mercredi 31 décembre 2025

(FR) Séjour et naturalisation en France : ce qui change pour les étrangers en 2026.

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Au-delà du niveau B2 et de l’examen civique exigé, la circulaire du 2 mai 2025 durcit fortement les critères d’accès à la nationalité française par naturalisation. AP - Ludovic Marin

À partir du 1er janvier 2026, le parcours des étrangers non européens qui veulent s’installer durablement en France se complique nettement. La loi du 26 janvier 2024 « pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration » a durci les exigences en matière de maîtrise du français et d’« intégration républicaine » des primo-arrivants. Elle crée notamment un examen civique et relève le niveau de langue, qui sera par ailleurs sanctionné par un test, pour obtenir un titre de séjour de longue durée ou la nationalité française. Ces mesures sont mises en œuvre progressivement depuis 2025, mais c’est au 1er janvier 2026 que le dispositif sera pleinement opérationnel.


Un examen civique obligatoire 

Une nouvelle pièce s’ajoute au dossier à présenter à la préfecture : l’attestation de réussite à un examen civique. Bruno Retailleau, a signé le 10 octobre 2025, juste avant son départ du ministère de l’Intérieur, un arrêté qui en fixe le programme, les épreuves et les modalités d’organisation. À partir du 1er janvier 2026, cette attestation sera exigée pour une naturalisation, mais aussi pour une première carte de séjour pluriannuelle autorisant un séjour stable de plusieurs années ou une première carte de résident (10 ans).

Ce test prend la forme d'un questionnaire à choix multiples (QCM) « portant principalement sur les principes et les valeurs de la République, les droits et devoirs liés à la vie en France, l'histoire, la géographie, la culture et le système institutionnel et politique de la France », indique le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les candidats ont 45 minutes pour répondre à 40 questions. Et pour réussir l’examen, il faudra obtenir 80 % de bonnes réponses (soit 32 bonnes réponses minimum).

L’examen devra être passé dans des centres agréés avant le dépôt de la demande de titre de séjour ou de naturalisation. Il pourra être repassé « autant de fois que nécessaire » et ne sera demandé qu’à la première délivrance de la carte de séjour.  L'entretien d’assimilation en préfecture qui existait déjà est maintenu mais recentré sur l'adhésion aux valeurs de la République.


Un test de français et des cours dématérialisés

L’autre évolution majeure concerne le niveau de français. Avec la loi du 26 janvier 2024, on passe d’une logique d’obligation de moyens (suivre un nombre précis d’heures de formation) à une obligation de résultat. Il faut désormais réussir un examen officiel pour prouver ses compétences linguistiques. Les niveaux demandés sont par ailleurs relevés. Pour une demande de naturalisation, le niveau B2 (l'un des plus élevés) est requis, contre B1 auparavant ; pour une carte de séjour pluriannuelle, il faut attester du niveau A2 ; enfin, pour une carte de résident, le niveau B1 est exigé, alors qu’il était fixé à A2 précédemment.

« Cette évolution est une catastrophe, commente Marianne Bel, qui s'occupe des questions d'apprentissage du français à La Cimade, qui témoigne d'un afflux de demandes pour des ateliers de langue avant la fin 2025. La langue est un critère très discriminant. Pour la carte pluriannuelle, le fait d'exiger maintenant une réussite à un examen, et à l'écrit aussi, ça va être clairement un barrage pour énormément de monde, notamment pour les personnes non scolarisées. » La responsable souligne aussi que « le niveau B2 qui va être demandé pour la naturalisation, c'est le niveau qu'on demande aux étudiants à l'étranger pour pouvoir accéder à l'université ».

Pour justifier du niveau de langue, il faudra un diplôme français ou une attestation de test linguistique (type TCF/TEF/DELF) reconnu au niveau international. Attention aux arnaques avec des tests non agréés, prévient La Cimade.

« Le gouvernement augmente les exigences d’intégration avec des tests qui pourraient être difficiles même pour des Français, en réduisant les moyens pour y parvenir », notait en septembre 2025 Vincent Beaugrand, le directeur de France terre d’asile. Depuis le 1er juillet 2025, les cours de français prescrits par l’OFII aux titulaires d’un premier titre de séjour sont, pour l’immense majorité, dématérialisés via la plateforme Frello. Les cours en présentiel ne subsistent que pour un public très restreint de personnes allophones, très peu ou pas scolarisés. Fin août, la Cimade, le Secours catholique-Caritas France et la Fédération des centres sociaux et socioculturels ont saisi la justice pour contester le choix de dématérialiser l'offre de formation.

Qu'il s'agisse de l'examen civique ou du test de français, des aménagements sont prévus (temps supplémentaires, modalités adaptées) pour les personnes présentant un handicap ou un état de santé déficient chronique, sur présentation d'un certificat médical. Les personnes de plus de 65 ans qui prétendent à une carte de séjour pluriannuelle et à la carte de résident n'y sont pas soumises. Pour la naturalisation, l’administration met en avant la possibilité d’aménagements ou de dispenses au cas par cas pour l’évaluation linguistique lorsque l’état de santé le justifie, mais ne prévoit pas à ce stade une dispense générale liée à l’âge dans les textes de procédure.


