lundi 26 septembre 2022

(FR) Vladimir Poutine peut-il vraiment user de la bombe atomique ?

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La menace nucléaire proférée par la Russie est "prise au sérieux" par l'Occident mais des doutes subsistent sur le passage à l'acte de Vladimir Poutine. Une attaque nucléaire est-elle possible ?

"Ce n'est pas du bluff". Vladimir Poutine a ouvertement évoqué une possible attaque nucléaire et a truffé son discours de signes montrant sa détermination à user de "tous les moyens à notre disposition pour protéger la Russie et notre peuple". Ce 22 septembre 2022, au lendemain de l'allocution les fondements de cette menace interrogent encore : faut-il la prendre au sérieux ou est-ce simplement une nouvelle tentative de dissuasion nucléaire ? 

Pour l'Occident il s'agit surtout d'un chantage pour reprendre les mots d'Emmanuel Macron lors d'une interview accordée à BFMTV. Une expression précédemment utilisée par le maître du Kremlin pour accuser le bloc de l'ouest d'avoir le premier brandi la menace nucléaire : "Ceux qui font du chantage à l'arme nucléaire doivent savoir que ce chantage peut se retourner contre eux." Or l'histoire donne tort à Moscou qui pour l'heure est le seul à avoir maintes fois fait allusion à l'arme atomique.

"Le risque d'une attaque nucléaire est toujours là" selon le président français Emmanuel Macron car la Russie est une puissance nucléaire et l'une de plus équipée et mettre en avant cette force "est un moyen de faire pression dans un moment difficile de cette guerre". Les Etats-Unis adoptent aussi le ton de la vigilance et condamnent la "rhétorique nucléaire dangereuse" et "irresponsable" de la Russie. Reste que pour beaucoup cette énième menace ressemble à une solution de dernier recours pour Vladimir Poutine qui est dans une position difficile : les troupes russes accusent les contre-offensives en Ukraine et la Russie est de plus en plus isolée de la scène politique comme l'ont prouvé les discours de ses rares alliées dont la Chine au sommet de l'ONU le 21 septembre 2022. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a d'ailleurs dit seulement quelques heures après le discours son homologue russe "ne pas croire" en la réalisation de la menace. Jusqu'à présent les menaces de guerre nucléaire, nombreuses depuis l'invasion de l'Ukraine 24 février 2022, ne sont jamais allées au-delà des mots et une fois encore les mouvements militaires russes ne semblent pas traduire d'opérations suspectes mais l'Occident garde un œil inquiet sur Moscou.


La Russie peut-elle entamer une guerre nucléaire ?

Les menaces de guerre nucléaire sont une rengaine de la Russie depuis le début de l'année 2022. Elles vont de pair avec l'invasion de l'Ukraine par les forces russes lancée le 24 février2022 et sont depuis régulièrement proférées par les dirigeants du Kremlin. Mais à chaque fois qu'une attaque nucléaire a été mentionnée, la possibilité de subir un assaut a été écartée d'une part par les renseignements militaires, de l'autres par la réglementation sur les attaques nucléaires.

Le lancement d'une attaque nucléaire offensive est formellement interdit à toutes les puissances nucléaires et la Russie se mettrait en porte à faux si elle initiait l'attaque. De plus les conséquences du largage d'une bombe atomique seraient sans précédent et n'épargneraient pas la Russie. Reste que la doctrine du Kremlin permet d'user d'armes nucléaires pour des attaques tactiques sur certaines zones et cette possibilité a déjà été avancée par les forces russes il y a quelques mois. Selon le général Jérôme Pellistrandi, invité sur BFMTV le 21 septembre 2022, "ce type d'armes peut être utilisé contre les forces ukrainiennes pour essayer de provoquer une panique". 

La doctrine russe sur les attaques nucléaires autorise aussi un assaut si les intérêts vitaux de la Russie sont menacés et Vladimir Poutine a entrouvert cette porte lors de son discours du 21 septembre 2022 en assurant que "intégrité territoriale, la liberté, la souveraineté seront défendues de la Russie par tous les moyens nécessaires" et qu'elles étaient déjà mises en danger par les actions de l'Occident. Enfin le caractère "jusqu'au boutiste" de la Russie est le dernier facteur qui fait craindre une attaque. "On sait qu'il est prêt à aller au sacrifice, évidemment les Russes ne reculeront pas, c'est un paramètre que nous devons prendre ne compte, il n'y aura pas de recul, de défaite historique de la Russie, il ira jusqu'au bout s'il pense qu'il peut perdre", a ainsi souligné le colonel Peer De Jong, vice-président de l'Institut Themis, également sur la chaîne d'information en continu.


Quelles sont les réactions face à la menace d'une guerre nucléaire ?

La Russie est la seule a avoir brandi, à plusieurs reprises, la menace nucléaire et la seule aussi à soutenir l'idée. En Occident, un assaut nucléaire est considéré comme le pire des scénarios et la Chine et l'Inde qui se présentent comme des alliés de Moscou face au bloc occidental ont aussi refusé l'hypothèse d'une attaque nucléaire en appelant à trouver "cessez-le-feu à travers le dialogue" ainsi qu'une "solution qui règle les préoccupations sécuritaires légitimes de toutes les parties dès que possible". Difficile dès lors pour Vladimir Poutine de trouver du soutien. Reste que la menace nucléaire plane toujours et que les réactions au discours vindicatif du chef du Kremlin ne se sont pas faites attendre. A New-York, lors de l'Assemblée générale de l'ONU, le chef de l'Otan, Jens Stoltenberg, a dénoncé la "rhétorique nucléaire dangereuse" du président russe. Il a été suivi du président américain Joe Biden qui a accusé la Russie de "violer de manière éhontée" les principes fondateurs des Nations unies.

