en offrant la libération d'environ 30 milliards de dollars de fonds gelés par les États-Unis depuis le renversement du régime de Mouammar Kadhafi en échange de l'accord des autorités libyennes.

Le 21 février 2025, après l'opposition des États arabes, Trump a déclaré qu'il « recommanderait », mais n'appliquerait pas, son plan de prise de contrôle de Gaza par les États-Unis et de réinstallation de la population palestinienne. 




Le 15 mai 2025, lors de sa visite présidentielle au Qatar, Trump a réitéré son désir de voir les États-Unis prendre le contrôle de la bande de Gaza et « en faire une zone de liberté ».

Le 26 février 2025, Trump a publié une vidéo générée par IA sur le média Truth Social. La vidéo s'ouvre sur des images de Gaza déchirées par la guerre avant de passer à des vidéos d'une station balnéaire, comprenant des plans d'Elon Musk en train de manger et de danser, des danseuses du ventre barbues, et Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou - tous deux torse nu - buvant au bord d'une piscine. Les créateurs de la vidéo ont déclaré qu'ils ne savaient pas comment Trump avait obtenu la vidéo et ont critiqué Trump pour avoir publié la vidéo sans crédit ni permission, ajoutant qu'ils ne soutenaient pas la « machine de propagande » de Trump.


Venezuela

L'enlèvement de Nicolás Maduro par les États-Unis survient le 3 janvier 2026 lorsque les forces américaines bombardent plusieurs sites du nord du Venezuela, y compris la capitale Caracas, sous le nom de code opération Absolute Resolve (en français : « opération Détermination absolue »). Cet événement est considéré comme une aggravation majeure de la crise américano-vénézuélienne en cours, voire comme un coup d'État.

Le président vénézuélien Nicolás Maduro déclare l'état d'urgence national après le début des explosions. Le gouvernement promet de se défendre contre les actions militaires américaines visant à changer le régime politique. Il les qualifie d'« agression impérialiste » et appelle à la convocation du Conseil de sécurité des Nations unies.

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Le président déchu vénézuélien Nicolas Maduro et on épouse Cilia Flores est arrivé ce lundi 5 janvier 2026 pour comparaître devant un tribunal de New York

Après les frappes, le président américain Donald Trump annonce sur Truth Social à 5 h 21 du matin (UTC−04:00) que Maduro et son épouse Cilia Flores ont été capturés et emmenés aux États-Unis. La procureure générale des États-Unis, Pam Bondi, déclare qu'ils seront tous deux mis en accusation pour narcoterrorisme.


Guerre d'Iran de 2026

La guerre d'Iran de 2026 est un conflit qui débute le 28 février 2026 par une opération militaire conjointe américano-israélienne consistant en des frappes aériennes ciblées sur l'Iran. Du côté israélien, l'opération est nommée opération Lion rugissant (en anglais : Operation Roaring Lion) et, du côté américain, opération Fureur épique (en anglais : Operation Epic Fury). En réponse, l'Iran déclenche l’opération Promesse honnête 4, consistant en une vague de représailles massives à travers le Moyen-Orient, sur l'île de Chypre et au Caucase.

Cette guerre débute six semaines après une répression violente de manifestations antigouvernementales en Iran, au cours desquelles des milliers de civils sont tués. Le président américain Donald Trump menace alors d'une intervention militaire imminente. Malgré la tenue de négociations nucléaires indirectes sous l'égide d'Oman peu avant les hostilités, les États-Unis procèdent au plus important déploiement militaire dans la région depuis l'invasion de l'Irak en 2003. Cette guerre succède à la guerre des Douze Jours et à l'opération américaine de 2025.


Ali Khamenei né le 19 avril 1939 à Machhad - Iran et tué lors d'une frappe aérienne israélo-américaines le 28 février 2026 à Téhéran - Iran.

Les premières frappes sont ciblées en Iran sur Téhéran, Ispahan, Qom, Karadj et Kermanchah. Un nombre important de figures clés du pouvoir sont tuées, dont le guide suprême Ali Khamenei, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Shamkhani et le ministre de la Défense Aziz Nasirzadeh. Les médias iraniens font aussi état de la mort de la fille, du gendre et de la petite-fille du guide suprême.

La riposte iranienne se manifeste par le lancement de centaines de drones et de missiles balistiques non seulement vers Israël, mais aussi vers les bases militaires américaines situées en Jordanie, au Koweït, à Bahreïn, au Qatar, en Irak, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis. Téhéran cible également des infrastructures civiles, notamment les aéroports internationaux du Koweït et des Émirats.

Le 1er mars 2026, le Hezbollah au Liban attaque Israël, ce qui mène Tsahal à lancer une campagne de bombardements sur le territoire libanais, marquant l’ouverture d’un nouveau front. La fermeture de facto du détroit d'Ormuz par l'Iran provoque une perturbation immédiate des livraisons mondiales de gaz et de pétrole. Par ailleurs, le conflit s’exporte aux frontières de l’Union européenne lorsque la base britannique d’Akrotiri, sur l'île de Chypre, est attaquée par un drone du Hezbollah.

Donald Trump définit les objectifs de l'intervention comme étant la destruction des capacités balistiques et militaires de l'Iran, la prévention de l'accès à l'arme nucléaire et, à terme, le renversement du régime des mollahs. Bien que l'opération soit soutenue par certains alliés régionaux, elle suscite les condamnations des Nations unies et de plusieurs États qui dénoncent l'enfreinte au droit international et une déstabilisation du Moyen-Orient. Des critiques juridiques s'élèvent également, qualifiant les frappes d'illégales au regard du droit interne américain et de violations de la souveraineté iranienne. Le 1er mars 2026, Donald Trump anticipe que les objectifs de l'opération pourraient être atteints dans un délai de quatre semaines, mais la durée de la guerre reste très incertaine........


Trump renouvelle ses critiques envers le Japon et la Corée du Sud pour leur inaction face à la guerre contre l'Iran.

Le président américain Donald Trump a renouvelé lundi 6 avril 2026 ses critiques à l’encontre du Japon, de la Corée du Sud, de l’Australie et de l’OTAN, leur reprochant de ne pas fournir d’assistance navale pour rouvrir le détroit d’Ormuz dans le contexte de la guerre israélo-américaines contre l’Iran.

Voir Trump renews criticism of Japan, S. Korea for not helping U.S. in Iran war



COMMENTAIRE

Donald Trump s'en prend désormais à la Corée du Sud, au Japon, à l'Australie et L'OTAN. Il critique lourdement ses alliés et chante les louanges de Kim Jong Un.

À quel moment est-ce que les États-uniens vont-ils se réveiller et se rendre compte que Trump est en train de détruire toute la sphère d'influence de leur pays ? En venir à complimenter le leader nord-coréen seulement parce qu'il l'a flatté est inquiétant.

En seulement une année, Trump a fait énormément de mal et il est difficile de prévoir ce qui restera de l'OTAN, l'AUKUS et tout le reste lorsqu'il quittera le pouvoir.



L'avantage, au moins, c'est qu'il tape sur tout le monde, certes, mais pour l'instant on en reste largement à des paroles en l'air et des menaces dans le vent. S'il finit par en arriver aux actes concrets, là par contre il y aura une vraie crise.

Pour le moment, tout le monde attend sagement que l'orage passe en serrant les dents et en espérant passer à travers les gouttes. Terrible de voir que même en 2026, un seul homme peut avoir autant le champ libre pour saboter son pays et détruire petit à petit l'ordre mondial.









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