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La Russie et la Chine n'ont de cesse de vanter leur "amitié sans limite", mais un projet en particulier est censé sceller leur partenariat : le gazoduc Force de Sibérie 2 (Power of siberia-2). Discuté depuis des années, sa réalisation traîne en longueur en raison des hésitations de Pékin. Alors que le président Vladimir Poutine entame mardi une nouvelle visite d'État en Chine pour s'entretenir avec son homologue Xi Jinping.
Bien que Moscou et Pékin multiplient les sommets bilatéraux et aient signé des protocoles d'accord sur le tracé en mai 2026, les négociations commerciales sont dans l'impasse. La Chine profite d'un rapport de force asymétrique et refuse de céder aux exigences russes :
1. La Chine exige le tarif intérieur russe : Pékin via la CNPC (China National Petroleum Corporation) exige d'acheter le gaz à un prix proche de celui du marché intérieur russe fortement subventionné, soit environ 50 dollars les 1.000 m³. C'est 5 fois moins que ce que la Chine paie déjà pour ses importations actuelles par gazoduc.
2. Une asymétrie de dépendance : La Russie est pressée par le temps et cherche désespérément de nouvelles recettes. À l'inverse, selon les analystes de Carnegie Endowment, la Chine n'a pas un besoin urgent de ce gaz. Elle dispose de sources très diversifiées : une production nationale en hausse, ses gazoducs en Asie centrale (Turkménistan) et ses importations massives de GNL par voie maritime (Qatar, Australie, États-Unis).
Enjeu géopolitique
Pour Gazprom, l'absence de signature définitive reste un revers financier majeur, car l'entreprise ne parvient pas à compenser les volumes historiquement vendus à l'Union européenne. Pour la Chine, faire traîner les négociations permet d'attendre que l'économie russe s'affaiblisse davantage afin d'obtenir des conditions tarifaires encore plus avantageuses à l'avenir.
COMMENTAIRE
Selon des rapports explosifs du Wall Street Journal, la Chine a suspendu indéfiniment toutes les négociations avec la Russie concernant la construction de l’énorme gazoduc « Power of Siberia-2 ».
Ce gazoduc était conçu pour réorienter des centaines de milliards de mètres cubes de gaz naturel initialement destinés à l’Europe directement vers les marchés chinois, servant d’espoir économique principal à Moscou pour remplacer les revenus occidentaux perdus. En stoppant indéfiniment ce projet à plusieurs milliards de dollars, Pékin a signalé qu’il refuse de renflouer l’économie énergétique en chute libre de la Russie aux conditions de poutine.
Ce gel représente une défaite stratégique catastrophique pour la Russie, exposant la dure réalité de sa dépendance asymétrique envers Pékin.
Avec l’Europe définitivement verrouillée et la Chine quittant la table des négociations, les immenses réserves de gaz de la Russie sont effectivement piégées sous terre sans nulle part où aller. Ce coup prouve que la Chine voit la Russie non pas comme un partenaire stratégique égal, mais comme un partenaire junior vulnérable à exploiter, laissant la survie économique à long terme du Kremlin en lambeaux absolus.
Comme qui dirait, ça pu le gaz chez Poutine où tout se déroule selon le plan avec son Opération militaire spéciale de 3 jours en Ukraine ...

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