À l'opposé de Washington, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky a, lui, affirmé ne "pas croire" à l'utilisation d'armes nucléaires par la Russie, dans une interview accordée à la chaîne télévisée allemande Bild TV, tandis qu'Emmanuel Macron a invité la communauté internationale à "mettre le maximum de pression" sur Vladimir Poutine. S'exprimant en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, le président français a par ailleurs salué les déclarations de la Chine et de l'Inde.

"Le discours de Vladimir Poutine et sa décision de mobiliser la population russe est un aveu clair que son invasion est un échec", a, quant à elle, jugé la nouvelle Première ministre britannique Liz Truss, tandis que le chancelier allemand Olaf Scholz a estimé que "Poutine ne fait qu'empirer les choses" et qu'"il a depuis le début complètement sous-estimé la situation, et la volonté de résistance des Ukrainiens".


Plusieurs menaces nucléaires proliférées par Vladimir Poutine

On ne compte plus les fois où la Russie a menacé l'occident d'user de sa force nucléaire, que se soit ouvertement ou entre les lignes. A intervalle régulier et en particulier lorsque l'armée du Kremlin est en mauvaise posture ou en perte de vitesse, le stratégie de dissuasion nucléaire revient sur le devant de la scène et la mise en garde de  Vladimir Poutine dans son discours du 21 septembre 2022 est une nouvelle étape de cette guerre. Mais si les menaces se succèdent, elles sont toujours présentées comme des réponses à une offensive nucléaire occidentale. Le maître du Kremlin a inversé les rôles lors de son allocution en accusant l'OTAN de faire du "chantage de l'arme nucléaire", une tactique qui a plutôt été observée dans le camp russe.

Avant la prise de parole comprise comme un signe de faiblesse de  Vladimir Poutine, la précédente menace nucléaire russe remonte au 6 juillet 2022 et est signée par le vice-président du Conseil de sécurité, Dmitri Medvedev. Sur son compte Telegram le responsable politique avait agité l'arsenal russe à la figure de l'Occident : "L'idée même de châtier un pays qui a le plus grand arsenal nucléaire au monde est absurde en soi. Et cela crée potentiellement une menace pour l'existence de l'humanité". Et l'ancien président de la Fédération de Russie en n'était pas à son coup d'essai puisqu'en mars 2022, seulement quelques jours après l'invasion de l'Ukraine par l'armée russe, il avait détaillé les scénarios dans lesquels la Russie était autorisée à faire usage de ses armes nucléaires, des cas de figure qui rejetaient bien souvent la faute sur l'Occident. Entre temps, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a aussi brandi la menace nucléaire par intermittence avec le maitre du Kremlin, Vladimir Poutine.


Que prévoient les simulations d'une attaque nucléaire russe ?

La menace nucléaire a été brandie plus d'une fois depuis le début de la guerre en Ukraine. Mais l'hypothèse d'une attaque a pris une autre dimension au printemps 2022 quand en échos aux discours de Vladimir Poutine sur la force de frappe et l'arsenal russe, les médias proches du Kremlin ont participé à la propagande et se sont prêtés à des simulations d'une attaque nucléaire. Sur la chaîne publique Rossiya 1, des chroniqueurs ont assuré le 28 avril 2022 qu'il ne suffisait que de quelques minutes pour qu'un missile rase les villes européennes :
- 106 secondes pour rayer Berlin de la carte,
- 200 pour Paris et
- 202 pour Londres.
La scénario apocalyptique a de quoi faire peur mais il est surtout biaisé par le discours pro-russe et véhicule de fausses informations

Les jours suivants, le discours des médias russes et les simulations ont été discrédités par les explications de Benjamin Gravisse dans les colonnes de Libération. Le politologue spécialiste des questions militaires russes a affirmé que les scénarios s'appuyaient sur les capacités du missile Satan 2 qui est bien en possession de la Russie mais encore en phase de test et inutilisable avant la fin de l'année. Deuxième problème, les simulations tenaient compte d'un lancement opéré depuis de l'enclave de Kaliningrad alors que cette base militaire n'est pas équipée pour lancer un missile nucléaire et enfin, même lancé depuis cette zone, un missile prendrait plus de temps pour atteindre les capitales européennes.

Si ces simulations d'attaques nucléaires sont erronées, les risques d'un assaut à l'arme atomique sont toujours possibles et les dégâts seront sans précédent. Reste qu'à l'heure actuelle à part les capacités et les périmètres des destruction estimés de chaque missile, rien ne permet de simuler les conséquences d'une attaque nucléaire. L'on sait simplement qu'au sein de l'arsenal russe, certaines ogives nucléaires peuvent réduire en poussière un territoire sur des dizaines de kilomètres. A noter que l'Occident dispose de missiles à la force de frappe équivalente.