Tour de vis sur la naturalisation

Au-delà du niveau B2 et de l’examen civique, la circulaire du 2 mai 2025, signée par Bruno Retailleau, durcit fortement les critères d’accès à la nationalité française par naturalisation. Désormais, le candidat doit justifier d'un emploi stable : contrat à durée indéterminée (CDI) d'au moins un an ou contrat à durée déterminée (CDD) couvrant deux années continues à la date d'examen du dossier. Mais aussi percevoir des ressources « stables et suffisantes », au moins au niveau du Smic et majoritairement d'origine française. Les personnes dont les revenus proviennent en grande partie de prestations sociales - ou de l’étranger - sont considérées comme ne satisfaisant pas les critères d’insertion professionnelle.

Dans les faits, cela peut exclure un grand nombre de profils précaires : travailleurs à temps partiel, intérimaires, personnes en contrats courts, et en particulier des femmes dont les revenus sont complétés par des prestations sociales.

Autre « filtre » : l'« exemplarité du parcours ». Les préfectures sont invitées à écarter largement les personnes ayant connu des périodes d’irrégularité de séjour, celles qui n’ont pas exécuté une obligation de quitter le territoire français (OQTF) ou qui ont aidé au séjour irrégulier d’un tiers. La circulaire rappelle que la naturalisation n’est « pas un droit » mais une décision souveraine du gouvernement, et assume une ligne plus restrictive que celle des circulaires antérieures.



Le Pacte européen sur la migration et l'asile, autre tournant en juin 2026

Pour l’instant, rien ne change fortement pour les demandeurs d’asile en France. Mais d’ici quelques mois, une autre réforme majeure entrera en vigueur, à l’échelle européenne cette fois. Le Pacte européen sur la migration et l’asile, adopté en 2024, commencera à s’appliquer à partir du 12 juin 2026 dans l’ensemble des États membres. 

Ce paquet législatif, composé de 10 textes, vise à harmoniser le traitement des demandes d’asile et la gestion des frontières extérieures de l’Union européenne. La France devra donc appliquer ces nouvelles règles. Concrètement, pour les personnes qui demandent l’asile, il prévoit :

- une procédure commune européenne, avec des délais d'instruction limités à quelques semaines,

- un filtrage renforcé :toutes les personnes interceptées aux frontières subiront un screening en quelques jours (contrôles d’identité, de santé, de sécurité), leurs données biométriques (empreintes, photo, éventuellement données faciales) étant centralisées dans la base européenne de données biométriques Eurodac élargie.

- la généralisation de la pratique des procédures aux frontières où la demande est examinée avant toute entrée sur le territoire,

- la possibilité, pour les États, de choisir entre accueillir des demandeurs d'asile relocalisés ou contribuer financièrement à la solidarité européenne. La France devra préciser sa contribution dans un plan national de mise en œuvre.

Les ONG redoutent une « accélération des procédures au détriment des droits des personnes », notamment pour les publics vulnérables. En France, le gouvernement prévoit d’adapter le droit national au premier semestre 2026, avec la création de nouveaux centres dédiés aux procédures à la frontière.


SOURCES

Pacte sur la migration et l’asile

DELF tout public - niveau B2

A1, A2, B1, B2, C1, C2 : à quoi correspondent ces niveaux de langue ?

Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA)

Examen civique









(FR) Les pays baltes se préparent-ils à une éventuelle « invasion russe » ?

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À mille kilomètres seulement de la place Rouge, l'Estonie, la Lituanie et la Lettonie ont enduré des décennies d’occupation soviétique avant de proclamer leur indépendance, après 1990. Elles ont rejoint l'OTAN et l’Union européenne, en 2004. Et si l'on en croit Serguei Lavrov, les pays baltes seront les prochaines cibles de la Russie, après l'annexion de l'Ukraine par Poutine qui veut restaurer l'empire russe.

Certes, jusqu'en 2024, l’OTAN constituait pour les États baltes le principal pilier de l’architecture de leur sécurité contre la menace existentielle que fait peser sur eux la Russie. Cependant, depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, et son double jeu désespérant, les pays baltes ont perdu confiance dans le parapluie de l'Alliance atlantique. Poutine a compris qu'avec Trump, l'Amérique ne fera pas la guerre pour l'Estonie.

C'est pourquoi les Baltes ont décidé de renforcer en urgence leurs défenses face à la Russie et la Biélorussie.. En tant que petits pays, "si nous ne pouvons pas arrêter les Russes à la frontière, nous ne pouvons pas nous replier ailleurs", observe pour The Economist, Margarita Seselgyte, professeure à l’Université de Vilnius. L'Estonie va construire des centaines de bunkers à sa frontière avec la Russie dans le cadre de nouveaux projets visant à créer une "ligne de défense baltique". Un accord a été signé par les trois États baltes en vue de construire des "installations défensives anti-mobilité" dans les années à venir. Ces installations serviront à dissuader les menaces d'invasion russe et, le cas échéant à s'en défendre. Aucune ligne de défense n'est impénétrable, mais l'expérience ukrainienne montre qu'il est plus sage de construire des abris en béton et de les installer plus tôt que de commencer à les construire en terre et en rondins dans une situation de guerre. Les pays baltes, par ailleurs, vont ré-autoriser les mines antipersonnel le long de la frontière, à l'instar de la Finlande et la Pologne.



lundi 29 décembre 2025

(FR) La mer Baltique devient un champ de bataille pour l'affrontement entre l'OTAN et la Russie.

