vendredi 1 mai 2026

(FR) Guerre en Iran : Donald Trump peut-il poursuivre la guerre en Iran sans l’accord officiel du Congrès ?

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Portrait officiel de Donald Trump en tant que président des États-Unis en 2025.

Depuis le 2 mars 2026, le Congrès avait 60 jours pour avaliser l’intervention contre l’Iran. Le délai expire ce 1er mai 2026, et la guerre n’a toujours pas été autorisée. Donald Trump ne va sans doute pas rappeler ses militaires pour autant. Mais les élus démocrates, hostiles à ce conflit, pourraient bientôt voir une partie de leurs collègues républicains leur prêter main-forte pour tenter d’imposer la cessation d’une opération très impopulaire.

La loi sur les pouvoirs de guerre (War Powers Resolution) adoptée en 1973 stipule qu’un président américain ne peut pas conduire une guerre sans l’aval du Congrès pendant plus de 60 jours. Passé ce délai, soit le Congrès doit déclarer la guerre et donc l’autoriser officiellement, soit le commandant en chef est constitutionnellement tenu de cesser les hostilités.

Ce qui distingue fondamentalement cette guerre contre l’Iran des autres conflits menés par les récents présidents américains, c’est son impopularité. 34 % seulement des Américains la soutiennent, selon un sondage Reuters-Ipsos publié cette semaine.

Exemple : le sénateur républicain de l’Utah John Curtis a publié un article dans lequel il déclare qu’il ne soutiendra pas la guerre si le délai de 60 jours expire sans l’accord du Congrès.

Ce vendredi 1er mai 2026, soixante jours se seront écoulés depuis le lancement de l’opération Epic Fury le 28 février dernier. Que signifie le dépassement de ce délai légal ?

Même si un cessez-le-feu précaire prévaut actuellement entre Washington et Téhéran, le texte s’appliquerait en tout état de cause aux navires chargés de maintenir le blocus américain des ports iraniens.


Source : Donald Trump peut‑il poursuivre la guerre en Iran sans l’accord officiel du Congrès ?



COMMENTAIRES

Ces 60 jours de guerre - déclenchée sans aucune autre validation démocratique que l'arbitraire de Donald Trump - ont déjà amorcés une crise économique mondiale dont le coût peut être considérée comme un "dommage de guerre" que les états unis devraient "réparer" en le remboursant aux pays du reste du monde qui a été lésé.

Comme il est peu probable que les USA payent cette addition, le reste du monde, dont l'Europe devront prendre une mesure de rétorsion qui sera redoutable: dédollariser tous les échanges internationaux (déjà amorcé), et peut-être proposer un embargo ou aux moins des fortes restrictions sur l'acquisition et le maintien de bons du trésor américain.

Aucun respect de la constitution des USA depuis qu'il est président ou du droit international d'ailleurs. Que ce soit pour les soit disant bateaux chargés de drogues, du putsch au Venezuela, de l'attaque en Iran et je ne parle même pas du ministère de la justice, normalement indépendant, qui est tout a son service, tout comme le FBI, les juges de la cour suprême, etc...

Mais cette fois-ci, la donne pourrait changer. Trump gère mal une guerre impopulaire, avec des majorités très fragiles au Sénat (53 républicains et 45 démocrates) et à la Chambre des représentants (220 républicains et 215 démocrates), à six mois des élections de mi-mandat en novembre 2026.