Guerre nucléaire : Poutine peut-il vraiment user de la bombe atomique ?
https://www.linternaute.com/actualite/monde/2611117-guerre-nucleaire-poutine-peut-il-vraiment-user-de-la-bombe-atomique/

Le missile Satan 2 pourrait-il frapper Paris en 200 secondes ?
https://www.liberation.fr/checknews/le-missile-satan-2-pourrait-il-frapper-paris-en-200-secondes-20220503_ZPKYH45I2RBTLMUBKFACOM6C3M/

GUERRE EN UKRAINE: VLADIMIR POUTINE IRA-T-IL JUSQU'À FAIRE USAGE DE L'ARME NUCLÉAIRE?
https://www.bfmtv.com/international/asie/russie/guerre-en-ukraine-vladimir-poutine-ira-t-il-jusqu-a-faire-usage-de-l-arme-nucleaire_AV-202209210470.html

Ukraine, énergie, retraites: l'entretien exclusif d'Emmanuel Macron sur BFMTV
https://www.bfmtv.com/politique/ukraine-energie-retraites-l-entretien-exclusif-d-emmanuel-macron-sur-bfmtv_VN-202209220259.html








dimanche 25 septembre 2022

(FR) Moscou durcit les peines contre les déserteurs, plus de 700 personnes arrêtées.

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Au moins 710 personnes ont été interpellées dans 32 villes, dont près de la moitié à Moscou. (Photo : AFP)

En pleine mobilisation de ses réservistes pour aller combattre en Ukraine, Moscou a durci samedi les peines encourues par les déserteurs et arrêté des centaines de manifestants.

Le président russe Vladimir Poutine a signé des amendements prévoyant jusqu'à 10 ans de prison pour les militaires qui désertent ou refusent de combattre

Il a également signé une loi qui facilite l'accès à la nationalité russe pour les étrangers qui s'engagent pour une durée d'au moins un an dans l'armée, au moment où Moscou cherche par tous les moyens à recruter plus d'hommes pour combattre en Ukraine. 

Cependant, ces mesures de fermeté n'ont pas dissuadé les opposants à cette mobilisation partielle de manifester samedi 24 septembre 2022 dans tout le pays, où au moins 710 personnes ont été interpellées dans 32 villes, dont près de la moitié à Moscou, selon OVD-Info, une organisation spécialisée dans le décompte des arrestations. 


Afflux à la frontière géorgienne

"Nous ne sommes pas de la chair à canon !", a lancé à Moscou une jeune femme pendant que des policiers en casque anti-émeute l'entraînaient à l'écart. Il s'agit de l'un des slogans des manifestants opposés à l'envoi de mobilisés en Ukraine

A Saint-Pétersbourg (nord-ouest), deuxième ville du pays, Ilia Frolov, 22 ans, a apporté une petite banderole portant le mot "paix". "Je veux exprimer mon désaccord avec ce qui se passe (...) Je ne veux pas me battre pour Poutine", dit-il. "Je suis contre la guerre et la mobilisation. J'ai peur pour les jeunes", explique une autre habitante, Natalia Doubova, âgée de 70 ans. 

Mercredi 21 septembre 2022, le jour de l'annonce de la mobilisation par Vladimir Poutine, près de 1.400 manifestants avaient déjà été arrêtés.  

Cet ordre de mobilisation, qui concerne selon les autorités 300.000 personnes, a suscité l'inquiétude de nombreux Russes, certains choisissant de quitter le pays. 



Une file de voitures à une poste de contrôle de la frontière russo-géorgienne, le 21 septembre 2022. (Georgian Service//Via Reuters)

Les autorités russes ont ainsi reconnu samedi 24 septembre 2022 un afflux "important" de voitures cherchant à se rendre en Géorgie, avec quelque 2.300 véhicules comptabilisés à un seul poste-frontière. 

Les frontières avec le Kazakhstan et la Mongolie ont également enregistré un afflux de Russes, des témoignages faisant état de parfois plusieurs heures d'attente avant de pouvoir passer. 

Jeudi 22 septembre 2022, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait estimé que les informations faisant état d'un "exode" des Russes étaient "grandement exagérées". 

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, s'adressant directement aux citoyens russes samedi soir 24 septembre 2022, leur a dit que leur président envoyait sciemment "des citoyens à la mort". 

"Le pouvoir russe comprend parfaitement bien qu'il envoie ses citoyens à la mort", a déclaré en russe M. Zelensky, appelant les forces de Moscou à se rendre. "Vous serez traités de manière civilisée... personne ne connaîtra les circonstances de votre reddition". 


Poursuite des référendums

Moscou a par ailleurs annoncé samedi avoir remplacé son chef de la logistique militaire, un point faible de son offensive en Ukraine, lancée il y sept mois jour pour jour. Les forces de Kiev ont récemment lancé une contre-offensive leur ayant permis de libérer d'importants territoires dans la région de Kharkiv (Est). 

Le général Dmitri Boulgakov, vice-ministre de la Défense, a été transféré à un "autre poste" et remplacé par le colonel général Mikhaïl Mizintsev, qui dirigeait jusque-là le Centre de contrôle de la défense nationale. 