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Comparé aux imposants sous-marins nucléaires russes, le sous-marin suédois A26, long de seulement 66 mètres, présente une conception compacte. Cependant, ce gabarit réduit, dû à la construction de Saab, est compensé par sa furtivité et ses capacités de surveillance. Une trappe d'accès intégrée à l'avant permet le déploiement de submersibles autonomes, de capteurs ou de plongeurs sur les fonds marins. Pour les eaux troubles de la mer Baltique et la Guerre froide silencieuse qui se joue sous la surface, l'A26 offre le meilleur rapport qualité-prix. C'est du moins la conclusion à laquelle est parvenu le gouvernement polonais le 26 novembre 2025, lorsqu'il a décidé de dépenser environ 2,8 milliards de dollars pour acquérir trois de ces sous-marins.

Pour des pays comme la Pologne, la surveillance de la surface et du sous-sol de la mer Baltique est un enjeu crucial de sécurité nationale. Les fonds marins sont sillonnés d'infrastructures de télécommunications et d'énergie. Le gazoduc Balticconnector relie la Finlande et l'Estonie. Un autre gazoduc Baltic Pipe, transporte du gaz de la Norvège vers la Pologne. Des câbles à fibre optique et des câbles électriques sillonnent les fonds marins. Plus tôt l'année 2025, l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie ont déconnecté leurs réseaux électriques du réseau russe; sur les quatre câbles les reliant au réseau européen, trois sont sous-marins. En surface, des centaines d'éoliennes se dressent au large des côtes du Danemark et de l'Allemagne, et de nouvelles sont en construction au large des côtes polonaises. La côte baltique compte actuellement 10 terminaux de gaz naturel liquéfié (GNL), et 2 autres sont en construction.



Le gazoduc Balticconnector 

En théorie, la présence de l'OTAN en mer Baltique n'a jamais été aussi  forte. Sur les 9 États côtiers, tous, à l'exception de la Russie, sont membres de l'OTAN. Cependant, malgré la nette supériorité de l'OTAN en matière de puissance navale conventionnelle, la Russie conserve les moyens de semer le chaos. Depuis 2023, on a recensé au moins 11 incidents présumés de sabotage des infrastructures de la mer Baltique, impliquant souvent la flotte parallèle russe, ce réseau de pétroliers utilisé pour contourner les sanctions occidentales. Les plus graves ont été les ruptures du gazoduc Balticconnector et des câbles électriques reliant la Finlande à l'Estonie, probablement causées par des navires ayant dérapé sur le fond marin. Les réparations ont nécessité des mois.

Il est possible que des espions russes utilisent également certains de ces navires pour des opérations de surface. En septembre 2025, des drones, apparemment lancés depuis des navires liés à la Russie, ont été détectés dans des aéroports danois. Des incidents similaires se sont également produits en France et en Allemagne.

Ces attaques combinées ont permis à la Russie de nier toute implication, de tester la clause de défense commune de l'OTAN et d'évaluer la capacité de chaque membre à affronter ses adversaires. Mais l'administration de Vladimir Poutine a également commencé à agir ouvertement. Début octobre 2025, les services de renseignement de la défense danoise ont révélé que des navires de guerre russes avaient pointé leurs armes sur des bâtiments et des hélicoptères de la marine danoise et s'étaient approchés de navires danois pour provoquer une collision.

La Russie aura bientôt encore plus de cibles à sa disposition. L'Allemagne, le Danemark, la Suède et la Finlande construisent de nouveaux parcs éoliens en mer Baltique. La Pologne est encore plus vulnérable. Elle dépend des oléoducs et des ports de la Baltique pour près de la moitié de ses importations d'énergie, et cette dépendance ne cesse de croître. D'ici 2040, le pays pourrait investir plus de 100 milliards de dollars dans de nouveaux parcs éoliens offshore et des terminaux méthaniers. La première centrale nucléaire polonaise, dont l'ouverture est prévue en 2036, sera située à moins de 2 km des côtes.

Nombre de ces projets ont été planifiés à une époque où la menace russe paraissait encore floue. Aujourd'hui, les gouvernements s'efforcent de les protéger, un défi de taille. Les radars et les satellites peuvent surveiller l'espace aérien et suivre les navires, même lorsque leurs transpondeurs sont désactivés. Mais la surveillance des activités sous-marines est bien plus complexe, ce qui fait des fonds marins une cible idéale pour les attaques hybrides.

La plupart des technologies de surveillance sonar actuelles sont inefficaces en mer Baltique. Les fonds marins peu profonds et les nombreux obstacles créent d'importantes interférences acoustiques, tandis que la forte densité de navires masque facilement l'activité sous-marine et que les variations brusques de salinité perturbent les ondes sonores. De nouvelles solutions permettront de pallier ces faiblesses, comme les capteurs hydroacoustiques, les sous-marins de classe A26 et les véhicules sous-marins autonomes (UUV). Cependant, la mise en place d'un système de surveillance complet et intégré, objectif clé de l'OTAN en mer Baltique, nécessitera encore de nombreuses années.

Des projets comme le A26 subissent d'importants retards. La marine suédoise prévoyait de recevoir le premier des deux sous-marins commandés à Saab en 2022, mais cette livraison a été reportée à 2031. (Des travaux de modernisation au chantier naval seraient l'une des causes de ce retard.) La Pologne, qui ne possède déjà qu'un seul sous-marin soviétique obsolète, devra attendre les années 2030 pour recevoir ses trois A26. Par ailleurs, le principal service de renseignement militaire britannique a récemment conclu que la Russie modernise sa flotte afin de cibler les câbles et les pipelines sous-marins.

