jeudi 5 novembre 2026

(FR) Midterms 2026 : Le « droit de véto » que Trump menace d’utiliser après la victoire démocrate.

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© REUTERS, Incruste: Truth Social

Donald Trump va accepter les résultats des élections de mi-mandat aux États-Unis, a-t-il assuré dans un entretien accordé au New York Times. Il a félicité les démocrates et rappelé fermement son droit de veto présidentiel.

Après la large victoire des Démocrates aux élections de mi-mandat (midterms) de novembre 2026, où ils ont repris la majorité à la Chambre des représentants et au Sénat, Donald Trump a immédiatement brandi la menace d'utiliser son droit de veto présidentiel pour bloquer les lois de l'opposition. Il a même ironisé sur Fox News en affirmant qu'il pourrait devenir « Monsieur Veto » et a publié la photo d'une casquette rouge affichant le mot « VETO »

Voici le fonctionnement, la portée et les limites de cet outil constitutionnel.


Qu'est-ce que le droit de veto présidentiel ?

Le droit de veto est un pouvoir majeur inscrit dans la section 7 de l’article I de la Constitution américaine.

- Le principe : Pour qu'un projet de loi voté par le Congrès (Chambre et Sénat) devienne une loi effective, le président des États-Unis doit le signer. S'il refuse de l'apposer, il exerce son droit de veto.

- La procédure : Le projet de loi rejeté est renvoyé devant le Congrès. Le président utilise généralement ce pouvoir comme une arme de négociation pour forcer l'opposition à modifier les textes de loi avant leur vote.


Le Congrès peut-il passer outre (override) ?

Oui, mais c'est extrêmement difficile. Pour surmonter un veto présidentiel, les Démocrates doivent obtenir une majorité qualifiée des deux tiers à la fois à la Chambre des représentants et au Sénat.

- Bien qu'ils aient remporté la majorité absolue aux midterms, les projections leur accordent environ 55 à 56 sénateurs et 250 à 260 représentants.

- Ils sont donc loin d'atteindre le seuil des deux tiers par leurs seules forces. Historiquement, seuls 7 % des vetos présidentiels ont été invalidés par le Congrès.


Les risques et les conséquences politiques

L'usage massif du veto par Donald Trump va paralyser le pouvoir législatif, mais cela comporte de lourdes contreparties pour les deux camps :

- Le risque de "Shutdown" : Si le président oppose son veto aux lois de finances (le budget) votées par le Congrès, l'État fédéral n'est plus financé, ce qui provoque une fermeture forcée des administrations publiques (un shutdown).

- Le recours aux décrets : Privé de majorité législative, le président utilisera plus fréquemment des décrets présidentiels (executive orders) pour contourner le Congrès, s'exposant toutefois à d'interminables contestations devant les tribunaux.

- La menace de l'Impeachment : En réponse aux blocages, les Démocrates disposent désormais de la majorité simple nécessaire à la Chambre pour lancer des enquêtes parlementaires agressives ou enclencher une procédure de destitution (impeachment). Pour que la destitution soit définitive, il faudrait néanmoins une majorité des deux tiers au Sénat, ce qui reste improbable.

- Les défections chez les Républicains : Certains parlementaires républicains, soucieux de leur propre réélection dans deux ans, pourraient être tentés de s'associer ponctuellement aux Démocrates ou de s'absenter lors des votes clés pour laisser passer des textes, plutôt que d'assumer la paralysie complète du pays.


CONCLUSION

Alors que les Démocrates ont conquis la Chambre et le Sénat lors des midterms, Donald Trump agite déjà la menace du véto présidentiel. Le président américain dispose en effet d’un droit de véto sur les projets de loi du Congrès, mais l’utiliser engagerait Donald Trump dans un bras de fer avec le pouvoir législatif, qui possède aussi de nombreux outils pour faire pression sur le président.


LIENS EXTERNES

- Public Sénat : Tout savoir sur le « droit de véto » que Trump menace d’utiliser après la victoire démocrate

- 20 Minutes : Midterms 2026 : Veto, décrets… Quels pouvoirs pour Donald Trump maintenant ?






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