Une femme votait au sujet du référendum de rattachement à la Russie dans un bureau de la ville ukrainienne de Marioupol, ce vendredi. (AP)

La Russie a d'autre part poursuivi samedi ses "référendums" d'annexion, lancés la veille dans quatre régions d'Ukraine sous son contrôle total ou partiel, malgré de nouvelles menaces de sanctions des Occidentaux. 

Le président américain Joe Biden a ainsi averti vendredi soir 23 septembre 2022 du risque de mesures de rétorsion "rapides et sévères" en cas d'annexions, estimant que "les référendums de la Russie sont un simulacre, un prétexte fallacieux pour essayer d'annexer des parties de l'Ukraine par la force". 

Auparavant, les pays du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) avaient appelé "tous les pays à rejeter sans équivoque ces référendums fictifs", des "simulacres" qui "n'ont ni effet juridique ni légitimité". 

Selon l'armée ukrainienne samedi matin 24 septembre 2022, en raison d'une faible participation, des membres des "bureaux de vote" se rendent, accompagnés de militaires russes, au domicile des habitants pour qu'ils "votent" de chez eux. 

Sans aller jusqu'à dénoncer les scrutins, la Chine, partenaire le plus proche de Moscou, a appelé au respect de "l'intégrité territoriale de tous les pays". 

Ces "référendums" organisés dans les régions séparatistes de Donetsk et Lougansk (Est), et dans des zones sous occupation russe dans les régions de Kherson et Zaporijjia (sud), s'achèveront le 27 septembre 2022. 

A Moscou, Saint-Pétersbourg et d'autres villes, les autorités ont organisé des manifestations de soutien aux votes à grand renforts de drapeaux et de slogans. 


 "Russophobie" 

Sur le front diplomatique, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a appelé samedi "l'Ukraine et la Russie à ne pas laisser la guerre déborder", lors de son discours à l'Assemblée générale de l'ONU, et souhaité une "résolution pacifique". 



Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, s’adresse à la 77e session de l'Assemblée générale des Nations unies au siège de l'ONU à New York, le 24 septembre 2022. © YUKI IWAMURA/AFP

A la même tribune, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a dénoncé samedi la "russophobie sans précédent" et "grotesque" de l'Occident. 

"Ils n'hésitent pas à déclarer leur intention non seulement d'infliger une défaite militaire à notre pays, mais aussi de détruire la Russie", a-t-il ajouté. 

Interrogé lors d'une conférence de presse sur d'éventuelles pressions de la Chine sur son pays pour mettre fin à cette guerre, Sergueï Lavrov a botté en touche: "Vous pourrez dire (...) que j'ai évité de répondre à votre question". 

L'Iran s'est de son côté retrouvé dans le collimateur des autorités ukrainiennes, qui lui reprochent ses livraisons d'armes à Moscou et notamment des drones, qui ont fait un mort dans une attaque russe sur le port d'Odessa vendredi 23 septembre 2022. 










(FR) Energie : les Emirats arabes unis vont fournir à l'Allemagne du gaz liquéfié et du diesel.

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Le président des Emirats arabes unis, Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, et le chancelier allemand, Olaf Scholz, au palais al-Shati à Abou Dhabi, le 25 septembre 2022. (UAE PRESIDENTIAL COURT / AFP)

Le chancelier allemand Olaf Scholz a entamé samedi une tournée dans les pays du Golfe dans l'espoir de sceller de nouveaux accords énergétiques pour remplacer les livraisons russes. 

A l'occasion d'une visite du chancelier allemand Olaf Scholz à Abu Dhabi, dimanche 25 septembre 2022, les Emirats arabes unis et l'Allemagne ont signé un accord prévoyant la fourniture en 2022 et 2023 de gaz naturel liquéfié (GNL) et de diesel. Le ministre émirati de l'Industrie s'est félicité d'un "nouvel accord historique". Olaf Scholz a lui "salué" un accord sur la "sécurité énergétique".

Le dirigeant allemand a entamé cette tournée dans les pays du Golfe dans l'espoir de sceller de nouveaux partenariats pour remplacer les fournitures russes et atténuer la crise énergétique provoquée par la guerre en Ukraine. Samedi, Olaf Scholz s'est rendu en Arabie saoudite et il devait s'envoler dimanche dans la journée pour le Qatar, pays riche en gaz.

Selon l'agence de presse Wam, la société pétrolière publique émiratie ADNOC a effectué sa toute première livraison directe de diesel à l'Allemagne en septembre 2022 et "fournira jusqu'à 250 000 tonnes de diesel par mois en 2023". L'accord prévoit aussi l'exportation d'une cargaison de gaz naturel liquéfié (GNL) vers l'Allemagne à la fin de 2022, puis la fourniture de quantités supplémentaires en 2023.









(FR) Invasion russe : Le coût pour l'Ukraine estimé à environ 1.000 milliards de dollars.

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Volodymyr Zelensky lors d'un discours à l'Assemblée générale de l'ONU le 21 septembre 2022 - BFMTV

Le coût pour l'Ukraine de l'invasion russe, déclenchée le 24 février 2022, est estimé à près de 1.000 milliards de dollars, a déclaré un conseiller de Volodymyr Zelensky.

Alors que la Russie mobilise de nouveaux combattants et que le conflit dure depuis 7 mois, l’Ukraine vient de sortir sa calculette pour évaluer l’impact du conflit sur son économie. Le coût pour l’Ukraine de l’invasion russe, déclenchée le 24 février 2022, est estimé à près de 1.000 milliards de dollars, a déclaré jeudi à Berlin Oleg Ustenko, un conseiller de Volodymyr Zelensky.