Malgré les nouvelles technologies permettant d'améliorer la surveillance et les réparations, l'OTAN doit encore prendre des mesures plus décisives pour avertir la Russie que des attaques combinées auront un coût. Jusqu'à présent, la réponse de l'Alliance a été essentiellement réactive. Dans le cadre de l'opération « Baltic Sentry », lancée début 2025, l'OTAN a renforcé ses patrouilles maritimes. Cependant, les navires de guerre de l'Alliance ne sont autorisés qu'à utiliser des haut-parleurs pour vérifier les informations d'immatriculation des navires commerciaux ; le droit international ne leur permet pas d'arraisonner ou de fouiller directement les navires.

Certains pays ont pris des mesures plus radicales. Suite aux intrusions de drones au Danemark, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a proposé de fermer la mer Baltique aux pétroliers appartenant à la flotte clandestine. Le ministre estonien de la Défense, Hanno Pevkur, avait également formulé cette suggestion quelques mois auparavant.

Toutefois, un tel blocus violerait presque certainement le droit international. La Convention des Nations Unies sur le droit de la mer garantit le droit de passage des navires dans les détroits internationaux, même ceux faisant l'objet de sanctions, à condition qu'ils ne menacent pas d'utiliser la force ni ne violent les règles de sécurité. La Russie, qui utilise la mer Baltique pour 60 % de ses exportations de pétrole brut par voie maritime, considérerait vraisemblablement la fermeture des détroits danois comme un acte de guerre. Jacek Siewiera, ancien chef du Conseil national de sécurité polonais, suggère qu'une réponse plus prudente consisterait à interdire l'accès aux navires ne répondant pas aux normes techniques.

Cette approche gagne progressivement du terrain. En octobre 2025, le Danemark a renforcé les contrôles sur les pétroliers au mouillage de Skagen, qui relie la mer du Nord à la mer Baltique. Parallèlement, la Pologne renforce sa dissuasion navale. Une loi adoptée par le Parlement en novembre 2025 autorise la marine à recourir à la force pour protéger les infrastructures critiques, même au-delà des eaux territoriales polonaises.

La défense est coûteuse, mais son coût est dérisoire comparé à celui des conséquences d'une attaque. Une étude récente du think tank RAND a révélé que le coût journalier de réparation d'un câble de télécommunications sous-marin s'élève à 24 millions d'euros (28 millions de dollars), celui d'un oléoduc à 36 millions d'euros et celui d'un gazoduc à 75 millions d'euros. Ces réparations prennent souvent des mois. La coupure d'électricité et de connectivité aggrave les dégâts. Face à une telle provocation, l'acquisition d'un ou deux sous-marins apparaît presque avantageuse.


The Economist 23/12/2025 : « The Baltic is becoming a battleground between NATO and Russia »











dimanche 28 décembre 2025

(FR) Pourquoi Vladimir Poutine n'est-il pas intéressé par les négociations de paix ?

Vladimir poutine peut-il gagner la guerre en Ukraine ?

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Plusieurs analystes et sources estiment que Poutine ne recherche pas une paix durable, mais plutôt une victoire stratégique ou une domination sur l'Ukraine. Il a exprimé à plusieurs reprises une vision où l'Ukraine ne devrait pas exister comme État souverain indépendant, parlant de "dénazification" et de "démilitarisation". Cette rhétorique suggère un objectif de contrôle ou d'assujettissement plutôt que de compromis.



Oleksandra Viatcheslavivna Matviïtchouk née le 8 octobre 1983 à Boïarka, est une avocate et militante ukrainienne pour les droits de l'homme. Elle dirige l'ONG Centre pour les libertés civiles, qui reçoit le prix Nobel de la paix en 2022. Elle milite pour des réformes démocratiques dans son pays et dans la région de l'OSCE. Depuis octobre 2022, elle occupe le poste de vice-présidente au sein de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH).


Des experts, comme Oleksandra Matviïtchouk  qui reçoit le prix Nobel de la paix en 2022, affirment que "Poutine vise à restaurer l'empire russe", ce qui inclut l'intégration de territoires ukrainiens et l'affaiblissement de l'OTAN. Une paix négociée qui ne répondrait pas à ces ambitions pourrait être perçue comme une faiblesse.


Conditions inacceptables pour l'Ukraine

Poutine a conditionné les négociations à des exigences jugées irréalistes par Kiev, comme le retrait des troupes ukrainiennes de quatre régions annexées (Donetsk, Lougansk, Kherson, Zaporijjia) et l'abandon de l'adhésion à l'OTAN. Ces conditions équivalent à une capitulation, rendant improbable un dialogue constructif.


L'annexion des régions du Sud et de l'Est de l'Ukraine par la fédération de Russie est un épisode de la guerre russo-ukrainienne. Elle est décrétée le 30 septembre 2022 par Vladimir Poutine, à la suite de référendums organisés par les forces russes entre le 23 et le 27 septembre 2022 dans les territoires qu'elles occupent partiellement depuis l'invasion générale de l'Ukraine par la Russie à partir de février 2022. 


En juin 2024, Poutine a réitéré ces demandes, qualifiées d'ultimatum par Volodymyr Zelensky, ce qui indique une volonté de négocier uniquement sur des termes favorisant la Russie.

Une trêve ou un accord perçu comme une concession pourrait fragiliser Poutine politiquement face à son opinion publique et aux élites russes, surtout après avoir mobilisé l'économie et la société autour de l'effort de guerre.

Poutine a répété à plusieurs reprises, notamment en avril, septembre 2024 et janvier 2025, que la Russie est "prête à négocier" et n'a "jamais refusé" des discussions. Il a évoqué la possibilité de s'appuyer sur les pourparlers d'Istanbul de 2022, bien que sous des conditions strictes.

