lundi 23 février 2026

(FR) Guerre russo-ukrainienne : Les pertes humaines et matérielles de l'armée russe en Ukraine ( 24 février 2022 - 23 février 2026 )

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Le 24 février 2022, la Russie a lancé une invasion à grande échelle de l'Ukraine, déclenchant le plus grand conflit en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Depuis le début de sa guerre en Ukraine, la Russie a subi environ 1.260.500 pertes humaines et perdu plus de 308 994 pièces d’équipement au 23/02/2026.


Depuis février 2022, la guerre en Ukraine a plongé l’Europe dans son conflit le plus dévastateur depuis la Seconde Guerre mondiale (1939-1945). Les images de chars calcinés, de villes réduites en cendres et de soldats épuisés ont marqué les esprits, tandis que les chiffres des pertes russes, souvent invoqués pour illustrer l’ampleur du désastre, alimentent débats et polémiques. Alors, est-il vrai que la Russie a perdu 80 % de ses chars, de ses hélicoptères et de ses soldats en Ukraine, sous l’effet d’une folie destructrice de Poutine brandissant la menace nucléaire ?

La réalité, aussi brutale soit-elle, est plus nuancée que ces affirmations chocs. Les données issues du Renseignement d'origine sources ouvertes (OSINT), comme celles compilées par des plateformes indépendantes telles qu’Oryx ou UkraineWarLosses, révèlent une hécatombe matérielle sans précédent, plus de 295.000 pièces d’équipement militaire russe, chars, blindés, avions, hélicoptères ont été détruites, endommagées ou capturées en quatre ans de guerre. Parmi elles, près de 2.000 chars d’assaut, soit plus de la moitié du parc moderne dont disposait Moscou avant l’invasion, gisent désormais dans les champs de bataille ukrainiens. Les hélicoptères, symboles de la puissance aéroportée russe, ont subi un sort similaire, avec plus de 1.200 appareils hors de combat. Ces pertes représentent bien plus qu’un simple revers logistique, elles ont forcé la Russie à puiser dans ses réserves soviétiques, parfois vieilles de plusieurs décennies, et à accélérer une production militaire déjà sous tension. Pour un pays qui misait sur une victoire éclair, le constat est accablant, l’armée russe a perdu plus de la moitié de ses équipements lourds, un seuil critique qui remet en cause sa capacité à mener des offensives de grande envergure au-delà de 2026.




Côté humain, le bilan est tout aussi effroyable. Les estimations varient selon les sources, mais toutes convergent vers un même vertige, entre 300.000 et 1,2 million de soldats russes auraient été tués, blessés ou portés disparus depuis le début du conflit. Le Center for Strategic and International Studies (CSIS) avance le chiffre de 325.000 morts, tandis que des investigations comme celles de la BBC ou de Mediazona confirment près de 160.000 décès documentés, prouvés. Ces chiffres, difficiles à concevoir, font de cette guerre la plus meurtrière pour la Russie depuis 1945. Chaque vie perdue, chaque famille endeuillée, rappelle l’abîme dans lequel le Kremlin a précipité son propre peuple, au nom d’une "Opération militaire spéciale" devenue un bourbier sanglant.

Pourtant, parler de 80 % de pertes, que ce soit pour les hommes ou le matériel, relève davantage de l’hyperbole que de la réalité vérifiée. Si l’armée russe est profondément affaiblie, elle n’a pas été anéantie. Quant à la menace nucléaire, brandie à plusieurs reprises par Vladimir Poutine, elle reste avant tout un outil de dissuasion, une carte jouée pour semer la peur et limiter l’aide occidentale à l’Ukraine. Les experts s’accordent à dire que le recours à l’arme atomique serait un suicide stratégique pour Moscou, isolant définitivement la Russie sur la scène internationale. Les frappes sur les centrales ukrainiennes, les discours belliqueux et les exercices nucléaires sont autant de signaux envoyés à l’Occident, mais aucun fait concret ne prouve une volonté réelle de franchir le seuil ultime. La "théorie du fou", chère à certains analystes, semble ici moins une folie assumée qu’un calcul cynique, faire croire à l’imprévisibilité pour mieux contrôler l’adversaire.

Derrière ces chiffres, se dessine une vérité plus large, cette guerre a exposé les failles d’une Russie sure d’elle-même, révélant une armée moins invincible qu’elle ne le prétendait, un commandement militaire souvent inepte, et une société civile de plus en plus lasse. Les soldats russes, mal équipés et mal commandés, paient le prix fort d’une aventure militaire sous-estimée. Les Ukrainiens, eux, résistent avec une détermination qui a surpris le monde entier, soutenus par une aide occidentale sans laquelle leur survie serait improbable.

Alors, Poutine est-il devenu fou ? Peut-être pas au sens clinique du terme, mais il a certainement sous-estimé la résilience ukrainienne et surestimé la puissance de son propre régime. Les menaces nucléaires, les frappes aveugles sur les civils et le mépris affiché pour les vies humaines, russes comme ukrainiennes trahissent une logique de pouvoir où la rationalité cède souvent le pas à la brutalité. Pourtant, malgré l’ampleur des destructions, l’Ukraine tient toujours. Et c’est peut-être là le plus grand échec de Poutine : avoir cru que la terreur suffirait à plier un peuple.


COMMENTAIRES

Les résistances de l’Ukraine ont permis de tenir tête depuis 4 ans, même si elle ne peut espérer gagner cette guerre d’autodéfense avec l’aide de ses seuls drones. Les Forces armées de l'Ukraine ont ainsi infligé à l’envahisseur, au loin sur son territoire, de lourdes et humiliantes déconvenues : la destruction d’un tiers de la flotte de la mer Noire, et de près d’un tiers de la force de bombardiers stratégiques basée notamment en Sibérie, l’attaque d’une soixantaine d’infrastructures pétrolières, usines d’armement, dépôts de munitions, etc., « mais sans jamais viser les civils, contrairement aux Russes dont 9 cibles sur 10 sont civiles. Nous ne sommes pas des barbares », tient au commandant d’un bataillon chargé d’une grande partie des attaques en profondeur des drones ukrainiens. Leur arme principale et la plus chère, pour atteindre les cibles de haute valeur stratégique, est le drone Liutyi, de près de 7 m d’envergure, au rayon d’action de 1.500 kilomètres, fabriqué pour l’essentiel en Ukraine.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré vendredi 20 février 2026 lors d'un entretien exclusif à l'AFP.

"On ne peut pas dire que nous perdons la guerre, honnêtement, nous ne sommes certainement pas en train de la perdre. La question est de savoir si nous allons gagner".








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