Environ « cinq PIB annuels »

« Dans les premiers jours de l’agression, les Russes ont détruit pour 100 milliards de dollars de nos actifs », a indiqué le conseiller économique du président ukrainien Oleg Ustenko lors d’une conférence organisée par le Conseil allemand des affaires internationales. « Ce montant est désormais bien plus élevé que cela. Nous parlons de coûts directs et indirects que nous avons déjà subis en Ukraine de près de 1.000 milliards de dollars », a-t-il estimé, soit l’équivalent d’environ « cinq PIB annuels ».

Pour l’année en cours, les autorités ukrainiennes « s’attendent à une baisse importante de notre PIB », estimée « entre 35 et 40 %, soit la plus forte baisse de notre PIB depuis 1991 » ; a également déploré Oleg Ustenko.


Pas de rentrée fiscale durant la guerre

Le déficit budgétaire se creuserait ainsi, selon Oleg Ustenko, le conseiller  de Volodymyr Zelensky, d' « environ 5 milliards d’euros par mois ». « Ainsi, au lieu d’avoir 7 milliards (de déficit) sur toute l’année, nous gérons 5 milliards par mois », a-t-il regretté. En 2023, le déficit pourrait atteindre 40 milliards de dollars, a précisé le conseiller.

Outre les dégâts et le coût de la résistance militaire à l’invasion russe, Kiev ne peut plus non plus compter sur des rentrées fiscales. « Evidemment, lorsque vous êtes dans ce genre de circonstances, c’est un gros problème pour le financement public que de savoir comment vous pouvez être en mesure de collecter et de recevoir les revenus pour le budget de l’Etat », a-t-il expliqué.


La reconstruction du pays estimée à 350 milliards d’euros

Certaines entreprises ont ainsi été « détruites par les Russes, ou ne fonctionnent pas toute la journée ou ne fonctionnent pas à pleine capacité », a détaillé Oleg Ustenko. « Donc, fondamentalement, cela signifie que le budget va recevoir à coup sûr beaucoup moins par rapport à ce qui était initialement prévu ».

L’Ukraine a demandé en août 2022 au Fonds monétaire international FMI un nouveau programme d’aide censé s’inscrire dans un effort international plus large porté notamment par les Etats-Unis et l’UE. La Banque mondiale avait estimé le 9 septembre 2022 le coût de la seule reconstruction à près de 350 milliards d’euros, précisant qu’il devrait « augmenter encore dans les prochains mois alors que la guerre se poursuit ».










(FR) Les efforts de Huawei et la soif de puces de la Chine.

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Un circuit imprimé est exposé dans une salle d'exposition au siège de Huawei à Shenzhen. Photo: Bloomberg

La Chine accélère son autonomie des semi-conducteurs après les interdictions américaines mais n'a pas encore atteint les résultats escomptés et Huawei en est un excellent exemple.

La semaine dernière, Nvidia Corporation, une entreprise américaine spécialisée dans la conception de processeurs graphiques, de cartes graphiques et de puces graphique, a présenté une nouvelle puce pour les voitures autonomes appelée Drive Thor. Selon les informations publiées par la société américaine de semi-conducteurs, cette puce est capable de fournir des capacités d'auto-conduite de niveau 4. Actuellement, la plupart des voitures autonomes sur le marché ne sont que de niveau 2 et de niveau 3, ce qui signifie que les voitures équipées de Drive Thor peuvent fonctionner seules dans certains cas sans avoir besoin d'un humain.

Mais le point intéressant de l'événement était la liste des clients de la nouvelle puce. Selon Nvidia, l'un des premiers clients de Drive Thor est Zeekr - la marque de véhicules électriques haut de gamme du principal constructeur automobile chinois Geely.

Après le lancement de Drive Thor, non seulement Zeekr, mais de nombreux PDG d'autres fabricants de véhicules électriques en Chine ont parlé de la nouvelle puce. Certains qualifient même les capacités d'IA sur puce de "sans précédent".

Selon FT, l'accueil enthousiaste de Drive Thor montre la volonté de la Chine de continuer à utiliser des puces américaines avancées dans les voitures autonomes et les produits liés à l'intelligence artificielle IA. Cependant, leur incapacité à continuer à travailler avec le secteur américain des puces est évidente après la restriction imposée par Washington au début du mois septembre 2022.


Huawei continue de "se battre"

Selon les experts, aucune entreprise n'a autant souffert des sanctions américaines que Huawei. Dans le passé, la société a promu la R&D, y compris la recherche sur les puces, pour ne plus dépendre des produits dotés de la technologie américaine.

Le 22 septembre 2022, un représentant de Huawei a déclaré qu'après une pause, l'entreprise continuerait à développer ses propres puces, au plus tôt d'ici la fin de l'année 2022, d'abord pour les équipements de télécommunications. La société a coopéré avec de nombreux fabricants à travers la Chine, principalement avec des entreprises également sous embargo américain.

Pour accélérer l'activité des semi-conducteurs, Huawei a même repensé ses puces principales. Bien que ne fabriquant qu'avec l'ancien procédé de 28 nanomètres, cela est nécessaire car le processus de fabrication des puces est plus facile et des partenaires nationaux peuvent être trouvés.