En février 2025, après un échange avec Donald Trump, le Kremlin a affirmé que Poutine était ouvert à des négociations visant un "règlement à long terme" en éliminant les "causes profondes" du conflit, comme l'expansion de l'OTAN.

L'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche en 2025, avec sa promesse de mettre fin rapidement au conflit, a relancé les discussions. Poutine a semblé réceptif à des pourparlers bilatéraux avec les États-Unis, peut-être pour exploiter une possible réduction de l'aide occidentale à l'Ukraine.


Avantage tactique

Négocier pourrait permettre à la Russie de geler le conflit, consolidant ses gains territoriaux (environ 20 % de l'Ukraine) tout en se réarmant pour une éventuelle reprise des hostilités. Cela correspond à une stratégie de "gagner du temps", observée lors de la reconquête progressive de Koursk.

Certains analystes estiment que Poutine pourrait accepter un cessez-le-feu temporaire s'il peut le présenter comme une victoire interne, tout en affaiblissant l'unité occidentale.




COMMENTAIRES 

Vladimir Poutine est responsable de la mort et des blessure d'environ un million de jeunes russes. Il ne peut se contenter de la Crimée et d'une partie du Donbass. La population russe lui dirait : Tout ça pour ça ? Il veut arriver à Kiev et éliminer le président Volodymyr Zelensky pour le remplacer par un fantoche à la solde de Moscou. Quitte à détruire l'Ukraine et anéantir les Ukrainiens. Tels sont ses objectifs de guerre et il a précisé à diverses reprises qu'il n'arrêterait pas la guerre tant que ses objectifs ne seraient pas atteints. Vladimir Poutine ne peut pas revenir en arrière et abandonner le frappes sur l'Ukraine. En cas de défaite, il finirait au bout d'une corde ou victime d'un putsch mené par les militaires disgraciés et les oligarques ruinés par les sanctions internationales.


Vladimir Poutine va-t-il rouler Donald Trump dans la farine avec les négociations de paix ?

Donald Trump est contraint de rouler pour Poutine qui le fait chanter par des kompromat (argent, sexe et magouilles). Il va se précipiter à Istamboul pour empêcher Zelensky de dire son fait à Poutine. Car, n'en doutons pas, Zelensky dira que l'Ukraine est un pays souverain et qu'il refuse de lâcher un centimètre carré de territoire ukrainien. Trump est soucieux, car il sait que Zelensky n'est pas homme à sacrifier son pays et à fouler aux pieds la mémoire des centaines de milliers de morts ukrainiens, civils et militaires depuis trois ans.



Depuis son arrivée au pouvoir, il apparaît clairement que Trump ne critique jamais Poutine. Il a conclu un deal secret avec Poutine contre l'Ukraine et l'Europe. Il faut être aveugle pour ne pas le voir.

Vous verrez, à la fin Trump prétextera n'importe quoi pour lâcher l'Ukraine et l'offrir à Poutine.




SOURCES

1. Kompromat

Kompromat est un terme russe désignant des documents compromettants, authentiques ou fabriqués qui sont utilisés pour nuire à une personnalité politique, un journaliste, un homme d'affaires ou toute autre figure publique.

2. Annexion russe du Sud et de l'Est de l'Ukraine

 L'annexion concerne les oblasts ukrainiens de Donetsk, de Kherson, de Louhansk et de Zaporijjia, dont font partie les républiques populaires autoproclamées de Donetsk et de Lougansk, deux régions séparatistes ukrainiennes prorusses. La péninsule ukrainienne de Crimée avait quant à elle été envahie et annexée en 2014.

3. Oleksandra Matviïtchouk

Oleksandra Viatcheslavivna Matviïtchouk, née le 8 octobre 1983 à Boïarka, est une avocate et militante ukrainienne pour les droits de l'homme. Elle dirige l'ONG Centre pour les libertés civiles, qui reçoit le prix Nobel de la paix en 2022.







vendredi 26 décembre 2025

(FR) Airbus va migrer ses applications critiques vers un cloud européen


La société aérospatiale Airbus, officiellement enregistrée aux Pays-Bas, prévoit de se passer des services américains Google Workspace, selon des informations obtenues par The Register

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Airbus migre vers le cloud ses systèmes clés de gestion d’entreprise, tels que :

- les  CRM (Customer Relationship Management - La gestion de la relation client),
- les ERP (Enterprise Resource Planning), les systèmes de gestion des processus de production et de cycle de vie des produits. 

Elle cherche un prestataire cloud européen souverain d’ici l’été 2026. L’appel d’offres débutera en janvier 2026. Le montant du contrat à long terme pourrait dépasser 50 millions d’euros (environ 58,6 millions de dollars).



La suite inclut les applications Web de Google les plus courantes, comme Gmail, Google Chat, Google Meet, Google Agenda, Google Drive, Google Docs, Sheets, Slides, Forms, Google Sites...

Airbus vise un prestataire cloud souverain européen pour héberger ses systèmes IT (Les technologies de l’information) critiques de gestion d’entreprise.

Airbus est l’un des deux plus grands constructeurs aéronautiques mondiaux, avec Boeing. L’entreprise emploie 157 000 salariés dans le monde (selon son site). Sur les neuf premiers mois de 2025, son EBIT (*) ajusté s’élève à 4,1 milliards d’euros. En 2024, le chiffre d’affaires a atteint 69,2 milliards d’euros et le bénéfice net 4,2 milliards d’euros.

