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Voici les détails clés de cette escalade diplomatique et militaire :
1. L'accord pétrolier Trump-Poutine
Donald Trump a annoncé avoir négocié directement avec Vladimir Poutine la livraison massive de diesel russe aux marchés américain et mondial afin de freiner l'inflation et faire baisser les prix des carburants avant les élections de mi-mandat.
- Volumes prévus : L'accord prévoit l'envoi immédiat de 300 000 tonnes de diesel en octobre, 500 000 tonnes en novembre, et 1 million de tonnes en décembre, avec un objectif à terme de 3 millions de tonnes par mois.
- Levée des sanctions : Pour permettre ces livraisons, le ministère américain des Finances a accordé une autorisation provisoire, suspendant de fait les sanctions qui pesaient sur les hydrocarbures russes. Cette décision intervient alors que des émissaires de Trump (dont Jared Kushner) faisaient pression à Miami sur la délégation ukrainienne pour qu'elle cesse de viser les infrastructures énergétiques russes.
2. La colère et la riposte de Kiev
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a immédiatement fustigé cet accord, le qualifiant de décision « indigne », « faible » et « immorale », dénonçant le fait que l'argent généré allait directement financer la machine de guerre du Kremlin.
En guise de réponse concrète sur le terrain, les forces ukrainiennes ont mené une attaque de drones ciblant le terminal pétrolier "Yug Rusi" à Rostov-sur-le-Don, dans le sud-ouest de la Russie. Un important incendie s'est déclaré dans ce complexe de chargement, qui traite spécifiquement des produits pétroliers destinés à l'exportation.
COMMENTAIRE
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a vivement fustigé cette décision, la qualifiant d'« indigne » et de « faible » de la part de Washington. La diplomatie ukrainienne, alors en déplacement aux États-Unis pour négocier un soutien militaire, estime avoir servi de « façade » pendant que ce deal se tramait dans son dos. Pour Kiev, cet accord fournit à la Russie des liquidités financières directes pour intensifier son offensive militaire sur le front ukrainien.
Donald Trump critique à nouveau vertement Volodymyr Zelensky et affirme qu’il est « temps pour l’Ukraine d’avoir un nouveau président ».
Des observateurs soulignent le revirement politique de Donald Trump, qui avait pourtant imposé d'importantes sanctions un mois plus tôt contre les pays tiers achetant du carburant russe. Pour Vladimir Poutine, cet accord permet de sécuriser ses exportations énergétiques vitales, alors même que plusieurs de ses raffineries nationales subissent d'importantes frappes de drones ukrainiens.
L'Union européenne, par la voix de la cheffe de sa diplomatie Kaja Kallas, a vivement déploré cette baisse de pression sur Moscou. Alors que Washington assouplit ses restrictions, l'UE a réaffirmé son soutien indéfectible à l'Ukraine et s'apprête à valider de nouvelles sanctions financières contre 1 600 entités russes.
Les Européens se retrouvent marginalisés. Après s'être sevrés à grands frais de l'énergie russe pour s'aligner sur la stratégie de pression économique partagée avec les États-Unis, ils voient Washington briser le front uni du Conseil de sécurité et de l'OTAN sans aucune concertation préalable. Kaja Kallas, a fermement rappelé que l'Europe n'allégerait pas sa pression sur Moscou, illustrant le fossé béant qui vient de s'ouvrir entre la stratégie de Bruxelles et celle de Washington.
LIENS EXTERNES
- Le HuffPost : Trump passe un accord avec Poutine… un mois après avoir sanctionné les pays achetant du carburant russe
- Ouest-France : Guerre en Ukraine : incendie à Rostov-sur-le-Don, Zelensky critique l’accord sur le pétrole… Le point sur la nuit
- Le Monde : Donald Trump et Vladimir Poutine signent un accord sur le gazole, au grand dam de l’Ukraine et de ses alliés
- Libération : Après l’accord entre Trump et Poutine sur le gazole, l’Europe entre consternation et soutien réaffirmé à l’Ukraine
- Boursorama : Furieux contre Zelensky, Trump veut un nouveau président en Ukraine
- Le Télégramme avec AFP : L’UE estime que la levée, par les Américains, des sanctions sur le diesel donne à la Russie « les moyens de faire la guerre »


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