Huawei essaie également d'attirer des alliés internationaux ou ceux qui sont en voyage loin de la dépendance occidentale. Cette semaine, la société a déplacé son événement annuel Huawei Connect en Thaïlande au lieu de le tenir en Chine. L'événement a été accueilli par des responsables de Thaïlande, d'Indonésie, des Philippines et du Bangladesh, qui utilisent actuellement l'infrastructure de télécommunications 5G de Huawei.


Le secteur chinois des puces se refroidit à cause du manque de talents

"Le secteur chinois des semi-conducteurs est actuellement confronté à une stagnation des capitaux dans l'industrie détournée. Il réduit également ses activités et envisage d'embaucher dans ce segment, malgré la pénurie de talents", a commenté FT .

Depuis des années, la Chine tente d'accélérer le développement de son secteur domestique des puces pour réduire sa dépendance aux importations étrangères. Cependant, le personnel de l'industrie des semi-conducteurs est une grande préoccupation, même si le gouvernement dépense beaucoup d'argent et d'incitations pour l'attirer. Selon la China Semiconductor Association, la pénurie de travailleurs des puces dépassera 250.000 cette année et atteindra 300.000 en 2025.

Selon Nikkei Asia, le segment des puces a été promu avec le soutien de nombreuses parties de Pékin dans le passé. Les entreprises de puces chinoises ont embauché un grand nombre de travailleurs. Cependant, ils semblent se rendre compte rapidement que la plupart d'entre eux ne sont pas hautement qualifiés.

Désormais, les entreprises qui ont beaucoup embauché ces derniers temps réduisent le plus leurs effectifs ou font même faillite, en particulier les startups. Selon les statistiques de la plate-forme de base de données d'entreprise Qichacha, 3.470 entreprises liées aux puces ont annulé leur enregistrement commercial au cours de la période janvier-août 2022, un nombre qui a dépassé les 3.420 entreprises qui ont clôturé en 2021 et 1.397 entreprises en 2020.

Selon Zhong Lin, fondateur de la société de conception de puces GSR Electronics dans la province du Fujian, la vague de startups de puces chinoises est "terminée". Zhong a souligné que de nombreuses startups de puces feraient faillite à mesure que le capital des investisseurs s'épuiserait en raison d'un manque de perspectives de profit.


La position du Vietnam

Le Vietnam est actuellement l'une des destinations prometteuses si les entreprises technologiques américaines retirent leur production et leurs activités commerciales de la Chine. Les grandes entreprises comme Apple ont actuellement plus de 20 fournisseurs situés au Vietnam, produisant principalement des AirPods et des Apple Watch. Samsung a également mis en place de nombreuses usines, produisant une grande quantité d'équipements pour l'approvisionnement mondial.

Cependant, selon FT, la difficulté du Vietnam est le manque d'entreprises qui jouent le rôle de partenaires majeurs dans la chaîne d'approvisionnement. En effet, parmi les fournisseurs Apple cités, il n'y a pas un seul établissement vietnamien.

Le Vietnam est toujours considéré comme ayant le potentiel de remplacer une partie de la vague d'usines quittant la Chine. "La question est de savoir si le Vietnam peut réaliser son propre potentiel, ou simplement en tant que 'plate-forme d'assemblage' appréciée principalement pour sa main-d'œuvre bon marché", a commenté le FT.






(FR) Carte graphique - nouvelles restrictions américaines sur la Chine.

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AMD et Nvidia sont les deux principaux fournisseurs de processeurs graphiques dans le monde.

Nvidia et AMD sont sommés de limiter la vente de cartes graphiques hautes performances à la Chine, afin de réduire la capacité de développement de l'IA du pays.

Les deux plus grandes sociétés de cartes graphiques au monde, Nvidia et AMD, ont récemment déclaré qu'elles étaient tenues d'obtenir une nouvelle licence du gouvernement américain pour les futures exportations vers la Chine.

Avec Nvidia, la nouvelle politique américaine s'applique à deux produits dont A100 et H100, qui sont des processeurs graphiques hautes performances utilisés dans les entreprises. Alors qu'avec AMD, la restriction est appliquée au produit MI250. En outre, tous les futurs produits d'entreprises aux performances égales ou supérieures devront également obtenir une licence du gouvernement américain.

Dans un dossier déposé par Nvidia auprès de la Securities and Exchange Commission des États-Unis, la restriction vise à "réduire le risque que les produits ci-dessus puissent être utilisés par l'armée ou à des fins militaires en Chine".

Selon Reuters, il s'agit d'une escalade majeure de la part des États-Unis dans la réduction des capacités technologiques de la Chine. "Sans les puces de sociétés basées aux États-Unis comme Nvidia et AMD, les organisations chinoises ne seraient pas en mesure de garantir la rentabilité du déploiement de systèmes informatiques avancés pour l'image, la voix et certaines autres tâches", a commenté le site.

Les applications d'IA telles que la reconnaissance d'images et le traitement du langage naturel sont désormais courantes sur les appareils électroniques grand public tels que les smartphones. De plus, ils sont également utilisés dans le domaine militaire, comme le suivi d'images satellites pour détecter des armes ou des bases militaires, le filtrage de données dans la collecte de renseignements.