(*) EBIT est l'acronyme anglais de Earnings Before Interest and Taxes. Cet élément constitue l'un des indicateurs financiers les plus importants d'une entreprise. En effet, il évalue sa rentabilité opérationnelle et sa capacité à générer des bénéfices.


Souveraineté numérique

Catherine Jestin, vice-présidente exécutive du numérique chez Airbus, explique ce choix européen par la « confidentialité extrême » de certaines données : « Nous voulons garantir que ces informations restent sous contrôle européen. » Les entreprises européennes commencent à prendre conscience de l’indépendance numérique après le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Le CLOUD Act américain, qui permet aux autorités US d’accéder aux données stockées par des entreprises américaines même à l’étranger, suscite de vives inquiétudes. En juillet 2024, Microsoft a admis devant un tribunal français qu’elle ne pouvait pas garantir la souveraineté des données en vertu de cette loi. Les Européens ont désormais conscience des risques non seulement pour la confidentialité, mais pour la souveraineté IT en général. En novembre 2025, CNews rapportait que la Cour pénale internationale (CPI ; en anglais International Criminal Court ou ICC) à La Haye abandonnait Microsoft Office après que son procureur Karim Khan eut perdu l’accès à sa messagerie Microsoft à cause de sanctions américaines.


Les chances de succès sont minces

Compte tenu de l’ampleur du projet, Catherine Jestin doute de trouver un prestataire européen adapté : « Si vous me demandiez aujourd’hui si nous trouverons une solution, je répondrais 80/20 », a-t-elle déclaré.


Airbus avait commencé à migrer ses employés vers Google Workspace (depuis Microsoft Office) en mars 2018. À l’époque, l’objectif était de passer 130 000 salariés au cloud Google en quelques mois. Cela ne s’est pas produit, même après tant d’années. 



Par exemple, le département financier ne peut pas encore abandonner complètement le logiciel tableur Excel de Microsoft Office, car Google Sheets (le tableur de Google, disponible via Google Drive) ne gère pas les très grandes feuilles de calcul (jusqu’à 20 millions de cellules chez Airbus). Des problèmes de compatibilité et de conformité réglementaire persistent. Les documents militaires ne peuvent pas être stockés dans le cloud, forçant ces équipes à rester sur les logiciels Microsoft en local.


SourceAirbus to migrate critical apps to a sovereign Euro cloud




jeudi 25 décembre 2025

(FR) Le drone de reconnaissance ukrainien "Raybird-3" amélioré par Harmattan AI.

La société ukrainienne Skyetona développé le drone de reconnaissance (ISR) longue endurance Raybird et la start-up française Harmattan Ai, spécialiste de l’intelligence artificielle et les systèmes autonomes de défense, s’allie à Skyeton pour doper son drone ISR endurant Raybird.


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Caractéristiques et performances du drone ukrainien Raybird

Raybird est un système aérien sans pilote à voilure fixe. Capable d’opérer sans GPS et résistant aux brouillages électroniques, il s’est imposé comme une référence sur le front ukrainien. Le Raybird revendique plus de 350 000 heures de vol.

Caractéristiques techniques

- Endurance : plus de 28 heures de vol ; portée de vol maximale : 2 500 km.

- Poids maximal au décollage (MTOW) : 23 kg

- Altitude maximale de vol : 5 500 mètres

- Portée de la liaison de données : 200 km.

- Lancement par catapulte mécanique, récupération par parachute sur airbag

- Moteur essence quatre temps à injection électronique

- Radar intégré : SAR Sahara haute résolution



Une solution complète éprouvée au combat, résiliente et autonome

Autour du drone ISR Raybird remarquable par son endurance (plus de 28 heures), une chaîne de mission complète comprenant : station sol, système de lancement par catapulte, antennes et charges utiles modulaires.

Résilience

Il résiste aux contre-mesures électroniques. Son autonomie sans GPS et un taux de réussite supérieur à 90 % des missions de reconnaissance en font un outil redoutable.

Autonomie et station de contrôle

Le drone ne nécessite aucune saisie manuelle de coordonnées ; il suit un itinéraire préprogrammé et retourne à son opérateur. L’opérateur contrôle le drone, sans avoir besoin de piloter directement l'appareil, l'ensemble du système fonctionnant en mode de pilotage automatique. La portée maximale de la liaison de contrôle est de 240 km. En mode hors ligne, le Raybird-3 peut parcourir 2 500 km dans un rayon maximal de 1 000 km. Un nombre illimité d'appareils peuvent être connectés à la station de contrôle, et un nombre illimité d'opérateurs peuvent être affectés à un même appareil.


Partenariat Skyeton - Harmattan AI

Selon Bloomberg, cette initiative répond à une demande croissante d’équipements autonomes performants et interopérables dans les armées européennes.

- But technologique : proposer une solution prête à l’emploi pour des missions de reconnaissance en profondeur, de surveillance de frontières ou de sécurité intérieure.

- Ambition : accélérer l’adoption de cette plateforme sur des marchés de l’OTAN, y compris la France, en combinant une cellule éprouvée au combat et une charge utile pilotée par logiciel, industrialisée en Europe.

- Atout : une plateforme déjà largement déployée en opérations par les forces ukrainiennes, remarquablement endurante, dopée à l’IA embarquée et configurable selon les besoins.