Nvidia a déclaré que l'ordonnance de restriction du gouvernement américain s'applique également au marché russe. Cependant, l'entreprise n'a actuellement aucun client majeur dans ce pays. En Chine, la demande ci-dessus pourrait coûter à l'entreprise environ 400 millions de dollars de revenus pour le trimestre. Les actions de Nvidia ont chuté de 6,6%AMD de 3,7% après l'annonce de la nouvelle.

Selon CNBCNvidia demande une licence afin de pouvoir continuer à exporter certains produits vers la Chine, mais le résultat est inconnu.

Les États-Unis n'ont pas précisé s'ils introduiraient de nouveaux critères pour les puces d'intelligence artificielle (IA) vendues à la Chine, mais l'agence américaine du commerce a confirmé qu'elle examinerait les politiques et pratiques liées à la Chine pour éviter d'affecter les utilisateurs finaux, mais également pour ne pas permettre que les technologies avancées soient abusées.




samedi 24 septembre 2022

(FR) Que signifie le premier ordre de "mobilisation militaire" de la Russie après la Seconde Guerre mondiale ?

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Sergueï Choïgou et Vladimir Poutine 

Le 21 septembre 2022, le président russe Vladimir Poutine a annoncé qu'il avait signé un ordre de "mobilisation militaire partielle", commençant à effectuer les travaux de mobilisation connexes. Cette nouvelle a suscité beaucoup d'intérêt dans le public. Qualifiée par l'agence de presse Reuters de "première du genre après la Seconde Guerre mondiale" :
- quelles personnes et quelles ressources militaires la Russie mobilisera-t-elle ?
- quels effets profonds cela aura-t-il sur le conflit russo-ukrainien ?
Le discours du 21 septembre du président russe et du ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a révélé de nombreuses informations importantes sur cette question.


Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a annoncé les détails de l'ordre de mobilisation

Le journal russe Opinion du 21 septembre a rapporté que le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a déclaré à la télévision aujourd'hui : Au cours de l'action militaire spéciale, l'armée ukrainienne a perdu plus de 100.000 personnes, dont 61.207 morts, 49.368 blessés. Au début, l'Ukraine avait une armée de 200.000 personnes. La partie ukrainienne a perdu plus de la moitié de ses troupes, c'est la raison pour laquelle ils ont mené la 4e vague de mobilisation. Lors de l'action militaire spéciale, l'armée russe a perdu 5.937 personnes.

Parlant de l'inévitabilité du déploiement d'une action militaire spéciale, Sergueï Choïgou a expliqué : l'Occident fournit de nombreuses armes à l'Ukraine. "Dire que nous sommes en guerre contre l'Ukraine n'est pas aussi bon que de dire que nous sommes en guerre contre l'Occident collectivement. Plus de 70 satellites militaires de l'OTAN et plus de 200 satellites civils occidentaux sont utilisés contre la Russie. Le Commandement expert occidental de 150 anciens combattants et soldats occidentaux en service actif stationnés à Kiev est chargé de l'action militaire."

En ce qui concerne la portée de la "mobilisation militaire partielle", a déclaré Sergueï Choïgou, ceux qui ont servi dans l'armée tomberont dans la gamme mobilisée, principalement ceux qui ont une expérience de combat et des compétences professionnelles militaires. Il a dit : "Encouragera ceux qui ont servi dans l'armée et qui ont les compétences militaires nécessaires. Tous les conscrits ne seront pas envoyés dans une zone d'action militaire spéciale. Les élèves des écoles démilitarisées ne sont pas à portée de mobilisation".

Selon la recommandation de Sergueï Choïgou, la Russie appellera 300.000 réservistes sur une ressource militaire mobilisée de 25 millions. Les personnes motivées représentent un peu plus de 1% des ressources de motivation. "Nous formerons et nous mettrons d'accord sur le déploiement des soldats mobilisés , puis ils commenceront à exercer leurs fonctions, a déclaré Choïgou, leur première tâche importante était de contrôler la ligne de communication de 1.000 kilomètres et les territoires libérés".

L'expert militaire Litovkine, lieutenant-colonel à la retraite, a déclaré que la mobilisation concernait tous les militaires de réserve âgés de 18 à 50 ans. Ils possèdent les compétences militaires requises pour une action militaire spéciale. L'ordre d'encouragement ne fait pas référence aux personnes travaillant dans l'industrie de la défense ou d'autres professions importantes.

Lors d'une réunion interne du ministère de la Défense le 21 septembre, Sergueï Choïgou a confié la tâche de commencer la mise en œuvre de l'arrêté présidentiel sur la mobilisation partielle. Il a dit : "J'ai signé l'arrêté, défini les devoirs des sujets fédéraux. L'état-major général a émis une directive pour déployer l'ordre de travail de mobilisation dans l'armée et les forces armées". Sergueï Choïgou a déclaré qu'il était nécessaire d'informer rapidement les citoyens, de renforcer les contre-mesures contre les activités provocatrices et de protéger les lieux d'accueil et de rassemblement du public. Les citoyens mobilisés recevront un statut militaire contractuel et recevront un salaire au taux correspondant.