- Approche technique : des capteurs et briques logicielles d’Harmattan AI seront intégrés au sein du Raybird ; l’apport de la start-up française est focalisée sur la détection, la fusion de données et la diffusion de renseignement, avec un soin particulier porté à la résilience et à la maintenabilité


Les apports technique de la start-up Harmattan AI, un plus remarquable

Le système Sahara de Harmattan AI sera au cœur de cette collaboration ; conçu par Harmattan pour être embarqué sur des drones de catégorie moyenne, il assure efficacement la génération et le traitement d’images radar haute résolution directement à bord, sans recours à une station au sol. Couplé à la suite logicielle d’autonomie développée par la startup, il confère au Raybird des capacités ISR renforcées, notamment dans les environnements dégradés ou privés de GPS. Des capteurs autonomes avancés, jusqu’ici réservés aux drones lourds sont utilisés.

Selon The Defender, ces technologies permettront de détecter des positions ennemies camouflées et d’accroître la précision des missions ISR, même en l’absence de connectivité fiable.


Calendrier et première commande

Premiers Raybird équipés du système Sahara disponibles au premier trimestre 2026, sous le nom Raybird-3. Wikipédia indique que le nom de la version militaire est ACS-3.

L'Armée de Terre a commandé plusieurs systèmes Raybird-3. Ils seront notamment utilisés pour des missions d'instruction et d'évaluation tactique au sein du 61e Régiment d’Artillerie spécialisé dans le renseignement par drones.






(FR) Quels sont les signes du vieillissement chez l'homme ?

 



Les signes du vieillissement chez l'homme peuvent varier, mais certains sont courants. D'abord, la peau peut perdre de son élasticité, ce qui entraîne des rides et un teint moins éclatant. Ensuite, on observe souvent une diminution de la masse musculaire et de la force, ainsi qu'une baisse d'énergie au fil des années. Enfin, la mémoire et la concentration peuvent également être affectées, rendant certaines tâches plus difficiles.

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Le vieillissement chez l'homme est un processus graduel qui touche l'ensemble de l'organisme. Contrairement à la ménopause chez la femme, qui est marquée par un arrêt brutal de l'ovulation, le vieillissement masculin (parfois associé au terme "andropause" ou déficit androgénique lié à l'âge) se caractérise par une baisse lente et progressive de la testostérone (environ 1 à 2 % par an dès l'âge de 30-40 ans).

Voici les principaux signes classés par catégories :

1. Changements physiques et cutanés

C'est souvent par l'apparence que les premiers signes se manifestent, généralement dès la trentaine :



- Peau : Perte d'élasticité, apparition de rides (notamment au coin des yeux et sur le front) et sécheresse cutanée accrue due à une baisse de production de sébum.



- Cheveux : Apparition des cheveux gris ou blancs (perte de mélanine) et calvitie ou amincissement de la chevelure.


- Vision et audition : Apparition de la presbytie (difficulté à voir de près) et diminution de l'acuité auditive (presbyacousie), particulièrement pour les sons aigus.


2. Composition corporelle et métabolisme

Le corps change de forme et d'efficacité :



La sarcopénie, l'âge et la perte de muscle

- Sarcopénie : Perte progressive de la masse et de la force musculaire au profit de la masse grasse.



- Prise de poids abdominale : Tendance à stocker les graisses au niveau du ventre ("brioche" ou "ventre de bière").


- Fragilité osseuse : Diminution de la densité minérale osseuse, augmentant le risque de fractures ou de tassements vertébraux (légère perte de taille).



- Énergie : Fatigue plus rapide lors d'efforts physiques et temps de récupération plus long.


3. Santé sexuelle et hormonale

La baisse de la testostérone peut entraîner :



- Baisse de la libido : Diminution du désir sexuel.

- Troubles de l'érection : Érections moins rigides, plus longues à obtenir ou moins fréquentes (notamment la perte des érections matinales).

- Modifications génitales : Une légère diminution de la taille des testicules ou du volume d'éjaculat.


4. Sommeil et Humeur

Le système nerveux et le rythme circadien sont également impactés :



- Sommeil perturbé : Sommeil plus léger, réveils nocturnes fréquents et sensation de sommeil non réparateur.

- Signes psychologiques : Irritabilité accrue, baisse de la motivation, tendance à la déprime ou difficultés de concentration ("brouillard mental").


5. Changements organiques internes



- Santé cardiovasculaire : Les artères deviennent moins souples (artériosclérose), ce qui peut augmenter la tension artérielle.

- Prostate : Une augmentation du volume de la prostate (hypertrophie bénigne) est très fréquente, entraînant un besoin d'uriner plus fréquent, surtout la nuit.



COMMENTAIRES




Le vieillissement est un processus naturel qui commence dès la naissance, mais à partir de 60 ans, de nombreux changements biologiques, physiques et cognitifs deviennent plus visibles et rapides. Plusieurs facteurs internes et externes expliquent cette accélération du vieillissement

Le vieillissement est inévitable, mais son rythme dépend énormément de l'hygiène de vie (alimentation, sport, sommeil) et de la génétique. Si ces signes deviennent handicapants au quotidien, il est conseillé de consulter un médecin pour un bilan hormonal.






samedi 20 décembre 2025

(FR) Défense : Deux histoires du " F-35 Lightning II " pour la Belgique et la Suisse .

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Un F-35A de l’armée de l’air allemande. Berlin, juin 2024. — © Andreas Gora / IMAGO/Andreas Gora


Les deux pays voisins, la Suisse et la Belgique, doivent souvent rire aux dépens des Français et les occasions ne doivent pas leur manquer. Maintenant leurs achats de Lockheed Martin F-35 Lightning II (JSF) nous font rire alors que, sur le fond, c’est plutôt triste à pleurer.


Une pure histoire belge pour les F-35 belges

La Belgique a commandé à Lockheed Martin en tout 34 appareils, pour 5,6 milliards d’euros. Trois exemplaires ont été livrés sur la basse de Florennes le 13 octobre 2025.

1. Le quatrième F-35 à livrer est resté bloqué aux Açores en raison d’un problème technique, pendant plus de 10 jours.

2. La Belgique a découvert la contrainte de former les pilotes et de s’entrainer aux USA, avant toute livraison en Belgique.

3. La Belgique a découvert que son espace aérien était trop petit pour permettre aux pilotes belges de s’entrainer dans leur pays. Le problème s’était déjà posé pour les F-16, mais les F-35 demandent un espace plus grand.

5. Les nouveaux chasseurs-bombardiers F-35 seraient jusqu’à cinq fois plus bruyants que leurs prédécesseurs F-16. Le F-35 dispose d’une puissance motrice presque deux fois supérieure à celle du F-16 que le F-35 doit remplacer.

6. Une heure de vol pour un F-35 🇺🇸 coûte 42.000 de dollars contre seulement 20.000 d'euros pour un Rafale 🇫🇷. Le F-35 est un des avions de chasse le plus cher à exploiter.


Une histoire belge en Suisse

  • L’erreur originelle fatale fût de choisir le F-35. Il ne remplissait pas les critères de base de l’appel d’offres qui indiquait : avion biréacteur et biplace pour l’instruction. L’erreur se corse lorsque la Suisse constate que les sommes à payer à Lockheed Martin dépasseront les 6 milliards de francs suisses pour 36 avions, acquisition acceptée par votation d’une très courte majorité. En Suisse, c’est inacceptable de dépenser plus que prévu.


  • Quiproquo suisse sur la notion de « prix fixe » avec les autorités américaines.

    - Pour les Américains, un « prix fixe » signifie que la Suisse devra payer la même somme que celle versée par le Pentagone à Lockheed Martin pour ses F-35A.

    - La DDPS (Protection de la population et des Sports, autorité suisse responsable du contrat) avait compris qu’il n’aurait à s’acquitter que de la somme inscrite en toutes lettres sur le devis soumis lors de l’appel d’offres.

  • D’où les commentaires :

    "Le quiproquo mis en avant par la Suisse n'est pas une explication crédible "

    " A quoi ont servi la nuée de juristes et négociateurs suisses qui ont participé à l'élaboration du contrat ?"

    et aussi :

    "le pire achat jamais réalisé par la Suisse" ;

    "une histoire belge en Suisse" ;

    "si la Suisse ne maitrise plus ses contrats et leurs aspects financiers, où va-t-on ?"


SOURCES

Encore un fiasco pour le F-35 Lightning II en Belgique : le pays est trop petit pour l’avion !

Lockheed Martin F-35 Lightning II

Un scandale d’Etat nommé F-35

Les révélations sur le programme F-35 suisse mettent en cause la sincérité de la compétition de 2021

Espace aérien trop étroit pour le F-35: Histoire d’un scandale qui n’en est pas un

Système de combat aérien du futur : Pour le PDG de Dassault Aviation, la Belgique « se fout de nous »




COMMENTAIRES

Pour l’instant, c’est l’option la moins mauvaise. Il s’agit plus d’une ruse ‘gros sabots’ : Moins d’avions de chasse dans un premier temps (30 exemplaires au lieu de 36), pour en obtenir davantage à terme en commandant 10 exemplaires plus tard.

En clair, on respecte la votation du peuple en ne dépassant pas l’enveloppé votée et nos successeurs commanderont d’autres exemplaires. Bon courage à eux pour obtenir le vote du peuple car, entre temps, le faible taux de disponibilité, les coûts élevés d’exploitation, les coûts des rétrofits (block 4, moteurs amélioré) auront été publiés.

Une traînée de poudre dans les médias généralistes en France pourtant en général peu intéressés par les questions de Défense belge.

- « La Belgique a acheté une trentaine de chasseurs F-35, mais ne pourra pas les faire voler à cause de son espace aérien trop petit » (La Dépêche);

- « Fiasco à 5,6 milliards d’euros : la Belgique ne peut pas utiliser ses chasseurs F-35 » (Capital);

- « La Belgique se dote de F-35 tout neufs… mais son espace aérien ne permet pas l’entraînement des pilotes » (TF1)…

Voici un florilège des titres. Même des sites plus sérieux, on reprit l’information comme si c’était la révélation d’un nouveau déboire du F-35 en Belgique.








vendredi 19 décembre 2025

(FR) Qu'est devenu l'Indien qui a parcouru 10.000 km à vélo de l'Inde à la Suède en 1977 pour épouser sa bien-aimée ?

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En 1977, un Indien nommé P. K. Mahanandia a parcouru 10.000 km à vélo de l'Inde à la Suède pour épouser une Suédoise nommée Charlotte Von Schedvin. Il a vendu tous ses biens pour acheter un vélo d'occasion pour son périple de 16.000 km.



  • Puis ils se sont mariés.



  • Peu de temps après, ils sont devenus parents d'un garçon et d'une fille.



  • Aujourd'hui, ils forment un couple et sont toujours mariés.



  • Une photo encore plus adorable du couple ...



  • Sans aucun doute l'une des plus belles histoires d'amour de tous les temps, du moins à mes yeux. Bravo à Mahanandia pour avoir montré jusqu'où on peut aller par amour.

Que Dieu bénisse ce couple !