Les ordres de mobilisation militaire contiennent beaucoup d'informations

Le 21 septembre, TRIEU Hoi Vinh, chercheur à l'Institut d'études russes, d'Europe de l'Est et d'Asie centrale de l'Académie chinoise des sciences sociales, lors d'un entretien avec un journaliste du Global Times, a analysé : La promulgation de la "mobilisation militaire partielle" marque que le conflit russo-ukrainien est entré dans une nouvelle phase d'antagonisme. Il est inévitable que le conflit entre les deux parties s'aggrave, que le processus d'antagonisme se prolonge et s'élargisse. La Russie a ajusté sa tactique pour faire face à la situation tendue et l'Ukraine a contre-attaqué.

"Dans un avenir proche, les deux parties voudront de toute urgence obtenir un avantage absolu sur le champ de bataille, la possibilité de négociation sera plus petite. Il est probable que le niveau d'antagonisme féroce entre les deux parties augmentera, le champ de la résistance s'élargira." dit M. TRIEU.

VUONG Hieu Tuyen, un chercheur de l'Institut susmentionné, interrogé par le Global Times, a déclaré que l'événement où la Russie a émis pour la première fois un ordre de mobilisation après la Seconde Guerre mondiale a envoyé trois informations importantes :
1. la Russie attache une grande importance à la stratégie évaluer;
2. la Russie a encore suffisamment de détermination pour réaliser ses objectifs et ses intentions en Ukraine;
3. la Russie s'est préparée à surmonter une plus grande difficulté, en combattant avec l'OTAN derrière l'armée ukrainienne.

Il a déclaré que l'ajustement des objectifs stratégiques de la Russie signifie que la Russie doit déployer une action militaire à plus grande échelle. Cette action militaire "améliorée " aura probablement lieu cet hiver, car les renforts de troupes, l' entraînement, le réapprovisionnement logistique et la remise en état de la zone contrôlée réelle prennent du temps. De plus, en hiver, les terres et les rivières ukrainiennes gèleront, ce qui est pratique pour le déploiement de troupes mécanisées.


La Russie veut trouver une "tombe morte" dans les armes occidentales pour aider l'Ukraine

En plus de convoquer davantage de réservistes dotés de compétences au combat, l'armée russe envisage également la question de la gestion de l'aide occidentale en armes avancées à l'Ukraine.

Le journal russe News du 21 septembre 2022 a rapporté : Le 20 septembre, Poutine a déclaré lors de la conférence sur le développement de l'industrie de la défense qu'il était nécessaire d'étudier l'équipement militaire occidental utilisé en Ukraine, de sorte qu'il sera bénéfique pour l'amélioration des armes russes. "Tout le monde sait qu'en soutien à Kiev, la quasi-totalité de l'arsenal de l'OTAN est fourni à l'Ukraine, a-t-il déclaré. Cela signifie que nous devons et pouvons étudier cet arsenal, voir ce qu'il contient et ce qui est utilisé contre nous, améliorant ainsi les performances de nos armes et fondant notre expérience dessus. Cette tâche doit être accomplie aussi rapidement et efficacement que possible."

L'expert militaire russe Reyankov a déclaré que, tout d'abord, la Russie s'intéresse aux radars pour la guerre anti-artillerie et aux systèmes anti-drones qui détectent et détruisent les drones. Le système d'artillerie de roquettes multiples HIMARS de l'OTAN a également été remarqué. Le système d'artillerie de haute précision de l'OTAN est également intéressant, non seulement les obus de haute précision mais aussi le canon lui-même. Bien sûr, la recherche sur les drones et l'ensemble du système implique des informations et l'informatique de l'OTAN est également très importante.

L'expert militaire chinois TRUONG Hoc Phong a déclaré que l'étude de l'équipement militaire occidental a deux significations :
1. faire référence aux armes et équipements fournis par l'Occident à l'Ukraine, profitant ainsi de leur technologie pour améliorer l'équipement russe ;
2.  découvrir les faiblesses de l'équipement occidental, améliorant ainsi l'équipement russe pour s'opposer et supprimer les armes et équipements occidentaux.

Lors du précédent forum technique "Armée-2022", en plus d'exposer des armes et équipements russes avancés, la Russie a également présenté les armes et équipements de l'armée ukrainienne que la Russie a obtenus, y compris de nombreuses armes occidentales. Comme l'obusier M777, le drone Bayraktar TB2TRUONG Hoc Phong a déclaré que dans la perspective actuelle, de nombreuses armes occidentales qui aident l'Ukraine ont un faible contenu technologique, la Russie n'est pas impossible. Bien sûr, certains équipements électroniques, des informations relativement nouvelles, peuvent servir de très bonne référence pour la partie russe.

Dans le contexte des sanctions occidentales, l'achat de certaines puces et composants semi-conducteurs est restreint. Vladimir Poutine a donc particulièrement mis l'accent sur la question de la production nationale.

La militante russe des droits de l'homme Larisha Shesler a déclaré : "Après avoir mobilisé 300.000 personnes, nous allons changer l'équilibre des forces dans le conflit. Ensuite, nous pourrons faire des progrès importants dans les régions de Nikolaïev, Odessa, Kharkiv ".


Source :  

Que signifie le premier ordre de mobilisation militaire de la Russie après la Seconde Guerre mondiale ?
https://mil.huanqiu.com/article/49kdZCdhxGh